Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris
| Fondation |
27 juin 2008 |
|---|---|
| Prédécesseur |
Renseignements généraux de la préfecture de police (d) |
| Type | |
|---|---|
| Domaine d'activité |
Renseignement |
| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
870 agents (2019)[1] |
|---|---|
| Directeur |
Hugues Bricq |
| Organisation mère | |
| Affiliation | |
| Site web |
La direction du renseignement de la préfecture de Police (DRPP) est le service de renseignement de la préfecture de Police de Paris.
La DRPP est l'un des quatre services de renseignement du ministère de l’Intérieur avec la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et la Sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO).
Elle appartient à la communauté nationale du renseignement.
Présentation
[modifier | modifier le code]Héritier des Renseignements généraux de la préfecture de police (RGPP), le service n'a pas été intégré, du fait de la spécificité de la capitale[2], à la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) lors de la fusion des Renseignements généraux (RG) et de la direction de la Surveillance du territoire (DST). Dès lors un nouveau service destiné à la zone de Paris et de sa proche banlieue (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne[3]) et reprenant les mêmes missions a été créé par arrêté du [4].
Cette exception parisienne n'a pas été remise en cause par la réforme des services de renseignement de , qui a transformé la DCRI en direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)[5].
Le service a trois objectifs principaux[6] :
- information générale ;
- renseignement intérieur ;
- lutte contre l'immigration irrégulière.
La DRPP avait début un effectif voisin de 865 agents[7],[8]. Le , après les attentats de , le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé dans le cadre du PLAT (plan de lutte antiterroriste) une augmentation de l'effectif de la DRPP de 100 fonctionnaires dans les deux années à venir[9]. La DRPP se verra en outre affecter 18 agents supplémentaires dans le cadre du PLIC (plan de lutte contre l'immigration clandestine), et 60 autres dans le cadre du PDS (pacte de sécurité), de sorte que son effectif devrait atteindre 1 043 agents fin .
Proposition de réforme sur le renseignement
[modifier | modifier le code]Dans le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats du publié le , le rapporteur Sébastien Pietrasanta édicte dans la 14e proposition de « partager les attributions de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) entre la DGSI et [une] nouvelle direction générale du renseignement territorial[10] ».
Lien technique avec la DGSI
[modifier | modifier le code]À l'instar d'un autre service du « second cercle » de la communauté nationale du renseignement, le service national du renseignement pénitentiaire, la DRPP a établi un protocole avec la DGSI pour le recours à des prestations d'IMSI-catcher[11].
Évènements juridico-médiatiques
[modifier | modifier le code]Attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray
[modifier | modifier le code]En , la DRPP est mise en cause dans l'attentat de l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Un des fonctionnaires du « groupe informatique et procès » aurait alerté sur les agissements suspects d'Adel Kermiche sur le réseau Telegram quelques jours avant l'attentat[10]. Mais sa hiérarchie lui aurait demandé de modifier ses signalements pour les éditer postérieurement aux faits[10].
Attaque au couteau
[modifier | modifier le code]Le , la préfecture de Police de Paris est attaquée par Mickaël Harpon, un informaticien du service informatique de la DRPP depuis , ce dernier poignarde et tue 4 de ses collègues avant d'être abattu par un policier stagiaire[12],[13],[14],[15].
Directions successives
[modifier | modifier le code]Les titulaires ont été successivement[16] :
| Décret de nomination | Titulaire | |
|---|---|---|
| Directeurs des Renseignements généraux de la préfecture de police (RGPP) | ||
| [a],[b] | Claude Bardon (d) | |
| [c] | Jean-Pierre Pochon (d) | |
| [d] | Jean-Claude Bouchoux (d) | |
| [e] | Bruno Laffargue | |
| Directeurs du Renseignement de la préfecture de police (DRPP) | ||
| [f] | René Bailly (d) | |
| [g] | Françoise Bilancini (d) | |
| [h] | Hugues Bricq (d) | |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Bernard Cazeneuve et Guillaume Farde, La lutte antiterroriste : la France au défi, Paris, PUF, coll. « Savoirs », , 255 p. (ISBN 978-2-13-083725-1).
