Direction générale de la Sécurité intérieure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis DCRI)
Direction générale
de la sécurité intérieure
upright=Article à illustrer Organisation
Image dans Infobox.
Histoire
Fondation
Prédécesseur
Direction centrale du Renseignement intérieur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Type
Forme juridique
Domaines d'activité
Siège
Pays
Organisation
Directeur général de la Sécurité intérieure
Organisation mère
Budget
200,8 millions d'euros[1]
Sites web
Identifiants
SIREN

La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), parfois simplement appelée Sécurité intérieure (SI), est l'unique service spécialisé de renseignement français relevant du ministère de l'Intérieur français. Fondé par le décret du , il est chargé, sur l’ensemble du territoire, de rechercher, centraliser et exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la nation.

La DGSI s'est substituée à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)[2], née en 2008 de la fusion de la direction de la Surveillance du territoire (DST) et de la direction centrale des Renseignements généraux (RG)[3],[4].

En devenant une direction générale, la DGSI obtient une autonomie de gestion ainsi qu’une augmentation de ses moyens humains et financiers.

L’article 1 du décret du 30 avril 2014 donne à la DGSI une double compétence.[5] D’abord une compétence générale en renseignement dans tous les domaines intéressant la sécurité nationale et les intérêts fondamentaux de la Nation. Ensuite une compétence judiciaire. Cette dernière est d’une part exclusive en matière de contre-espionnage, de compromission du secret de la défense nationale et de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive. Elle est d’autre part partagée avec la police judiciaire en ce qui concerne le contre-terrorisme et la cybercriminalité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Direction de la Surveillance du territoire (DST)[modifier | modifier le code]

Fondée en 1944, la direction de la Surveillance du territoire était chargée du contre-espionnage.

Direction centrale des renseignements généraux (RG)[modifier | modifier le code]

La direction centrale des renseignements généraux était chargée de la recherche et de la centralisation des renseignements destinés à informer le Gouvernement ; elle participait à la défense des intérêts fondamentaux de l'État ; elle concourait à la mission générale de sécurité intérieure. De plus, elle était chargée de la surveillance des établissements de jeux et des champs de courses.

Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)[modifier | modifier le code]

Ancien logo de la DCRI, devenue depuis la DGSI.

La fusion des RG et de la DST est une question en suspens depuis plusieurs années lorsqu'en 1994, le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua commande à la DST un rapport sur l'état des services de renseignement français. Le rapport écrit contient deux préconisations : le rapprochement de 80% des activités des deux services, ainsi qu'un meilleur contrôle parlementaire[6]. Le projet n'aboutit pas, et il faut attendre la volonté affichée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il est ministre de l'Intérieur puis candidat à l'Élysée pour que la question réémerge. Le « chantier » est lancé officiellement par le Conseil des ministres du 20 juin 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, pourtant réputée être réticente à cette fusion, charge le directeur général de la Police nationale, Frédéric Péchenard, d'une étude sur le dossier[7].

La fusion entre RG et DST est effective au [8].

Une partie des anciens fonctionnaires des Renseignements généraux intègre par ailleurs la sous-direction de l’Information générale (SDIG) de la direction centrale de la Sécurité publique, représentée dans les départements de métropole et d'outre-mer par les services départementaux de l'Information générale, au sein des directions départementales de la Sécurité publique[9].

En 2014, le SDIG devient le Service central du renseignement intérieur (SCRT). Il est en charge de la surveillance des mouvements sociaux, des dérives sectaires, des violences urbaines ainsi que des mouvements ultras de droite comme de gauche.[10]

Une des premières apparitions dans les médias de la nouvelle DCRI fut l'arrestation de Julien Coupat dans le cadre de l'affaire de Tarnac.

En décembre 2008, le siège de la DCRI fait l'objet d'un projet d'attentat orchestré par un homme de la région parisienne[11].

Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)[modifier | modifier le code]

À la suite du changement de majorité politique au printemps 2012, les pouvoirs exécutif et législatif souhaitent réévaluer le rôle de la DCRI. En mai 2013, un rapport parlementaire sur les services de renseignement est présenté par le député PS Jean-Jacques Urvoas et son collègue UMP Patrice Verchère[12]. Le rapport critique le fonctionnement de la DCRI et en particulier le traitement des attentats de mars 2012 en France. Le 17 juin, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls annonce une réforme du renseignement intérieur. Cette réforme est officialisée par le décret no 2014-445 du 30 avril 2014, qui entre en vigueur le 12 mai 2014. La DCRI devient la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), et n’est plus placée sous la tutelle de la direction générale de la Police nationale mais directement sous celle du ministre de l'Intérieur, avec plus d'autonomie. La DGSI conserve l'intégralité de ses effectifs, auxquels s'ajoutent des contractuels (ingénieurs, programmeurs, linguistes)[13],[14],[15]. Patrick Calvar est confirmé dans ses fonctions[16].

En 2015, la loi relative au renseignement étend les pouvoirs de la DGSI en donnant une base légale aux écoutes des locaux et des domiciles, aux logiciels espions ou aux IMSI-catchers et ouvre de nouvelles techniques de renseignement.

