Température de couleur

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Boîte blanche éclairée à gauche par un éclairage à incandescence, TC=2740K, à droite par la lumière du jour au crépuscule, TC=7040K.

La température de couleur est une caractérisation de la couleur des lumières qui servent en éclairage, par comparaison à celles d'un matériau idéal émettant de la lumière uniquement par l'effet de la chaleur.

Elle indique la température (effective ou « virtuelle ») d'une source de lumière à partir de sa couleur. Elle se mesure en kelvins (unité du Système international dont le symbole est K) ou en millikelvin inverse (mired).

Généralités[modifier | modifier le code]

Dégradé de températures de couleurs.

La couleur d'une source lumineuse est comparée à celle d'un corps noir théorique chauffé entre 2 000 et 10 000 K, qui aurait dans le domaine de la lumière visible un spectre d'émission similaire à la couleur considérée.

La couleur apparente d'une source lumineuse varie du rouge orangé de la flamme d'une bougie (1 850 K) à bleuté dans le cas d'un flash électronique (entre 5 000 et 6 500 K selon les fabricants) bien que certaines de ces températures n'aient aucune relation avec la température du corps noir.

Cette variation de couleur de la lumière dans une même journée n'est que difficilement reproductible par la lumière artificielle et souvent avec des appareils complexes et coûteux. Elle relativise la notion de normalité de la lumière naturelle.

Température de couleur proximale[modifier | modifier le code]

CIE (1931) diagramme chromatique xy incluant le lieu planckien avec indications des températures. Les longueurs d'ondes monochromatiques sont indiquées en bleu.

La plupart des sources, à commencer par la lumière du jour, n'éclairent pas avec exactement le spectre d'un corps noir à une certaine température. On définit comme température de couleur proximale, celle qui se rapproche le plus, dans des conditions d'observation définies et pour la même luminance, de la lumière à caractériser.

D'ordinaire, après avoir analysé la lumière dans le système CIE XYZ, on reporte sa position sur le diagramme de chromaticité, et on évalue la position du point par rapport à des lignes d'égale température de couleur reportées sur le diagramme.

Quelques exemples[modifier | modifier le code]

Le diagramme ci-dessous représente différentes températures de couleur pour des sources lumineuses naturelles et artificielles :

Marquage des lampes[modifier | modifier le code]

Tube fluorescent avec un marquage 840 indiquant un indice de rendu de couleur de 80 à 89 et une température de couleur de 4 000 K (Blanc neutre)

Certaines lampes telles les fluorescentes peuvent avoir différentes températures de couleur selon l'ambiance lumineuse recherchée. On trouve donc sur ces lampes des indications regroupant à la fois l'indice de rendu de couleur (IRC) et la température de couleur. Par exemple la majorité des lampes fluocompactes vendues au grand public ont le code 827. Le chiffre 8 indique un IRC entre 80 et 89 %, et le nombre 27 indique une température de couleur à 2 700 K. Ces lampes ont donc un rendu de couleur correct et une température de couleur proche de celle des lampes à incandescence. On trouve les mêmes lampes avec les codes 830, 840 voire 865 désignant des lampes à 3 000, 4 000 ou 6 500 K. Les lampes marquées 9xx (930, 940, 950 et 965) désignent également des lampes à 3 000, 4 000, 5 000 ou 6 500 K, mais avec un IRC supérieur à 90 %. Elles ont un rendu de couleur supérieur, utilisable pour des travaux de précision (prothétique dentaire, imprimerie, textile, muséographie, photographie, tables lumineuses) sans risque de métamérisme.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]