Stéphanie Hochet

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Stéphanie Hochet
Stéphanie Hochet au salon du livre d'Asnières.jpg

Stéphanie Hochet au salon du Livre d'Asnières à l'occasion de la parution d’Éloge du chat.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (42 ans)
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Nationalité
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Stéphanie Hochet est une romancière, essayiste et journaliste culturelle française née à Paris le 20 mars 1975.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une maîtrise sur le théâtre élisabéthain, elle a enseigné en Grande-Bretagne. Elle a tenu une chronique au Magazine des livres et sur BSC News (un journal culturel internet), puis a collaboré au magazine Muze édité par Bayard Jeunesse, ainsi qu'à Libération[1]. Elle est actuellement critique littéraire pour Le Jeudi du Luxembourg[2].

Auteur d'une dizaine d'ouvrages, elle a également participé à des projets collectifs :

  • Collection irraisonnée de préfaces à des livres fétiches publié en 2009 chez Intervalles.
  • Dans la tête de Nicolas Sarkozy sorti également en 2009 aux éditions du Seuil.
  • Dictionnaire des séries télévisées écrit sous la direction de Benjamin Fau et Nils C. Ahl, paru aux éditions Philippe Rey en octobre 2011.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses romans explorent les dérèglements humains, en s'aventurant parfois du côté du fantastique. Après un premier roman mordant sur le courrier féminin aux écrivains Moutarde douce, éditions Robert Laffont et trois romans chez Stock, dont "L'Apocalypse selon Embrun", où elle explore de façon flamboyante les pensées d'une enfant démoniaque, elle publie chez Fayard Je ne connais pas ma force (2007), récit des dérives idéologiques d'un adolescent atteint d'une tumeur - une thématique de la maladie qu'on retrouvera dans plusieurs de ses romans[3] - et Combat de l'amour et la faim (2009, Prix Lilas), une traversée des États-Unis au début du XXe siècle aux côtés d'un aventurier de l'amour sans foi ni loi.

Elle reçoit ensuite le Prix Thyde Monnier pour La distribution des lumières (Flammarion, 2010), un roman sur les tentations dangereuses de l'adolescence entre cruauté et candeur.

Après les Éphémérides (Rivages, 2012), récit pré-apocalyptique, elle questionne avec Sang d'Encre (Les Busclats, 2013), la fascination d'un homme pour le tatouage.

Éloge du chat (Léo Scheer, 2014), son premier essai littéraire, se présente comme un petit « traité de la souplesse » inspiré par la place du félidé dans la littérature.

Son dernier opus Un roman anglais (Rivages, 2015) est qualifié de roman post-victorien et évoque implicitement le journal de Virginia Woolf.

Pour l'ensemble très varié des thèmes qu'elle traite, n'hésitant pas à décaler ses intrigues dans la géographie et le temps, elle a été décrite comme une romancière "exploratrice" dans Le Monde (journal)[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

De l'avis de son auteure[6], le personnage principal du roman Pétronille d'Amélie Nothomb (août 2014) est un portrait de Stéphanie Hochet[7],[8] Dans son roman Pétronille publié aux éditions Albin Michel en août 2014, Amélie Nothomb reprend un à un, dans l'ordre, les titres des livres de Stéphanie Hochet, mais de façon toujours plus ou moins modifiée, et ajoute pour chacun un commentaire original. Ainsi, Moutarde douce devient Vinaigre de miel, Le Néant de Léon devient Le Néon, L'Apocalypse selon Embrun devient L'Apocalypse selon Ecuador (du nom d'une protagoniste d'un autre roman de Stéphanie Hochet), Les Infernales devient Les Coriaces, Je ne connais pas ma force devient Je ne sens pas ma force, que la mère de la narratrice déforme en Que la force soit avec vous. Combat de l'amour et de la faim devient Aimer le ventre vide, La Distribution des lumières devient La Distribution des ombres, Les Éphémérides devient Les Immédiates et Sang d'encre devient Le Sang de chagrin. Quant à Éloge du chat, il n'apparait pas sous la forme d'un titre transformé mais dans l'une des dernières phrases du roman : "Pétronille fila comme un chat et disparut sur les toits de Paris où, à mon avis, elle rôde encore aujourd'hui."

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Libération auteur », sur Libération.fr
  2. Site internet de Le Jeudi
  3. « Un articolo di Lilian Auzas: "Voyage en pathologie: le Héros malade dans l’œuvre de Stéphanie Hochet" (1) », sur IPERBOLI, ELLISSI
  4. [lire en ligne]
  5. « Liste des prix Thyde Monnier de la SGDL », sur Site de la société de gens de lettre
  6. « émission boomerang », sur France inter
  7. Rentrée littéraire : la littérature champagne d'Amélie Nothomb, Le Point, 11 septembre 2014 [lire en ligne]
  8. « Stéphane Bern-RTL », sur RTL

Liens externes[modifier | modifier le code]