Pressagny-l'Orgueilleux

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Pressagny-l'Orgueilleux
Pressagny-l'Orgueilleux
Le château de la Madeleine, Logo monument historique Inscrit MH (2002).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Pascal Mainguy
2020-2026
Code postal 27510
Code commune 27477
Démographie
Gentilé Pressécagniens
Population
municipale
700 hab. (2018 en diminution de 0,85 % par rapport à 2013)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 59″ nord, 1° 26′ 48″ est
Altitude Min. 12 m
Max. 136 m
Superficie 10,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Andelys
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Pressagny-l'Orgueilleux

Pressagny-l'Orgueilleux est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Ses habitants se nomment Pressécagniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pressagny-l'Orgueilleux se situe dans la vallée de la Seine, en contrebas du plateau du Vexin normand. Elle est distante de 50 minutes de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Pressagny-l'Orgueilleux est située sur la rive droite de la Seine à 6 km en aval de Vernon. Elle couvre une superficie de 1 027 ha comprenant trois îles en mitoyenneté avec la commune de Saint-Pierre-d'Autils (en vis-à-vis sur la rive gauche de la Seine), la vallée, les pentes boisées et le plateau boisé lui aussi.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est riveraine de la Seine.

Le sol[modifier | modifier le code]

Le terrain alluvionnaire est sablonneux et caillouteux dans la vallée. Il est d'argile à silex sur les coteaux et le plateau. 150 hectares sont exploités en terres agricoles et plus de 700 hectares sont couverts de forêts privées.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

  • La route départementale 313 (RD 313) forme la principale voie d'accès de l'axe routier Vernon - Les Andelys. Son tracé est étroit et sinueux dans la traversée de l'agglomération.
  • Le chemin vicinal no 11 relie la commune au plateau du Vexin et à l'ancien chef-lieu de canton, Écos.
  • Le chemin vicinal no 50 double la RD 313 en évitant la traversée de l'agglomération puis s'en écarte vers le nord.
  • Le chemin de contre-halage appartient à la commune, en partie aménagé pour la promenade. Il se poursuit vers Notre-Dame-de-l'Isle et vers Vernon.
  • De nombreux sentiers sont disponibles à la promenade et la randonnée. Celui du Catenai traverse aussi les communes de Notre-Dame-de-l'Isle et de Port-Mort et forme un circuit de 23 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 706 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Buhy », sur la commune de Buhy, mise en service en 1986[7] et qui se trouve à 19 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,1 °C et la hauteur de précipitations de 727,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Évreux-Huest », sur la commune de Huest, mise en service en 1968 et à 20 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,3 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pressagny-l'Orgueilleux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (73,3 %), terres arables (10,9 %), zones urbanisées (9,3 %), prairies (4,4 %), eaux continentales[Note 7] (2,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est cité dans une charte de 729, du temps de Thierry IV sous la forme Prisciniacus[21],[22],[23], en 876, sous la même forme et Presegniacum Lorguellox au début du XIIIe siècle[23], Pressigny-l’Orguilleux en 1450[22]. Une autre mention de 682, confirmerait le don de biens situés dans cette ville à l'abbaye Saint-Germain-des-Prés[24].

Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman *PRISCINIACU, composé du suffixe d'origine gauloise -IACU et du nom de personne latin Priscinus (porté par un indigène gaulois).

Homonymie avec Précigné (Sarthe, Prisciniacus 778) et les différents Pressigny, ainsi que Pressignac, tous issus de Prisciniacus)[23],[25].

Le qualificatif -l'Orgueilleux n'est attesté qu'au début du XIIIe siècle et provient de la nécessité de faire la distinction avec le village voisin de Pressagny l'Isle[23], ancien nom de Notre-Dame-de-l'Isle, où un hameau Pressagny le Val existe encore de nos jours[23]. On peut noter la relation avec le village du Goulet situé sur la rive opposée de la Seine, et désigné ad Orguletum et Portus Orgul vers 1026[23].

