Le Grand-Bourg

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Le Grand-Bourg
Le Grand-Bourg
Blason de Le Grand-Bourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Intercommunalité Communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg
(siège)
Maire
Mandat
Francky Chatignoux
2020-2026
Code postal 23240
Code commune 23095
Démographie
Gentilé Grand-bourgeois, Bourniauds
Population
municipale
1 220 hab. (2019 en diminution de 0,65 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 39″ nord, 1° 38′ 43″ est
Altitude Min. 344 m
Max. 497 m
Superficie 78,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Guéret
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Grand-Bourg
(bureau centralisateur)
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Liens
Site web www.legrandbourg.fr

Le Grand-Bourg est une commune française du département de la Creuse et de la Région Nouvelle-Aquitaine (ancienne Région du Limousin), et un chef-lieu de canton.

À mi-chemin entre La Souterraine et Guéret, Le Grand-Bourg se situe dans l'Ouest creusois et le bassin de la Gartempe. Elle se nommait jusqu'au XIXe siècle Le Grand-Bourg de Salagnac.

Homonymie[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bourg ne doit pas être confondu avec Grand-Bourg (Guadeloupe).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s'étend sur 7 891 hectares. Cette importante superficie est une caractéristique du Grand-Bourg, qui est la seconde commune la plus étendue du département juste derrière Gentioux-Pigerolles (7 929 hectares).

Le Grand-Bourg partage ainsi ses limites avec 13 communes : Bénévent-l'Abbaye, Marsac, Fursac, Chamborand, Saint-Priest-la-Feuille, Lizières, Saint-Priest-la-Plaine, Fleurat, Saint-Vaury, Gartempe, Montaigut-le-Blanc, Aulon, Mourioux-Vieilleville.

Aspects physiques[modifier | modifier le code]

Le cœur de la commune est située dans une large vallée (parfois connue sous le nom de dépression du Grand-Bourg) que traverse la rivière Gartempe d'est en ouest en décrivant plusieurs méandres. Cette vallée est encadrée de toutes parts de plateaux et collines aux reliefs encore modestes mais néanmoins marquées qui sont les premiers contreforts du Massif central.

L'ensemble s'inscrit dans le contexte plus large de l'ouest creusois, dominé par des petites montagnes granitiques (entre 500 et 600 mètres d'altitude) et dont les lignes de crête barrent l'horizon : les monts de Guéret où ressortent le Maupuy et le Puy des Trois Cornes d'un côté, la butte de Saint-Goussaud reliée aux monts d'Ambazac de l'autre.

Le point culminant du Grand-Bourg se trouve ainsi au sud de la commune, à 497 mètres d'altitude, entre les villages des Bains et de Lisle. Le point le plus bas est situé au moulin de Masvignier, à l'endroit où la Gartempe quitte le territoire communal en direction de Lizières, à 349 mètres d'altitude. Le bourg quant à lui est posé entre 380 et 400 mètres.

L'ensemble du territoire communal est arrosé par un dense réseau de ruisseaux et petites rivières, tous affluents de la Gartempe. Le Peyroux est le plus important d'entre-eux. Il prend sa source dans le bois de la Ribbe où il est capté pour fournir l'essentiel de l'eau potable au Grand-Bourg. Puis traverse le sud de la commune avant d'aller former l'étang de la Toueille, principal plan d'eau du secteur.

Le bourg[modifier | modifier le code]

Le bourg du Grand-Bourg se trouve à peu près au centre de la commune. Il occupe une position de carrefour entre des axes de communication d'importance départementale (D4 et D912) et s'est développé en étoile dans plusieurs directions : Guéret (rue de la mairie), Bourganeuf (rue du manoir), Bénévent (rue de la Providence), Limoges (rue du stade), La Souterraine (rue de la Gartempe), Dun-le-Palestel (zone artisanale).

Le centre-bourg est dominé par l'imposante église Notre-Dame (XIIe siècle) et s'articule autour d'une succession de trois grandes places principales : la place du marché, la place des tilleuls, la place du champ de foire.

Plusieurs squares (Lucien-Lacroix, Docteur-Auboux, Pierre-Grosse) et un stade (Gabriel-Adenis) forment les espaces verts.

