Le Cormier

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Le Cormier
Le Cormier
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Sylvain Bignon
2020-2026
Code postal 27120
Code commune 27171
Démographie
Gentilé Cormiérais
Population
municipale
408 hab. (2017 en augmentation de 1,24 % par rapport à 2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 38″ nord, 1° 18′ 32″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 145 m
Superficie 10,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Évreux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pacy-sur-Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
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Le Cormier

Le Cormier est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune du Cormier s'étend sur environ 1 000 hectares et se compose du bourg et de sept hameaux : la Houssaye, le Bois-Brac, Martainville, le Buisson-Sagout, la Longue Haie, la Brosse et le Bois-Millon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Le Cormier est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cormer vers 1200[6].

La commune s'appelait Martainville-du-Cormier depuis la fusion en 1819[7] avec Martainville-près-Pacy[8], elle a pris son nom actuel en 1862.

De corme (ou sorbe), fruit de l'arbre intitulé le cormier[6], variété domestique du sorbier (Sorbus domestica), culture autrefois essentielle dans l’économie rural[9], dont le bois était utilisé pour fabriquer des manches d'outils[10]. Le sud du département de l’Eure est riche en cormiers[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de "Martainville-du-Cormier". Le hameau de Rochefort a été rattaché à la commune de Cierrey après 1911.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Marc Vancaeyzeele    
mars 2014 En cours Sylvain Bignon SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Après DUGUAY jusqu'en l'an XI, le maire de Martainville, puis de Martainville-du-Cormier sous la Restauration, fut un émigré amnistié, Jean Robert de Loubert de Martainville (1777-1851), héritier des seigneurs de Martainville, Rochefort et Longue Haie, vicomte en 1815, chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint Louis. SEUGE fut maire du Cormier jusqu'à la réunion en 1819.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2017, la commune comptait 408 habitants[Note 3], en augmentation de 1,24 % par rapport à 2012 (Eure : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1866 1872 1876 1881 1886 1891
400442427429401355363378317
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
333332341385306307290266270
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
272245221227289307339376391
2015 2017 - - - - - - -
404408-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le retable.
  • L'église Notre-Dame : elle a été remaniée au cours des siècles. Ses principales modifications ont été effectuées au XVIe siècle, après la destruction de l'église de Martainville, qui était plus grande. C'est de cette époque que date le retable du maître autel, représentant des scènes de la vie de la Vierge. Il s'agit d'un monument en pierre avec des décors en haut-relief, qui comporte quelques éléments de bois rajoutés au XVIIe siècle. Le clocher renferme deux cloches baptisées Marie-Cécile (du prénom de la fille aînée du maire JR de Loubert) et Marie-Elisabeth.
  • Un cormier, arbre fruitier rare, pousse devant la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Depuis 1544 et jusqu'à la Révolution, Martainville était le fief de la Famille de Loubert. Blaise de Loubert fut anobli écuyer en 1544. Sa descendante par la branche aînée, Marthe, fille de Louis, dame de Martainville, Rochefort et Longue-Haie conserva le nom en épousant en 1677 son cousin de la branche cadette, Alexandre de Loubert seigneur d'Epiez et Neuilly.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, , p. 281.
  7. Bénigne Ernest Poret, Dictionnaire topographique du département de l'Eure, vol. 7, , p. 137.
  8. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, A. et J. Picard, , p. 94.
  9. a et b E. Moinet, Traité du cormier, , p. 11.
  10. Pierre Gastal, Sous le français, le gaulois : Histoire, vocabulaire, étymologie, toponymie, Éd. le Sureau, , p. 91.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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