Longue Marche (fusée)

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Décollage d'une Longue Marche 2D, lançant le satellite VRSS-1

Les lanceurs Longue Marche (abrégé en LM ou CZ, chinois : 长征系列运载火箭 ; pinyin : Chángzhēng xìliè yùnzài huǒjiàn), également appelés Chang Zheng, constituent une famille de lanceurs développés par la République Populaire de Chine. Cette famille est en réalité découpée en trois parties : les lanceurs traditionnels (Longue Marche 1, 2, 3 et 4), les lanceurs de nouvelle génération (Longue Marche 5, 6 et 7), ainsi que le lanceur Longue Marche 11 qui est une fusée complètement dissociée du reste de la famille.

Les lanceurs Longue Marche couvrent une large gamme de capacité d'emport, allant du lanceur léger Longue Marche 11 au lanceur lourd Longue Marche 5 en passant par des lanceurs moyens comme la Longue Marche 2. Ces fusées sont utilisées pour lancer les différents types de satellites chinois, des satellites commerciaux, des missions d'exploration du système solaire ainsi que les vaisseaux spatiaux habités du programme Shenzhou.

Fin 2012, un total de 174 fusées Longue Marche ont été utilisées sur les 185 lancements du programme spatial de la Chine. Le , la barre du 300e lancement est atteinte avec celui de la 55e CZ-3B. Le groupe d’aérospatiale et missilier CASC, rappelle qu’il a fallu 37 ans pour arriver au chiffre de 100 lancements Longue Marche, puis 7 de plus pour les 100 suivants, et seulement 4 ans pour aller du 201e au 300e lancement[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le nom de la famille de fusées fait référence à la Longue Marche chinoise, qui est un des symboles les plus importants de la Guerre civile chinoise ayant abouti à l'avènement de la République populaire de Chine. Cela fait aussi référence au long chemin que le programme spatial chinois a eu à parcourir depuis ses débuts, ce majoritairement à travers cette famille de lanceurs.

Le développement du premier lanceur spatial chinois (1958-1970)[modifier | modifier le code]

Premier satellite chinois, Dong Fang Hong 1

Comme les autres puissances spatiales, la Chine a commencé par développer des missiles balistiques qui ont par la suite constitué le point de départ pour la réalisation de lanceurs. Au milieu des années 1950, l'industrie des missiles balistiques chinois se développe avec l'aide des ingénieurs soviétiques. À l'époque les dirigeants chinois entretiennent des liens étroits avec l'Union soviétique considérée comme un pays frère régi par les mêmes principes socialistes. Le lancement d'un satellite artificiel fait partie des objectifs inscrits dans la politique du Grand Bond en avant déclenchée par Mao Zedong en 1958 et la construction de la base de lancement de Jiuquan en Mongolie-Intérieure à la limite du désert de Gobi est décidée[2]. Mais la même année les relations entre la Chine et l'Union soviétique se détériorent et la Chine doit poursuivre à compter de 1960 le développement de ses fusées sans aide étrangère. Les dirigeants chinois décident en de repousser le lancement d'un satellite artificiel. En la construction d'un satellite artificiel est remise à l'ordre du jour dans le cadre du projet 651[N 1]. Le missile intercontinental DF-4 en cours de développement sert de point de départ pour le développement du lanceur léger Longue Marche 1 capable de placer 0,5 tonnes en orbite terrestre basse. La Chine lance son premier satellite, Dong Fang Hong 1 (L'Orient est rouge 1), le à l'aide d'une fusée Longue Marche-1 tirée depuis la base de lancement de Jiuquan. La Chine, devient la cinquième puissance spatiale après l'Union soviétique (Spoutnik), les États-Unis (Juno), la France (Diamant) et le Japon (Lambda) [3].

Développement des lanceurs Longue Marche 2 (1970-1975)[modifier | modifier le code]

Lancement d'une Longue Marche 3A

Le lanceur Longue Marche 1 a des capacités limitées (il ne sera utilisé qu'à 3 reprises pour des vols orbitaux) et les dirigeants chinois choisissent de fixer des objectifs plus ambitieux au programme spatial. Dès le milieu des années 1960, ils décident de développer à partir du missile intercontinental DF-5 les lanceurs de moyenne puissance Longue Marche 2 (ou CZ-2) à Pékin et Tempête 1 (Feng Bao 1) à Shanghai. Un deuxième centre de lancement à Xichang est construit dans une région montagneuse du Sichuan qui a été volontairement choisie parce qu'elle se situe à bonne distance de la frontière avec l'Union Soviétique. Cette base est toujours aujourd'hui la plus haute base de lancement orbitale du monde. Un réseau de poursuite et de guidage est construit à Xi'an. Le premier vol du lanceur Longue Marche 2, qui a lieu le , est un échec. Le deuxième tir parvient à placer en orbite le satellite d'observation FSW-0 n°1 le .

Ce lanceur aurait dû permettre le lancement du vaisseau spatial Shuguang, alors à l'étude. Néanmoins, pour diverses raisons, le programme fut stoppé après que les premiers taïkonautes soient sélectionnés, et le lanceur n'enverra son premier vaisseau habité qu'en 2003[4].