La racine Orgul- est peut-être la même que celle du nom commun orgueil, puisque ce mot, d'origine germanique : ancien bas francique *urgōlī / *orgōli « fierté » (cf. bas allemand urgol « excellent »; vieux haut allemand urguol « excellent, fier »; anglo-saxon orgol « fierté »), a aussi été employé dans au sens concret de « grosse cale de bois ou de pierre, qui, insérée sous un levier, lui sert de point d'appui » (1376, Modus et Ratio, 124, 77 dans T. L.)[26],[27]. Il n'est pas sûr qu'il s'agisse du même étymon[26]. Par la suite, une confusion se serait opérée avec l'adjectif orgueilleux, relevé dans la forme latinisée [Presseium] superbum au XIIIe siècle (p. d’Eudes Rigaud et de Raoul Roussel)[22]. Le latin superbus signifie en effet « fier, insolent, superbe, magnifique », « fier de son origine » et sŭperbĭa « orgueil, arrogance, dédain, hauteur ». Le déterminant -l'Orgueilleux est d'ailleurs récurrent en toponymie puisqu'on l'observe par exemple dans Corvol-l'Orgueilleux (Nièvre, Corvolium Superbum en 1239; Courvaul Lourguilleux) apparu à la même époque[28].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Pressagny-sous-Vernon[29].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au début du IXe siècle, Pressagny faisait partie des possessions de l'abbaye de Saint-Germain des Prés, c'était une des rares possessions de cette abbaye sur la rive droite du fleuve mais sur une route d'une grande importance économique[30].
  • En 856, les vikings s'établirent au camp du Goulet (face à Pressagny) et firent quelques dégâts dans la région[31].
  • En 1156, le roi Henri II d'Angleterre donne aux bénédictins de Bernay l'église de Pressagny avec les dîmes et dépendances. L'abbaye de Bernay fait construire le prieuré de Saint-Michel-et-Saint-Martin qui est mentionné au XIVe siècle.
  • En 1129, Adjutor de Vernon, de retour de croisade fonda un ermitage, lieu de prière dédié à sainte Marie-Madeleine. Après son décès en 1131, les moines de l'abbaye de Tiron au Perche, héritiers du domaine, construisirent autour de la tombe de saint Adjutor le prieuré de la Madeleine. En raison de la suppression d'un gouffre en Seine qui provoquait beaucoup de naufrages, saint Adjutor est devenu le patron des mariniers.
  • Au XVIe siècle, le village connut une période florissante. Les rois de France venaient chasser en forêt de Vernon. Il reste de cette époque les vestiges d'un pavillon de chasse avec une cheminée à cariatides comme on peut en trouver dans les châteaux de la Loire. Les habitants faisaient les huées (ils rabattaient le gibier) chaque fois que le roi chassait ou faisait chasser. Une rue s'appelle encore la rue aux Huards.
  • Au XVIIIe siècle, le marquis de Tourny à qui l'on doit les Allées de Tourny (Bordeaux) était, entre autres, seigneur de Pressagny-l'Orgueilleux.
  • Pendant la Révolution française, les deux prieurés furent vendus comme biens nationaux. Un atelier de fabrication de salpêtre fut installé dans l'ex-prieuré de la Madeleine. Les habitants du village devaient y livrer les cendres de leurs foyers afin d'en tirer la potasse, matériau de base de cette industrie utile pour la fabrication de la poudre à canon[32].
  • À la fin du XVIIIe siècle, un chantier de construction navale fut implanté sous l'église pour y construire des navires de ligne. Des tonneliers de la région furent réquisitionnés pour devenir charpentiers de marine. Des souscriptions furent ouvertes pour le financement de la construction de ces bâtiments[33].
  • Le , les soldats blessés de la Grande Armée descendaient la Seine sur des flettes, ils logeaient chez l'habitant pour la nuit. Ce jour, deux flettes se sont arrêtées à Pressagny et l'un des soldats, Louis Buzaret, d'origine bretonne, a succombé chez son hôte. Il est enterré dans le cimetière [32].
  • Le , la municipalité a décerné à Étiennette Parmentier le titre de citoyenne d'honneur de Pressagny-l'Orgueilleux. Depuis, une rue porte son nom. Étiennette Parmentier[34] a sauvé des personnes et des biens pendant la dernière guerre, elle a rédigé ses souvenirs qui couvrent la première moitié du XXe siècle.