L’action de la DGSI est contrôlée et encadrée juridiquement[17] par différentes instances :

  • Contrôle interne administratif et hiérarchique par l’inspection générale de la sécurité intérieure et le ministre de l’intérieur.

o  La commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), créée par la loi renseignement du 24 juillet 2015, vérifie la légalité des demandes des techniques de renseignement sollicitées par les services et émet un avis avant l’autorisation du Premier ministre.

o   La commission du secret et de la défense nationale[19] (CSDN) contrôle les demandes de déclassification d’informations protégées par le secret de la défense nationale.

o  La commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) veille à la protection des données personnelles qui peuvent être collectées par la DGSI.

  • Contrôle parlementaire par la délégation parlementaire au renseignement (DPR) dont les prérogatives ont été élargies par la loi du 18 décembre 2013 et qui contrôle l’action du gouvernement en matière de renseignement.

Missions[modifier | modifier le code]

Au titre de l'article 2 du décret du 30 avril 2014[20], la direction générale de la sécurité intérieure[13] :

  • assure la prévention et concourt à la répression de toute forme d’ingérence étrangère (contre-espionnage) ;
  • concourt à la prévention et à la répression des actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l’État, à l’intégrité du territoire ou à la permanence des institutions françaises ;
  • participe à la surveillance des individus et groupes d’inspiration radicale susceptibles de recourir à la violence et de porter atteinte à la Sécurité nationale ;
  • concourt à la prévention et à la répression des actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou à ceux portant atteinte au potentiel économique, industriel ou scientifique du pays ;
  • concourt à la prévention et à la répression des activités liées à l’acquisition ou à la fabrication d’armes de destruction massive ;
  • concourt à la surveillance des activités menées par des organisations criminelles internationales et susceptibles d’affecter la Sécurité nationale ;
  • concourt à la prévention et à la répression de la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

Certaines des missions des RG n'ont pas été reprises par la DGSI. Elles ont été transférées au service central du renseignement territorial.

Organisation[modifier | modifier le code]

Son siège est situé dans l'immeuble des services de renseignement, ultra-sécurisé, inauguré en mai 2007, au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[21].

direction centrale du Renseignement intérieur
DirigeantsVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériode
DébutFin
Bernard Squarcini
Patrick Calvar
direction générale de la Sécurité intérieure
DirigeantsVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériode
DébutFin
Patrick Calvar
Laurent Nuñez
Nicolas LernerEn cours

Structure[modifier | modifier le code]

Les activités et l’organisation de la direction générale de la Sécurité intérieure sont secrètes[13].

La DGSI est composée d'une direction du renseignement et des opérations, d'une direction technique, d'un service de l'administration générale et d'une inspection générale[2]. Alex Jordanov évoque pour sa part les principales divisions au sein du service :

  • Divisions thématiques :
    • T1 (T pour Terrorisme) : Basques ;
    • T2 : Corses ;
    • T3 : islam radical ;
    • T4 : extrême gauche ;
    • T5 : extrême droite ;
  • Divisions analyse :
    • H2 : pays asiatiques (dont 95 % des saisines concernent la Chine) ;
    • H3 : pays africains (Angola, Rwanda, Afrique du Sud, Soudan, Égypte, le reste des pays étant pris en charge par les divisions T) ;
    • H4 : Russie ;
  • Divisions filature :
    • L1, L2 et L3 (L2 et L3 ont fusionné en S4, tandis que L1 est devenue S1) ;
  • Autres :
    • M : ressources humaines ;
    • R : interceptions communications, numérique, affaires réservées ;
    • J : judiciaire ;
    • Z : sécurité, habilitation, audit interne[22].

Elle dispose également d'un vaste réseau territorial.

Depuis 2018, la DGSI est chef de file de la lutte anti-terroriste[23].

Dès 2015, une cellule inter-services "ALLAT" axée sur le contre-terrorisme sunnite est créée au sein de la DGSI. Parallèlement, a été installé un état-major permanent inter-services (EMaP) qui réunit 13 services du premier et du second cercle du renseignement ainsi que des services de police judiciaire. Sa création a été annoncée en juillet 2018.

L'EMaP est l'échelon central et l’interlocuteur des GED (groupes d'évaluation départementaux) qui réunissent autour du préfet les services compétents dans le suivi des personnes radicalisées[24].

Depuis le 27 décembre 2019, l'unité de coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT), précédemment rattachée à la DGPN, est rattachée à la DGSI[25].

La DGSI dispose d'un groupe d'intervention propre appelé le groupe d'appui opérationnel (GAO) et composé de 18 policiers. Il permet de procéder aux interpellations et aux effractions de porte.

La DGSI est dotée d'un fichier nommé Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux), classé « secret défense », qui, outre des données personnelles sur les personnes fichées, engloberait leurs proches et leurs relations. Au nom de dispositions de la loi informatique et libertés concernant les fichiers de Sécurité nationale, il n'est pas soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il est né le 1er juillet 2008 de la fusion d'une partie du fichier des Renseignements généraux et de celui de la DST[26].

