Huoxing 1

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Huoxing 1
Sonde spatiale
Description de cette image, également commentée ci-après
Maquette du rover exposée au 69e Congrès international d'astronautique 2018 à Brême.
Données générales
Organisation CNSA
Domaine Exploration de Mars
Type de mission Orbiteur et Rover
Statut En cours de développement
Lancement Été 2020
Lanceur Longue Marche 5
Durée de vie 3 mois (rover)
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 240 kg (rover)
3 175 kg (orbiteur)

Huoxing 1 (du chinois : 火星探测器 ; pinyin huǒxīng tàncè qì, sonde martienne) est une mission spatiale martienne chinoise qui doit être lancée au cours de l'été 2020 par la fusée lourde chinoise Longue Marche 5 et arriver sur place courant 2021. La mission comprend un orbiteur et un astromobile (rover) de 200 kg qui doit se poser sur la surface de la planète Mars. La durée de la mission primaire du rover est de trois mois.

Historique du projet[modifier | modifier le code]

La Chine développe au cours de la décennie 2000 une première sonde spatiale martienne de petite taille Yinghuo-1 dans le cadre d'un partenariat avec la Russie. L'engin chinois doit être transporté jusqu'à Mars par la sonde spatiale russe Phobos-Grunt mais cette dernière cesse de fonctionner le 9 novembre 2011 juste après son lancement. A la suite de cet échec les responsables chinois décident de développer leur prochaine mission martienne de manière autonome[1].

Les premières informations sur le développement d'une mission robotique chinoise vers Mars planifiée en 2020 sont diffusées par les organismes officiels en novembre 2014 c'est-à-dire un an après avoir fait atterrir le premier rover chinois sur la Lune. Les responsables prévoient également à cette date une mission de retour d'échantillons martiens à l'horizon 2030[2]. Peu d'informations filtrent par la suite sur le projet dont le financement ne semble pas acquis quelques mois plus tard[3].

La Chine présente en juin 2018 au cours d'une séance du Comité des Nations unies pour l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique une carte de Mars indiquant les deux sites envisagés pour l'atterrissage de son rover. Courant 2018 des informations parues dans la presse chinoise indiquent que des fusées-sondes Tianying-6 ont été utilisées en octobre de la même année pour tester le parachute qui sera utilisé par le rover en le déployant à des altitudes comprises entre 44 et 54 kilomètres pour simuler la faible densité de l'atmosphère martienne[4].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

L'orbiteur et le rover doivent être lancés par le lanceur lourd chinois Longue Marche 5 qui devrait retourner en vol début 2019 après l'échec de son deuxième lancement en juillet 2017. Ce dernier a imposé de revoir la conception des moteurs-fusées utilisés par le premier étage. Le lanceur doit réussir au moins un vol de qualification avant de lancer la mission martienne. Ce vol de qualification sera le lancement de la mission de retour d'échantillons lunaires Chang'e 5. Après s'être placé en orbite autour de Mars la sonde spatiale doit manoeuvrer pour se placer sur une orbite plus proche. L'étage de descente avec le rover doit alors se séparer de l'orbiteur et atterrir sur la planète. La mission primaire du rover à la surface de Mars doit durer 6 mois. Quand à l'orbiteur il doit réduire une deuxième fois son orbite pour entamer des observations scientifiques de Mars[4],[5].

Sites d'atterrissage[modifier | modifier le code]

Fin 2018 deux sites d'atterrissage sur Mars étaient envisagés par les scientifiques chinois. Tous deux sont caractérisés par une altitude peu élevée et une relative absence de reliefs et d'obstacles favorables à un atterrissage. Ces sites sont[4] :

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La sonde spatiale, qui a une masse de 5 tonnes, comprend deux sous-ensembles : un orbiteur et un module de descente qui doit se poser à la surface de Mars et y déposer le rover. Celui-ci, basé sur les rovers lunaires Yutu et Yutu 2, a une masse de 200 kg. Ses dimensions sont de 2 x 1,65 x 0,8 mètres[4],[5] :

Instruments scientifiques[modifier | modifier le code]

Les instruments scientifiques embarqués à bord du rover seraient[4],[5] :

  • une caméra utilisée pour la navigation et le relevé de la topographie martienne
  • une caméra couleurs dotée de 9 filtres et d'un capteur de 2048 x 2048 pixels
  • un radar pour sonder les couches superficielles sous la surface basé sur celui embarqué sur yutu.
  • un instrument d'analyse du sol par laser analogue au LIBS du rover américain Curiosity
  • un magnétomètre
  • un spectromètre infrarouge
  • un microscope
  • une station météorologique.

L'orbiteur emporte 7 instruments[4],[5] :

  • deux caméras moyenne (résolution spatiale 100 mètres) et haute résolution (10 mètres en couleur et entre 2,5 et 0,5 mètres en noir et blanc). Cette dernière a des capacités proches de la caméra HiRise de Mars Reconnaissance Orbiter
  • un instrument d'analyse des ions et particules neutres
  • un magnétomètre
  • un radar pour étudier la structure du sol sous la surface
  • un spectromètre infrarouge permettant d'identifier la composition des minéraux
  • un instrument de mesure des particules énergétiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Wu Nan, « Next stop - Mars: China aims to send rover to Red Planet within six years », South China Morning Post,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Emily Lakdawalla, « China plans a Mars rover and orbiter for 2020 launch opportunity », The Planetary Society,
  3. (en) Van Kane, « Mars Plans Advance (and Occasionally Fade) », The Planetary Society,
  4. a b c d e et f (en) Andrew Jones, « Here's where China is looking to land its 2020 Mars rover », The Planetary Society,
  5. a b c et d (es) Daniel Marín, « La sonda china Huoxing 1 está lista para viajar a Marte en 2020 », sur Eureka,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]