Charles Ier d'Albret

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Charles Ier d'Albret
Image illustrative de l'article Charles Ier d'Albret

Naissance décembre 1368
Décès
Azincourt
Mort au combat
Origine Blason France moderne.svg France
Grade Connétable de France
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes Bataille d'Azincourt
Autres fonctions Seigneur d'Albret
Comte de Dreux
Seigneur de Sully-sur-Loire
Seigneur de Craon

Emblème

Charles Ier, sire d'Albret, né en décembre 1368[1] a été tué à la bataille d'Azincourt le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Ier est le fils de Arnaud-Amanieu d'Albret et de Marguerite de Bourbon, sœur de la reine Jeanne de Bourbon. Il est donc un cousin germain de Charles VI, avec lequel il est élevé. Il participe à la croisade de Barbarie en 1390, est présent lorsque Charles VI est frappé par sa première crise de folie dans la forêt du Mans en 1392. Il mène une campagne en Frise en 1396. Il succède à son père comme seigneur d'Albret en 1400 ou 1401. Le 6 février 1403, le roi Charles VI le fait connétable de France. Le même mois, il tient le futur Charles VII sur les fonts baptismaux en tant que parrain[2].

En tant que connétable, il mena plusieurs campagnes contre les positions anglaises en Guyenne entre 1404 et 1407. Il est à Paris le jour de l'assassinat du duc d'Orléans, en 1407. Dans la guerre civile qui s'ensuit, qui oppose Bourguignons et Armagnacs, il finit par se ranger dans le parti Armagnac, et est déchu de son office de connétable à l'instigation des Bourguignons en 1411. Il défend Bourges avec le duc de Berry contre l'armée royale et bourguignonne à l'été 1412. Ne pouvant récupérer son poste de connétable, il refuse de reconnaître la Paix d'Auxerre signée cette même année, et négocie avec le duc de Clarence, représentant du roi Henri IV d'Angleterre. Finalement, lorsque les Armagnacs reprennent le pouvoir à Paris, en 1413, il est rétabli dans ses fonctions. Il commande l'armée française à Azincourt, avec le maréchal Boucicaut, mais il semble n'avoir pu imposer ses vues aux autres grands seigneurs. Il meurt pendant la bataille d'Azincourt, et est enterré au Vieil-Hesdin.

Il fut un des membres fondateurs de la cour amoureuse dite de Charles VI et de l'ordre de l'écu vert à la dame blanche.

Union et descendance[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 1400, il épouse Marie de Champagne, princesse de Bois-Belle et comtesse de Guines et dame de Sully, dame d'Argent, de Clemont, de Villezon, de Boisbelle, d'Orval, d'Espineuil, de Montrond, de Dun-Le-Roi, de Château-Meillant, de Craon, de Saint-Gondom, dame de Corberia, de Chalucet, de Sainte-Hermine, de Prahec, de Lussac, de Champagne, de Blois, de Chisay, veuve de Guy VI de La Trémoille dit Le Vaillant. Elle est l'héritière par son père Louis de Champagne de la Maison de Sully et par sa mère Isabeau de Craon. Elle avait été fiancée à Charles, comte de Montpensier, fils aîné de Jean de Berry, mais mort en 1382 avant le mariage[3].

De cette union naquirent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Froissart, Chroniques, édition Siméon Luce, Gaston Raynaud, Léon et Albert Mirot, Paris, Société de l'Histoire de France, 1869-1975, 15 vol., vol. VII, p. 93 et 323-324
  2. Vallet de Viriville Auguste, « Note sur l'état civil des princes et princesses nés de Charles VI et d'Isabeau de Bavière. », Bibliothèque de l'école des chartes, no tome 19,‎ , pp. 473-482.
  3. Gaspard Thaumas de la Thaumassière, Histoire de Berry, 1689

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]