Développement du spatial utile et de l'activité commerciale (1978-2000)[modifier | modifier le code]

Centre de lancement de Xichang
Premier vol de la CZ-3B, qui se solda par une catastrophe

Le dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui prend les rênes du pouvoir en 1978, engage son pays dans une politique visant à rétablir l'unité politique et favoriser le décollage économique. On demande au programme spatial de contribuer au développement économique et l'accent est mis sur les applications pratiques. Dans ce contexte la Chine développe ses propres satellites de télécommunications. Pour mettre ceux-ci en orbite géostationnaire, les ingénieurs chinois développent au début des années 1980 un troisième étage cryogénique utilisant la combinaison très performante hydrogène liquide/oxygène liquide maîtrisée jusque-là uniquement par les États-Unis et la France (l'URSS n'utilisera ce type d'ergols pour la première, et dernière fois à ce jour, qu'en 1987 sur Energiya). Cet étage est greffé sur les deux premiers étages du lanceur Longue Marche 2 et donne naissance à une nouvelle famille Longue Marche 3. Le lanceur, qui peut placer une masse de 1,4 tonne en orbite de transfert géostationnaire, effectue son premier vol en 1984[5]. La réussite du développement d'un étage cryogénique n'étant pas garantie, un troisième étage non cryogénique a été développé en parallèle par l'établissement SAST de Shanghai. La sous-famille de lanceurs utilisant cet étage combiné avec les deux premiers étages de la Longue Marche 2 est baptisée Longue Marche 4 : elle est destinée à lancer les satellites en orbite héliosynchrone depuis la base de lancement de Taiyuan. Le premier lancement a eu lieu en 1988. Cette version, développée par l'Académie de Shanghai pour la technologie des vols spatiaux, remplacera la version étudiée Longue Marche 2B qui était similaire, mais développée à Pékin.

La disponibilité d'un lanceur capable de placer les satellites en orbite géostationnaire débouche sur la création de la Compagnie de la Grande Muraille qui est chargée à partir de 1985 de commercialiser des lancements auprès de clients étrangers. L'objectif est d'utiliser les revenus générés par cette activité pour financer l'amélioration progressive des lanceurs chinois. Mais les clients potentiels sont réticents à se tourner vers ce nouveau lanceur et il faut attendre le pour que le premier satellite de télécommunications, commercial mais chinois, AsiaSat-1, soit lancé depuis la base de Xichang par une fusée Longue Marche 3. Après un démarrage relativement lent cette activité commerciale débouche sur le lancement de 28 satellites entre 1990 et 1998. Des versions de plus en plus puissantes sont développées : la 3B permet ainsi de lancer 5,1 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Mais en le premier exemplaire de cette version qui transporte le satellite de télécommunications américain Intelsat 708 explose immédiatement après le décollage en faisant un nombre indéterminé de victimes civiles (6 selon les autorités, jusqu'à 500 selon certaines associations). Cet incident et une politique américaine protectionniste pour tout ce qui touche aux composants électroniques sensibles limitent fortement par la suite l'attractivité des lanceurs chinois qui ne prendront à nouveau des parts de marché significatives qu'à la fin des années 2000[6].

Expansion de l'activité spatiale (2000-)[modifier | modifier le code]

Vaisseau habité Shenzhou 5, lancé par une CZ-2F

Au cours des années 2000 le rythme des lancements s’accroît fortement. La 100e Longue Marche a été lancée en 2007. En 2011, le rythme des lancements chinois dépasse pour la première fois celui des États-Unis, avec 19 tirs effectués (un seul échec) contre 18 seulement (un échec également) pour les américains. Il s'agit d'un nouveau record puisqu'en 2010 la Chine n’avait effectué que 15 lancements (à égalité avec les États-Unis).

En 1992 les dirigeants chinois décident de lancer un programme spatial habité. Des accords sont passés en 1995 avec la Russie portant sur l'acquisition des technologies du vaisseau russe Soyouz tandis qu'une nouvelle version du lanceur Longue Marche 2, la 2F, est développée à compter de 1999 à partir de la CZ-2E pour permettre de lancer le vaisseau spatial habité Shenzhou. Il s'agit d'une version 2E dépourvue de 3e étage et dont la fiabilité a été renforcée par la refonte de l'électronique, l'ajout de redondances et de systèmes de sécurité. La structure du lanceur est renforcée pour lui permettre de supporter la masse de vaisseau. Le premier vol du vaisseau spatial sans équipage, Shenzhou 1 a lieu le pour le 50e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La version 2F/G (initialement dénommée 2G), inaugurée avec le lancement du vaisseau Shenzhou 8, dispose d'un système de guidage amélioré couplé à un système GPS qui lui permet d'insérer la charge utile à une altitude plus élevée.

Une version équipée d'une coiffe classique sera aussi développée, nommée 2F/T, permettant notamment la mise en orbite des stations spatiales Tiangong 1 (2011) et Tiangong 2 (2016).

