Mars Telecommunications Orbiter

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Mars Telecommunications Orbiter
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'artiste de la sonde Mars Telecommunications Orbiter
Données générales
Organisation NASA
Domaine Observation de Mars
Statut Projet abandonné
Durée de vie 10 ans
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 1 800 kg
orbite martienne
Inclinaison 86,3°
Principaux instruments
Electra Emetteur/récepteur UHF/X
X Émetteur/récepteur bande Ka
Y Émetteur/récepteur bande X
Optical Communications Payload Système de communication optique expérimental

Mars Telecommunications Orbiter (MTO) est un projet de mission spatiale vers Mars étudié par la NASA au début des années 2000 et qui a annulée pour des raisons financières. Elle devait servir de relais de télécommunication entre les différents engins spatiaux (orbiteur, atterrisseur et rover) situés à la surface de Mars et les stations sur Terre.

Historique du projet[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000 la NASA étudie le développe d'un satellite qui serait placé en orbite autour de Mars pour jouer le rôle de relais de télécommunications. Cet engin paraissait nécessaire compte tenu de l'obsolescence progressive des satellites non spécialisés et assumant la fonction de relais et de l'énorme quantité d'informations scientifiques qui doivent être envoyés sur Terre par les atterrisseurs comme le Mars Science Laboratory. La présence d'un tel satellite permettrait également de réduire les équipements de télécommunications des autres engins martiens et de permettre une retransmission en temps réel des télémesures transmises par les engins durant les phases d'atterrissage ou de décollage de la surface de Mars[1]. Le projet étudié est annulé en 2005 pour des raisons budgétaires. Il fallait à l'époque avec un budget contraint remplir d'autres objectifs à court terme, dont une mission de maintenance du télescope spatial Hubble, la prolongation des missions Mars Exploration Rover (les rovers Spirit et Opportunity), et faire en sorte que Mars Science Laboratory soit lancé en 2009, et sauver la mission scientifique Glory de son annulation[2].

Caractéristiques du projet[modifier | modifier le code]

MTO devait se placer en orbite autour de Mars en 2010 et devait sur une durée de 10 ans (durée de la mission primaire) transmettre vers la Terre les données reçues des différents engins orbitant ou à la surface de Mars[1] :

  • Rovers ou atterrisseurs travaillant à la surface de Mars émettant en bande UHF (64 kilobits/s) ou bande X avec une antenne directionnelle (jusqu'à 4 mégabits par seconde)
  • Petits atterrisseurs et aérobots (en bande UHF (64 kilobits/s))
  • Engins martiens durant les phases critiques de leur mission (descente ou leur remontée de la surface de Mars) en bande UHF ou bande X

La retransmission vers la Terre devait pouvoir se faire[1] :

  • avec un émetteur radio classique utilisant une antenne grand gain en bande X (50 à 500 kilobits par seconde) et en bande Ka (350 à 6000 kilobits par seconde)
  • de manière expérimentale par un système de télécommunication optique utilisant un laser

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Le satellite d'une masse approximative de 1,5 tonnes dispose d'une grande capacité de stockage des données (350 gigabits). L'énergie est fournie par des panneaux solaires orientables déployés en orbite et d'une superficie de 14 m². Les antennes de type moyen gain de l'émetteur/récepteur radio Electra UHF/X tourné vers Mars sont montées sur une plateforme orientable avec deux degrés de liberté. L'émetteur radio en bande Ka a une puissance de 35 watts et est redondé. Un émetteur Ka expérimental de 100 watts est également envisagé. L'émetteur en bande X a une puissance de 15 watts et est également redondé. A l'époque on envisage également de porter sa puissance à 25 watts. Dans les deux cas les émissions radio utilisent une antenne grand gain de 2,5 mètres de diamètre. Elles sont reçues sur Terre par les antennes paraboliques de 24 mètres de diamètre du Deep Space Network. Le système de télécommunications optique utilise un laser expérimental de 5 Watts associé à une optique dotée d'une ouverture de 30 centimètres. Les émissions devaient être captées par différents types de télescope à grande et moyenne ouverture ainsi que des réseaux de télescopes aux caractéristiques géographies et techniques variées pour évaluer cette nouvelle technologie[3].

Successeurs proposés[modifier | modifier le code]

Après l'annulation de Mars Telecommunications Orbiter, une mission plus large a été proposée comme Mars Science and Telecommunications Orbiter[4]. Toutefois, cette mission a été rapidement critiquée comme manquant de paramètres et d'objectifs bien définis[5]. Une autre mission a depuis été proposée, la mission Mars Trace Gas Mission, du programme ExoMars. La capacité de communication fournie par les missions scientifiques Mars Reconnaissance Orbiter et Mars Express a démontré que les satellites relais dédiés peuvent être inutiles dans un proche avenir. Le projet de la NASAS Mars 2022 orbiter, étudié au milieu des années 2010, reprend les mêmes objectifs.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]