Écouis

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Écouis
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Écouis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Loseille
2014-2020
Code postal 27440
Code commune 27214
Démographie
Gentilé Escovien
Population
municipale
833 hab. (2014)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 41″ nord, 1° 25′ 55″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 156 m
Superficie 13,07 km2
Localisation

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Écouis

Écouis est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Escoviens.

Géographiquement et historiquement Écouis est un village du Vexin normand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située sur la route reliant Paris à Rouen, c'est une petite localité d'environ 800 habitants. Elle comprend les hameaux: Mussegros, Villerest et Brémules.

Communes limitrophes d’Écouis[1]
Val d'Orger (comm. dél. de Gaillardbois-Cressenville) Touffreville
Mesnil-Verclives
Bacqueville
Houville-en-Vexin
Écouis[1] Boisemont
Fresne-l'Archevêque Corny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est attesté sous les formes Scodeis XIe siècle, Escoies XIIIe siècle[2].

François de Beaurepaire suggère une forme en -iacas, suffixe à l'accusatif pluriel, issu de -acum et qui explique les terminaisons en -ies de Picardie, de Belgique et dont il existe quelques applications en Normandie (cf. Guiseniers, Dardez, également dans l'Eure). Il marque la propriété et est généralement précédé d'un anthroponyme

Par contre, il doute de l'existence du nom de personne Scotus qui pourrait expliquer le premier élément. Ce même anthroponyme est reconnu par Albert Dauzat et Charles Rostaing dans le nom de lieu Écouen (Escuem XIIe siècle)[3].

Conjecturellement, on peut interpréter le premier élément par l'appellatif germanique skauti « hauteur, pente » ou *skot « bosquet »[4], que l'on retrouverait dans Écos (Escoz v. 1034, Scoht 1060)[5].

Comme c'est souvent le cas, le gentilé ne tient pas compte des formes anciennes qui impliqueraient les Escotiens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ritumagos, station sur la voie romaine allant de Graville à Troyes, citée dans l'itinéraire d'Antonin et la table de Peutinger.

En 1141, Alfred, seigneur de Gamaches, donne l'église Saint-Aubin à l'abbaye du Bec. En 1307, le roi Philippe le Bel offrit la seigneurie d'Ecouis à Enguerrand de Marigny. Celui-ci habitait au manoir du Fay, aujourd'hui détruit. Il a fondé un hospice et une collégiale de douze chanoines qui ont perduré jusqu'à la Révolution[6].

Jusqu'en 1800, Écouis est le chef-lieu de canton.

Au XIXe siècle, la commune comprend « 9 débits de boissons, 2 hôtels restaurants, 3 épiceries, 2 garagistes, charron, bourrelier, cordonnier, grainetier, quincaillerie, 2 couvreurs, 3 maçons, menuisiers et même un photographe »[7]. La commune construit la mairie actuelle en 1903, pour une somme de 40 000 francs, grâce au legs de madame Gloria.

En septembre 1914, un commando allemand chargé de faire sauter le pont d'Oissel, traversa le village, à bord de véhicules à moteur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Écouis

Ses armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or à l'aigle de sable, becquée et membrée de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   M. Lebatard    
mars 2001 2008 Christine Delafontaine    
2008 2014 Claude Roussel    
2014 en cours Patrick Loseille EXD Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 833 habitants, en augmentation de 7,07 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568 643 637 628 729 900 923 928 879
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
957 849 946 944 964 888 880 833 802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835 779 656 544 591 699 715 629 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
794 781 734 700 714 716 757 822 833
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale d'Écouis.

Écouis possède une collégiale de dimensions imposantes fondée par Enguerrand de Marigny. L'intérieur de l'édifice renferme plusieurs statues remarquables.

Article détaillé : Collégiale Notre-Dame d'Écouis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 103.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud 1979. p. 259.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. François de Beaurepaire, op. cit., p. 102 - 103.
  6. Histoire et Géographie du Département de l'Eure - Rateau et Pinet - 1870
  7. L'Andelle et ses plateaux, octobre 2010, Charleval: Éditions du Bois.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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