Le développement d'une nouvelle génération de lanceurs (2001-)[modifier | modifier le code]

Pas-de-tir 101 de la base de lancement de Wenchang, utilisé ici pour le lancement d'une Longue Marche 5B en 2020

Les lanceurs chinois existants dérivés de missiles balistiques intercontinentaux sont peu performants par rapport aux lanceurs des autres nations spatiales et utilisent des ergols UDMH/N2O4 polluants et aujourd'hui coûteux[7]. La Chine décide en 2001 de lancer le développement d'une nouvelle famille de lanceurs modulaires permettant de placer en orbite basse ou géostationnaire des charges lourdes et pouvant répondre aux besoins des missions des vingt à trente prochaines années. Le projet Longue Marche 5 est annoncé en avec comme objectif un premier lancement en 2008. Mais les moyens financiers ne sont débloqués qu'en 2007. La construction d'une nouvelle usine destinée à la fabrication du nouveau lanceur démarre en octobre 2007 dans la ville de Tianjin, non loin du port pour faciliter la logistique du transport jusqu'à la base de lancement en construction dans l'île de Hainan. La nouvelle usine, dont le coût est estimé à 650 millions de dollars américains, a une superficie totale de 500 000 m². Le premier lancement de la CZ-5, prévu pour 2012, fut reporté du fait de la date d'achèvement tardive de la base de lancement[8], et le premier vol n'aura lieu qu'en 2016.

Le deuxième lancement l'année suivante fut un échec, ce qui stoppa tout les vols du lanceur jusqu'à fin 2019. En 2020, une nouvelle version adaptée à l'orbite basse effectua son premier vol, dénommée Longue Marche 5B. Ces lanceurs possèdent des ergols nouveaux pour la Chine, à savoir du kérosène et de l'oxygène. Bien que la structure des lanceurs soit complètement nouvelle, plusieurs éléments ont été repris des lanceurs traditionnels, comme par exemple les moteurs YF-75 du deuxième étage de la CZ-5, qui proviennent de la CZ-3B.

D'autres lanceurs furent développés à partir de la Longue Marche 5. Tout d'abord la Longue Marche 6 qui est un lanceur léger ayant fait son vol inaugural en 2015, et la Longue Marche 7, lanceur lourd permettant notamment l'envoi du cargo Tianzhou. La version Longue Marche 7A permet le lancement de satellites vers l'orbite géostationnaire, avec un premier vol en 2020.

A l'avenir, la Chine devrait mettre en service la Longue Marche 8, réutilisable, ainsi que le lanceur super-lourd Longue Marche 9.

La Chine a également décidée de diversifier sa gamme de lanceurs à travers la réalisation d'un lanceur léger à poudre à partir de ses missiles balistiques. Ainsi, le petit lanceur Longue Marche 11 effectuera son premier vol en 2015. L'origine de la dénomination Longue Marche pour ce lanceur est un mystère, la CZ-11 ne possédant aucun élément en commun avec les autres fusées de la famille. En 2019, la Longue Marche 11 effectuera le premier vol orbital chinois depuis la mer, sur une barge, dans une version adaptée dénommée CZ-11H.

Les lanceurs Longue Marche actuels[modifier | modifier le code]

Les lanceurs de la famille des Longue Marche peuvent être regroupés en trois catégories:

Longue Marche 1[modifier | modifier le code]

Comparaison entre la Longue Marche 1 et le missile DF-4

La Longue Marche 1 est un lanceur léger retiré du service, développé à compter de 1965 à partir du missile balistique Dong-Feng 4. La version d'origine était capable de placer en orbite basse 300 kg. Le lanceur a été tiré quatre fois entre 1969 et 1971 dans sa version d'origine (un vol suborbital et deux vols orbitaux) et a permis de placer en orbite le premier satellite artificiel chinois, nommé Dong Fang Hong 1 ("L'Orient est Rouge 1")[9].

Le lanceur est composé de trois étages. Le premier possède 4 moteurs YF-2A non orientables, propulsés grâce à de l'UDMH et de l'acide nitrique, le deuxième lui possède un unique moteur YF-3 non orientable fonctionnant également à l'UDMH et à l'acide nitrique. La séparation entre les deux premiers étages se fait "à chaud", c'est-à-dire que le moteur du deuxième étage est allumé avant la séparation du premier, d'où la présence de grilles pour laisser s'échapper les gaz. Ce système perdure toujours aujourd'hui sur les CZ-2, 3 et 4. Le troisième étage d'accélération est lui à propergol solide[10].

Plusieurs améliorations du lanceurs furent étudiées, comme la CZ-1A (possédant un troisième étage à hydrogène), la CZ-1B (un troisième étage Mage italien), la CZ-1C (un troisième étage à ergols stockables), et enfin la CZ-1D, permettant de placer 740 kg en orbite basse, qui elle a été tirée à 3 reprises (1 échec) pour des tests de rentrée atmosphérique entre 1995 et 2002. Cette version n'a effectuée que des vols suborbitaux et n'est plus en service actuellement[11].

