Allonnes (Sarthe)

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Allonnes
L'entrée de ville nord, pont sur la Sarthe.
L'entrée de ville nord, pont sur la Sarthe.
Blason de Allonnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Le Mans
Canton Le Mans-7
Intercommunalité Le Mans Métropole Communauté Urbaine
Maire
Mandat
Gilles Leproust
2014-2020
Code postal 72700
Code commune 72003
Démographie
Gentilé Allonnais
Population
municipale
11 047 hab. (2013)
Densité 611 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 07″ Nord 0° 09′ 38″ Est / 47.968611, 0.160556
Altitude Min. 38 m – Max. 82 m
Superficie 18,07 km2
Localisation

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Liens
Site web allonnes.fr

Allonnes est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 11 047 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Allonnes est située dans la banlieue sud-ouest du Mans, sur les bords de la Sarthe. Couvrant 1 807 hactares, son territoire est le plus étendu de son canton.

La ville est desservie par le service de transport de la SETRAM par la ligne de bus no 26 et depuis le à 11 h 30 par la ligne no T3 Tempo (BHNS).

Communes limitrophes d’Allonnes[1]
Pruillé-le-Chétif Rouillon Le Mans
Saint-Georges-du-Bois Allonnes[1] Le Mans
Étival-lès-le-Mans,
Voivres-lès-le-Mans
Spay Arnage

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat et Charles Rostaing recensent à l'article Allamps (les formes du type Allon(n)e(s) étant les plus fréquentes) du Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France[2], tous les toponymes et hydronymes dérivés d'Alauna qui semble être une épithète celtique de divinité, bien attestée dans l'épigraphie gallo-romaine, associée par exemple à Mercure : Genio Mercurii Alauni (CIR, 1717) ou encore à Auguste : Sacro Alaunarum Augusti nostri (CIL III, 1883, Munich)[3]. Pierre-Yves Lambert[4] y voit la signification de « nourricier » sur le thème celtique ala signifiant nourrir, avec un suffixe d'agent issu de -mn-.

Le gentilé est Allonnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Allonnes terre de contraste »… Allonnes est aujourd'hui une commune proche du Mans dont le paysage est marqué par les grands ensembles des années 1960-1970. Pourtant cette commune possède un passé riche. Les vestiges les plus anciens associés à un contexte archéologique, remontent au IVe siècle avant notre ère. Allonnes était donc déjà occupée à l'époque gauloise. C'est pourtant la période gallo-romaine qui laisse le plus d'empreintes et de vestiges dans le sous-sol allonnais. La présence des sanctuaires des Perrières et de Mars Mullo[5], les thermes Pasteur ainsi que le quartier d'habitat et/ou d'artisanat d'Argenton-le-Marin laisse à penser, sans que pour autant on en connaisse le statut exact, à l'établissement d'une agglomération relativement importante. Les recherches archéologiques passées et actuelles sur la commune ne montrent pas, dans l'état actuel des données, une occupation médiévale conséquente malgré quelques découvertes isolées, notamment un cimetière. Allonnes restera longtemps un village modeste jusqu'à l'explosion urbaine de la fin des années 1950. En 1961, la création de la ZUP (Zone à urbaniser en priorité) transforme Allonnes en une cité de 15 000 habitants (12 332 en 1999). L'extension de la zone commerciale et artisanale du Vivier, la rénovation de la ZUP dans le cadre d'un projet de convention avec l'ANRU qui améliorera le cadre de vie dans les grands ensembles, la création de nouveaux quartiers d'habitations en périphérie urbaine, la zone industrielle de Monnée, la vie associative et culturelle variée (poumon de la ville d'Allonnes), et l'implantation de la nouvelle usine NTN (1 000 employés à terme) sont autant d'atouts pour Allonnes qui continue à poursuivre son développement urbain, économique et humain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Allones

Les armoiries de Allonnes se blasonnent ainsi :
Divisé en chevron : au 1er d’azur au cheval courant d’or, accompagné de deux besants du même en pointe et aux flancs, au 2e de sinople à la tour d’or crénelée de cinq pièces d'argent et maçonnée de sable ; au chevron abaissé d’argent brochant sur la partition[réf. nécessaire].
Conception M. Terouanne, dessin M. Louis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1959 Arsène Tessier    
1959 1971 Georges Garnier    
1971[7] mars 1977 Gabriel Paillereau    
mars 1977[8] mars 2008 Yvon Luby PCF Conseiller général du canton d'Allonnes (1982-1992) et (1998-2011)
mars 2008[9] en cours Gilles Leproust[10] PCF Employé, conseiller général du canton d'Allonnes (2011-2015), conseiller départemental du canton du Mans-7 depuis 2016
Les données manquantes sont à compléter.
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de trente-trois membres dont le maire et neuf adjoints[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 11 047 habitants. Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage[Note 2]. Allonnes a compté jusqu'à 15 852 habitants en 1975.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 492 538 579 725 822 840 872 851
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828 834 857 854 861 825 874 883 971
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
930 942 961 936 957 933 916 1 083 1 246
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 983 11 570 15 852 15 623 13 561 12 332 11 301 11 122 11 195
2013 - - - - - - - -
11 047 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Allonnes a été pendant longtemps une commune dortoir abritant les employés de l'usine Renault du Mans, elle ne possédait que quelques commerces. Depuis 2001, une usine de 800 employés (NTN) s'est installée et a permis un changement de l'image d'Allonnes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tambour de colonne provenant d'un des sanctuaires d'Allonnes.
L'église d'Allonnes.