Le bourg abrite mairie, école élémentaire (tous niveaux), gendarmerie, centre de secours, bibliothèque, poste. Il possède un cabinet infirmier, un relais d'assistantes maternelles, deux médecins généralistes, un kinésithérapeute et un psychologue.

Ainsi que plusieurs commerces de proximité : boulangerie (1), épicerie (1), coiffure et esthétique (3), cafés (2), banque (1), garage automobile (2), concessionnaire agricole (1), quincaillerie (1), station service (1), cabinet vétérinaire (1), jardinerie et coopérative agricole (1).

Depuis 1996, il est doté d'un complexe destiné aux loisirs composé d'un grand gymnase et d'une salle polyvalente toute équipée (réceptions, spectacles sur scène, cinéma). Un dojo attenant est à l'étude depuis 2017.

Les villages du Grand-Bourg[modifier | modifier le code]

La commune possède plus d'une centaine de villages habités, hameaux ou fermes isolées, répartis sur l'ensemble du territoire.

En voici la liste, par ordre alphabétique : Ardannes, Barriassoux, Barriat, Bel-Air, Besse, Bonlieu, Bospillat, Bourdicolle, Boussiroux, Celles, Ceury, Chalibat, Chanterannes, Chezolles, Collonges, Condat, Convalette, Grand-Cloux, Gresol, Huviers, Jeansannes, Jouhet, La Barde, La Brousse, La Chataignière, La Folie, La Forge, La Grande-Faye, La Graulière, La Loge des Bains, La Loge du Mas, La Montagne, La Peyre, La Pouyade, La Ribbe, La Roche, La Terrade, La Toueille, La Tuilerie, La Vallade, La Vilatte, Langlard, Lascroux[Note 1], Laugères, Laumière, Lavaud de Pognagot, Lavaudroy, Le Barret, Le Bâtiment, Le Bourâle, Le Breuil, Le Jonquet, Le Mas, Le Masgelier, Le Masroy, Le Moulin de Barriat, Le Moulin du Masgelier, Le Moulin de Masvignier, Le Moulin du Pont, Le Moulin de Ribbes, Le Moulin Sebrot, Le Moultier, Le Peyrat, Le Peyronnet, Les Bains, Les Dauges, Les Granges, Les Métairies, Les Thermes, Lisle, Livergnat, Longeville, Lurat, L'Âge au Bert, L'Âge au Fils, L'Âge au Seigneur, Marliat, Masmeaux, Masvignier, Meillassoux, Montenon, Morenoux, Nibouleix, Nouvelours, Petit-Cloux, Pognagot, Pontferrand, Ribbes, Ribette, Richefort, Ruffiers, Salagnac, Vieilleribière, Villessanges.

Histoire des villages[modifier | modifier le code]

Deux écoles ont existé des années 1880 aux années 1950 dans les villages de la Folie et des Bains, respectivement le nord et le sud de la commune. Elles s'ajoutaient aux écoles du bourg et évitaient ainsi des trajets conséquents aux enfants de ces secteurs éloignés.

Cinq villages possèdent des châteaux : l'Âge au Seigneur (privé), le Masgelier (privé), Collonges (privé), la Ribbe (institut médico-éducatif), Salagnac (vestiges).

Cinq villages possèdent des moulins, qui donnent généralement leur nom au hameau : le moulin de la Roche, le moulin de Ribbes, le moulin Sebrot, le moulin du Pont (Salagnac), le moulin de Chalibat, le moulin de Masvignier.

Du fait de la grande superficie communale, certains villages se trouvent plus proche d'une autre commune que du bourg lui-même : le village de Jeansannes se trouve à 7 kilomètres du Grand-Bourg mais à 3 kilomètres seulement de Bénévent-l'Abbaye, celui de la Montagne se trouve à 8 kilomètres du bourg mais seulement à 4 kilomètres de Fleurat...