Longue Marche 2[modifier | modifier le code]

Lancement d'une des premières CZ-2 depuis la base de Jiuquan

La famille Longue Marche 2 est développée à partir du missile balistique intercontinental Dong Feng 5. Le premier lancement remonte à 1975. C'est le lanceur chinois le plus utilisé avec plus de 120 lancements à la mi-2020[12]. Plusieurs versions de puissance croissante ont été développées, la première ayant été la CZ-2, suivie de la CZ-2C, version qui vole toujours aujourd'hui[13].

Par la suite, le pays développera sur la base de la CZ-2C la Longue Marche 2E, servant de lanceur lourd de transition en attendant les premiers vols de la CZ-3B. Cette version servira ensuite à la conception de la CZ-2F destinée au lancement du vaisseau spatial habité Shenzhou. Deux versions modernisées, la CZ-2F/G et 2F/T permettront d'envoyer des vaisseaux Shenzhou plus lourds, ainsi que les stations spatiales Tiangong 1 et Tiangong 2[14].

La Longue Marche 2D n'est pas dérivée des autres CZ-2, mais est en réalité une Longue Marche 4 sans troisième étage à ergols liquides, même si un troisième étage à poudre peut être utilisé si nécessaire.

Ces lanceurs Longue Marche 2 sont à la base des versions ultérieures Longue Marche 3 et Longue Marche 4 (bien que cette dernière ait été également influencée par le lanceur Tempête 1).

Longue Marche 3[modifier | modifier le code]

Décollage d'une CZ-3B depuis la base de Xichang

La famille Longue Marche 3 est développée à partir du lanceur Longue Marche 2 pour permettre des lancements en orbite géostationnaire de satellites de télécommunications. Le premier lancement remonte à 1984 et est le point de départ de la commercialisation de lancements par la Chine. Malgré des prix bien inférieurs à ceux pratiqués par les États-Unis, la Russie et l'Europe, le lanceur, victime de quelques ratés, n'a réussi qu'une percée relativement modeste. Dans sa version la plus puissante il peut lancer 5,2 tonnes en orbite de transfert gestionnaire. Au fur et à mesure des années, la famille des CZ-3 abandonna ses versions les moins puissantes au profit de la CZ-4, pour n'être consacrée qu'au lancement de satellites lourds[15].

Un peu plus de 120 lancements ont eu lieu en 40 ans. Plusieurs versions coexistent, toutes comportent 3 étages. Les 2 premiers étages sont propulsés, comme les Longue Marche 2, par des moteurs-fusée consommant un mélange d'ergols stockables peroxyde d'azote et UDMH, les YF-21B sur le premier étage, et les YF-24D sur le deuxième. La spécificité du lanceur Longue Marche 3 est le troisième étage propulsé par un moteur brûlant des ergols cryotechniques (oxygène/hydrogène) plus performants, la Chine étant la troisième nation à maîtriser cette technologie après les États-Unis et la France. La charge utile maximale en GTO est de 5 500 kg (version CZ-3B)[16].

La CZ-3 était la version initiale du lanceur, qui fut améliorée en CZ-3A, qui possède un premier étage et un troisième étage plus grand[17]. Cette CZ-3A se verra par la suite ajoutée deux, ou quatre propulseurs d'appoints, créant ainsi respectivement les versions CZ-3C et CZ-3B. Il est a noter que sur certains vols, un quatrième étage YZ-3 peut être ajouté.

Longue Marche 4[modifier | modifier le code]

Transfert d'un deuxième étage de Longue Marche 4, ici à Shangaï

La famille Longue Marche 4 est développée par l'établissement SAST de Shanghai à partir du lanceur Tempête 1, quasiment identique au Longue Marche 2, pour fournir une solution de repli au cas où le développement du moteur fonctionnant à l'hydrogène et l'oxygène liquide du Longue Marche 3 aurait échoué. Cette famille de lanceurs est utilisée pour lancer les satellites météorologiques et d'observation en orbite héliosynchrone. Le premier lancement remonte à 1988. Après les premiers lancements réussis de la CZ-3, le lanceur continuera à voler, mais se limitera à des versions destinées à l'envoi de satellites de taille moyenne. Dès l'arrêt des vols de la première version de la CZ-3, la CZ-4 prendra donc le relais pour l'envoi de ces satellites[18].

Dans sa version la plus puissante, il peut lancer 2,9 tonnes en orbite héliosynchrone depuis la base de Taiyuan. Il comporte 3 étages qui sont tous propulsés par des moteurs-fusée consommant un mélange d'ergols stockables peroxyde d'azote et UDMH[19]. Le lanceur fut dérivé en une version dépourvue de troisième étage, qui fut par la suite nommée Longue Marche 2D.