Effectifs[modifier | modifier le code]

En 2009, la DCRI était composée de 3 306 fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST et un peu plus de la moitié de ceux de la direction centrale des Renseignements généraux (RG), dont près de 2 500 policiers dits actifs et habilités secret-défense et 164 commissaires de police. Ces policiers et commissaires habilités sont implantés au siège de la direction (1 616 fonctionnaires à la direction centrale de Levallois-Perret) et répartis par zone dans chaque département (1 390 fonctionnaires en province)[27].

Le 15 janvier 2009, la DCRI se voyait notifier, au nom de la « révision générale des politiques publiques », une diminution quadriennale de 400 personnels, soit 12 % de ses effectifs, de manière à atteindre 2 922 équivalents temps plein travaillé au 31 décembre 2011[28].

À partir de 2014, la DGSI va recruter pendant cinq ans 430 analystes, interprètes, informaticiens ou chercheurs, afin de renforcer son effectif de 3 600 policiers[29]. Dans les faits, les effectifs de la DGSI fin 2013 (3113 ETPT) n'atteignaient pas le plafond d'emplois temps plein autorisé, fixé à 3279 agents. Ses effectifs seront portés d'ici la fin 2017 à plus de 4400 agents, au terme des campagnes de recrutement annoncées tant en 2014 (+ 432 fonctionnaires et contractuels) qu'après les attentats des mois de janvier et de novembre 2015 (plan de lutte antiterroriste : + 500 effectifs / pacte de sécurité : + 225 effectifs).

Recrutement[modifier | modifier le code]

À l'issue d'une sélection exigeante, les candidats retenus obtiendront une habilitation d'accès aux données classifiées secret-défense après que leur vie privée aura été passée au crible par un service interne de sécurité[réf. nécessaire].

À l'exception de l'analyse des mouvements sociaux, les missions de la DGSI sont considérées comme relevant du « secret-défense ».

En novembre 2019, la DGSI a médiatisé sa première campagne de recrutement, annonçant 1200 personnes dans les 5 prochaines années. Les effectifs doivent grimper à 5800[30].

Activités connues[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

Le 19 octobre 2009, la DCRI procède à l'arrestation de deux militants d'ETA à Carnac[31].

En octobre 2009, Adlène Hicheur est gardé à vue à la DCRI.

Dans l'affaire de Tarnac, en novembre 2009, la défense indique des incohérences dans les rapports de la DCRI[32].

2010[modifier | modifier le code]

À l'été 2010, cherchant la source d’un article du Monde sur l’affaire Woerth-Bettencourt, la DCRI a enquêté sur les relevés téléphoniques de David Sénat, conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, sans saisir de juge, ni la CNCIS[33], comme la loi l'impose. Quatre ans plus tard, le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, est condamné pour « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite » à 8 000 euros d'amende.

Début octobre, des interpellations ont lieu dans le milieu islamiste[34].

En octobre 2010, Éric Bellemin-Comte, adjoint au sous-directeur de la protection économique, communique sur la vulnérabilité informatique[35] et Serge Guillen, le patron de la sous-direction de l’information générale (SDIG), service complémentaire de la DCRI né de la réorganisation du renseignement, démissionne[36].

Pendant les manifestations d'octobre 2010 pour sauver les régimes de retraite, le syndicaliste CGT Bernard Thibault dit avoir reçu un appel de la DCRI qui lui indiquait à 10 h du matin le nombre de manifestants que la préfecture de police annoncerait dans l'après-midi, donc forcément arbitraire[37].

Le budget 2011 n'est pas connu car intégré à celui de la police nationale, qui augmente de 12 % par rapport à l'année précédente. Il était de 41 millions d'euros en 2008[38].

En novembre 2010, la DCRI interpelle deux personnes qui pourraient être impliquées dans un attentat commis en février 2009 au Caire[39] et quatre hommes soupçonnés de préparer des attentats en France[40].

Le 21 novembre 2010, la DCRI est moquée par l'équipe de l'émission Action discrète pour ses supposées intrusions dans les rédactions de journaux français[41].

Le 24 novembre 2010, Le Canard enchaîné accuse la DCRI d'espionner sans autorisation des ordinateurs privés. La DCRI n'a pas souhaité s'exprimer, afin de « ne pas alimenter de polémique »[42].

2011[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Oussama ben Laden, le directeur de la DCRI affirme que la France est aujourd'hui l'ennemi no 2 d'Al-Qaïda, après les États-Unis, et considère AQMI comme la principale menace pour la France[43].

Début 2011, la DCRI, saisie par le parquet de Paris, lance une enquête préliminaire sur « l'affaire Renault » qui a brutalement licencié trois de ses cadres en les accusant à tort d'espionnage industriel sur son projet de voiture électrique au profit d'une filière internationale organisée. Une lettre anonyme serait à la base des accusations portées par le constructeur. La DCRI procède à des perquisitions et des interrogatoires[44], puis met en doute les informations fournies par le responsable de la sécurité de Renault, Dominique Gevrey, qui est arrêté et mis en examen pour escroquerie en bande organisée le 13 mars 2011. 250 000 euros auraient été versés par la direction de Renault à des informateurs non identifiés[45].

