Vie cachée de Jésus

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La vie cachée de Jésus désigne les années de la vie de Jésus entre la fin de l'enfance et le début de sa prédication. Les écrits canoniques du christianisme ne disent presque rien de cette période, qui a dès lors donné lieu à de nombreuses hypothèses.

Ces « années obscures de Jésus » n'ont longtemps été abordées, comme le reste de sa biographie, que par un biais confessionnel apologétique chrétien.

À partir du XIXe siècle, des ésotéristes voient en Jésus un « grand initié » et proposent diverses thèses sur son parcours initiatique. À la même époque, les quêtes du Jésus historique commencent à tenter de reconstituer une « vie de Jésus » en tant que figure importante de la spiritualité humaine, en la débarrassant des dogmes chrétiens.

Les historiens contemporains replacent ces années cachées dans le contexte de sa judéité. Ils rejettent à l'unanimité les théories qui font de Jésus un explorateur de la Bretagne, de l'Égypte, de l'Inde, du Tibet ou du Japon, entre autres. Paula Fredriksen résume l'état de la recherche en indiquant qu'aucun spécialiste sérieux ne situe Jésus en dehors du judaïsme palestinien du Ier siècle[1].

L'absence de sources[modifier | modifier le code]

On dispose de peu de sources sur la vie de Jésus, au point que des thèses mythistes sont allées jusqu'à mettre en doute son historicité[2]. À quelques exceptions près, ces sources émanent des premières communautés chrétiennes et concernent essentiellement ses années de prédication. D'un point de vue historien, les seuls éléments connus avec certitude sont ses liens avec Jean le Baptiste et la crucifixion, trop gênants pour avoir été inventés par ses disciples[2].

Deux des évangiles canoniques évoquent cependant l'enfance de Jésus et en particulier la Nativité et la fuite en Égypte. Ces récits d'enfance sont des éléments obligatoires dans la « biographie » d'un grand homme de l'Antiquité et « doivent donner la clé de l'homme et de l'action à venir[3] ». Il s'agit de récits hautement symboliques, comme celui de l'étoile qui guide les rois mages : celle-ci est un signe de prédestination royale dans le monde antique, et un symbole messianique pour les juifs[4]. Ils ont été prolongés par les écrits plus tardifs des apocryphes et forment un des éléments de la mythologie chrétienne.

Hormis l'épisode de l'évangile selon Luc qui relate la visite au Temple de Jérusalem à l'âge de douze ans, la jeunesse de Jésus jusqu'au début de son ministère, vers l'âge de trente ans[n 1], n'est pas mentionnée dans les sources classiques. Cette période est considérée par certains auteurs comme un temps d'apprentissage spirituel.

Ces années de l'existence de Jésus de Nazareth non relatées dans les écrits canoniques du Nouveau Testament sont désignées comme la « Vie cachée de Jésus »[5], parfois années inconnues de Jésus (Bellarmino, c.1600)[6] ou, dans la littérature ésotérique, années perdues de Jésus[7], vie secrète de Jésus[8] ou encore vie privée de Jésus[9] en opposition à sa vie publique[10].

Récits canoniques chrétiens[modifier | modifier le code]

Récits apocryphes chrétiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Évangiles de l'enfance.

Récit coranique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Îsâ.

Exégèse chrétienne[modifier | modifier le code]

Jésus en charpentier - Porte de la Foi - Sagrada Familia

Selon Roberto Bellarmino, au XVIIe siècle, Jésus ne reste pas « oisif » mais « forgea le glaive de l'humilité pour trancher la tête du Goliath de l'orgueil. »[11]. Pour l'abbé Pierre Caussel (1651-1728)[12], Jésus-Christ, depuis l'âge de douze ans jusqu'à trente ans environ, « demeura à Nazareth dans la maison de saint Joseph, travaillant de ses mains. »[13].

L'attente jusqu'à l'âge de trente ans est traditionnellement expliquée par la nécessité pour les prêtres, selon la loi de Moïse, d'attendre cet âge pour entrer dans le sanctuaire lévitique[14],[15]. Pour d'autres, ces 18 années sont considérées non seulement comme un apprentissage auprès de Joseph (apprentissage spirituel, c'est-à-dire une formation religieuse mais aussi apprentissage manuel de charpentier[16] dans l'atelier de son père)[17], mais comme un éventuel rôle de chef de la famille après le décès présumé de Joseph[18].