Longue Marche 5[modifier | modifier le code]

Lanceur Longue Marche 5 sur sa table de transfert
Schéma des lanceurs initialement proposés pour la nouvelle génération. Le lanceur le plus à droite deviendra la CZ-5, et celui du milieu la CZ-7

Les lanceurs Longue Marche 5 constituent la base d'une nouvelle famille de fusées chinoises, possédant des étages complètement nouveaux. La CZ-5 est le nouveau lanceur lourd de la Chine, possédant un étage central à ergols cryotechniques (oxygène liquide et hydrogène) équipé de deux moteurs YF-77, deux propulseurs latéraux fonctionnant au kérosène et à l'oxygène liquide (deux moteurs YF-100 sur chaque propulseur), et un deuxième étage également à ergols cryotechniques (deux moteurs YF-75D, provenant du lanceur Longue Marche 3B). Le lanceur peut également se voir ajouter un troisième étage YZ si besoin. La Longue Marche 5 est tiré depuis une nouvelle base spatiale située à Wenchang, sur l'île d'Hainan dans le sud-ouest de la Chine[20].

Cette version initiale est avant tout adaptée pour l'envoi de charges utiles vers l'orbite géostationnaire. En 2020, une nouvelle version dénommée Longue Marche 5B effectua son premier vol. Ce lanceur est lui adapté pour l'orbite basse, et est dépourvu de deuxième étage. C'est la CZ-5B qui devra emporter les modules de la future grande station spatiale chinoise[21].

La technologie utilisée sur cette fusée vient en partie du programme soviétique Energiya, la Chine ayant rachetée notamment des moteurs RD-120 du lanceur Zenit, ainsi que des RD-0120 du lanceur Energiya, permettant au pays d'acquérir l'expérience nécessaire pour la réalisation de la Longue Marche 5[22]. Les propulseurs d'appoints du lanceur ont été par la suite dérivés en de nombreux autres lanceurs orbitaux, comme la Longue Marche 6, la Longue Marche 7 et bientôt la Longue Marche 8.

Longue Marche 6[modifier | modifier le code]

La Longue Marche 6 est un nouveau lanceur léger, permettant l'envoi de charges utiles en orbite basse jusqu'à 1500 kg. La fusée fut développée à partir des technologies utilisées sur la Longue Marche 5. Le premier étage est en effet directement dérivé des propulseurs latéraux du lanceur, mais à la différence de ces derniers, le premier étage de la Longue Marche 6 ne comporte qu'un unique moteur YF-100. Cet étage utilise donc du kérosène et de l'oxygène liquide[23].

Le deuxième étage est lui complètement nouveau. Fonctionnant également au kérosène et à l'oxygène liquide, il est propulsé par un unique moteur YF-115. Le troisième étage lui est propulsé par quatre moteurs YF-85, qui pourraient fonctionner au kérosène et au peroxyde d'hydrogène. Le lanceur n'a pour l'instant décollé que depuis la base de lancement de Taiyuan, mais devrait être à l'avenir également lancé depuis la nouvelle base de Wenchang[24].

Une future version Longue Marche 6A est également à l'étude, et comporte quatre propulseurs latéraux à poudre supplémentaires, qui pourraient être dérivés du premier étage de la Longue Marche 11.

Longue Marche 7[modifier | modifier le code]

La Longue Marche 7 fut développée pour devenir un lanceur intermédiaire entre la nouvelle Longue Marche 5 et la Longue Marche 3B. Comme la Longue Marche 6, le lanceur est réalisé en se basant directement sur les technologies utilisées par la Longue Marche 5. Ainsi, le premier étage est composé d'un propulseur d'appoint de CZ-5 équipé de deux moteurs YF-100 fonctionnant au kérosène et à l'oxygène liquide[25]. Le deuxième étage quant à lui est propulsé par quatre moteurs YF-115, moteur qui équipe également la Longue Marche 6 et qui fonctionne au kérosène et à l'oxygène liquide. Le lanceur possède également quatre propulseurs latéraux, tous comportant un unique moteur YF-100 (kérosène et oxygène liquide). Ces propulseurs latéraux ont une structure dérivée directement des propulseurs latéraux de la CZ-3B, bien qu'ils soient deux fois plus grands. Il est possible d'ajouter au lanceur un troisième étage YZ si besoin[26].

Après un premier lancement réussi en 2016, la Longue Marche 7 enverra le premier cargo Tianzhou vers la station spatiale Tiangong 2 en 2017[27]. A l'avenir, le lanceur doit devenir le nouveau lanceur habité chinois, et remplacer la Longue Marche 2F pour le lancement des vaisseaux Shenzhou.

En mars 2020, une nouvelle version fera son premier vol dénommée Longue Marche 7A. Ce nouveau lanceur a pour but l'envoi de satellites en orbite géostationnaire grâce à l'utilisation d'un troisième étage provenant de la Longue Marche 3B, utilisant des ergols cryotechniques (hydrogène et oxygène liquide)[28]. Ce premier vol se soldera par un échec.

Longue Marche 11[modifier | modifier le code]

Missile DF-31, dont provient la Longue Marche 11

La Longue Marche 11 est un lanceur léger développée dans les années 2010 à partir du missile balistique DF-31. La CZ-11 est le seul lanceur de la famille des Longue Marche a ne pas avoir de filiation directe avec le reste de la famille, l'origine de son appellation restant mystérieuse.

