Écouis

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Écouis
Écouis
L'hôtel de ville.
Blason de Écouis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Loseille
2014-2020
Code postal 27440
Code commune 27214
Démographie
Gentilé Escovien
Population
municipale
828 hab. (2015 en augmentation de 4,28 % par rapport à 2010)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 41″ nord, 1° 25′ 55″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 156 m
Superficie 13,07 km2
Localisation

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Écouis est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Escoviens.

Géographiquement et historiquement Écouis est un village du Vexin normand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située sur la route reliant Paris à Rouen, c'est une petite localité d'environ 800 habitants. Elle comprend les hameaux: Mussegros, Villerest et Brémules.

Communes limitrophes d’Écouis[1]
Val d'Orger (comm. dél. de Gaillardbois-Cressenville) Touffreville
Mesnil-Verclives
Bacqueville
Houville-en-Vexin
Écouis[1] Boisemont
Fresne-l'Archevêque Corny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous les formes Scodeis XIe siècle, Escoies XIIIe siècle[2].

François de Beaurepaire suggère une forme en -iacas, suffixe à l'accusatif pluriel, issu de -acum et qui explique les terminaisons en -ies de Picardie, de Belgique et dont il existe quelques applications en Normandie (cf. Guiseniers, Dardez, également dans l'Eure). Il marque la propriété et est généralement précédé d'un anthroponyme

Par contre, il doute de l'existence du nom de personne Scotus qui pourrait expliquer le premier élément. Ce même anthroponyme est reconnu par Albert Dauzat et Charles Rostaing dans le nom de lieu Écouen (Escuem XIIe siècle)[3].

Conjecturellement, on peut interpréter le premier élément par l'appellatif germanique skauti « hauteur, pente » ou *skot « bosquet »[4], que l'on retrouverait dans Écos (Escoz v. 1034, Scoht 1060)[5].

Comme c'est souvent le cas, le gentilé ne tient pas compte des formes anciennes qui impliqueraient les Escotiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ritumagos, station sur la voie romaine allant de Graville à Troyes, citée dans l'itinéraire d'Antonin et la table de Peutinger.

En 1141, Alfred, seigneur de Gamaches, donne l'église Saint-Aubin à l'abbaye du Bec. En 1307, le roi Philippe le Bel offrit la seigneurie d'Écouis à Enguerrand de Marigny. Celui-ci habitait au manoir du Fay, aujourd'hui détruit. Il a fondé un hospice et une collégiale de douze chanoines qui ont perduré jusqu'à la Révolution[6].

En 1800, Écouis perd sa courte qualité de chef-lieu de canton. En 1843, elle absorbe la commune de Villerest.

Au XIXe siècle, la commune comprend « 9 débits de boissons, 2 hôtels restaurants, 3 épiceries, 2 garagistes, charron, bourrelier, cordonnier, grainetier, quincaillerie, 2 couvreurs, 3 maçons, menuisiers et même un photographe »[7]. La commune construit la mairie actuelle en 1903, pour une somme de 40 000 francs, grâce au legs de madame Gloria.

En septembre 1914, un commando allemand chargé de faire sauter le pont d'Oissel, traversa le village, à bord de véhicules à moteur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1842   Jean Langlois    
1936   M. Lebatard    
mars 2001 2008 Christine Delafontaine    
2008 2014 Claude Roussel    
2014 en cours Patrick Loseille EXD Agent technique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 828 habitants[Note 1], en augmentation de 4,28 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568643637628729900923928879
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
957849946944964888880833802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835779656544591699715629838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
794781734700714716752757822
2015 - - - - - - - -
828--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale d'Écouis.

Écouis possède une collégiale de dimensions imposantes fondée par Enguerrand de Marigny. L'intérieur de l'édifice renferme plusieurs statues remarquables.

Article détaillé : Collégiale Notre-Dame d'Écouis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Écouis

Ses armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or à l'aigle de sable, becquée et membrée de gueules

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 103.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud 1979. p. 259.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. François de Beaurepaire, op. cit., p. 102 - 103.
  6. Histoire et Géographie du Département de l'Eure - Rateau et Pinet - 1870
  7. L'Andelle et ses plateaux, octobre 2010, Charleval: Éditions du Bois.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.