Le sanctuaire de Mars Mullo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sanctuaire de Mars Mullo.

Le sanctuaire de Mars Mullo (autrefois nommé la Tour aux Fées) est connu des érudits et des collectionneurs depuis le XVIIIe siècle. Il est redécouvert par Pierre Térouanne suite aux indications de son fils Jean-Noël en 1953. Une violente tempête ayant déraciné un arbre, celui-ci vit apparaître ce qui ressemblait fort à un mur. Il alerta son père, passionné d'archéologie, qui commença alors à faire les premières fouilles. En 1993, une équipe de l'UMR 8546 du CNRS/ENS reprend les fouilles du sanctuaire. Les résultats sont particulièrement importants et permettent de mettre au jour une succession d'occupations de la protohistoire jusqu'au IVe siècle ap. J.-C. L'ensemble des données est publié en 2003 dans un ouvrage intitulé Le sanctuaire de Mars Mullo, Allonnes (Sarthe), sous la direction de K. Gruel et V. Brouquier-Reddé. Depuis 1998, le Centre allonnais de prospection et de recherches archéologiques (Capra)[13]), entreprend sur tout le territoire de la commune d'Allonnes des activités de médiation scientifique (visites, ateliers pédagogiques…) et de recherche complétant ainsi une carte archéologique particulièrement riche en vestiges. À proximité du site, le CAPRA est installé dans un bâtiment consacré à la recherche et à la diffusion du savoir archéologique et disposant d'un espace muséal : le CERAM (Centre d'études et de recherches archéologiques du Maine). Le bâtiment du CERAM a été baptisé du nom de Pierre Térouanne[14].

Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[15].

La commune possède trois "@" au label Ville Internet.

Sports[modifier | modifier le code]

La Jeunesse sportive d'Allonnes fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[16]. Cette association regroupe en outre une quinzaine de sections (athlétisme, basket-ball, handball, natation, tennis…)[17].

Le Football Club Vidéo Plus d'Allonnes fait évoluer une équipe de futsal en division de district[18]

Le groupe Allonnes Parkour 72 propose régulièrement des entraînements au parkour (art du déplacement) un peu partout dans la ville et ses alentours[19].

Le cross "Allonnes - Le Maine Libre" possède une renommée internationale. En 2014, Il fête sa cinquantième édition et a été parrainé par l’athlète française Marie-José Pérec[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lefebvre (né en 1938), conseiller municipal d'Allonnes de 1971 à 1977.
  • Yvon Luby, maire d'Allonnes pendant 31 ans.
  • Pierre Térouanne (1891-1980), industriel, archéologue, découvreur, à Allonnes, du temple gallo-romain dédié à Mars Mullo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les recensements espacés d’une période de cinq ans (2011, 2016, etc.) pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Librairie Guénégaud, Paris 1978. ISBN 2-85023-076-6
  3. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Éditions Picard 1985. ISBN 2-7084-0299-4
  4. La langue gauloise, édition errance 1994. ISBN 2-87772-089-6
  5. Véronique Brouquier-Reddé,Katherine Gruel (dir.), Le sanctuaire de Mars Mullo chez les Aulerques Cénomans (Allonnes, Sarthe) Ve s. av; J.-C.-IVe s; ap. J.-C., Gallia, 61, 2004, p.  291-396 Lire en ligne
  6. « Site communal - Les maires d'Allonnes » (consulté le 1er mai 2013)
  7. « Un parc rend hommage à l'ancien maire, Gabriel Paillereau », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 octobre 2014)
  8. « Gilles Leproust conduit une liste de rassemblement », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 octobre 2014)
  9. « Passage de relais plein d'émotion entre Yvon Luby et Gilles Leproust », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 octobre 2014)
  10. a et b Réélection 2014 : « Allonnes (72700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 mai 2014)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  13. « CAPRA »
  14. « CERAM »
  15. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 6 avril 2016)
  16. « Site officiel de la Ligue du Maine de football – JS Allonnes » (consulté le 6 avril 2016)
  17. « Site de la JS Allonnes - les 15 sections » (consulté le 1er mai 2013)
  18. « Site officiel de la Ligue du Maine de football – FC Vidéo Plus Allonnes » (consulté le 6 avril 2016)
  19. Le site d'Allonnes Parkour 72
  20. « Allonnes - Marie-José Pérec, marraine du cross international "Le Maine Libre" », Le Maine Libre,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]