Douains

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Douains
Douains
Le château de Brécourt (Douains)
derrière sa grille d'entrée.
Blason de Douains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Vincent Leroy
2020-2026
Code postal 27120
Code commune 27203
Démographie
Gentilé Dunien
Population
municipale
494 hab. (2018 en augmentation de 3,78 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 24″ nord, 1° 25′ 42″ est
Altitude Min. 97 m
Max. 148 m
Superficie 11,27 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pacy-sur-Eure
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Douains

Douains est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Duniens et les Duniennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Douains est située à 6 kilomètres de Vernon et à une vingtaine d'Évreux. Elle est également à proximité immédiate du renommé château de Brécourt, d'époque Louis XIII, qui a été transformé en hôtel de luxe.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Douains est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Duni, Dunos vers 1026, Doens en 1264 [6].

D'après François de Beaurepaire : « Selon la forme de 1025, il s'agirait d'un pluriel de l'appellatif gaulois dunum bien connu, mais le caractère isolé de cette forme, ainsi que la difficulté d'une évolution en Douains amènent à demeurer réservé sur l'explication de ce nom de lieu. À signaler, une similitude, sans doute fortuite, avec Duingt (Haute-Savoie, Duginno VIIe siècle) »[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Propos liminaires : les détails historiques se rapportant à la commune trouvent leur source dans un document écrit qui fait référence, le Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure - histoire, géographie, statistique [8].

La commune de Brécourt est rattachée à Douains en 1909.

Économie[modifier | modifier le code]

Une zone d'aménagement concerté (ZAC) Normandie Parc est installée sur 80 hectares.

Sevépi, société coopérative agricole française, a son siège situé au sein de la ZAC. Y est aussi hébergé un lieu de retrait d'achats par internet de produits locaux frais.

La commune est le terrain d'un projet de « village de marques » dont le lancement, après 25 ans de recours et d’oppositions, a été officialisé début juillet 2019[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 mai 1892   Eugène Hildevert Huet   Chevalier de la Légion d'honneur en 1925 [10]
mars 2001 mars 2014 Nicole Nuyens    
mars 2014 juin 2020 Catherine Couanon DVD  
juin 2020 En cours Vincent Leroy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 494 habitants[Note 3], en augmentation de 3,78 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321337333383435451460432408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420377327335352353332296295
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315304308267279275267272311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
293261233298346465468456506
2018 - - - - - - - -
494--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Douains.
  • Château de Brécourt [15].
  • Cimetière animalier.
    L'association loi de 1901 « Les Jardins du Souvenir » a été fondée en 1989 par des maîtres d'animaux de compagnie [16]. Ses statuts ont été retouchés en assemblée générale extraordinaire des adhérents. Elle reste sans but lucratif. Un premier cimetière animalier a été ouvert dans l'été 1989 (400 tombes environ). Tout proche, un second cimetière a été inauguré dans l'été 1999. Devenue propriétaire des terrains en 1997-1998, l'association dispose également d'une réserve pour aménagements futurs. Le nombre de ses adhérents, bénéficiaires d'une tombe pour leurs petits compagnons, peut augmenter (600) dans l'été 2003.
  • Siège de la communauté d'agglomération des Portes de l'Eure (structure disparue fin 2016).
  • Église Notre-Dame [17].
    L'édifice actuel date en grande partie du XVIIe siècle, avec des remaniements au XIXe siècle. Richard II, duc de Normandie, par un acte de 1026, fait donation de l'église primitive dont rien ne subsiste à l'abbaye de Fécamp.
    Des matériaux de l'ancienne église de Boisset-Hennequin, démolie au XIXe siècle [18] auraient été remployés ici (mur Nord).
    La nef est précédée d'une tour carrée en moellon avec chaînes d'angle, baies et corniches appareillées en pierre de taille ; elle est flanquée d'une tourelle enfermant un escalier en vis qui conduit au clocher.
    Le mur sud est épaulé par des contreforts et percé de quatre baies dont deux datent du XIVe siècle : ouvertures rectangulaires divisées par un meneau à formes trilobées dans le chœur ; la troisième baie est en plein cintre, la quatrième est ogivale. Au nord, le mur reconstruit au XIXe siècle enferme des baies en plein cintre du XVIIe siècle.
    Au XIXe siècle, une sacristie est élevée contre le mur est du chevet.
  • Prieuré Saint-Barthélemy [19].
    N'en subsiste qu'une chapelle à usage de bâtiment agricole (par suite de la Révolution) ; l'ancien bâtiment conventuel est à usage de logement de fermier.
    Fondé au XIe siècle, le prieuré est placé sous la dépendance de l'abbaye Notre-Dame d'Ivry. Au XIIIe siècle, l'abbaye fait bâtir une chapelle dédiée à saint Barthélemy et un manoir pour la résidence des moines (mention au pouillé d'Évreux de 1370). La chapelle comprend des fenêtres en arc brisé et une porte d'entrée ogivale surmontée d'une archivolte du XIIIe ou XIVe siècle.
    Au travers des écrits d'Alphonse-Georges Poulain, on connaît mieux l'intérieur de la chapelle : le mur d'abside était percé d'une large baie, aujourd'hui fermée ; des consoles en pierre portaient des statues de chaque côté du maître-autel (un ange agenouillé tenant un écusson aux armoiries effacées (XIVe ou XVe siècle) et un chien courant (XIIIe ou XIVe siècle). Sur le mur nord-est était scellée une console en pierre sculptée à crochets, du XIIIe ou XIVe siècle ; sur le mur sud-ouest était creusée une cuvette double servant à l'écoulement des eaux d'ablution.
    Quelques bâtiments et un cimetière (on y inhumait les habitants du hameau) au nord-est de la chapelle, complétaient l'ensemble.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Emir Kusturica, réalisateur d'Underground, séjourne régulièrement dans cette commune.
  • L'actrice Catherine Deneuve possède un château dans les environs.
  • Le tueur en série Louis Poirson a enlevé deux de ses victimes dans le cimetière animalier de Douains : Jeannine Villain, 67 ans, et sa fille Monique, 44 ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Douains Blason
D'or à deux chevrons de gueules, au pal d'azur brochant chargé de trois fers de lance d'argent posés l'un sur l'autre, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé d’azur.
Détails
Création Jean-François Binon. Adopté le 29 juin 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 838.
  7. François de Beaurepaire - 1981 -Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure - Page 101.
  8. Louis-Étienne Charpillon et Anatole Caresme, Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes du département de l'Eure, 1868, p. 947
  9. « La construction du Village des marques McArthurGlen a été officiellement lancée ce matin à Douains, sur le site du Normandie Parc » ; voir sur actu.fr.
  10. « notice 19800035/109/13651 », base Léonore, ministère français de la Culture
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Château de Brécourt », notice no IA27000193, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Journal officiel de la République française du 10 mai 1989.
  17. « Église Notre-Dame », notice no IA27000184, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Actuelle commune de Saint-Vincent-des-Bois.
  19. « Prieuré Saint-Barthélemy », notice no IA27000186, base Mérimée, ministère français de la Culture.