2012[modifier | modifier le code]

En mars 2012, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, se défend dans "Le Monde" contre les critiques émises par certains politiques qui reprochent au service d'avoir sous-évalué la dangerosité de Merah[réf. nécessaire]. Squarcini affirme qu'il était impossible d'aller plus vite pour arrêter Mohamed Merah à Toulouse.[46]

En mars 2012, le terroriste islamiste Mohammed Merah assassinait sept personnes, dont trois enfants juifs, à Toulouse et Montauban.

Selon les enquêteurs de la police nationale, Mohammed Merah avait bien été repéré mais ce dernier est rapidement sortit du champ d’investigation à la suite de son incarcération. La DCRI avait bien mis en évidence sa « radicalité ». Mais à partir de 2012, Merah cesse d’être une priorité et sa surveillance est abandonnée. Le journal Le Point évoque un une surcharge de travail et un manque de coordination entre les policiers locaux et la DCRI[47].

2013[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, un jeune homme de 26 ans, marié à une femme franco-marocaine et père de famille, a été arrêté dans le Calvados par les hommes de la DCRI. Il est accusé d'apologie et de provocation au terrorisme. Selon le parquet de Paris, cet homme, Romain L., a reconnu son rôle d'administrateur et de traducteur du site djihadiste Ansar Al Haqq et de diffuseur de la revue d'Al Qaida Inspire. Il est accusé d'avoir diffusé sur le site internet de nombreux messages d'AQMI (Al Qaida au maghreb islamique).[48]

2015[modifier | modifier le code]

Sitôt après l’attentat contre Charlie Hebdo commis le 7 janvier 2015 par les frères Kouachi, la DGSI est chargée de l’enquête avec la police judiciaire parisienne.[49]

Au soir des attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Stade de France, Bataclan), la DGSI est mobilisée en compagnie de la brigade criminelle de Paris et la sous-direction antiterroriste[50].

2016[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 2016, la DGSI procède à l’arrestation de Reda Kriket, déjà condamné dans une affaire de filière djihadiste en Belgique. Il est soupçonné d'avoir séjourné dans les rangs de l’État islamique (EI). Il est interpellé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), deux jours après les attentats de Bruxelles et moins d'une semaine après l'arrestation par la police belge de Salah Abdeslam, suspect clé des attentats de Paris du 13 novembre 2015. Une perquisition de son appartement à Argenteuil (Val d'Oise) conduit les enquêteurs de la DGSI à un véritable arsenal : cinq kalachnikovs, un fusil mitrailleur, sept armes de poing, des chargeurs, du TATP, l'explosif artisanal prisé par les djihadistes du groupe État islamique (EI) et des litres d'eau oxygénée, acétone et acide.[51]

Attentat du 14 juillet 2016 à Nice: 14 juillet 2016, un Tunisien domicilié à Nice prend pour cible, à bord de son poids-lourd, une foule de passants venus admirer le feu d'artifice sur la promenade des Anglais. Il roule sur 2 km, tuant 86 personnes et en blessant 458 autres. L'attaque ne prend fin que grâce à l'intervention des forces de police qui abattent le terroriste. L'attentat est revendiqué le 16 juillet par le groupe Etat Islamique (EI). Or le 24 mai 2016, Patrick CALVAR, directeur de la DGSI, avait confié ses craintes devant la commission chargée d'enquêter sur les attentats, alertant sur les moyens que les terroristes seraient, selon lui, prêts à employer :" Je suis persuadé qu'ils passeront au stade des véhicules piégés et des engins explosifs, et ainsi qu'ils monteront en puissance".[52]

Attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray : Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, prêtre, est égorgé tandis qu'une autre personne est grièvement blessée lors de la prise d'otage dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. Les deux terroristes ont été abattus. L'EI a revendiqué l'attaque et l'enquête a été confiée à la DGSI et à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT).[53] Le 19 novembre 2016, un attentat était déjoué après une opération antiterroriste menée par la DGSI à Marseille et à Strasbourg, permettant d'interpeller sept personnes âgées de 29 à 37 ans, de nationalités française, marocaine et afghane. Selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, cette arrestation est l’aboutissement du travail de la DGSI qui a permis de mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date sur notre sol. Toujours selon le ministre, 418 interpellations d’individus en lien avec des réseaux terroristes ont été réalisées depuis le début de l’année 2016[54]

2017[modifier | modifier le code]

En decembre 2017, une enquête de la DGSI conduit à l’arrestation de deux ex-agents de la DGSE soupçonnés d'avoir été "tamponnés" par les services secrets chinois[55]. Ces deux agents seront condamnés le 10 juillet 2020 à 8 et 12 ans de prison pour trahison[56]

2018[modifier | modifier le code]

En mars 2018, à la suite de l’Affaire SKRIPAL et en signe de solidarité avec le Royaume-Uni, la France décide d’expulser 4 diplomates russes qui, sous couverture diplomatiques, seraient en réalité des officiers de renseignement. C’est la DGSI qui aurait compilé les agissements suspects de ces agents.[57]