Le village de Pognagot, anciennement orthographié Pognat, tirerait son origine d'une villa gallo-romaine[1]

Le village de Lavaud de Pognagot abrite un souterrain (privé) qui a été mis au jour dans les années 1960 et dont plusieurs vestiges archéologiques sont aujourd'hui exposés autour de l'église du bourg[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 979 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Benevent_sapc », sur la commune de Bénévent-l'Abbaye, mise en service en 1996[9] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[10],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 027,6 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, mise en service en 1973 et à 46 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[13], à 11,4 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bourg est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guéret, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,9 %), zones agricoles hétérogènes (32,3 %), forêts (9,5 %), terres arables (1,9 %), zones urbanisées (0,6 %), eaux continentales[Note 8] (0,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune du Grand-Bourg est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Grand-Bourg.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 42,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 811 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 186 sont en en aléa moyen ou fort, soit 23 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[22].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune du Grand-Bourg est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines : autour de la Gartempe[modifier | modifier le code]

On retrouve dans la vallée de la Gartempe de nombreux objets datant du Néolithique, notamment des silex, attestant d'une occupation de la région depuis la Préhistoire.

C'est plus particulièrement dans une boucle de la Gartempe que les premiers habitants de la région choisirent de s'installer. Probablement parce qu'il y avait là d'une part, un gué permettant le franchissement de la rivière, et d'autre part un escarpement propice à la défense.

Certaines sources parlent d'ailleurs d'un retranchement dit "camp de César" près de l'actuel village de Salagnac. Près de ce même village, la carte IGN au 1/25000e mentionne en outre un double oppidum, un sur chaque rive de la rivière[27].

En outre, la terminaison en -ac de Salagnac, anciennement Salaniacum, laisse penser que ce village serait à l'origine une villa gallo-romaine. Celle-ci aurait donc pu s'établir durant la Paix romaine en face du village gaulois préexistant. La voie romaine conduisant de Praetorium (Saint-Goussaud) à Fines (Aigurande) passait d'ailleurs non loin de là.

La toponymie de certains villages proches semble indiquer la présence d'autres villa aux environs : par exemple Pognagot, anciennement Pognat. Et l'archéologie confirme l'influence romaine dans la région, avec notamment des sépultures à incinération.

Avec la chute de l'Empire Romain et l'entrée dans le Haut Moyen Âge, Salagnac devient centre féodal. Une motte castrale est érigée. Une famille riche et puissante porte son nom, ses membres sont dits comte ou comtesse, Salagnac et les environs deviennent leur seigneurie. Autour de l'an 1000 on retrouve les traces d'un château fort dans un document qui mentionne le Castellum salaniacense.

Le Moyen-Âge et la légende fondatrice de saint Léobon[modifier | modifier le code]

C'est dans ce contexte que s'inscrit la fameuse légende de saint Léobon. Un saint limousin dont la vénération des reliques conditionne la suite de l'histoire locale en entraînant la création d'une nouvelle localité qui va dépasser en importance Salagnac : Le Grand-Bourg de Salagnac.

Voici résumée cette légende telle que rapportée par la tradition orale durant le XXe siècle :

Léobon serait né au milieu du Ve siècle. Faisant de lui un contemporain de Clovis, de saint Rémy, ou de saint Amand. Il est en revanche antérieur à l'ensemble des autres saints limousins : saint Léonard (né en 496), saint Vaury (né en 530), saint Priest (évêque de Clermont en 666), saint Goussaud (disciple de saint Priest), et saint Pardoux (qui mourut en 737).

Originaire de Fursac, en aval de la Gartempe, Léobon décide très tôt de se retirer en ermite pour adorer Dieu. Il s'installe dans un endroit écarté et solitaire au milieu des bois, au sud de Fursac de l'autre côté de la Gartempe. Travaillant la terre, il sait aussi bien manier le bois et le fer, tâches qu'il abandonne tous les jours pour s'adonner à la prière et venir assister à la messe au bourg de Fursac.

Mais un jour, les jeunes du village avides de divertissements et peu portés sur la dévotion décident de faire tomber Léobon dans le péché. Une jeune fille est désignée pour tenter de le séduire... Se rendant chez lui en pleine nuit, elle frappe à sa porte et feint d'être égarée pour le forcer à l'hospitalité.

