Léonide Babaud-Laribière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Léonide Babaud-Laribière
Léonide Babaud-Laribière-B.jpg
Fonctions
Préfet des Pyrénées-Orientales
-
Député
-
Grand maître du Grand Orient de France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 54 ans)
PerpignanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

François-Saturnin-Léonide Babaud-Laribière (, Confolens - , Perpignan), est un homme politique et franc-maçon français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi son droit à Poitiers, il s'inscrit au barreau de Limoges en 1840 et collabore à des journaux républicains. À la suite de la part qu'il prit à la campagne des banquets en 1848, le gouvernement provisoire le nomma commissaire de la république dans le département de la Charente.

Il fut élu représentant du peuple par le département de la Charente le 23 avril 1848, siégea à gauche et prit une part active aux travaux de l'Assemblée constituante, où il fit partie du comité de l'intérieur.

Le 14 mai, la veille de la manifestation sur les affaires de Pologne et d'Italie, a la réunion des députés républicains qui se tint dans la bibliothèque du Conseil d'État, Baraud-laribière fut le seul qui se prononça contre la guerre, en objectant qu'une guerre européenne pourrait entraîner la perte de la République. On traita alors cette politique d'antirépublicaine et de matérialiste, mais les troubles du lendemain la firent cependant adopter.

La commission exécutive ayant été attaquée à la séance du 12 juin, au sujet du crédit de 100,000 fr. par mois qu'on demandait pour elle, Baraud-laribière prit sa défense, sans réussir à faire voter le projet. Il prit également la parole lors de la proposition de rétablissement du cautionnement des journaux, et soutint que la loi de 1830, qui exigeait de chaque journal un cautionnement de 24,000 fr. et qu'on voulait faire revivre, avait été abrogée par la loi de 1835 ; le général Cavaignac lui répondit que la loi de 1835 avait été abrogée par la Révolution française de 1848, et que celle de 1830 restait par conséquent en vigueur. Malgré la faiblesse de cette argumentation, l'Assemblée rétablit le cautionnement[1].

Babaud-Larbière n'obtint pas sa réélection à la Législative de 1849, et ainsi qu'à l'élection partielle du 3 février 1850, face à Edgar Ney, candidat de Louis-Napoléon Bonaparte.

Durant le second Empire, il se livra à des travaux historiques et fut élu Grand-maître du Grand Orient de France.

Le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de la Charente à la suite du 4 septembre 1870. Il occupa par la suite la fonction de préfet des Pyrénées-Orientales de 1872 à 1873.

Décédé préfet des Pyrénées orientales en 1873 - Inhumé au cimetière de Confolens (buste sur stèle)

Publications[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'Assemblée nationale constituante (2 vol.) T1 [1] T2 [2]
  • Études historiques et administratives (2 vol.) T2 [3]
  • Lettres charentaises (2vol.)
  • Questions de chemins de fer

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Léonide Babaud-Laribière », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Vincent Wright, Éric Anceau, Les préfets de Gambetta, 2007
  • Léonide babud-lacroze : les Quarante Huitards (Argenton - 1947)
  • Martine Giguet-Daujean : Léonide Babaud-Laribière (Mémoire de maîtrise - Paris 1 sous la direction de Maurice Agulhon - 1974) - texte adapté dans le Bulletin des Amis de Confolens

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


.