Le 11 décembre 2018, Chérif Chekatt ouvre le feu aux abords du marché de Noël de Strasbourg tuant 5 personnes et en blessant 11 autres. Les investigations sont confiées à plusieurs services d'enquête dont la DGSI. Agé de 29 ans, Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de Strasbourg, délinquant multirécidiviste et radicalisé, était suivi de près par la DGSI depuis plusieurs mois.[58]

Le 27 mars 2018, RTL révèle que Radouane Lakdim, le terroriste qui a assassiné quatre personnes à Trèbes (Aude) le 23 mars avait été récemment convoqué au siège de la DGSI. Les policiers souhaitaient évaluer le jeune homme de 25 ans "de visu » mais n’en auront pas le temps. Fiché S en 2014, Radouane Lakdim est surveillé en 2016, début 2017 puis depuis septembre 2017 depuis qu’il consulte des sites djihadistes. La DGSI le surveille et étudie ses appels téléphoniques sans trouver de signe d'un passage à l'acte imminent. Le jour de l'attentat, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait rapidement déclaré : "Nous l'avions suivi et nous pensions qu'il n'y avait pas de radicalisation mais il est passé à l'acte brusquement."[59]

2019[modifier | modifier le code]

Le 4 octobre 2019, le parquet national antiterroriste se saisit de l’attaque meurtrière à la préfecture de police qui a fait cinq morts, dont l’assaillant Mickaël Harpon, jeudi 3 octobre dans les locaux de la préfecture de police de Paris. Les investigations sont confiées à la brigade criminelle de la Direction régionale de la police judiciaire de Paris (DRPJ), la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)[60].

2020[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 2020, des enquêteurs de la DGSI cherchent à comprendre la mécanique qui a mené Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine tchétchène de 18 ans, à exécuter Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie de 47 ans.[61]

Le 29 octobre 2020, un nouvel attentat est commis à Nice, une attaque au couteau a lieu à l’intérieur et aux alentours de la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Trois personnes sont assassinées, deux femmes et un homme. L’auteur des faits, un migrant, qui a crié à de nombreuses reprises « Allahou akbar » à la sortie de l’édifice, a été blessé par balles. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) annonce se saisir de l’enquête ouverte pour « assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Cette dernière est confiée à la direction centrale de la police judiciaire et à la DGSI[62].

2021[modifier | modifier le code]

Le 1er février 2021 a commencé à Paris le procès de Yassine Bousseria, Hicham Makran et Hicham El-Hanafi, soupçonnés d’avoir tenté de commettre un attentat de l’EI à Paris en 2016, et interpellés grâce à une infiltration de la DGSI. Il s’agit du premier procès à reposer sur une cyber-infiltration menée par les services de renseignement. Lorsque la DGSI a appris que l’EI voulait se procurer des armes pour mener une action violente sur le territoire, un agent de la DGSI, « Ulysse », a infiltré le réseau Telegram en se faisant passer pour un candidat au djihad. Cette opération a permis de retrouver l’identité des donneurs d’ordre, dont Salah-Eddine Gourmat, qui aurait participé aux attentats du 13 novembre, et qui a été tué lors d’une frappe américaine en décembre 2016[63].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2010, à l'occasion de l'affaire Woerth-Bettencourt, la DCRI est accusée d'espionner des journalistes pour identifier leurs sources[64], et Le Canard enchaîné, par la voix de son rédacteur en chef Claude Angeli, affirme que Nicolas Sarkozy supervise personnellement la cellule chargée de ces activités clandestines[65].

Cette même année, la DCRI a également officiellement enquêté sur les rumeurs visant le couple Sarkozy sur demande du directeur de la Police Nationale « afin d'essayer de déterminer si les rumeurs visant le couple présidentiel ne cachaient pas une éventuelle tentative de déstabilisation »[66],[67].

En 2011, la DCRI est mise en cause dans l'affaire Dominique Strauss-Kahn. Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national chargé de la sécurité au PS, a écrit à Bernard Squarcini pour savoir si, comme l'affirmait le journal Le Monde[68], un service de la DCRI enquêtait sur « la vie privée de certaines personnalités politiques susceptibles de présenter un jour un danger électoral », ce qui a été immédiatement démenti par le ministère de l'Intérieur[69]. Le 3 juillet, le député socialiste de l'Eure François Loncle accuse la DCRI via son directeur de connexions politiques avec le groupe Accor et le directeur du Sofitel de New York[70]. Le lendemain, Bernard Squarcini déclare n'avoir jamais été en relation avec le directeur du Sofitel ni avec aucun responsable du groupe Accor, et dément toute intervention de ses services dans l'affaire DSK. Il menace également de poursuites judiciaires toute personne qui mettrait en cause la DCRI dans cette affaire[71].