Ce type d'interprétation classique a perduré jusqu'au XVIIIe siècle. Durant les deux siècles suivant se développent des thèses comme celles des voyages de Jésus en Asie dans sa jeunesse ou après sa crucifixion (cf. le village de Shingō au Japon ou le sanctuaire de Roza Bal au Cachemire), ou des contacts supposés avec les Esséniens. Des polémistes juifs créent la légende d'un voyage de Jésus en Égypte où il apprend la magie, comme le rapporte Celse dans son Discours véritable. Des légendes du cycle arthurien évoquent un voyage de Jésus adolescent en Angleterre, accompagné de son oncle Joseph d'Arimathie, marchand d'étain qui venait régulièrement s'approvisionner en Cornouailles. À l'image du concept de la translatio imperii, c'est Robert de Boron qui développe dans son roman Joseph d’Arimathie le thème de la translatio religionis en racontant l'histoire de Joseph d’Arimathie qui devient gardien du Graal après la Crucifixion. Son fils Joseph et son gendre Bron le transportent ensuite en Bretagne. Des légendes arthuriennes s'appuient sur ce récit pour magnifier le rôle de Joseph d'Arimathie en le désignant comme le tuteur de Jésus lorsque sa sœur la vierge Marie devient veuve. De Judée, le marchand serait passé en France avec Marie-Madeleine, Marthe et Lazare, puis en Angleterre où il aurait semé les germes du christianisme. Différents récits, produits d'un syncrétisme entre traditions celtiques arthuriennes et chrétiennes racontent que Jésus aurait passé une partie de ses « années perdues » à Priddy et à Glastonbury[19].

L'exégèse chrétienne a généralement rejeté ces théories et soutient que rien n'est connu sur cette période de la vie de Jésus, alors que des publications islamiques soutiennent le contraire. Ces thèses sont notamment reprises par les fidèles de l'ahmadisme. On rencontre également ce terme dans la littérature ésotérique ou New Age.

Les exégètes actuels estiment que retracer la « vie cachée » de Jésus relèverait de la fantaisie pure et simple. Tout au plus peuvent-ils émettre des hypothèses : Jésus charpentier comme son père, agriculteur[n 2], vigneron[n 3], pêcheur comme plusieurs des apôtres[20].

Jésus, « grand initié »[modifier | modifier le code]

L'ésotérisme chrétien présente Jésus comme l'aboutissement spirituel d'une série de grands initiés. En 1889, l'ouvrage publié par Édouard Schuré sur ce thème eut un grand retentissement[21].

Il situe l'initiation de Jésus chez les esséniens, qu'il considère comme les derniers descendants de confrérie conservant les traditions des prophètes d'Israël[22].

L'idée selon laquelle Jésus avait voyagé en Asie a d'abord été proposée par l’avocat et spiritualiste français Louis Jacolliot (1837-1890) à ce sujet dès 1869[23]. Elle a été reprise en 1894 par le Russe Nicolas Notovich à la suite de ses voyages en Inde et au Ladakh[24].

L'initié du mont Athos dans la théosophie[modifier | modifier le code]

Les théosophes traditionnels croient que selon les enseignements des maîtres, le Maître Jésus (en) aurait d'abord été initié aux cultes à mystères avant de suivre en Inde l'enseignement du Maïtreya[réf. nécessaire].

L'Évangile du Verseau[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : L'Évangile du Verseau.

L'Évangile du Verseau de Jésus, le Christ[25] par Levi H. Dowling (1844-1911)[26], écrit en 1908, a été publié sans interruption depuis lors et a été traduit en plusieurs langues. Il prétend être la véritable histoire de la vie de Jésus, dont dix-huit années « perdues » ou passées sous silence dans le Nouveau Testament. L'histoire suit le jeune Jésus à travers l'Inde, le Tibet, la Perse, l'Assyrie, la Grèce et l'Égypte. L'auteur aurait pratiqué la méditation pendant 40 ans en consultant des "archives akashiques" qui seraient l'enregistrement de tous les faits du passé. Il aurait écrit ce livre toujours entre 2 et 6 heures du matin. Le livre se compose de 22 chapitres couvrant toute la vie de Jésus, de sa naissance à sa mort. Les trois dernières années de sa prédication en Palestine sont similaires à l'histoire de la Bible, mais renferment des éléments plus ésotériques. Le livre prétend être l'Évangile pour être utilisé à l'ère du Verseau à venir.

En 1909, un soldat de l'Armée indienne britannique, Arthur Lillie (en) (1831-1911) publie India in Primitive Christianity[27],[28]. Il y évoque la possible figure d'un Jésus Essénien et d'un christianisme primitif influencé par l'Inde[29]. Cette idée sera reprise par un ésotériste, l'essayiste américain Raymond W. Bernard (1901-1965) (pseudonyme littéraire de Walter Siegmeister)[30] (à ne pas confondre avec Raymond Bernard (1923-2006), fondateur de divers mouvements d'inspiration rosicrucienne et martiniste). L'essayiste Raymond W. Bernard s'intéressa à la vision secrète d'un Jésus-Christ[31] inspiré par les Esséniens et qui tire son enseignement d'Inde, du brahmanisme et des doctrines de Krishna[32],[33]. Son ouvrage, La Vie secrète de Jésus l'Essénien[34] introduit la doctrine de respect pour toute vie encore appelée compassion universelle, ainsi que de la non-violence qui doit ouvrir la voie au végétarisme et au pacifisme.