Comme le missile dont il est tiré, ce lanceur est à propulsion solide sur les quatre étages qui le compose, le premier étage étant d'ailleurs l'étage à poudre le plus gros que la Chine ait développé[29]. La Longue Marche 11 comporte la particularité notable d'être lancé, comme le missile dont il dérive, d'un silo mobile. La fusée est tout d'abord éjectée par du gaz froid, avant que le moteur ne soit allumé à quelques mètres d'altitude.

En 2019, la Longue Marche 11 devient le cinquième lanceur de l'histoire à être lancé depuis la mer (après Scout (San Marco), Zenit (Odyssey), Volna (sous-marin nucléaire russe) et Shtil (sous-marin nucléaire russe)), depuis une barge reconvertie dénommée Tai Rui. Son système de lancement par éjection du silo évite la conversion onéreuse de la barge en un pas-de-tir avec un carneau pour la flamme. Cette version marine fut dénommée Longue Marche 11H, bien que les différences avec la version initiale soit inconnues[30].

Mi-2020, la Longue Marche 11 décolla pour la première fois de la base de Xichang, avec une nouvelle coiffe, plus grande. A cette occasion, il fut annoncé qu'une version Longue Marche 11A, plus puissante, était en développement.

Les futurs lanceurs Longue Marche[modifier | modifier le code]

En 2020, plusieurs évolutions de la famille Longue Marche sont envisagées. Ces nouveaux lanceurs ne sont basés qu'exclusivement sur la nouvelle générations de lanceurs, la Chine souhaitant petit à petit se passer des anciennes Longue Marche 2, 3 et 4.

Longue Marche 8[modifier | modifier le code]

Atterrissage vertical d'une New Shepard, similaire à l'atterrissage que devra effectuer la CZ-8

Le futur lanceur Longue Marche 8 doit être le premier lanceur partiellement réutilisable chinois, comme le furent par exemple STS, la Falcon 9 ou la fusée suborbital New Shepard. Ce sera un lanceur plus puissant que la Longue Marche 6 pour l'envoi de satellites en orbite héliosynchrone. Le premier étage est composé d'une version adaptée d'un propulseur d'appoint de la Longue Marche 5, équipé de deux moteurs YF-100 fonctionnant au kérosène et à l'oxygène liquide. Deux propulseurs d'appoints sont flanqués sur les côtés de l'étage. Ces derniers sont solidaires du premier étage, et sont à propergol solide, dérivés de la Longue Marche 11. Ce bloc constitué du premier étage et des deux propulseurs d'appoints solidaires reviendra se poser à la verticale (à la manière de la New Shepard ou de la Falcon 9) sur une barge en mer[31].

Le lanceur dispose d'un deuxième étage composé de deux moteurs YF-75 à ergols cryotechniques (hydrogène et oxygène liquide). Cet étage provient directement du troisième étage qui était utilisé sur le lanceur Longue Marche 3A en 1994. Le premier lancement devrait avoir lieu en 2020, et à terme le lanceur devrait pouvoir décoller des bases de Taiyuan et Wenchang[32].

Longue Marche 9[modifier | modifier le code]

Schéma de la Longue Marche 9, en quatrième position à partir de la droite

La Longue Marche 9 doit devenir le premier lanceur super-lourd chinois, capable de lancer de potentielles missions lunaires habitées. Le lanceur posséderait un premier étage de 8 à 9 mètres de diamètres, propulsé par 4 moteurs YF-650. Quatre propulseurs latéraux entourent le bloc central, propulsés eux-aussi par quatre moteurs YF-650. Ces deux éléments utilisent du kérosène et de l'oxygène liquide. Le deuxième étage lui est propulsé par deux moteurs YF-220, et le troisième étage par quatre moteurs YF-75D+. Ces deux étage supérieurs fonctionnent tous grâce à de l'hydrogène et de l'oxygène liquide. Le lanceur doit faire son premier vol en 2030.

Comparaisons des lanceurs[modifier | modifier le code]

Tableau comparatif[modifier | modifier le code]

Tableau mis à jour le 06 août. Seules les versions orbitales sont présentées.

Version État Vols orbitaux

(échecs[N 2])

Étages Hauteur

[N 3]


Diamètre

maximum

[N 4]

Masse au
décollage
Poussée

au décollage

Charge
utile
(LEO)
Charge
utile
(GTO)
Base de lancement
Longue Marche 1 Retirée 2 3 29,86 m 2,25 m 81,075 t 1 020 kN 300 kg - Jiuquan
Longue Marche 2A Retirée 4 (1 échec) 2 31,17 m 3,35 m 190 t 2 786 kN 1 800 kg - Jiuquan
Longue Marche 2C En activité 59 (1 échec) 2 (3ème optionnel) 38,83 m 3,35 m 192 t 2 786 kN 2 500 kg 1 440 kg Jiuquan, Xichang, Taiyuan
Longue Marche 2D En activité 50 (1 échec partiel) 2 (3ème optionnel) 40,77 m 3,35 m 232 t 2 962 kN 3 300 kg - Jiuquan, Xichang, Taiyuan
Longue Marche 2E Retirée 7 (3 échecs, dont 2 partiels) 2 (4 propulseurs latéraux) 49,686 m 7,85 m 462 t 5 923 kN 9 200 kg 3 460 kg Xichang
Longue Marche 2F Retirée 7 2 (4 propulseurs latéraux) 58,34 m 7,85 m 480 t 5 923 kN 8 400 kg - Jiuquan
Longue Marche 2F/G En activité 4 2 (4 propulseurs latéraux) 58,34 m 7,85 m ? 5 923 kN 11 200 kg - Jiuquan
Longue Marche 2F/T En activité 2 2 (4 propulseurs latéraux) 52,03 m 7,85 m ? 5 923 kN 11 200 kg - Jiuquan
Longue Marche 3 Retirée 13 (3 échecs partiels) 3 43,8 m 3,35 m 202 t 2 962 kN 5 000 kg 1 340 kg Xichang
Longue Marche 3A Incertain 27 3 52,52 m 3,35 m 241 t 2 962 kN 8 500 kg 2 600 kg Xichang
Longue Marche 3B En activité 69 (4 échecs dont 2 partiels) 3 (4 propulseurs latéraux)