Dans un entretien avec Frédéric Helbert, reporter de guerre, le juge anti-terroriste Marc Trévidic à l’intime conviction que la DGSI a tenté de " retourner " Mohamed Merah afin d’en faire un agent double pour infiltrer des groupes islamiques sur zone. En assassinant 7 personnes en mars 2012, Merah se serait alors joué des hommes de la DCRI.[72]

En mars 2013, la DCRI demande la suppression de l'article de l'encyclopédie en ligne Wikipédia concernant la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute, au motif que cet article contiendrait des informations classifiées dont la diffusion serait dangereuse pour la France. Contactée aux États-Unis, la Fondation Wikimedia demande à la DCRI de lui préciser quelles parties de l'article lui posent problème. La DCRI ne donne aucune précision, et insiste pour la suppression pure et simple de l'article, ce que la Fondation Wikimedia refuse[73]. Le 4 avril 2013, des policiers de la DCRI convoquent le président de l'association Wikimédia France, qui est aussi, à ce moment, administrateur de Wikipédia en français. Ils le menacent d'une garde à vue et de poursuites judiciaires, et ainsi obtiennent de lui la suppression de l'article[74],[75],[76]. Au contraire du but apparemment recherché, la forte médiatisation de l'affaire aboutit à une large diffusion du contenu de la page, ce qui est appelé effet Streisand[77].

En avril 2013 également, la DCRI et quatre de ses policiers sont visés par une plainte pour « faux en écriture publique » par Dominique Gevrey, lui-même mis en examen dans le cadre de l'affaire d'accusations mensongères d'espionnage dans laquelle la DCRI était intervenue en 2011 chez Renault[78].

Après l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, la DGSI est montrée du doigt au sujet de défaillances de la surveillance des frères Kouachi. Ces défaillances de la DGSI sont à rapprocher de celles de la DCRI mises à jour au lendemain des tueries de Mohamed Merah en 2012.[79]

Radouane Lakdim, l’auteur des attentats de Carcassonne et Trèbe commis en mars 2018 aurait dû être entendu par la DGSI qui l’avait convoqué pour un entretien d’évaluation. Il avait été détecté et suivi par la DGSI dès 2013. Ces attentats ont provoqué une vague d’indignation de la part de la classe politique au sujet du suivi des personnes radicalisées.[80]

En mai 2019, trois journalistes de Disclose, la journaliste Ariane Chemin et le président du directoire du journal le Monde Louis Dreyfus[81] sont convoqués par la section des atteintes au secret de la défense nationale pour leurs travaux respectivement sur l’utilisation d’armes françaises dans la guerre du Yémen et sur l'affaire Benalla. Les rédactions s'inquiètent d'une attaque envers la liberté de la presse[82],[83],[84].

En juin 2019, Le responsable local de l’antenne ardennaise de la DGSI est mis en examen pour viols aggravés. En effet, une jeune femme l’accuse de l’avoir contrainte à des relations sexuelles quand elle était mineure. Il est également mis en examen pour détention d’images pédopornographiques.[85]

Une enquête de police indique en 2021 que Bernard Squarcini, ancien chef de la DCRI, a continué après son départ à solliciter les services de la DCRI pour son intérêt personnel, notamment pour espionner François Ruffin et le journal Fakir pour le compte de la société LVMH[86].

Critiques[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements généraux, estime dans un entretien à Mediapart, qu'« on ne fusionne pas un service dont la vocation est avant tout judiciaire et opérationnelle, comme la DST, avec un service d’information, comme les RG, qui n’a pas d’attribution judiciaire — mis à part les courses et jeux », sinon pour créer une « police politique », ce qui représente à ses yeux une « atteinte aux libertés énorme »[87].

