Merey

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Merey
Merey
Rue de Merey.
Blason de Merey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Noureddine Sghaier
2020-2026
Code postal 27640
Code commune 27400
Démographie
Gentilé Mereyens
Population
municipale
345 hab. (2018 en augmentation de 1,17 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ nord, 1° 24′ 30″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 133 m
Superficie 8,66 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pacy-sur-Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
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Merey

Merey est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est longée à l'est par l'Eure, affluent de la Seine, qui la sépare de Breuilpont.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Merey est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon A. de Dion, les formes Madriacensis pagi v.692, pago Madriacensi 707[6] ne sont pas attribuable à Merey[7], ainsi que Madrinniaco v.999 qui devrait aboutir à une forme Marigny[8].

Les mentions anciennes de Merey indiscutables sont : Merri 1205[9],[6], Méré XIIIe siècle[9], Merré v. 1247[9], Méreil 1591[9], Merey v. 1757[10], Merei-sur-Eure 1828[9], Merey v. 1850[10].

Pour l'étymologie de Merey, en l'absence de mentions mérovingiennes ou carolingiennes, il est difficile de confirmer que ce toponyme pourrait se rattacher à l'abondante famille de mot gallo-romain Matriacus, composés de Mater "mère" + suff. -iacus "domaine de", d'où "Domaine de la Mère". Cependant la proximité de l'église avec la rivière Eure rend plausible cette hypothèse, et justement dédiée à Notre-Dame, mère du Christ, hélas détruite en 1835, et qui a peut-être remplacé un culte gallo-romain à la déesse Mère et des eaux sacrées chez les celtes[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Paléolithique

Un atelier d'instruments en silex a été mis en évidence dans la commune de Merey, en 1872[12].

  • Mérovingiens

Des plaques boucles d'époque mérovingienne ont été trouvées dans la commune de Merey[13]. Il a été faussement avancé que le village (pagus de Merey) aurait été la véritable capitale de la Madrie à l'époque mérovingienne[7].

  • Capétiens

Un donjon de bois a été archéologiquement identifié, il s'élevait sur la motte de Mérey. C'est le seul identifié en Haute - Normandie[14].

Le village a possédé une église Notre-Dame. Après la Révolution, elle fut vendue en 1813 et détruite en 1835.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Merey.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

écartelé : au 1) de sinople à la feuille de chêne d'or en bande, au 2) d’argent aux trois merlettes de sable, à la filière de gueules, au 3) d’argent à la roue de moulin de sable soutenue d'une jumelle ondée alésée d’azur, au 4) de sinople à la hure de sanglier d'or défendue d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 mars 2008 Stanislas Piedel    
mars 2008 février 2017 Lucien Tesquet    
février 2017 en cours Nathalie Plaza    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2018, la commune comptait 345 habitants[Note 3], en augmentation de 1,17 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259255200215219229210210194
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
180170156158149106124121113
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1131211421091271051059977
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
98127138192185260286332345
2018 - - - - - - - -
345--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château à motte du début du XIIe siècle[19], sommairement étudiée en 1938. Jacques Le Maho rappelle qu'une seule tour de bois sur une motte a été archéologiquement identifiée en Normandie : c'est celle de Merey.
  • Les Deux Vallées, domaine résidentiel privé, allée de Madrie.
  • Résidence La Haie Vive, domaine résidentiel privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Clary-Baroux (1865-1933), peintre, est venu y réaliser un tableau du pont de Merey-sur-Eure.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. a et b NEGRE (E.) Toponymie générale de la France (1990), t. 1, 505 - (ISBN 2600028838).
  7. a et b DION (A.), Le pays de Madrie. Trente-sixième session tenue à Chartres 1869, 1870, p. 374, 379.
  8. GUERARD (B.) Polyptyque de l'abbé Irminion (1844), t. 1, p. 70.
  9. a b c d et e BLOSSEVILLE (marquis de Dictionnaire topographique du département de l'Eure (1878), p. 139.
  10. a et b IGN, carte de Cassini, Carte d'Etat-Major 1820-1866, en ligne.
  11. BECK (Emilie) BECK Moderne Goddesses in Celtic Religion — Cult and Mythology/ A Comparative Study of Ancient Ireland, Britain and Gaul (2009), p. 334-465
  12. GUERIN (R.) Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, (1872), t. 2, p. 579-581
  13. LOREN (Claude) Fibules et plaques-boucles à l'époque mérovingienne en Normandie (2001), p. 6.
  14. BAYLE (Maylis) L'architecture normande au Moyen Age (2001), t. 1, p. 241.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. Anne-Marie Flambard Héricher, « Quelques réflexions sur le mode de construction des mottes en Normandie et sur ses marges », Cahier des Annales de Normandie, n°32, 2002. Mélanges Pierre Bouet. pp. 123-132 [1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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