Histoire ecclésiastique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’Histoire ecclésiastique est un ouvrage écrit par Eusèbe de Césarée pour raconter l'histoire des chrétiens de la mort de Jésus-Christ jusqu'au règne de Constantin, empereur romain régnant à l'époque. Elle est, si l'on excepte le texte biblique des Actes des Apôtres, la première histoire du christianisme.

Plan de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Eusèbe dans le livre I réfléchit à la personne de Jésus et annonce le plan qu'il va suivre dans les neuf livres suivants.

L'histoire de l'Église est développée du livre 2 au livre 7. On y trouve les successions des évêques des villes de Rome, Antioche, Alexandrie, Jérusalem ainsi que des présentations des personnalités marquantes même s'il s'agit d'hérésiarques. Il aborde aussi l'histoire des Juifs de la mort du Christ jusqu'à la révolte de Bar Koshba sous le règne d'Hadrien. Une partie est ensuite consacrée aux persécutions et aux martyrs.

Les livres 8 à 10 sont un témoignage d'Eusèbe sur ce qu'a connu l'église à son époque. Ils abordent les périodes d'accalmie et les persécutions sous Dioclétien et Maximin Daïa. Cela conduit le récit jusqu'au règne de Constantin et l'achève par des copies de documents officiels se rapportant aux chrétiens et un sermon prononcé par Eusèbe lors de dédicace de l'église de Tyr[1].

Datation[modifier | modifier le code]

Dans sa forme actuelle, l’œuvre a été achevée avant la mort de Crispus (juillet 326), et puisque le livre X est dédié à Paulinus, archevêque de Tyr qui est décédé avant 325, on estime que le travail a été achevé à la fin de 323 ou 324. Ce travail a nécessité des études préparatoires plus complètes qui l'ont probablement occupé pendant plusieurs années. Sa collection de martyres de la période plus ancienne peut avoir été une de ces études préparatoires.

Analyse[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Eusèbe de Césarée », sur bcs.fltr.ucl.ac.be,‎ (consulté le 22 mai 2014)