4ème étage optionnel

54,84 m 7,85 m 425,5 t 5 924 kN 11 500 kg 5 550 kg Xichang
Longue Marche 3C En activité 17 3 (2 propulseurs latéraux) 54,84 m 7,85 m 345 t 4 443 kN 9 100 kg 3 800 kg Xichang
Longue Marche 4A Retirée 2 3 41,9 m 3,35 m 249 t 2 962 kN 4 000 kg 1 100 kg Taiyuan
Longue Marche 4B En activité 36 (1 échec) 3 46,97 m 3,35 m 254 t 2 971 kN 4 200 kg 1 500 kg Jiuquan, Taiyuan
Longue Marche 4C En activité 28 (2 échecs) 3 48,73 m 3,35 m 254 t ? 2 971 kN 4 200 kg ? 1 500 kg ? Jiuquan, Xichang, Taiyuan
Longue Marche 5 En activité 4 (1 échec) 2 (3ème optionnel) 56,97 m 11,7 m 869 t 10 572 kN - 14 000 kg Wenchang
Longue Marche 5B En activité 1 2 53,66 m 11,7 m 837,5 t 10 572 kN 23 000 kg - Wenchang
Longue Marche 6 En activité 3 3 29,237 m 3,35 m 103,2 t 1 177 kN 1 500 kg - Taiyuan
Longue Marche 6A En développement - 2 (4 propulseurs latéraux) 45 m 7,35 m ? 7 058 kN 4 420 kg - Taiyuan
Longue Marche 7 En activité 2 2 (4 propulseurs latéraux)

3ème étage optionnel

53,075 m 7,85 m 597 t 7 232 kN 13 500 kg - Wenchang
Longue Marche 7A En activité 1 (1 échec) 3 (4 propulseurs latéraux) 58 m 7,85 m 566,4 t 7 232 kN - 6 000 kg Wenchang
Longue Marche 8 En développement - 2 (2 propulseurs latéraux) 47 m 7,35 m ? 4 712 kN 7 600 kg 2 500 kg Taiyuan, Wenchang
Longue Marche 9 En développement - 3 (4 propulseurs latéraux) 98 m(Environ) 18 m(Environ) 3 000 t(Environ) 51 000 kN(Environ) 140 000 kg

(Environ)

66 000 kg

(Environ)

Wenchang
Longue Marche 11 En activité 8 4 20,8 m m 58 t 1 176 kN 700 kg - Jiuquan, Xichang
Longue Marche 11H En activité 1 4 20,8 m m 58 t 1 176 kN 700 kg - Tai Rui (maritime)
Longue Marche 11A En développement - Incertain Incertain 2,4 m Incertain Incertain Incertain - Incertain

Schémas comparatifs[modifier | modifier le code]

Ces schémas sont simplifiés, et les CZ-5, 6, 7 et 11 n'y sont pas représentés.

1 2 2C 2D 2E 2F 3 3A 3B 3C 4A 4B 4C
CZ-2A.svg CZ-2C.svg CZ-2D.svg CZ-2E.svg CZ-2F.svg CZ-3.svg CZ-3A.svg CZ-3B.svg CZ-3C.svg CZ-4A.svg CZ-4B.svg CZ-4C.svg

Chronologie de l'utilisation des lanceurs[modifier | modifier le code]

Liste des lancements et statistiques[modifier | modifier le code]

Du premier lancement en 1970 au , 342 fusées Longue Marche ont été lancées vers l'orbite, depuis cinq bases de lancement différentes. Parmi ces vols, 10 se sont soldés par des échecs totaux, et 8 par des échecs partiels. La base spatiale la plus utilisée pour ces lancements est Xichang, alors que Jiuquan est la base ayant lancée le plus de satellites sur des Longue Marche.