Léobon comprend très vite les intentions de la jeune fille et décide lui donner une leçon : écartant le feu qui brûle dans son foyer, il se couche sur les braises avant d'inviter la tentatrice à faire de même. Surprise et horrifiée, celle-ci s'enfuit en criant : "fuyez, fuyez, malheureux, de peur que la terre ne vous engloutisse. J'ai trouvé un homme qui ne brûle pas dans les flammes et si vous ne me croyez pas allez voir ce spectacle et vous croirez à vos yeux".

Après cette mésaventure, Léobon ne s'estime plus en sécurité à Fursac et décide de s'en éloigner pour trouver un nouvel ermitage. C'est ici que Salagnac entre en jeu. Léobon se dirige vers le soleil levant en remonta le cours de la Gartempe jusqu'en amont de l'antique bourg nommé Salagnac. Laissant la rivière sur sa gauche, il s'en écarte de 200 pas où il trouve un lieu désert, placé à l'abri du vent du nord par une roche spacieuse et élevée, justement nommé la Pierre Grosse.

C'est là qu'il fixe sa nouvelle demeure et termine ses jours vers l'an 530. Fiers que cet endroit de leur paroisse ait été choisi comme refuge par ce saint homme, les gens de Salagnac considèrent alors ses reliques comme un trésor. Et de fait, des foules accoururent bientôt à l'endroit de sa sépulture pour le vénérer dautant qu'il possédait, dit-on, des pouvoirs guérissants.

L'ermitage devient un lieu de pèlerinage. Des familles s'installent autour formant vite un grand village. Alors qu'une première église y est construite pour honorer le saint, l'augmentation de la population est telle que la Pierre Grosse finit par dépasser Salagnac en taille. On renomme l'endroit Grand-Bourg de Salagnac.

Saint Léobon atteint alors une telle renommée que les Fursacois entreprennent de récupérer ses reliques. Une expédition menée par une nuit sans lune leur permet de les ravir mais ils sont vite stoppés par un autre miracle. La scène se déroule à Marliat, à un kilomètre du Grand-Bourg de Salagnac. Ici les bœufs s'arrêtèrent net tandis que les cloches du Grand-Bourg se mettent à sonner toutes seules.

L'alerte est donnée en ces mots, restés célèbres dans la région : "gens dau Borg, levas vos tous, los Fursacoux sont à Marliou, emportant san Liobou". Les gens du Bourg s’exécutent donc et fondent sur les Fursacois restés bloqués à Marliat. Une bagarre s'engage entre les deux communautés qui s'arrachent les reliques. Dans la bousculade, les gens de Grand-Bourg arrachent la tête et le bras droit tandis que le reste du corps demeure à Fursac...

Face au désastre, saint Léobon lui-même aurait pris la parole pour apaiser tout le monde en approuvant ce partage forcé. Il aurait consolé les gens du Grand-Bourg en ces termes : "Laissez-faire, à vous je donne ma tête et mon bras droit, et avec eux, je vous donne toute ma force et toute ma puissance".

Si la légende comporte sa part de merveilleux, l'existence de Léobon et le déroulement général des événements sont avérés. Des historiens recoupent l'épisode du partage avec le mal des ardents qui a sévi en Limousin au Xe siècle entraînant un fort engouement pour les reliques censées l'éviter.

Aujourd'hui un fragment des reliques est visible dans une vitrine sécurisée de l'église Notre-Dame du Grand-Bourg : un bout d'ossement enchâssé dans un bras artificiel. Tandis que la légende a semé plusieurs traces dans la géographie locale : une fontaine et une rue du bourg portent le nom de saint Léobon. Tout près d'une autre rue où l'on peut observer des affleurements rocheux et au dessus d'un quartier qui s'appelle la Pierre-Grosse. Quant au village de Marliat, on peut y observer en bord de route une petite croix en granit nommée Croix du Partage.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Le village de Lascroux qui s'appelait autrefois « La Croix-de-Mazeirat » est une ancienne commanderie de l'ordre du Temple puis de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem devenue un membre de la commanderie de Paulhac au sein du grand prieuré d'Auvergne[28],[29],[30].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion, en 1569, Wolfgang de Bavière pille Le Grand-Bourg en le traversant avec ses troupes.