- ↑ .
- ↑ Hugues Moutouh, « Préfecture de police », dans Hugues Moutouh (dir.) et Jérôme Poirot (dir.), Dictionnaire du renseignement, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 803), , 2e éd., 1424 p. (ISBN 978-2-262-08654-1 et 978-2-262-08657-2, lire en ligne).
- ↑ Arrêté du relatif à la direction du renseignement de la préfecture de police et modifiant l'arrêté du portant règlement général d'emploi de la police nationale, JORF, no 152, , texte no 9, NOR IOCC0815029A, sur Légifrance.
- ↑ « La réforme de a préservé les acquis de la réforme de , tout en ayant pour objectif de remédier à certaines difficultés », dans Rapport d'information sur les moyens consacrés au renseignement au sein des programmes « Police nationale » et « Gendarmerie nationale », rapport d'information no 36, Philippe Dominati, fait au nom de la Commission des finances du Sénat, déposé le .
- ↑ Projet de loi de finances pour : Sécurité, rapport général no 99, Aymeri de Montesquiou, fait au nom de la Commission des finances du Sénat, déposé le .
- ↑ Rapport fait au nom de la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, no 2828, Éric Ciotti (président) et Patrick Mennucci (rapporteur), enregistré à l'Assemblée nationale le .
- ↑ Rapport relatif à l'activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014, no 2482, Jean-Jacques Urvoas pour la délégation parlementaire au renseignement, enregistré à l'Assemblée nationale et au Sénat le .
- ↑ « Antiterrorisme : Manuel Valls annonce des mesures exceptionnelles », sur info.gouv.fr, .
- Mathieu Suc, « Comment les renseignements ont étouffé leur raté après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray », sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ « Délégation parlementaire au renseignement - rapport d'activité - », sur senat.fr, Sénat, (consulté le ).
- ↑ « Qui est Michael Harpon, l'auteur de l'attaque au couteau à la préfecture de police ? », extrait du Journal de 20 h de France 2, sur Dailymotion (consulté le ).
- ↑ A. R., « Tuerie de la «PP» : deux couteaux en métal, la piste radicale confirmée… ce que l'on sait », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Arnaud Focraud, « Préfecture de police : Castaner évoque un "dysfonctionnement" au moment du mariage de Mickaël Harpon », Le Journal du dimanche, (consulté le ).
- ↑ P.C., « Attaque à la préfecture de Paris : au bout de la radicalisation, une tuerie de sept minutes », La Dépêche du Midi, (consulté le ).
- ↑ « Liste des chefs de police - Renseignements généraux : Préfecture de police (depuis ) », sur sfhp.fr, Société française d'histoire de la police, .
Décrets portant nomination ou fin de fonctions, dans le Journal officiel de la République française (JORF), sur Légifrance :
- ↑ Décret du , JORF, no 233, , p. 12560, NOR INTC8900295D.
- ↑ Décret du , JORF, no 268, , p. 16374, NOR INTC9400397D.
- ↑ Décret du , JORF, no 26, , p. 1642, NOR INTC9400469D.
- ↑ Décret du , JORF, no 80, , p. 5156, NOR INTC0000086D.
- ↑ Décret du , JORF, no 195, , texte no 29, NOR INTC0400208D.
- ↑ Décret du , JORF, no 114, , texte no 27, NOR IOCC0907899D.
- ↑ Décret du , JORF, no 78, , texte no 60, NOR INTC1708333D.
- ↑ Décret du , JORF, no 18, , texte no 15, NOR IOMC2328013D.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Marc Berlière, « Le service des Renseignements généraux de la préfecture de police (RG-PP) », dans Polices des temps noirs : France, -, Paris, Perrin, , 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, DOI 10.3917/perri.berli.2018.01
), p. 1000–1019 [lire en ligne].
Liens externes
[modifier | modifier le code]- La direction du renseignement, sur le site de la préfecture de police de Paris. Après la Libération et jusqu'à 1966, les RGx.PP comprenaient 8 sections spécialisées en matière politique, économique, sociale et contre-espionnage.
- Ressource relative à la vie publique :