Barquette marseillaise

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Barquette marseillaise
Image illustrative de l'article Barquette marseillaise
L' André Jean,, barquette à voile latine dans la baie de Marseille
Généralités
Type Pointu
Époque fin XIXe - présent
Lieux Autour de Marseille
Caractéristiques courantes
Taille 4 à 9 m.
Propulsion Aviron, voile ou moteur
Matériaux Bois

La barquette marseillaise est un bateau traditionnel des petits métiers de la mer, c'est-à-dire des pêcheurs pillardiers côtiers des côtes marseillaises. La coque, longue de 4 et 9 mètres, est symétrique et pointue à la proue comme à la poupe. Sa forme lui a valu le surnom de « pointu », encore en usage dans le Var et les Alpes maritimes . Ce surnom est donné par les marins de la Marine nationale en opposition à leurs canots qui ont une poupe à tableau [1].

Utilisation et historique[modifier | modifier le code]

Barquettes à Martigues

Cette barquette serait apparue à Marseille à la fin du XIXe, construite par des charpentiers d'origine italienne (Ruoppolo).

« — Eh monsieur, un pointu, on dit pas, ici. Il y a des barques, des barquets, des barquettes, des barcasses même, mais les pointus, c'est pour les Niçois et les Toulonnais.
Autant dire que si je persistais vraiment à cherche un « pointu », on me conseillait, poliment mais fermement, d'aller voir ailleurs. »
— Dominique Pons, Une chronique de l'Estaque, 2007

Selon Laurent Damonte[2], les pêcheurs locaux utilisaient antérieurement deux types de bateaux à voile latine : la bette, petite embarcation de pêche côtière, destinée aux « petits métiers » (palangres, oursins, gireliers) et le mourre de pouar, bateau lourd à éperon et à fond plat, long parfois de 9 mètres, destiné aux « grands métiers » (sardine, thon). Tous deux avaient des coques solides et à fond plat, permettant de haler facilement ces embarcations sur la plage.

La construction des quais et jetées ainsi que l'avènement du moteur firent disparaître le mourre de pouar (lourd, mauvaise tenue au moteur) et généralisa la barquette marseillaise, d'origine napolitaine[2].

La bonne tenue à la mer de ce genre d’embarcations fait qu’elles sont toujours utilisées par les marins pêcheurs, et même par des plaisanciers. L’entretien laborieux de ces embarcations en bois, qui doivent être calfatés chaque année, entraîne la disparition lente de ces bateaux. Actuellement une prise de conscience de quelques passionnés du patrimoine maritime provençal a provoqué la restauration et reconstruction de barquettes.

Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[modifier | modifier le code]

La pratique de la barquette marseillaise *
UNESCO-ICH-blue.svg Inventaire du patrimoine culturel
immatériel en France
Domaine * Savoir-faire
Lieu d'inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur
Bouches-du-Rhône
Marseille
Cassis
* Descriptif officiel Ministère de la Culture et de la Communication (France)

La barquette marseillaise et son savoir-faire lié à sa construction et son utilisation sont inscrits à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[3].

La Bonne Mère (Brest, 2016)
La Colombe (Brest, 2016)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le pointu (Pdf, page 5) »
  2. a et b Laurent Damonte (trad. Jacques Bonnadier), L'Estaque : mon village, au temps des pite-mouffe, Marseille, P. Tacussel, , 154 p. (ISBN 978-2-903-96367-5 et 2-903-96367-3, OCLC 31753964)
  3. Fiche d'inventaire du patrimoine culturel immatériel de la "Barquette marseillaise"
  4. « LiLi est un Bateau d'Intérêt Patrimonial », sur Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]