Sur la carte de Cassini dressée entre 1736 et 1738, le nom de Sallagnac (avec deux L) apparaît deux fois, à l'emplacement du bourg actuel et de l'actuel village de Salagnac.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant le XIXe siècle, le nom du Grand-Bourg remplace peu à peu celui du Grand-Bourg de Salagnac sur les documents officiels et dans les usages. Salagnac est relégué au rang d'un gros village.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle et le développement de la voirie départementale, la principale route du Grand-Bourg est celle reliant La Souterraine à Bourganeuf (actuelle D912 A1). Elle se rattache à la route de Poitiers à Clermont (actuelle RN145) au niveau du Puy de Lantais, à Lizières.

Au début du XXe siècle, au plus fort de l'expansion ferroviaire, la municipalité se positionne pour doter le Grand-Bourg d'une gare qui serait desservie par une voie ferrée reliée au Paris-Toulouse passant à la Souterraine. Ce projet ne verra jamais le jour, bien qu'une petite portion de la ligne Laurière-Montluçon via Guéret écorne le territoire du Grand-Bourg au sud-est.

Comme toutes les communes de France, Le Grand-Bourg paye un lourd tribut humain durant la Première Guerre mondiale. Le monument aux morts de la commune est construit en 1920 sur la place des tilleuls. Il est composé d'une imposante colonne surmontée d'un coq et entourée par une volée de marches.

De 1924 à 1928, la commune donne un député à la Creuse en la personne du maire Gabriel Adenis.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux enfants juifs sont réfugiés dans le plus grand secret dans la commune[31],[32],[33], au château du Masgelier alors géré par l'Œuvre de secours aux enfants (OSE).

La Résistance, très active dans cette région délimitée par les lignes de chemin de fer Paris-Toulouse et Bordeaux-Lyon installe plusieurs maquis autour du Grand-Bourg : les campements de Lascroux sur la commune, de Cessac (Bussière-Dunoise) et de la Quaire (Saint-Priest-la-Plaine). En conséquence, des Waffens SS s'installent au bourg du Grand-Bourg en décembre 1942 et janvier 1943 pour traquer les Résistants. Lors de cette opération, ils arrêtent Albert Gagnet et Lucien Pateyron (19 janvier) mais ne parviennent pas à localiser le maquis. Lors de ce même épisode le chef de gendarmerie du Grand-Bourg, Marcel Amiot, Résistant lui aussi, est tué près du village de la Barde. Le 20 mars suivant, des Républicains espagnols cachés dans les villages de Nouvelours et la Pouyade sont dénoncés par un habitant de la Terrade, village voisin. Marco Ramon, José Fuentes, Roberto Francisco et Vidal Dejuana sont capturés puis fusillés à Limoges par la milice[34]. Le même jour, Albert Terrasson, Pierre Sinaud et Émile Buffet sont aussi faits prisonniers et déportés[35]. Un autre enfant de la commune, Roger Gerbaud, originaire du village de la Folie, est capturé le 14 mai 1944 lorsque le maquis qu'il commande près de Saint-Maurice-la-Souterraine est encerclé par la milice et les gardes mobiles. Il est fusillé à Limoges le 23 juin 1944 après avoir été torturé mais sans avoir parlé[36].

Aujourd'hui, trois monuments commémorent ces événements sur le territoire de la commune : celui des Républicains espagnols près du village de la Montagne en bordure de la RN145 où se tient une cérémonie en présence du maire chaque 23 juin. Celui de la Folie en bordure de la départementale en mémoire de Roger Gerbault. Et celui de la Barde en bordure de la même départementale commémorant le sacrifice du gendarme Amiot.

La tempête Martin qui souffle au soir du cause de nombreux dégâts dans la commune comme dans tout le Limousin.

Le Tour de France traverse la commune le (étape Limoges - Issoudun), via le village des Bains et la D914.

Pandémie de Covid-19 : le premier cas en Creuse est recensé sur la commune du Grand-Bourg le vendredi 13 mars 2020. Il s'agit d'un habitant de région parisienne qui possède une résidence secondaire au lieu-dit La Toueille, où il est confiné avec des proches pendant plusieurs jours[37].

