Hygiène de l'assassin

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Hygiène de l’assassin
Auteur Amélie Nothomb
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman
Éditeur Albin Michel
Date de parution 1992
Type de média Livre
Nombre de pages 181[1]
ISBN 2-226-05964-4
Chronologie
Le Sabotage amoureux Suivant

Hygiène de l’assassin est le premier roman d’Amélie Nothomb publié en 1992 chez Albin Michel. Le roman est composé presque exclusivement de dialogues.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le célèbre romancier Prétextat Tach est atteint du syndrome d’« Elzenveiverplatz[2] », cancer des cartilages (il s’agit d’un nom de syndrome imaginaire, inventé par l’auteur), et n’a plus que deux mois à vivre. Aussitôt, nombre de journalistes s’empressent de recueillir auprès de Tach le témoignage qui tiendra lieu de scoop. Mais après les premières interviews, le lecteur s’aperçoit que Tach est un obèse mâtiné d’un misanthrope de la pire espèce, acerbe, intolérant, provocateur et misogyne, qui ne supporte en rien les questions qui lui sont posées sur sa vie privée et pousse l’audace jusqu’à diriger lui-même les débats et enfoncer ses victimes de la presse dans une mare d’écœurement. Ainsi, tous les entretiens tournent court, laissant sur leur faim les candidats au scoop, jusqu’à ce qu’une personne inconnue des précédents s’impose à son tour comme l’hôte d’infortune du romancier. Mais là, il s’agit d’une femme. Avant elle, les journalistes n’étaient que des hommes. Dès lors, l’entretien prend la forme d’un affrontement entre la journaliste et le lauréat du prix Nobel de littérature, où celle-ci va défier, dans un huis clos imprégné de mystères, la misogynie ordurière de Tach et parvenir à se faire accepter. Peu à peu, au fil des questions et des réponses, Tach se voit confronté aux démons de sa vie d’autrefois et avoue un crime; il a étranglé (car une noyade aurait été un plagiat avec la noyade de Léopoldine, la fille de Victor Hugo) sa cousine lorsque celle-ci a eu ses premières règles et par la suite, il a brûlé le château où il vivait pour mettre fin à la suspicion familiale dont il était l'objet et qui résultait du fait qu'il était le seul à manger beaucoup après l'assassinat de Léopoldine. Nina est certaine que le roman « Hygiène de l'assassin » est une autobiographie de Tach, et en outre, elle désire savoir pourquoi elle est inachevée. Tach a écrit ce roman principalement pour démontrer que personne ne le lit ou interprète d'une manière incorrecte ce roman d'auto-accusation. On apprend que Prétextat commence à trouver Nina jolie par instants et de nouveaux sentiments naissent en lui et que son prénom est dû au fait qu'il est né le 24 février, jour de la Saint-Prétextat. Prétextat remet la culpabilité du meurtre de Léopoldine dans les mains de la nature, des hormones, de la puberté et se sent innocent. Grâce à Nina, Tach sait maintenant comment terminer son livre Hygiène de l'assassin : il écrit qu'il périra d'un cancer des cartilages, car il a tué sa cousine des cartilages. Nina prend Tach par les aisselles, le jeta par terre et lui ordonna de ramper, puisque dans ses yeux, il a perdu le pari. Soudainement, Tach déclare son amour à Nina, mais celle-là ne le croit pas et finit par l'étrangler à la suite d'une manipulation excessive de la part de Tach.

Personnages[modifier | modifier le code]

Il y a seulement trois personnages principaux : Prétextat Tach, Nina et Léopoldine. Plusieurs journalistes apparaissent.

Manuscrit[modifier | modifier le code]

À l'occasion du vingtième anniversaire de la publication du roman, le manuscrit est publié en septembre 2012 par les Éditions des Saints-Pères dans une version numérotée[3].

Réception[modifier | modifier le code]

Le roman a obtenu en 1993 le Prix René-Fallet et le Prix Alain-Fournier.

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hygiène de l'assassin (film).

Adapté pour le cinéma par François Ruggieri en 1999, le film a notamment pour interprêtes Jean Yanne (Prétextat Tach) et Barbara Schulz (Nina).

Adaptation pour le théâtre[modifier | modifier le code]

Au petit théâtre de Paris en 1998

Adaptation faite par Pascal LISSILLOUR Trois nominations aux Molière 1998

Au théâtre « Le Public » de Bruxelles en 2008

Adaptation pour l'opéra[modifier | modifier le code]

En 1995, Daniel Schell a réalisé un opéra, écrivant le livret et la musique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nombre de pages de l’édition Points et ISBN de l’édition Poche
  2. En référence à la place et aux Étangs d’Ixelles, situés non loin de son domicile de l’époque.
  3. http://www.lessaintsperes.fr