L'efficacité de la fusion est également interrogée après les attentats du 13 novembre 2015 en France : il lui est reproché d'avoir « surtout eu pour effet de désintégrer le maillage tissé année après année par les RG », tandis que perdurait « une culture façonnée par la guerre froide » et attachée au « modèle d'un service d'élite rompu au secret. [...] Coupée de ses racines et sanctuarisée par le secret défense, la DCRI n’a jamais autant fonctionné en vase clos »[88].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La série télévisée La Source porte à l'écran un scénario imaginaire mettant en scène la DCRI[89].
  • Dans l'épisode 20 de la douzième saison de NCIS, lors du briefing au MTAC, une commissaire divisionnaire de la DCRI participe à l'enquête.
  • Dans la deuxième saison de Braquo, Eddie Caplan se retrouve contraint de travailler pour la DCRI pour piéger des ex-membres des forces spéciales cherchant à se venger après une opération « fiasco » en Angola.
  • Dans la quatorzième saison de Plus belle la vie, Patrick Nebout doit collaborer avec un agent de la DGSI afin de pouvoir innocenter son beau père; par ailleurs, Sacha est contacté par la DGSI pour essayer d'arrêter Paul Simonian, un riche homme d'affaires suspecté de financer des groupes terroristes.
  • Le film Une affaire d'État met en scène une lutte entre le conseiller Françafrique de l'Élysée et le chef de la DGSI.
  • Dans la série La Mante, un agent de la DGSI est chargé de s'occuper d'une ancienne tueuse en série.
  • Dans la série Jack Ryan, une agent de la DGSI travaille en collaboration avec la CIA afin de trouver un terroriste se cachant dans un appartement en banlieue parisienne.
  • Dans la série Double je, le lieutenant de police Mathieu Belcourt, ainsi que plusieurs personnages secondaires, appartiennent à la DGSI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diane Jean, « Attentats : le budget illisible du Renseignement », Le Figaro, .
  2. a et b « Renseignement : la DCRI se transforme en DGSI », Le Monde, 12 mai 2014.
  3. Gérard Davet et Isabelle Mandraud, « La ministre de l'Intérieur présente le nouveau visage des services de renseignement français », sur lemonde.fr, (consulté le 10 avril 2013).
  4. Jean-Marc Leclerc, « La fin des RG », sur lefigaro.fr, (consulté le 10 avril 2013).
  5. Décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l'organisation de la direction générale de la sécurité intérieure, (lire en ligne)
  6. Jean Guisnel, Au service secret de la France, Paris, Éditions Points, 531 p. (ISBN 978-2-7578-5509-6 et 2757855093, OCLC 988751503)
  7. [1] NouvelObs, 23 août 2007.
  8. décret no 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale du renseignement intérieur
  9. Camille Polloni, « Grosse déprime des ex-RG, "pestiférés" du renseignement français », Rue89,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2012).
  10. « Contre-espionnage: Les services de renseignement change de nom », sur 20minutes.fr,
  11. « Un apprenti terroriste voulait « faire sauter » la direction du Renseignement », Le Figaro, (consulté le 18 août 2009).
  12. « Évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement », sur Assemblée nationale.
  13. a b et c Décret no 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l'organisation de la direction générale de la Sécurité intérieure.
  14. « Valls réorganise le renseignement », AFP et Le Figaro, .
  15. Laurent Borredon, « Réforme du renseignement : Manuel Valls choisit la continuité », Le Monde, .
  16. Décret du 7 mai 2014 portant nomination du directeur général de la Sécurité intérieure - M. CALVAR (Patrick).
  17. Guilhem Marois, « Le contrôle des services de renseignement en France »
  18. « Décret du 24 juillet 2014 créant l'inspection des services de renseignement »
  19. « Article L 2312-1 et suivants du code de la défense nationale »
  20. « Décret du 30 avril 2014 portant création de la DGSI », sur JORF
  21. « La DCRI : un FBI à la française », Le Figaro, 30 juin 2008.
  22. Les guerres de l'ombre de la DGSI : plongée au cœur des services secrets français, Nouveau Monde éditions, 2019, p. 15 (ISBN 978-2-36942-800-8).
  23. « Lutte antiterroriste: l'exécutif mise sur la coordination entre les services, Le Point, 18 février 2019 », sur le point,
  24. « "Lutte anti-terroriste, Matignon dégaine son plan", Le Figaro, 13 juillet 2018 », sur le Figaro,
  25. « "Les services de renseignement français : quel dispositif contre le terrorisme - vie-publique.fr - 29 juillet 2019 », sur vie-publique.fr,
  26. « Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police », Le Monde, 24 juillet 2008.
  27. Syndicat National des Officiers de Police, chiffre en janvier 2009.
  28. Rapport de M. Michel Diefenbacher sur le projet de loi de finances pour 2010 (no 1946).
  29. La DCRI devient la DGSI et recrute 430 non policiers France-info.
  30. « Inédit la DGSI recrute ouvertement les agents de demain », l'Express,‎ (lire en ligne)
  31. « Un responsable politique d'ETA arrêté en Bretagne », Le Monde, .
  32. Tarnac, l'histoire sans fin, 3 novembre 2009.
  33. « Espionnage : «Bakchich» nouvelle cible », Libération, .
  34. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g1arB5qPQDk-PDSoIH-QGSpmbfxw?docId=CNG.0eab1dc129b265f4dd5f25b8a8b9ee14.b81.
  35. « La DCRI à l'assaut des virus », L'Express, .
  36. « Exclusif : le N°2 du Renseignement claque la porte », Marianne, .
  37. Comment selon B.Thibault la Police truque les chiffres des manifestants.