Le premier tour des élections municipales intervient dans ce contexte le surlendemain. La municipalité en place est battue par une liste d'alternance "Nouvelle Vague au Grand-Bourg". Dix nouveaux conseillers sont élus avec trois sortants. Le nouveau maire, Francky Chatignoux, est le premier agriculteur à occuper cette fonction.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'activité économique du Grand-Bourg est encore largement tournée vers l'agriculture avec 77 sièges d'exploitations et 109 unité de travail annuel en 2010. La surface agricole utile était cette année là de 5879 hectares, dont 3342 ha de surfaces toujours en herbe (56,8 %) et 2527 ha de terres labourables. Les exploitations sont en grande majorité spécialisées dans l'élevage bovin (activités de naisseur et engraisseur) de race limousine. On comptait 9101 unités de gros bétail (UGB) en 2010[38].

Les derniers recensements généraux de l'agriculture (1988, 2000, 2010[38]) traduisent plusieurs tendances de fond :

  • Un mouvement de concentration des terres et d'agrandissement des exploitations : leur nombre est passé de 131 en 1988 à 88 en 2000, puis 77 en 2010 ; tandis que la SAU restait quasiment la même : 5999 ha en 1988 puis 5771 ha en 2000 et 5879 ha en 2010.
  • Une intensification de l'élevage : 7355 UGB en 1988 puis 9241 UGB en 2000 et 9101 UGB en 2010, alors même que les surfaces toujours en herbe ont diminué : 4110 ha en 1988, 3650 ha en 2000, 3342 ha en 2010.
  • Une diversification grandissante vers des ateliers de grande culture : 1872 ha de terres labourables en 1988, 2104 en 2000, 2527 en 2010.

Associations[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Une troupe de théâtre, baptisée les Trois Coups, rend le Grand-Bourg célèbre dans toute la région. Ses bénévoles donnent une série de représentations sur la scène communale chaque année entre la fin de l'hiver et le printemps. Une première partie est composée de saynètes et de danses, la seconde est dédiée à la pièce, faisant intervenir une dizaine d'acteurs dans le genre vaudeville généralement. La troupe est notamment connue pour son duo comique féminin inspiré des célèbres Vamps, qui intervient sur de nombreuses manifestations dans toute la Creuse.

Spectacle de rue, photographie...[modifier | modifier le code]

L'association Agir pour le patrimoine du Grand-Bourg a été créée à la fin des années 2010 afin de porter des initiatives permettant de récolter des fonds pour la rénovation de l'église. Ce projet terminé, son champ d'actions s'est depuis élargi au petit patrimoine ou à la mémoire locale. Agir s'est ainsi illustrée par des manifestations et des créations très diverses qui ont jalonné la dernière décennie :

  • les Miroir(s) du Temps. Spectacles faisant intervenir de nombreux figurant recrutés dans la commune autour d'une légende ou d'un fait d'histoire locale. Plusieurs éditions en [39], , , [40], [41].
  • le livre Cet été là au Grand-Bourg. Un recueil réalisé entre juillet et novembre 2010 réunissant des photos de groupes ou des portraits de tous les habitants de la commune. L'idée était de fixer le visage humain du Grand-Bourg au début du XXIe siècle tout en suscitant des rencontres du type fête des voisins. La plupart des séances photos ayant donné lieu à un apéritif ou un banquet dans les différents quartiers du bourg ou les villages. Environ un millier de personnes ont accepté d'y figurer. Le plus jeune avait quelques mois, la plus âgée était centenaire. Le livre s'est vendu à un millier d'exemplaires tandis que des rendez-vous initiés à cette occasion se perpétuent encore aujourd'hui[42].
  • un rallye touristique à travers les villages de la commune.

Cinéma[modifier | modifier le code]

La salle communale, inaugurée en 1996, est dotée d'un grand écran de cinéma amovible permettant des projections devant 200 personnes. L'association Grand Ecran fait venir, chaque deuxième vendredi du mois, un cinéma itinérant qui diffuse des films du moment (King Kong, Avatar, La Rafle, Bienvenue chez les Ch'tis, Demain tout commence...) Par le passé ce dispositif a aussi permis la retransmission de grands événements telles les étapes du Tour de France ou les matches de l'équipe de France lors du Mondial de 98.