Il y cite l'existence d'un probable « rouleau de Safed » ou de Mehgheehlla (ce qui n'a jamais été démontré) qui serait d'origine essénienne et qui aurait été découvert par le Docteur Dayve Boris de Waltoff en 1882 près du lac de Tibériade. Le découvreur était un auteur et un médecin né en 1865[35],[36]. Ce rouleau mentionnerait la présence de Jésus en Inde. Un texte équivalent dont la véracité historique se doit d'être démontrée également, existerait selon le docteur Raymond W. Bernard sous le nom de « rouleau d'Alexandrie »[37],[38].

Jésus en Inde dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le romancier allemand de:Siegfried Obermeier atteint un best-seller en Allemagne en 1983 avec un livre construit en grande partie sur les thèses de Ahmad et Novotovitch[39]. Mais la thèse de Ahmad est favorisée par docteur Fida M. Hassnain (2008), directeur des archives et musée du Cachemire[40]. L'histoire a été rendue publique dans le livre Jesus' Tomb in India[41], un documentaire de la BBC[42], un reportage de France 5[43] et un film de Paul Davids[44].

Jésus au Japon[modifier | modifier le code]

Le Jésus-Christ de Shingō est une tradition locale japonaise selon laquelle Jésus aurait vécu de 21 à 33 ans dans la province d’Etchu et serait mort à Shingō.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paula Fredriksen, From Jesus to Christ, Yale University Press, 2000 (ISBN 0300084579), p. xxvi.
  2. a et b John Spong, « Historicité de Jésus », sur Protestants dans la ville,
  3. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire, p. 193-195
  4. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire, p. 189
  5. Abbé Pierre Caussel De la connoissance de Jesus-Christ, considéré dans ses mystères- 1780 - Page 57 "CHAPITRE PREMIER. ..D. QUELLE est la vie cachée de Jesus-Christ ?, R. lesus- Christ, depuis l'âge de douze ans jusqu'à trente ans .."
  6. Saint Roberto Francesco Romolo Bellarmino Les discours de Robert Bellarmin, soigneusement revus et corrigés 1855 Volumes 1 à 2 - Page 204 "Que fit-il donc durant ces années inconnues ?"
  7. Élizabeth Clare Prophet, The Lost Years of Jésus, traduit en français sous le titre Les Années perdues de Jésus en 2004."
  8. Le dossier Jésus, Science & Vie, mai 2006, n°1604, article de Philippe Descamps: "Vie secrète du Christ ? Une pure fiction".
  9. Dom Florent Broquin, La grande vie de Jésus-Christ, Tome premier: "génération et vie privée", troisième édition, Louis Carré éditeur-libraire, Paris, 1891.
  10. Ludolphe le Chartreux, Vie publique de Jésus-Christ, tome premier, C. Dillet éditeur, Paris, 1864.
  11. Les Discours de Robert Bellarmin, soigneusement revus et corrigés 1855 Volumes 1 à 2 - Page 204 « il se rendit le modèle parfait de cette vertu, pour pouvoir dire à bon droit, apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur… »"
  12. Beauchesne « Caussel, Pierre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 20 avril 2013) « […] dirigea l'Hôpital Général de Montpellier depuis 1683 jusqu'à sa mort, le 6 décembre 1728 »
  13. Caussel De la connoissance de Jesus-Christ, considéré dans ses mystères (posthume 1822) Page 57
  14. Paul-Yves Pezron Histoire évangélique : confirmée par la judaïque et la romaine 1848 - Page 218 "La deuxième raison est qu'il y a lieu de croire que Dieu a envoyé saint Jean lorsqu'il avait trente ans accomplis ; car, outre qu'il était prêtre, sa mission a été à peu près semblable à celle du Messie, qui avait trente ans et quelques jours quand il a été baptisé."
  15. Émile Guers Le camp et le tabernacle du désert: ou, Le Christ dans le culte 1849 Page 97 « Le Christ dans le culte lévitique […] Enfin, c'est à l'âge de trente ans que les ministres du sanctuaire entrent dans leur charge »
  16. Mc 6,3
  17. Albert Hari, Francis Dumortier À la découverte de la Bible - 1980 Page 35 « Jésus a appris et exercé le métier de charpentier qui demandait apprentissage et savoir-faire. Jésus savait lire et écrire puisque Luc nous dit qu'il a fait la lecture publique de l’Écriture dans la synagogue de Nazareth (Le 4, 16). »
  18. Pierre Grelot, Joseph et Jésus, Beauchesne, 1975, p. 1 « Dans Marc 6, 3, Jésus, présenté comme « le charpentier fils de Marie », est connu comme fils d'une femme veuve. […] Dans un milieu de civilisation artisanale, on entrevoit, du point de vue pratique, son apprentissage du métier sous la direction de Joseph »
  19. André Vauchez, Christianisme : dictionnaire des temps, des lieux et des figures, Seuil, , p. 328
  20. Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, frère de Jésus, Noêsis, , p. 105
  21. Jean-Pierre Brach,Jérôme Rousse-Lacordaire,Jacques-Noël Pérès, Jésus a-t-il une face cachée ? (lire en ligne), p. 99-100
  22. Édouard Schuré, Les Grands Initiés (lire en ligne)
  23. La Bible dans l'Inde, ou la Vie de Iezeus Christna (1869)
  24. Nicolas Notovitch, La Vie inconnue du Christ Jésus, 1894 et Jésus en Inde, 1899
  25. The Aquarian Gospel of Jesus the Christ
  26. Levi H. Dowling
  27. Arthur Lillie, India in Primitive Christianity, Kegan Paul, Trench, Trübner & Co, LTD, Dryden House, Gerrard Street, W, Londres, 1909.
  28. Arthur Lillie, India in Primitive Christianity, chapitre XI : "The Essene Jesus", 1909.
  29. [1]
  30. [2]
  31. Raymond W. Bernard, The Unknown Life of Christ, volume IV of the Essen - Jesus Appolonius series
  32. Raymond W. Bernard, Secret Life of Jesus the Essene, Society of Metaphysicians Limited, 1987. ISBN, 1852285974
  33. Raymond W. Bernard, From Chrishna to Christ
  34. Raymond W. Bernard, The Secret Life of Jesus the Essene, Health Research Books, 1er septembre 1997, 56 pages
  35. Il est cité dans les années 1897-98 dans le Lain's Directory for Brooklyn comme médecin. Il est mentionné dans la direction du Israel Zion Hospital (Brooklyn) à une date indéterminée. Son autobiographie, Life Links: Tales By an International Physician, a été publiée en 1931
  36. cité aussi par Tony Busby dans son ouvrage The Bible Fraud
  37. Raymond W. Bernard, The Dead Sea Scrolls and the Life of the Ancient Essens
  38. Raymond W. Bernard, What the Great Relions Teach, the thruts that have guided mankind from the earliest times to the finding of Dead Sea Scrolls, 186 pages
  39. Siegfried Obermeier, Starb Jesus in Kaschmir. Das Geheimnis seines Lebens und Wirkens in Indien, 1973
  40. A search for the historical Jesus (2004) et Roza Bal The Tomb of Jesus (2008)
  41. (en) Paul Constantine Pappas, Jesus' Tomb in India: The Debate on His Death and Resurrection, Jain Publishing Company, , 202 p.
  42. Hidden story of Jesus
  43. Jésus serait-il allé en Inde ?
  44. Jesus in India – The Movie (2008)