  • Un fascicule a été aussi publié par la municipalité : Pressagny l'Orgueilleux… depuis ses origines jusqu'à la fin du siècle.
  • En a été publié un ouvrage de 368 pages qui retrace l'histoire de Pressagny-l'Orgueilleux, des origines à la fin de la Quatrième République. Cet ouvrage illustré : Pressagny-l'Orgueilleux. Histoire d'un village normand au bord de la Seine est accessible chez l'auteur : Rémy Lebrun, maire honoraire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
20 février 1790   Thomas-François Le Marié    
11 Frimaire An II   Jean Baptiste Eustache    
janvier 1808   Jean-Baptiste de Cacqueray   Nommé
13 octobre 1811   Jean-Jacques Eustache   Nommé
20 avril 1817   Jean Baptiste Eustache   Nommé
4 avril 1820   Alexandre Marie de Seguin   Nommé
10 février 1830   Pierre André Eustache   Nommé
1er novembre 1840   Jean Benard (père)   Nommé
15 août 1848   Antoine René de Perier   Élu
2 septembre 1860   Antoine René de Perier   Nommé
2 janvier 1865   Jean Benard (fils)   Nommé
5 octobre 1870   Eustache Renault   Nommé
8 octobre 1876   Eustache Renault    
21 janvier 1878   Zacharie Benard   bénéfice de l'âge
18 mai 1884   Henri Chauvet    
20 mai 1888   Pierre Pantin    
15 mai 1891   Alexandre Lehec    
17 mai 1896   Alexandre Lehec    
20 mai 1900   Alexandre Lehec    
15 mai 1904   Alexandre Lehec    
17 mai 1908   Alexandre Lehec    
19 mai 1912   Alexandre Lehec    
11 décembre 1919   Alexandre Lehec    
15 mai 1925   Alexandre Lehec    
14 octobre 1928   Emile Lanvin    
30 septembre 1932   Léon Guinel    
19 mai 1935   Léon Guinel    
19 décembre 1940   Louis Varin   nommé
9 août 1941   Raoul Herpin délégation spéciale nommé président
29 août 1944   Louis Expert-Bezançon   nommé
22 mai 1945   Marcel Gimonet    
26 octobre 1947   Marcel Gimonet    
26 décembre 1948   Jean Dupuis    
19 mai 1953   Jean Dupuis    
21 mars 1959   Jean Dupuis    
20 mars 1965   Jean Dupuis    
27 mars 1971   Jean Dupuis    
2 juillet 1973   Jacques Eudier    
6 octobre 1973   Rémy Lebrun    
24 mars 1977   Rémy Lebrun    
14 mars 1983 mars 1989 Jean-Marie Malafosse    
12 mars 1989 juin 1995 Jean-Marie Malafosse    
11 juin 1995 mars 2001 Jean-Marie Malafosse    
11 mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Malafosse    
14 mars 2008 mars 2014 Jacky Meneray    
30 mars 2014 en cours Pascal Moreau SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2018, la commune comptait 700 habitants[Note 8], en diminution de 0,85 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504509515406419409437319397
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378334359343327312282284291
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234247236201192195211220236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
226232327482617757725711706
2018 - - - - - - - -
700--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de la Madeleine. Construit en 1810 par le général de Brémond sur le site du prieuré de la Madeleine, il est ensuite la propriété de 1824 à 1839 du poète Casimir Delavigne qui le vend en 1839 à Antoine René de Perier, maire de Pressagny-l'Orgueilleux de 1848 à 1865. Acheté en 1864 par la baronne Thénard, il est profondément remanié[38]. Une aile en béton est ajoutée en 1932 par l'entrepreneur de travaux publics Antoine Gianotti, politicien des Alpes-Maritimes[39]. En 1946, l'entreprise Lebréjal installe une laiterie et, dans les années 1950, restaure la chapelle. En , l'ensemble du bâti est inscrit au titre des Monuments historiques, Logo monument historique Inscrit MH (2002). Le parc est mentionné à l'inventaire général du patrimoine culturel[40].
  • Église Saint-Martin, presque entièrement détruite par un bombardement en , reconstruite sur les plans d'Henry Pottier, architecte de Vernon, est inaugurée le . Les vitraux sont réalisés par Ernest Risse. L'église est mentionnée à l'inventaire général du patrimoine culturel[41].
  • Manoir du Clos-de-l'Aître.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site classé[modifier | modifier le code]