Lettres[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque municipale, animée par l'association les Amis de la bibliothèque, est à la disposition de tous près du groupe scolaire. Rénovée en 2008, elle a été baptisée du nom d'Amédée Carriat (1922-2004), écrivain érudit originaire de la commune (village de Ceury)[43].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bourg est chef-lieu du canton éponyme. Celui-ci est passé de sept à dix-sept communes (et de 3 000 à 7 000 habitants) avec le redécoupage cantonal de 2014.

Les conseillers départementaux du Grand-Bourg sont Annie Chambereau et Bertrand Labar (Droite-Centre)[44]. depuis les dernières cantonales de 2015.

Département[modifier | modifier le code]

Le département de la Creuse a été créé à la Révolution en 1790 en application de la loi du , essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche.

Depuis 2015, le conseil départemental de la Creuse est présidé par Valérie Simonet (LR)[45].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le canton du Grand-Bourg est tout entier compris dans la communauté de communes Monts et vallées Ouest Creuse, avec les cantons de la Souterraine et de Dun-le-Palestel.

Monts et vallées Ouest Creuse a été créée à la suite du redécoupage des intercommunalité de la loi NOTRe en 2017. Elle est présidée depuis par Étienne Lejeune (PS)[46].

Circonscription législative[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bourg appartient à l'unique circonscription de la Creuse, composée de tous les cantons de la Creuse depuis les élections législatives de .

Le député de cette circonscription est Jean-Baptiste Moreau (LREM)[47], élu lors des dernières législatives de juin 2017, originaire du canton du Grand-Bourg.

Région[modifier | modifier le code]

La Région Nouvelle-Aquitaine a remplacé la Région Limousin au , plaçant le Grand-Bourg à 280 kilomètres et 3 h 30 de sa préfecture de Région, Bordeaux (contre 60 kilomètres et 1 heure, pour Limoges précédemment)[48].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1835 Jean-Jacques Jupile de Boisverd   Avocat, Notaire
1835 1835 Mathias Marchandon Lafaye    
1835 1848 Pierre Pascome Jupile   Huissier Royal
1848 1849 André Fressinaud    
1849 1853 Gabriel Descubes Duchatenet    
1853 1860 Pierre Engard    
1861 1870 Romain Fressinaud    
1870 1872 Aristide Fressinaud    
1872 1874 Théobold Maslieurat    
1874 1885 Théophile Adenis    
1885 1888 François Vitte    
1888 1892 Séraphin de Brémond d'Ars    
1892 1919 Auguste Monnet    
1919 1941 Gabriel Adenis Alliance démocratique Notaire. Député (1924-1928)
1941 1944 Louis Adenis Délégation spéciale Vichy  
1944 1945 Jean Chareille Apparenté PCF Instituteur Conseiller général
1945 1947 Marie Rivière    
1947 1952 Marcel Chapeau    
1952 1965 René Valadon    
1965 1982 Lucien Lacroix PCF Restaurateur, Conseiller général (1967-1982)
1982 1983 Guy Sornin Apparenté PCF Agriculteur, maire par intérim
1983 1989 Pierre Olive DVD Fonctionnaire
1989 2008 Pierre Moreau   Pharmacien
2008 2014 Mireille Ricard   Retraitée de l'enseignement
2014 mai 2020 Michel Navarre   Retraité de la fonction publique
mai 2020 En cours Francky Chatignoux DVG Agriculteur, Vice-Président du MODEF depuis 2019
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[50].

En 2019, la commune comptait 1 220 habitants[Note 9], en diminution de 0,65 % par rapport à 2013 (Creuse : −3,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5912 5512 6012 5922 6462 7002 8013 0353 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0153 0943 0603 0693 2023 0003 1713 3393 359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3173 1833 0232 6522 4382 4222 3182 2422 132
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 0501 8611 5641 3691 3231 2441 2081 2121 222
2019 - - - - - - - -
1 220--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge du Grand-Bourg[modifier | modifier le code]

Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle

Une des rares églises gothiques de Creuse ; la nef est du XIIe siècle, alors que les chapelles latérales sont du XIVe. C'est une étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, la Via Lemovicensis venant de Vézelay. À l'intérieur on peut admirer un haut-relief en granit figurant une Vierge à l'Enfant assise et datant du XIIIe siècle, classée en tant qu'objet monument historique depuis 1904.