Tableau mis à jour le 6 août 2020

Base de lancement 1er vol orbital Nombre de vols orbitaux Échecs (partiels[N 5]) Satellites lancés[33]
Xichang 1984 146 3 (7) 184
Jiuquan 1970 106 2 207
Taiyuan 1988 81 3 (1) 166
Wenchang 2016 8 2 12
Vols maritimes 2019 1 0 7

Nombre de vols orbitaux de Longue Marche par an (mis à jour le 6 août 2020):

10
20
30
40
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2005
2010
2015
2020
 Échec    Échec partiel   Succès   Planifié

Les bases de lancement[modifier | modifier le code]

Centre de contrôle de la base de lancement de Xichang

La Chine dispose de 5 bases de lancement différentes pour le lancement des Longue Marche, réparties dans tout le pays:

Musée de l'aérospatiale de Zhuhai[modifier | modifier le code]

Une des deux fusées du musée de l'aérospatiale de Zhuhai, derrière un Xi'an H-6 lors du meeting aérien annuel.

Deux fusées Longue Marche (CZ-2E et CZ-3B) sont visibles au musée de l'aérospatiale, situé sur l'aéroport de Zhuhai Sanzao, dans la province du Guangdong. Après un typhon en 2017, les lanceurs sont retrouvés partiellement détruits. Il est incertain que les lanceurs soient toujours sur place[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La codification des projets comprend l'année (ici 65) et le niveau de priorité (1 priorité la plus forte).
  2. Les échecs partiels ne sont pas comptés ici.
  3. La hauteur maximale présentée est calculée en prenant compte la coiffe la plus haute ayant volée sur ce lanceur. Les lanceurs peuvent voler avec des coiffes plus courtes.
  4. Le diamètre maximal des lanceurs ne prend pas en compte l'installation d'ailerons aérodynamiques sur les étages.
  5. Est considéré comme un échec partiel tout lancement n'ayant pas pu atteindre l'orbite visée, mais ayant pu permettre au satellite de fonctionner normalement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Kenhmann, « 300e tir de Longue Marche : Lancement du satellite ZX-6C », sur www.eastpendulum.com, (consulté le 11 mars 2019).
  2. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 12-21 op. cit.
  3. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 25-31 op. cit.
  4. « Le programme Shenzhou », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  5. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 43-52 op. cit.
  6. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 53-60 op. cit.
  7. Site Bernd-leitenberger Langer Marsch 5 (ChangZheng 5)
  8. (en) « New carrier rocket series to be built », China Daily
  9. « Les lanceurs Chiniois CZ 1 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  10. « Chang Zheng 1 », sur www.astronautix.com (consulté le 8 juillet 2020)
  11. « CZ-1 », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  12. « CZ-2 (Chang Zheng-2) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  13. « Les lanceurs Chiniois CZ 2 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  14. « Le vol Shenzhou 1 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  15. « Les lanceurs Chiniois CZ 3 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  16. « CZ-3 (Chang Zheng-3) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  17. « CZ-3, CZ-3A, CZ-3B, CZ-3C », sur www.b14643.de (consulté le 8 juillet 2020)
  18. « Les lanceurs Chiniois CZ 4 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  19. « CZ-4 (Chang Zheng-4) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  20. (en) « Chang Zheng 5 (Long March 5) », sur China Space Report, (consulté le 8 juillet 2020)
  21. « CZ-5 (Chang Zheng) », sur www.b14643.de (consulté le 8 juillet 2020)
  22. « Les lanceurs Chiniois CZ 4 », sur www.capcomespace.net (consulté le 8 juillet 2020)
  23. (en) « Chang Zheng 6 (Long March 6) », sur China Space Report, (consulté le 8 juillet 2020)
  24. « CZ-6 (Chang Zheng-6) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  25. (en) « Chang Zheng 7 (Long March 7) », sur China Space Report, (consulté le 8 juillet 2020)
  26. « CZ-7 (Chang Zheng-7) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  27. Henri KENHMANN, « La Chine lance son premier vaisseau cargo Tianzhou-1 », sur East Pendulum, (consulté le 8 juillet 2020)
  28. « CZ-7 (Chang Zheng) », sur www.b14643.de (consulté le 8 juillet 2020)
  29. « CZ-11 (Chang Zheng-11) », sur space.skyrocket.de (consulté le 8 juillet 2020)
  30. Henri KENHMANN, « CZ-11 : Premier lancement orbital chinois depuis la mer réussi », sur East Pendulum, (consulté le 8 juillet 2020)
  31. « CZ-8 (Chang Zheng) », sur www.b14643.de (consulté le 9 juillet 2020)
  32. « CZ-8 (Chang Zheng-8) », sur space.skyrocket.de (consulté le 9 juillet 2020)
  33. « Launch Vehicles - China », sur space.skyrocket.de (consulté le 9 juillet 2020)
  34. Henri KENHMANN, « CZ-11 : Premier lancement orbital chinois depuis la mer réussi », sur East Pendulum, (consulté le 9 juillet 2020)
  35. (en) « Typhoon Hato death toll rises to 8 in Guangdong », sur South China Morning Post, (consulté le 9 juillet 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources
  • Isabelle Sourbès-Verger et Denis Borel, Un empire très céleste : la Chine à la conquête de l'espace, Dunod, (ISBN 978-2-10-051729-9)
  • (en) Brian Harvey, China's space program : from conception to manned spaceflight, Springer Praxis, (ISBN 1-85233-566-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]