Courcebœufs

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Courcebœufs
Courcebœufs
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Le Mans
Intercommunalité Communauté de communes Maine Cœur de Sarthe
Maire
Mandat
Dominique Dorizon
2020-2026
Code postal 72290
Code commune 72099
Démographie
Gentilé Courcebœusiens
Population
municipale
638 hab. (2018 en augmentation de 1,92 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 15″ nord, 0° 17′ 15″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 103 m
Superficie 16,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Mans
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bonnétable
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Courcebœufs

Courcebœufs est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 638 habitants[1] (les Courcebœusiens).

La commune fait partie de la province historique du Maine[2], et se situe dans le Haut-Maine (Maine roux).

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courcebœufs est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 144 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,4 %), terres arables (31,7 %), forêts (15,9 %), zones urbanisées (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous les formes Curcesbot en 1073 et Corcesbois en 1330[11]. Il est issu du bas latin cortem, « domaine rural », et d'un anthroponyme germanique tel que Saxbodus[11] ou Sigibod[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

La première devise de Courcebœufs était Fortitudo Mea Civium Fides qui signifie « je tire ma force de la loyauté de mes citoyens ». Cependant, lorsque les moines de l’abbaye de Noirmoutier (fondée par Philibert de Tournus en 675), décident de s'installer en l'an 800 dans la ville devenue maintenant Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, ils décident de s'approprier outrageusement ladite locution latine. Cet abominable affront est toujours aujourd'hui considéré comme un vol honteux qui continue de provoquer des tensions entre les deux communes.

C'est ainsi que les Courcebœusiens adoptèrent par la suite comme devise Amor patriæ nostra lex : « L'amour de la patrie est notre loi ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1898   - Poirier    
         
? mars 2001 Raymond Vaugarny - -
mars 2001 mars 2008 Nicole Égon - -
mars 2008 mai 2020 Jean-Claude Bellec[13] SE Retraité
mai 2020[14] En cours Dominique Dorizon SE Conseiller principal d’éducation
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2018, la commune comptait 638 habitants[Note 3], en augmentation de 1,92 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Courcebœufs a compté jusqu'à 1 161 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8548839981 1041 1331 1611 1301 0931 085
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0689941 0169511 018913902886843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808824748612632637574541562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
524532427370390434558576620
2017 2018 - - - - - - -
638638-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Anges.
  • Église Notre-Dame-des-Anges. Elle abrite des fonts baptismaux du XVIe siècle, des stalles également du XVIe et une statue de l'Éducation de la Vierge du XVIIe, classés à titre d'objets aux Monuments historiques[19].
  • Les anciennes tuileries.
  • Le monument aux morts situé en pleine campagne commémore le . En ce lieu, les francs-tireurs manceaux, les 1er, 2e, 3e et 4e bataillons des mobiles de l'Orne et un bataillon du 44e de ligne délogeaient les Prussiens de leurs positions après une lutte acharnée, ouvrant ainsi un passage à l'armée de la Loire, permettant au général Chanzy de se retirer derrière la Mayenne, après les batailles livrées autour du Mans[réf. nécessaire].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 938
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Mans », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 984.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  13. Réélection 2014 : « Courcebœufs (72290) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  14. a et b « Municipales à Courcebœufs. Dominique Dorizon a pris ses fonctions de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Œuvres mobilières à Courcebœufs », base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]