L'édifice est Logo monument historique Classé MH (1929)[53].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Grand-Bourg Blason
Parti : au 1er d'or à une tour donjonnée de gueules, maçonnée de sable et au chef d'azur chargé de deux chiens braques d'argent, passant l'un sur l'autre, au 2d d'argent à une église de sable et au chef d'azur chargé de cinq fleurs de lys d'or ordonnées 3 & 2[54].
Détails
Le premier chef est aux armes de la famille de Brachet de Maslaurent et le second chef est aux armes du chapitre de Saint-Étienne de Limoges.

Création Henri Hugon.
Alias
Alias du blason de Le Grand-Bourg
D'azur à cinq fleurs de lys, ordonnées 3 & 2.
Reprise des armes du chapitre de Saint-Étienne de Limoges, proposé en 1860 par Auguste Bosvieux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Autrefois « La Croix de Mazeirat », une ancienne chapelle et maison de l'ordre du Temple devenue un membre de la commanderie de Paulhac après sa dévolution aux Hospitaliers.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mariola Korsak et Jean-Marie Cassagne, Origine des noms de villes et village – Creuse, Bordessoules, .
  2. « Henri CAILLAT », sur www.ssnah23.org (consulté le ).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Benevent_sapc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Le Grand-Bourg et Bénévent-l'Abbaye », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Benevent_sapc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Le Grand-Bourg et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. a et b « Les risques près de chez moi - commune du Grand-Bourg », sur Géorisques (consulté le )
  23. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  24. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  25. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune du Grand-Bourg », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  26. « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le )
  27. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  28. Jean-Marie Allard, « Templiers et Hospitaliers dans la Creuse: Une esquisse historique dans Les commanderies de la Creuse au Moyen Âge. Aperçu historique et architectural », Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 50,‎ , p. 127-168 (lire en ligne).
  29. Andrée Louradour, « La commanderie de Paulhac », Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, t. 36, fasc. 3,‎ , p. 494-495, lire en ligne sur Gallica.
  30. Andrée Louradour, « La commanderie de Paulhac (suite) », Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, t. 37,‎ , p. 212-216, lire en ligne sur Gallica.
  31. ajpn, Hellen Kaufmann, Bernard Lhoumeau, Bordeaux, Aquitaine, France, « Le Grand-Bourg en 1939-1945 », sur www.ajpn.org (consulté le ).
  32. « Serge Klarsfeld - Grands Entretiens Patrimoniaux - Ina.fr », sur entretiens.ina.fr (consulté le ).
  33. Beate et Serge Klarsfeld, Mémoires, Paris, Fayard, .
  34. Michel Thébault, « Marco Ramon », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le ).
  35. « Transport parti de Toulouse le 30 juillet 1944 (I.252.) », sur bddm.org (consulté le ).
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  37. Centre France, « Santé - Un premier cas de coronavirus détecté en Creuse à Grand-Bourg », sur www.lamontagne.fr, (consulté le ).
  38. a et b AMJ Multimedia, www.amj-multimedia.com, « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  39. Vidéo tournée lors du premier Miroir du Temps, en plein air dans les rues du Grand-Bourg en 2009. https://www.dailymotion.com/video/x9o8qz
  40. « Miroir du temps revisite la guerre », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  41. « Miroir du temps est de retour », L’Écho du Centre,‎ (lire en ligne).
  42. « Les voisins soudés autour d'un livre », Le Populaire,‎ (lire en ligne).
  43. « Fiche d'Amédée Carriat », sur Les Amis de Tristan L'Hermite.
  44. « Présentation des candidats », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  45. « Une infirmière aux petits soins pour son Département », Assemblée des Départements de France,‎ (lire en ligne).
  46. « Ouest creusois : Etienne Lejeune élu président de la nouvelle intercommunalité », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  47. « Fiche du député J.-Baptiste Moreau sur le site de l'Assemblée nationale. », sur assemblee-nationale.fr.
  48. « itinéraire », sur Google Map.
  49. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  50. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  51. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  53. Notice no PA00100085, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  54. « 23095 Le Grand-Bourg (Creuse) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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