  38. [2].
  39. Interpellations dans les milieux islamistes.
  40. Jihadistes arrêtés: quatre écroués, la femme remise en liberté, dépêche AFP du 12 novembre 2010. Consultée le 10 avril 2013.
  41. Canal Plus.
  42. Europe 1.
  43. Al-Qaida: "la France, cible no 2" (DCRI). Le Figaro, le 6 mai 2011.
  44. Le torchon brûle entre Renault et le contre-espionnage, le Figaro, le 26 janvier 2011.
  45. Affaire Renault : Gevrey mis en examen et placé en détention, LCI, 13 mars 2011.
  46. Critiqué dans l’affaire Merah, la DCRI se défend, France 24, 23 mars 2012
  47. Affaire Merah : le travail de la DCRI « sinon parfait, du moins efficace, Le Point, 23 octobre 2012
  48. Calvados, un traducteur d’Al Qaida arrêté par la DCRI, La Manche Libre, 19 septembre 2013
  49. Revivez l’attaque de Charlie Hebdo minute après minute, Le Figaro, 8 janvier 2015
  50. Robin Panfili, « Au Bataclan, les terroristes s’amusaient, ça les faisait rire » », sur salte.fr, (consulté le 10 mai 2021)– SLATE.fr– 28 décembre2015
  51. Paris Match, « Reda Kriket mis en examen », sur parismatch.com (consulté le 31 mars 2021)
  52. Attentat de Nice, le patron de la DGSI avait tiré la sonnette d'alarme. France Info, 16 juillet 2016
  53. Saint-Etienne-du-Rouvray : Daesh revendique l'attaque, un prêtre tué- France Bleu, 26 juillet 2016
  54. Terrorisme, nouvel attentat déjoué, 7 interpellations au total; Libération, 21 novembre 2016
  55. « Deux agents du Renseignement français retournés par la Chine », Le Figaro,‎
  56. « Deux anciens agents de la DGSE condamnés à 8 et 12 ans de prison pour trahison », Le Point,‎
  57. « Affaire Skripal : qui sont les quatre diplomates russes expulsés par la France ? », sur www.franceinter.fr, (consulté le 31 mars 2021)
  58. Fusillade mortelle aux abords du marché de Noël à Strasbourg, La Dépêche, 11 décembre 2018
  59. Attentat de Trèbes : Radouane Lakdim venait d’être convoqué par la DGSI pour évaluation, Marianne, 27 mars 2018
  60. Attaque à la préfecture de police de Paris : le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête, L’Obs, 4 octobre 2019
  61. Assassinat de Samuel Paty, où en est l’enquête ? BFM TV, 19 octobre 2020
  62. « Attentat à Nice, le terroriste est dans le coma », Le Point, 13 novembre 2020.
  63. « On vous explique l’opération “Ulysse” la cyber-infiltration de la DGSI qui a permis de déjouer un projet d’attentat en France », Franceinfo.fr, 2 février 2021.
  64. « Exclusif : Matignon rappelle à l’ordre le ministère de l’Intérieur dans l’affaire des écoutes », France Info, 10 novembre 2010.
  65. « "Le Canard enchaîné" dit être sous le coup d'une enquête de la DCRI », le Monde, 9 novembre 2010.
  66. Rumeurs sur le couple Sarkozy: la DCRI a enquêté, France 2, le 9 avril 2010.
  67. La DCRI a enquêté sur les rumeurs visant le couple Sarkozy, L'Express, le 8 avril 2010.
  68. Sexe, politique et police des mœurs, Le Monde, le 24 mai 2011.
  69. DSK: pas de note policière (Intérieur), Le Figaro, le 11 juillet 2011.
  70. Des proches de DSK dénoncent un complot, France 2, le 6 juin 2011.
  71. Le patron des Renseignements intérieurs dément être intervenu dans l'affaire DSK, Le Monde, le 4 juillet 2011.
  72. Le crédo du juge Trévidic : « la DGSI a tenté de retourner Merah », Blog de Frédéric Helbert, 25 janvier 2013
  73. La DCRI accusée d'avoir fait supprimer un article sur Wikipedia (AFP, 7 avril 2013).
  74. « La DCRI fait pression sur un bénévole pour supprimer une page Wikipédia », Le Figaro, 6 avril 2013.
  75. « La DCRI menace un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article », communiqué de l'association Wikimédia France, 6 avril 2013.
  76. « La DCRI accusée d'avoir illégalement forcé la suppression d'un article de Wikipédia », le Monde, .
  77. Comment la DCRI s'est brûlée en voulant censurer un article sur Wikipedia, L'Express, publié le 07/04/2013.
  78. Espionnage chez Renault: la DCRI visée par une plainte pour faux, Le Point - AFP. Publié le 10/04/2013.
  79. « Charlie Hebdo » : quand la DGSI réécrit l’histoire, Le Monde, 21 mars 2015
  80. Attentats dans l’Aude : Radouane Lakdim devait être entendu par la DGSI (AFP), DHNET, 27 mai 2018
  81. « Le président du directoire du «Monde» convoqué par la DGSI comme Ariane Chemin »,
  82. Hélène Riffaudeau, « La DGSI convoque encore deux journalistes »,
  83. Alexandre Berteau, « Armes françaises au Yémen : trois journalistes entendus par la DGSI »,
  84. Luc Bronner, « L’inquiétante convocation d’une journaliste du « Monde » pour des articles sur l’affaire Benalla »,
  85. Le patron de la DGSI des Ardennes mis en examen pour viol et incarcéré, Libération, 26 juin 2019
  86. Fabrice Arfi, « La police met à nu le système d’espionnage de LVMH contre François Ruffin », sur Mediapart, (consulté le 20 avril 2021)
  87. Fabrice Arfi et Karl Laske, « L’ancien patron des RG révèle l’existence d’un système d’écoutes sauvages », Mediapart, 20 janvier 2012.
  88. Jean Quatremer, Pierre Alonso, Emmanuel Fansten et Willy Le Devin, « Les filets percés du renseignement », sur Libération.fr, .
  89. Résumé de La Source, saison 1, épisode 1 sur allocine.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, L'espion du président : Au cœur de la police politique de Sarkozy, Paris, Robert Laffont, , 283 p. (ISBN 978-2-221-12983-8).
  • Sébastien Laurent, Politiques de l’ombre. État, renseignement et surveillance en France, Fayard, 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]