Site inscrit[modifier | modifier le code]

  • Le chêne de la mère de Dieu, Logo des sites naturels français Site classé (1934)[43]. Lieu de pèlerinage. L'arbre plusieurs fois centenaire est mort au milieu du XXe siècle. Il a été replanté symboliquement par la municipalité le . Une statuette de la Vierge dans une niche en pierre, enfermée par une grille en fer, matérialise le site encore vénéré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Adjutor, fils du seigneur Jean de Vernon et de Rosamonde de Blaru ; au retour de la Croisade, s'est fait ermite sur sa propriété du Mont à Pressagny-l'Orgueilleux où il est décédé le . Les moines de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron élèveront sur ce lieu le prieuré de la Madeleine.
  • Pierre Barbâtre, moine du prieuré de La Madeleine, qui a rédigé son journal de voyage en Terre sainte en 1480[44].
  • Charles, Louis, Auguste Le Tellier d'Orvilliers, officier du roi, de retour de la guerre d'indépendance des États-Unis, fit construire sur l'emplacement du prieuré de Saint-Michel-et-Saint-Martin une maison inspirée de celle de George Washington.
  • Décorchemont, famille d'artistes arrivée en 1794. Tous furent nés à Pressagny : Jean-Louis (1764-1813) charpentier de marine, Victor Auguste, menuisier huchier, Marie Joseph (1830-1913) sculpteur, et Louis Émile (1851-1921) professeur à l'École des Arts Décoratifs, sculpteur. Le fils de Louis Émile, François Décorchemont (1880-1971), fut maître verrier à Conches-en-Ouche.
  • Joseph François Dominique de Brémond [45], né à Grenoble le et mort le à Montpellier, est général d'Empire ; il fait construire à partir de 1811 la grande maison de La Madeleine, base de l'actuel château. Son épouse, Charlotte, "Henriette" Oelegarde Bernardine, baronne von Lehsten, était originaire du grand-duché de Mecklembourg-Schwerin.
  • Alexandre de Seguin, propriétaire des châteaux de Tosny et de Pressagny l'Orgueilleux, bienfaiteur de l'hôpital du Petit Andely, a été maire entre 1820 et 1830.
  • Casimir Delavigne a résidé au château de la Madeleine, dont il fut propriétaire de 1824 à 1839.
  • Antoine René de Perier, propriétaire du château de la Madeleine de 1839 à 1864, garde du corps surnuméraire de 1818 à 1819 au sein de Maison militaire du roi Louis XVIII (compagnie d'Havré)[46], auteur, président de la société des peintres de Rouen et maire de la commune de 1848 à 1865.
  • Victorine Humblot, veuve de Louis Jacques Thénard, achète le le domaine de La Madeleine et en modifie l'aspect en transformant la simple maison en un château de style néo-Renaissance et en redessinant les jardins. La propriété reste dans sa famille jusqu'en 1915[47].
  • Hippolyte Camille Delpy (1842-1910), artiste-peintre, élève de Daubigny, y aurait habité et y aurait peint[réf. nécessaire] les bords de Seine et les lavandières des environs.
  • La bande à Bonnot : vers 1910, ce groupe de braqueurs et de meurtriers eut un pied-à-terre dans la rue principale.
  • William Brock , artiste peintre anglais, fils de Sir Thomas Brock, sculpteur de la reine Victoria, y a vécu de 1903 à 1914. A épousé Gustavie Nauzet le en la mairie communale ; en sont issus cinq enfants tous nés dans la commune.
  • Gaston Gallimard y possédait une résidence ; sépulture au cimetière.
  • Valentine Tessier, actrice de théâtre et de cinéma, amie de cœur de Gaston Gallimard. Elle y possédait une résidence ; sépulture au cimetière.
  • Jean Renoir, cinéaste, y a résidé.[réf. nécessaire]
  • Raoul Guérin, dessinateur humoriste, qui croquait les bourgeois de Paris dans les années 1930, est venu régulièrement loger à l'hôtel restaurant de « La Marette ». Il profitait de ces séjours pour pêcher en Seine.
  • Étiennette Parmentier (1903-1986). Citoyenne d'honneur, elle a rédigé ses mémoires et a sauvé des personnes et des biens pendant le second conflit mondial. Elle a créé des liens internationaux en mettant en relation les enfants dont elle avait la responsabilité au sein du lycée de Vernon avec ses anciens élèves répartis dans le monde. Elle a été une militante de la réconciliation franco-allemande au sein du jumelage de Vernon avec Bad Kissingen [48].
  • Michel Tapié (1909-1987), critique d'art, petit-neveu d'Henri de Toulouse-Lautrec a sa sépulture au cimetière.
  • Eggly (1908-1998)[réf. nécessaire], artiste peintre, y a vécu de 1958 à 1974.
  • C. Jérôme y possédait une résidence.
  • Zinzin (Bruno Desmet), né le à Vernon, accordéoniste de Pascal Sevran dans La Chance aux chansons. Il a vécu avec sa famille à Pressagny dès 1975, a fréquenté l'école communale et a animé de nombreuses fêtes au village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Buhy - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pressagny-l'Orgueilleux et Buhy », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  48. Étiennette Parmentier, citoyenne d'honneur de Pressagny-l'Orgueilleux, éditions Bertout 1992 ; disponible en mairie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un fascicule a été aussi publié par la municipalité : Pressagny l'Orgueilleux… depuis ses origines jusqu'à la fin du siècle.
  • En a été publié un ouvrage de 368 pages qui retrace l'histoire de Pressagny-l'Orgueilleux, des origines à la fin de la quatrième république. Cet ouvrage illustré : Pressagny-l'Orgueilleux. Histoire d'un village normand au bord de la Seine est accessible chez l'auteur : Rémy Lebrun, maire honoraire.