Académie du renseignement

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Académie du renseignement
Image illustrative de l’article Académie du renseignement
Généralités
Création
Pays Drapeau de la France France
Adresse École militaire, Paris
Site internet http://www.academie-renseignement.gouv.fr/
Cadre éducatif
Directeur François Chambon
Langues étudiées Français
Localisation

L’Académie du renseignement est l'école du renseignement français.

Service à compétence nationale, l’Académie du renseignement est placée sous l'autorité du Premier ministre. Elle est aujourd'hui dirigée par François Chambon[1].

Création[modifier | modifier le code]

Le décret no 2010-800 paru au Journal officiel du porte création de l'Académie du renseignement[2].

L'apparition de ce nouveau service marque la troisième étape de la réforme du renseignement français lancée au printemps 2008 par le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale visant la centralisation et le rapprochement des différents services de renseignement.

Les deux premières étapes de cette réforme avaient été :

Objectifs[modifier | modifier le code]

Elle est chargée de former le personnel des services de renseignement placés sous l'autorité des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l'économie et du budget, au renforcement des liens au sein de la communauté française du renseignement ainsi qu'à la diffusion de la culture du renseignement. À ce titre, elle a notamment pour mission[2] :

  • de concevoir, d'organiser et de mettre en œuvre des activités de formation initiale et continue au profit du personnel des services précédemment mentionnés ;
  • de favoriser la coopération entre ces services en matière de formation ;
  • de participer aux actions de sensibilisation au renseignement.

Direction des études[modifier | modifier le code]

Le directeur de l'académie du renseignement est nommé par arrêté du Premier ministre, exception faite de son premier directeur, Lucile Dromer-North, ancienne directrice-adjointe de l'ENA, qui poursuit jusqu'à son terme son poste de chef de projet « Académie du renseignement ». En effet, vu l'arrêté du , elle a été nommée chef de projet dans les services du Premier ministre pour une durée de huit mois[5].

Le directeur de l'Académie du renseignement exerce son autorité sur son personnel. Il a la qualité d'ordonnateur secondaire des dépenses et des recettes et adresse un bilan annuel de son activité au Premier ministre[2].

Pour la mise en œuvre des activités de formation au profit des services de renseignement, le directeur de l'académie anime un comité pédagogique composé de représentants des directeurs de ces services[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Organigramme de la communauté Française du renseignement

Un comité d'orientation et d'évaluation, présidé par le coordonnateur national du renseignement ou son représentant, fixe les orientations de l'académie du renseignement et évalue son action[2]. Il comprend, outre son président :

  • un représentant du Premier ministre ;
  • les directeurs des services de renseignement ou leurs représentants ;
  • le directeur de l'académie du renseignement.

Le comité d'orientation et d'évaluation se réunit au moins deux fois par an. Le secrétariat en est assuré par l'académie du renseignement.

L'école du renseignement français regroupe :

Les gendarmes de la Sous-Direction de l'Anticipation Opérationnelle (SDAO) rattachée à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), le Service Central du Renseignement Territorial (SCRT) qui est rattaché à la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP) de la police nationale ainsi que les fonctionnaires de police appartenant la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police de Paris (DRPP) semblent écartés du dispositif.

Le site d’enseignement choisi devrait être l’École militaire à Paris.

École militaire

Activités de formation[modifier | modifier le code]

L’académie du renseignement développerait son programme de formation, avec tronc commun (culture générale sur le renseignement, panorama des menaces, règles du secret, encadrement juridique, éthique, organisation du renseignement et insertion dans le fonctionnement de l’État) sanctionné par un brevet reconnu.

L'école étant ouverte aux cadres, des linguistes et des ingénieurs en informatique de haut niveau pourraient y postuler.

L'école accueille une nouvelle promotion de quatre-vingt jeunes cadres tous les six mois[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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