Émagny

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Émagny
Émagny
Le lavoir-abreuvoir devant la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité CC du Val Marnaysien
Maire
Mandat
Martial Dardelin
2020-2026
Code postal 25170
Code commune 25217
Démographie
Gentilé Émagnynais [1]
Population
municipale
612 hab. (2021 en augmentation de 3,9 % par rapport à 2015)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 43″ nord, 5° 52′ 12″ est
Altitude Min. 202 m
Max. 248 m
Superficie 5,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vit
Législatives Première circonscription
Localisation
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Émagny
Liens
Site web http://emagny.fr/

Émagny est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Émagnynais et Émagnynaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Émagny est un village périurbain de Franche Comté situé dans la vallée de l'Ognon à environ 17 kilomètres au nord-ouest de Besançon, à 37 km au nord-est de Dole et à 26 km au sud-est de Gray.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beaumotte-lès-Pin
(Haute-Saône)
Pin (Haute-Saône) Vregille
(Haute-Saône)
Rose des vents
N Moncley
O    Émagny    E
S
Chevigney-sur-l'Ognon Noironte Chaucenne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le nord du territoire communal est limité par le cours de l'Ognon, un affluent gauche de la Saône et donc un sous-affluent du Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Lorraine, plateau de Langres, Morvan » et « Jura »[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 023 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dannemarie-sur-Crète », sur la commune de Dannemarie-sur-Crète à 12 km à vol d'oiseau[4], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 066,6 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Émagny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,4 %), forêts (15,1 %), prairies (14,2 %), zones urbanisées (6,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Émagny et Pin[modifier | modifier le code]

Émagny n'a jamais eu d'église ni de cimetière. En revanche, Émagny et Pin possèdent leurs propres monuments aux morts. Le vide-grenier se tient le troisième dimanche de juin à Émagny à l'occasion de la fête des pères. Le feu d'artifice de la Fête nationale est tiré le depuis Pin. Des animations comme le Téléthon se déroulent à Pin[15]. Les liens ont toujours été très forts entre les habitants des deux communes, Émagny ayant fait partie de la paroisse de Pin l'émagny. Cependant les deux villages furent de tout temps administrativement séparés[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amagniz en 1271 ; Les Magny-lez-Pin en 1524 ; Lez Magny en 1594 ; Emagny-les-Pin en 1617[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention d'Émagny date de 1139, dans le registre des possessions du Prieuré Notre-Dame de Bellefontaine. Ce dernier possède plus d'un tiers de l'actuel territoire de la commune. Durant tout le Moyen Âge, jusqu'à la Révolution, les conflits sont nombreux entre les habitants du village et la communauté de Bellefontaine[16].

XIXe siècle

Durant le Directoire, la population principalement catholique est hostile au nouveau régime. En 1798 l'abbé Gallier est déporté. Le 18 fructidor de l'An VII (), l'administrateur adjoint est destitué comme ennemi de l'État.

Le , la commune se voit construire sa propre école primaire.

La Guerre franco-allemande de 1870 n'affecte pas le village[16].

En 1878 est mise en service la ligne de Montagney à Miserey par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, une ligne de chemin de fer à voie unique permettant de relier Besançon à Gray par Marnay. La gare d'Émagny facilitait le déplacement des habitants et le transport des marchandises. Le trafic des voyageurs a cessé en 1940, et le service des marchandises en 1957[17].

Début du XXe siècle

La Première Guerre mondiale cause la mort de huit habitants[16].

Seconde Guerre mondiale

Le , l'armée allemande se replie sur la rive droite de l'Ognon avant de faire sauter le pont séparant Pin et Émagny. Les batteries d'artillerie américaine font alors feu sur le village ce qui cause des dégâts et tue trois habitants. Monsieur Pasquier, maire d'Émagny, va à leur rencontre au péril de sa vie. Il indique aux artilleurs les positions ennemies afin de faire cesser le bombardement[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Besançon du département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription du Doubs.

La commune faisait partie depuis 1801 du canton d'Audeux[18]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Vit.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la Communauté de communes des Rives de l'Ognon créée le . Celle-ci a fusionné avec une autre pour former, le la communauté de communes du Val marnaysien, située principalement en Haute-Saône et en partie dans le département du Doubs, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1944   M. Pasquier    
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1989 octobre 2007 Géry Tronçon    
octobre 2007 mars 2008 Maurice Midey    
mars 2008 décembre 2012[20] Carole Fahy   Démissionnaire
février 2013[21] 1er septembre 2019[22] Joël Berger PS Docteur en sciences
Professeur d'université
Vice-président de l'Université de Franche-Comté[Quand ?]
Décédé en fonction
novembre 2019[23] En cours
(au 15 janvier 2021)
Martial Dardelin   Réélu pour le mandat 2020-2026[24],[25]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2021, la commune comptait 612 habitants[Note 4], en augmentation de 3,9 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
159276234208247253235230227
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
217195227206274226240226212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220223223263278281285356316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
333419411456511563600610592
2018 2021 - - - - - - -
596612-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique
Naissances

Nombre de naissances[réf. nécessaire] :

  • 1999 = 10
  • 2000 = 11
  • 2001 = 05
  • 2002 = 07
  • 2003 = 12
  • 2004 = 14
  • 2005 = 9
  • 2006 = 10

Cultes[modifier | modifier le code]

Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[29]

Économie[modifier | modifier le code]

Au sein de la commune, on trouve différents commerces et services[Quand ?] : un buraliste, une boucherie-charcuterie, une pharmacie, un cabinet médical, une école primaire et maternelle, deux garagistes, un restaurant et un bar-restaurant.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

En 1996, ces deux monuments ont inspiré les élèves de l'école primaire pour élaborer le logo de la mairie encore utilisé à ce jour dans la correspondance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Doubs », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Émagny et Dannemarie-sur-Crète », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Dannemarie-sur-Crète », sur la commune de Dannemarie-sur-Crète - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Dannemarie-sur-Crète », sur la commune de Dannemarie-sur-Crète - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. « Deux communes pour un carnaval », L'Est républicain, édition de Besançon,‎ (lire en ligne).
  16. a b c d e et f Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre, .
  17. « Ligne de Montagney à Miserey », Histoire de lignes oubliées (consulté le ).
  18. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. « Les maires de Emagny », sur francegenweb.org (consulté le ).
  20. « Emagny : démission du maire et nouvelles élections », L'Est républicain, édition du Doubs,‎ (lire en ligne).
  21. « Joël Berger, le nouveau maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  22. « Joël Berger, maire du village, s’est éteint », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. « Martial Dardelin est le nouveau maire : Après le décès de Joël Berger, élu depuis 2012, des élections ont été organisées. Le nouveau conseil municipal a élu Martial Dardelin et deux adjoints, Antoine Cottin, agriculteur, et Gérard Perrin, retraité », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Le maire sortant Martial Dardelin dévoile sa liste et ses objectifs », L'Est républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. « Séance du conseil municipal du 3 juillet 2020 » [PDF], Actualités, sur emagny.fr (consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  29. « Recherches sur critères », Clochers de France.
  30. « La voie verte : les travaux d’aménagements des ponts bientôt finis », Actualités, sur emagny.fr, (consulté le ).