Einstein Probe

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Einstein Probe
observatoire spatial
Données générales
Organisation Observatoires Astronomiques Nationaux
Domaine Détection et observation des phénomènes astronomiques transitoires à haute énergie
Type de mission Télescope spatial rayons X
Statut Projet
Lancement vers 2020
Durée 3 ans
Site Site officiel

Caractéristiques techniques
Orbite
Orbite Orbite basse
Altitude ~600 km
Inclinaison <30°
Télescope
Type Concentrateur à galette de micro-canaux
Longueur d'onde rayons X mous
Principaux instruments
WXT Télescope grand angle
FXT Télescope à champ étroit

Einstein Probe ou EP est un projet d'observatoire spatial X chinois de petite taille qui a pour objectif de détecter les phénomènes astronomiques transitoires et d'étudier les objets variables. Il doit effectuer des observations dans les longueurs d'onde 0,5-4 keV (rayons X mous) à l'aide de deux instruments : un télescope grand angle (1 stéradian) de résolution spatiale et énergétique moyenne et un télescope à champ étroit (1°x1°) bénéficiant d'une meilleure résolution. Le satellite mettra en œuvre la technique des concentrateurs à galette de micro-canaux. Son lancement est prévu vers 2020.

Contexte[modifier | modifier le code]

Einstein Probe est, avec GECAM, SMILE et ASO-S, une des quatre missions de la deuxième phase du programme spatial scientifique de l'Académie des sciences chinoise. Ce nouveau programme annoncé en est doté d'une enveloppe globale de 4 milliards yuans (515 millions €). En synthèse l'objectif de la mission est d'effectuer un relevé astronomique du ciel dans le domaine des rayons à faible énergie pour identifier les phénomènes violents comme les sursauts gamma et les collisions de trous noirs[1].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Les objectifs de la mission sont[2] :

  • Identifier les trous noirs tranquilles pour étudier comment la matière y est précipitée en détectant les événements transitoires suscités qui prennent la forme d'éruptions de rayonnement X ;
  • Détecter la contrepartie électromagnétique des événements déclenchant des ondes gravitationnelles comme la fusion d'étoiles à neutrons qui seront découverts par la prochaine génération de détecteurs d'ondes gravitationnelles ;
  • Réaliser une surveillance permanente de l'ensemble du ciel pour détecter les différents phénomènes transitoires et effectuer des mesures des sources X variables connues.

Caractéristiques techniques du satellite[modifier | modifier le code]

EP est un satellite de petite taille avec une charge utile limitée à 150 kg et une consommation électrique limitée à 200 watts. Le satellite est stabilisé 3 axes avec une stabilité de 0,001°/seconde et peut changer sa direction de 20° en une minute[3].

Instrumentation scientifique[modifier | modifier le code]

Le télescope comporte deux instruments qui observent le rayonnement X mou (0,5-4 keV) en utilisant la technique des concentrateurs à galette de micro-canaux[4] :

  • WXT est un télescope à rayons X grand angle (90 x 90° soit 1 stéradian) composé de 8 modules avec le deuxième instrument monté au centre. Chaque module a une longueur focale de 37,5 m. 6 modules ont un champ de vue de 20x20° et une ouverture de 28x28 cm. Deux autres modules ont un champ de vue de 20x 30° et une ouverture de 28x40 cm. Chaque module est constitué respectivement de 7x7 et 7x10 cellules individuelles. Le détecteur utilisé est un détecteur à gaz.
  • FXT est un télescope à rayons X à champ étroit (1 x 1°) avec une ouverture de 24 cm et une longueur focale de 1,4 mètre. L'optique utilise 6x6 cellules.

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Le télescope doit circuler sur une orbite terrestre basse (600 km) avec une inclinaison orbitale inférieure à 30°. Le télescope est en permanence pointé à l'opposé du Soleil. A chaque orbite il effectue 5 observations de portions du ciel d'une durée unitaire de 11 minutes séparées par des intervalles de 3 minutes pour permettre de repositionner le télescope. Sur la plus grande partie de l'orbite exposée au Soleil, le satellite interrompt ses observations et recharge ses batteries à l'aide de ses panneaux solaires[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dennis Normile, « New China space missions will watch for colliding black holes, solar blasts », sur sciencemag.org,
  2. (en) « Science objectives », sur Einstein Probe, Observatoires Astronomiques Nationaux (consulté le 27 décembre 2016)
  3. a et b (en) « Mission profile », sur Einstein Probe, Observatoires Astronomiques Nationaux (consulté le 27 décembre 2016)
  4. (en) « Instruments », sur Einstein Probe, Observatoires Astronomiques Nationaux (consulté le 27 décembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Weimin Yuan et al., « Einstein Probe — a small mission to monitor and explore the dynamic X-ray Universe », Proceedings of Science,‎ , p. 1-9 (Bibcode 2015arXiv150607735Y, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]