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lactance, Institutiones divinæ, V, III, 4.
  • Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, I, 13.
  • Louis Rougier, Celse contre les chrétiens, 1925, Éditions du siècle, Paris. (ISBN 978-2-85984-005-1).
  • Isabelle Bourdial et Philippe Descamps, Le dossier Jésus, Science & Vie, mai 2006, n°1604.
  • Rachid Ahmad Chaudry, La Vie cachée de Jésus, Islam International Publication, version française 2007.
  • Robert Aron, Les Années obscures de Jésus, Desclée de Brouwer, Paris, 1960.
  • Alain Desreumaux (trad.), Histoire du roi Abgar et de Jésus. Présentation et traduction du texte syriaque intégral de « La Doctrine d'Addaï
  • Franz Winter, Starb Jesus in Japan, Zur Tradition um ein japanisches "Jesus"-Grab, 2010.
  • Dr Fida M. Hassnain, The historical Jesus, 2004.
  • Dr Fida M. Hassnain, Suzanne Olsson, Roza Bal the Tomb of Jesus, 2008.
  • Helena Blavatsky, Isis dévoilée, traduction de Ronald Jacquemot entièrement révisée par le Docteur Paul Thorin.
  • Franz Cumont : Les Religions orientales dans le paganisme romain. Conférences faites au Collège de France en 1905, Ernest Leroux, 1906.
  • Bart D. Ehrman (February 2011). 8. Forgeries, Lies, Deceptions, and the Writings of the New Testament. Modern Forgeries, Lies, and Deceptions & Forged : Writing in the Name of God—Why the Bible’s Authors Are Not Who We Think They Are, First Edition. EPub Edition. ed. New York : HarperCollins e-books, pages 282–283, (ISBN 978-0-06-207863-6). Retrieved September 8, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]