Claude Angeli

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Claude Angeli
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Claude Angeli, né le à Champigny-sur-Marne, est un journaliste français.

Journaliste[modifier | modifier le code]

Il est à la fin des années 1950 l'un des principaux animateurs de la rédaction de L'Avant Garde, l'hebdomadaire du Mouvement de la Jeunesse communiste. En 1964, il est exclu du parti communiste, alors qu'il a rejoint Le Nouvel Observateur. Il participe à la confection du premier numéro du journal belge de gauche Le Point, en 1967. Il quitte Le Nouvel Observateur pour Politique hebdo, créé en octobre 1970 par un autre exclu du parti communiste : Paul Noirot.

Il entre au Canard enchaîné en 1971, recruté par Jean Clémentin. Il devient chef des informations, puis rédacteur en chef adjoint pour l'information politique, et rédacteur en chef. Il écrit essentiellement sur les sujets de politique étrangère et dispose de nombreuses sources dans les milieux du renseignement militaire, de la diplomatie et de la police.

Mercredi 21 mars 2012, le journal annonce que Louis-Marie Horeau succède à Claude Angeli comme rédacteur en chef mais qu'il continuera néanmoins d'assurer une chronique de politique étrangère[1].

Les écoutes téléphoniques[modifier | modifier le code]

Lors de l'affaire des écoutes téléphoniques, il fut le plus surveillé des collaborateurs du journal, et reçut le code de table d'écoutes téléphoniques du nom d'Astrée. Au printemps 1971, il mit en défaut, avec le concours de journalistes d'autres quotidiens, les policiers pris en flagrant délit de filature (il s'agissait d'agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST)). Il porta plainte, et l'affaire se termina deux ans et demi plus tard par une amnistie. Le , il fait publier par Le Canard enchaîné, une transcription manuscrite de ses conversations téléphoniques effectuées par le service spécialisé des écoutes (le Groupement interministériel de contrôle), en indiquant son organisation, les destinataires politiques des notes, les procédés utilisés, le nombre d'écoutes réalisées.

Bokassa et l'affaire des diamants[modifier | modifier le code]

Après la tentative avortée de la DST, qui voulait installer des micros dans les bureaux du "Canard" (qui publiera les principaux noms de ces "plombiers"), débute, cinq ans plus tard, celle des diamants. Le , sous le titre « Pourquoi Giscard a organisé la casse des archives de Bokassa », Claude Angeli y décrit sur une pleine page la générosité intéressée de Bokassa envers Valéry Giscard d'Estaing. C'est le début de l'affaire des diamants de Bokassa.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres individuelles
En collaboration avec Paul Gillet
  • La Police dans la politique (1944-1954), éditions Bernard Grasset, Paris, 1967, 397 p., (notice BnF no FRBNF36256235).
  • Debout partisans ! : les Communistes dans la Résistance, de la débâcle aux F.T.P., éditions Fayard, coll. « Grands documents contemporains », Paris, 1969, 391 p., (notice BnF no FRBNF35303206).
En collaboration avec Stéphanie Mesnier
En collaboration avec Pierre-Édouard Deldique
  • Les Plaisirs du journalisme, Fayard, 2017

Références[modifier | modifier le code]

  1. « A nos lecteurs », Le Canard enchaîné, no 4769,‎ , p. 8

Liens externes[modifier | modifier le code]