Service central du renseignement territorial

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Service central du renseignement territorial
Création
Pays Drapeau de la France France
Type Renseignement
Effectif 2 600 (juillet 2 017)
Fait partie de direction centrale de la sécurité publique (DCSP), au sein de la direction générale de la Police nationale du ministère de l'Intérieur français
Garnison 11 rue des Saussaies, 75008 Paris
Ancienne dénomination SDIG
Surnom SCRT
Commandant Hugues Bricq (21 août 2017)

Le Service central du renseignement territorial (SCRT) est, en France, le service de renseignement de la direction centrale de la Sécurité publique (DCSP), au sein de la direction générale de la Police nationale du ministère de l'Intérieur français. Créé le [1], ce service succède à la Sous-direction de l'information générale (SDIG) créée en 2008.

Il est chargé, sur l’ensemble du territoire, d’exploiter les renseignements concernant tous les domaines de la vie institutionnelle, économique et sociale susceptibles d'entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires ainsi que d'étudier les faits de société visant à remettre en cause les valeurs républicaines tels que les dérives sectaires, les phénomènes de repli communautaire et identitaire ainsi que la contestation politique violente[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La fusion de la majorité des effectifs de la direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) au sein de la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) en 2008 conduit à la création de la sous-direction de l'information générale (SDIG) qui peine à trouver sa place en raison de moyens réduits et d'objectifs peu clairs. L'affaire Merah, qui met en lumière le manque de coordination entre DCRI et SDIG, conduit Manuel Valls à envisager une réorganisation du renseignement qui aboutit à la création de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et du SCRT en 2014[2]

Effectifs[modifier | modifier le code]

Composé majoritairement de policiers, le service compte également des gendarmes. Le SCRT comptait 1975 fonctionnaires en novembre 2014[2], contre 1847 pour la SDIG en fin d'année 2013. Il compte aujourd'hui 2600 policiers et gendarmes[3].

Lors de la naissance du SCRT en mai 2014, 203 postes devaient être créés dans le cadre d'un plan quinquennal 2013-2018, avant que 500 nouveaux postes ne soient annoncés dans le cadre du plan de lutte antiterroriste, puis 130 autres dans le cadre du pacte de sécurité, après les attentats des mois de janvier et de novembre 2015.

2680 fonctionnaires devraient donc constituer le SCRT en fin d'année 2018, les dernières annonces du ministre de l'intérieur faisant précisément état de ''2160 fonctionnaires'' en mars 2016, de ''2326 fonctionnaires'' en fin d'année 2016 et de ''2490 policiers et gendarmes'' en fin d'année 2017. Les dernières prévisions émises par la DCSP font quant à elles état de recrutements visant une cible de 2700 à 2800 agents en fin d'année 2017.

Au niveau central, le SCRT comporte 7 divisions :

  • D1 : la Division des faits religieux et mouvances contestataires
  • D2 : la Division de l'information économique et sociale
  • D3 : la Division des dérives urbaines et du repli identitaire
  • D4 : la Division de la documentation et de la veille technique
  • D5 : la Division de l'outre-mer
  • D6 : la Division des communautés et faits de société
  • D7 : la Division nationale de la recherche et de l'appui (DNRA)

La DNRA est une branche pleinement opérationnelle du SCRT, chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles comme l'antiterrorisme. Au niveau territorial, elle s'appuie sur 6 Sections zonales de la recherche et de l'appui (SZRA) implantées à Lille, Metz, Lyon, Marseille, Bordeaux et Rennes. Les SZRA de Metz, Bordeaux et Marseille disposent en outre respectivement de groupes de recherche et d'appui implantés à Strasbourg, Toulouse et Nice.

Le SCRT se décline en 6 Services zonaux du renseignement territorial (SZRT), 14 Services régionaux du renseignement territorial (SRRT), 79 Services départementaux du renseignement territorial (SDRT), des Services du renseignement territorial (SRT) dans certains arrondissements, et 71 Antennes du renseignement territorial (ART) sur les lieux d'implantation de certaines brigades de Gendarmerie et dans les aéroports comptant plus de 4 millions de voyageurs par an, à l'exception d'Orly (94) et de Roissy-Charles-de-Gaulle (95), à la charge de la DRPP.

Chefs du service central[modifier | modifier le code]

  • Contrôleur Général Philippe Bertrand (mai-septembre 2014)
  • Inspecteur Général Jérôme Léonnet (septembre 2014- juillet 2017)
  • Inspecteur Général Hugues Bricq (à compter du 21 août 2017)[4]

Missions[modifier | modifier le code]

Le SCRT travaille, pour certaines de ses missions[5], en complémentarité avec des services partenaires de la communauté du renseignement. La coordination avec l’ensemble des partenaires de la sécurité intérieure est recherchée, afin de pouvoir exploiter les renseignements du service et travailler dans un esprit de coopération. Le SCRT comprend dans ses structures des militaires de la gendarmerie, ce qui assoit une parfaite coopération entre les deux forces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-466 du 9 mai 2014 modifiant le décret no 2008-633 du 27 juin 2008 modifié relatif à l'organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique, JORF no 108 du 10 mai 2014, texte no 24, NOR INTC1408885D, sur Légifrance.
  2. a, b et c « Le Service central de renseignement territorial : Des débuts rassurants et prometteurs », dans Activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014, rapport no 201, Jean-Jacques Urvoas et Jean-Pierre Raffarin au nom de la délégation parlementaire au renseignement, 18 décembre 2014.
  3. Ministère de l'Intérieur, « Métier : « Le renseignement ne vit que s'il s'échange » », Civique n°238,‎ avril-mai 2017, p. 10 (ISSN 1275-7705)
  4. « Arrêté du 1er août 2017 portant nomination d'un inspecteur général des services actifs de la police nationale », sur legifrance.gouv.fr,
  5. Ministère de l'Intérieur, « Métier : « Le renseignement ne vit que s'il s'échange » », Civique n°238,‎ avril-mai 2017, p. 9 (ISSN 1275-7705)