Paul Nothomb

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Paul Nothomb
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Naissance
Saint-Gilles
Décès (à 92 ans)
Le Kremlin-Bicêtre, France
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Pays de résidence Belgique

Paul Nothomb, né le à Saint-Gilles (Bruxelles) et mort le 27 février 2006[1] au Kremlin-Bicêtre, était le second des treize enfants du sénateur et écrivain Pierre Nothomb. Il fut aviateur et écrivain belge. Communiste, il participa à la guerre d'Espagne dans le camp républicain et à la Résistance contre l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. On lui reprocha d'avoir donné des renseignements à la Gestapo, qui l'avait arrêté.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alors qu'il avait un avenir socio-professionnel bien tracé par sa famille de la haute bourgeoisie catholique de droite, le jeune Nothomb, sorti navigateur bombardier de l'école des cadets, honoré de la distinction Epée du roi pour sa sortie comme premier de sa promotion à L'École Militaire, devient communiste[2]. Sous le pseudonyme de Paul Bernier, il traite de politique étrangère dans deux journaux belges, Le Drapeau Rouge (communiste) et La Voix du Peuple[2]. Engagé pour participer à la guerre d'Espagne dans le camp républicain, il s'illustre dans l'escadrille España d'André Malraux, qui devient son ami[3] . Il aurait d'ailleurs inspiré le personnage d'Attignies dans L'Espoir de Malraux. Productions Rose Night a recueilli en 1999 le témoignage de Paul Nothomb et celui de sa compagne sur la période de la guerre d'Espagne. Un livre a vu le jour trois ans plus tard sur son engagement dans le conflit.

Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté par la police allemande le 13 mai 1943, puis incarcéré et transféré dans les locaux de la Gestapo à Bruxelles. La Gestapo pratiquant couramment la torture contre ceux qui refusaient de parler, la consigne de la Résistance était de tenir deux jours puis de donner quelques renseignements en espérant que le réseau dont on était membre se serait dispersé[4]. Nothomb se déclara converti au national-socialisme pour protéger sa compagne enceinte, donna des noms de membres de son réseau et assista aux interrogatoires afin de convaincre les détenus de renoncer à toute résistance et de parler. Du 2 juillet au 30 août, il y eut cent quatre arrestations de communistes ou de sympathisants, membres du réseau de Nothomb. Soixante-seize furent déportés, douze exécutés et huit moururent en déportation. Après la Libération, en juin 1945, Nothomb fut arrêté sur plainte de quelques survivants parmi les dénoncés. Les procès eurent lieu en 1946 - Conseil de guerre et Cour militaire - et Nothomb fut condamné à deux ans de prison puis, en appel, à huit ans. Il sera finalement réhabilité en 1948[5],[6].

Un documentaire relatant les circonstances de ce dilemme, "Trahir?", a été réalisé par Georges Mourier en 2000 dans le cadre de sa collection "Le Choix des Hommes".

Après son emprisonnement, il vécut en France, où il prit le nom de Julien Segnaire. Malraux l'introduisit chez Gallimard, qui publia ses cinq romans et l'employa à la documentation d'écrits sur l'art.

La fille aînée de Paul Nothomb, Michèle, naquit à Uccle en septembre 1943. La seconde, Anne-Françoise, naquit à Paris en février 1950. Il épousa sa compagne, Marguerite Develer (1911-2001) en 1952.

Il était le grand-oncle de la romancière Amélie Nothomb.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Délire Logique, Gallimard 1948, (réédition éd.Phébus, 1999)
  • L'Homme immortel éd. Albin Michel, 1984
  • L'Image de Dieu, éd. La Longue-Vue, 1984
  • La Mémoire de l'Éden, éd. de la Longue Vue, Bruxelles, 1987
  • Les Tuniques d'aveugles, éd. de la Différence / La Longue Vue, coll. Vers la seconde Alliance, 1990
  • Les Récits bibliques de la Création, éd. de la Différence, coll. Vers la seconde Alliance, 1991
  • L'Imagination captive. Essai sur l'homme immortel, éd. de la Différence, coll. Vers la seconde Alliance, 1994
  • N'y être pour rien, romann éd. Phébus, 1995
  • Non Lieu, récit éd.Phébus, 1996
  • Malraux en Espagne, éd. Phébus, Paris, 1999
  • Le Second récit. L'autre Lecture de la Genèse, éd. Phébus, Paris, 2000
  • La Rançon, éd. Phébus, 2001
  • Ça ou l'histoire de la pomme, éd. Phébus, Paris, 2003
  • Ève dans le jardin, éd. Phébus, Paris, 2004

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Trahir ? Film documentaire de Georges Mourier (2000). Produit par La Lanterne et Cityzen TV en collaboration avec la BDIC. Collection "Le Choix des Hommes"[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Oscar COOMANS DE BRACHÈNE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 1995, Bruxelles, 1995.
  • Humbert MARNIX DE SAINTE ALDEGONDE, État présent de la noblesse belge, Annuaire 2010, Bruxelles, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]