Coppet

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Coppet
Coppet
Coppet vue du lac.
Blason de Coppet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Nyon
Syndic
Mandat
Gérard Produit (Entente Communale Coppet)
2021-2026
NPA 1296
No OFS 5712
Démographie
Gentilé Copétan ou Coppétan
Population
permanente
3 280 hab. (31 décembre 2020)
Densité 1 754 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 57″ nord, 6° 11′ 35″ est
Altitude 380 m
Superficie 1,87 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Coppet
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Coppet
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Coppet
Liens
Site web www.coppet.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Coppet est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Nyon, au bord du lac Léman.

Géographie[modifier | modifier le code]

Coppet se situe sur la rive droite du Léman. Elle fait partie de la région de Terre Sainte.

Population[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune se nomment les Copétans[3],[4] ou les Coppétans[5],[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Coppet au XIXe siècle, gravure.
Vue aérienne par Walter Mittelholzer (1935).

Coppet est une « ville neuve » d'origine médiévale dont la fondation, vers 1280, remonte à Humbert IV de Thoire et Villars. Il s'agit là de l'unique création lémanique de cette puissante famille de seigneurs du Haut-Bugey (à plus de cent kilomètres de Coppet) et révèle une ambition extraordinairement audacieuse (en définitive malheureuse), qui s'appuie aussi sur la possession depuis 1271, par ces mêmes seigneurs, des bourgs d’Aubonne et d'Hermance. Cette fondation s’inscrit dans la politique anti-savoyarde des seigneurs du Faucigny, des Dauphins et des comtes de Genève, ainsi que des évêques de Lausanne et de Genève, et enfin des grands seigneurs vaudois. Le château est mentionné en 1284, et la ville est dotée de franchises indirectement attestées en 1323 et confirmées en 1347[7].

La succession des Thoire et Villars se révélant difficile, on assiste à de multiples changements de seigneurs de 1364 à 1427, notamment les Aleman, seigneurs de Valbonnais en Isère, installés à Coppet par le mariage d'Agnès de Villars, fille d'Humbert V. Avec Amédée de Viry qui acquiert la seigneurie en 1484, Coppet retrouve une certaine stabilité[8].

Le château qui domine la localité a acquis une grande notoriété depuis son acquisition en 1784 par Necker, ministre des finances de Louis XVI. À sa mort, en 1804, le somptueux édifice est devenu la résidence de sa fille, Germaine de Staël. Au début du XIXe siècle, la bourgade de Coppet, dans le canton de Vaud, sortit de son isolement pendant quelques ans : Mme de Staël s'y réfugia, condamnée à l'exil par Napoléon. Elle réunit dans son château les plus illustres représentants de la vie culturelle et politique de l'époque. Coppet devint même durant un temps le centre de la résistance à Napoléon. À la mort de Mme de Staël, les célébrités quittèrent le village qui redevint ce qu'il était[9].

Le 24 avril 1990, y est assassiné Kazem Radjavi, opposant au régime iranien[10].

Monuments[modifier | modifier le code]

Outre les maisons historiques du XVIe siècle au XIXe siècle[11], le temple réformé (ancienne église gothique) et le château de Coppet sont inscrits comme biens culturels suisses d'importance nationale.

Accès au lac[modifier | modifier le code]

Coppet, malgré ses quelque 1,5 kilomètre de rive, ne permet quasiment pas d'accéder au Léman, des propriétés privées empêchant l'accès au rivage.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Paroisses[modifier | modifier le code]

  • Paroisse catholique Saint-Robert
  • Paroisse protestante de Commugny-Coppet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monique Bory (dir.), Coppet. Histoire et architecture, Yens-sur-Morges, Cabédita,
  • Marcel Grandjean, « Villes neuves et bourgs médiévaux, fondement de l'urbanisme régional », dans L'Homme dans la ville, Lausanne, (Cours général public de l'Université de Lausanne, 1983-1984), , p. 61-100.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  3. « UCV - Annuaire - Recherche et carte - Coppet », sur www.ucv.ch (consulté le )
  4. Romain Bory, « Un jeune Copétan signe dans un grand club français », La Côte, (consulté le )
  5. Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 32
  6. Oliver Dufour, « Impérial, Wawrinka met la Suisse sur les bons rails », sur 20 minutes, (consulté le )
  7. Bory (dir.) 1998, p. 3-1.
  8. Bory (dir.) 1998, p. 11.
  9. Niklaus Regli, Le grand livre des villes suisses [« Grand guide des loisirs et des découvertes Villes suisses »], , 528 p. (ISBN 3-259-03237-1), p. 68-69
  10. https://www.lacote.ch/articles/regions/district-de-nyon/assassinat-de-kazem-radjavi-a-coppet-affaire-classee-945447
  11. Bory (dir.) 1998, p. 200-300.

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