Sept sommets

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Carte montrant neuf sommets continentaux majeurs et mettant en lumière les différentes interprétations des limites continentales.

Les sept sommets (Seven Summits en anglais) sont les montagnes les plus élevées de chacun des sept continents. En atteindre le sommet est considéré comme un défi de l'alpinisme ; c'est à l'origine une idée de Richard Bass datant des années 1980. Il propose une liste comportant l'Everest en Asie, l'Aconcagua en Amérique du Sud, le mont McKinley en Amérique du Nord, le Kilimandjaro en Afrique, l'Elbrouz en Europe, le massif Vinson en Antarctique et le mont Kosciuszko en Australie. Ce dernier est remplacé par le Puncak Jaya pour l'Océanie dans une nouvelle liste proposée par Reinhold Messner.

Ce défi est réalisé pour la première fois en 1986 par Patrick Morrow.

Définitions[modifier | modifier le code]

À cause des différentes interprétations des frontières continentales (géographiques, géologiques et géopolitiques), il existe plusieurs définitions de la liste des sept sommets.

Océanie[modifier | modifier le code]

Le pic le plus élevé de l'Australie est le mont Kosciuszko (2 228 m), mais celui-ci est plus bas que le point culminant de la Nouvelle-Zélande, le mont Cook, nommé également Aoraki (3 754 m). Le plus haut sommet de l'Océanie au sens large est le Puncak Jaya qui culmine à 4 884 m[1], dans la province indonésienne de Papouasie sur l'île de Nouvelle-Guinée. Il est également connu sous le nom de « pyramide Carstensz ».

D'autres sources, considérant que la frontière entre l'Asie et l'Océanie est la frontière politique entre l'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, présentent le mont Wilhelm, culminant à 4 509 m d'altitude dans les monts Bismarck, comme le sommet le plus élevé d'Océanie[2],[3]. Toutefois, il n'est inclus dans aucune liste des sept sommets répandue ou formellement reconnue.

Europe[modifier | modifier le code]

Le sommet le plus élevé d'Europe, et le plus généralement accepté, est l'Elbrouz (5 642 m), dans le Caucase. C'est le sommet choisi quand le Caucase est inclus dans les frontières européennes. Toutefois, ce choix est controversé, et le mont Blanc (4 810 m) est parfois considéré comme le point culminant de l'Europe[3].

Listes de Bass et de Messner[modifier | modifier le code]

La première liste des sept sommets, dite « liste de Bass » ou « liste Kosciuszko » choisit la montagne la plus élevée d'Australie, le mont Kosciuszko (2 228 m) pour le sous-continent australien. Reinhold Messner propose une autre liste (dite « liste de Messner » ou « liste Carstensz »), remplaçant le mont Kosciuszko par le Puncak Jaya (Puncak Jaya, 4 884 m). Ni la liste de Bass ni la liste de Messner n'incluent le mont Blanc[3].

Du point de vue de la difficulté technique, la liste de Messner est la plus difficile des deux puisque se rendre au Puncak Jaya relève d'une vraie expédition, tandis qu'atteindre le sommet du mont Kosciuszko est relativement facile. C'est pour cette raison que Patrick Morrow défend son choix de la liste de Messner.

Les sept sommets
Bass Messner Sommet Élévation (m) Continent Massif Pays
X X Everest 8 848 Asie Himalaya Népal, Chine
X X Aconcagua 6 962 Amérique du Sud Cordillère des Andes Argentine
X X Mont McKinley (Denali) 6 194 Amérique du Nord Chaîne d'Alaska États-Unis
X X Kilimandjaro 5 892 Afrique Vallée du grand rift Tanzanie
X X Elbrouz 5 642 Europe Caucase Russie
X X Massif Vinson 4 892 Antarctique Monts Ellsworth revendiqué par le Chili
X Puncak Jaya (Pyramide Carstensz) 4 884 Océanie Monts Maoke Indonésie
X Mont Kosciuszko 2 228 Sous-continent australien Cordillère australienne Australie

Les sommets[modifier | modifier le code]

Everest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Everest.
La face Nord de l'Everest vue en direction du camp de base tibétain.

L'Everest, en tibétain Chomolangma, en népalais Sagarmatha[4], aussi appelé mont Everest, est une montagne située dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal et la Chine (Tibet).

Il est aperçu par des Européens pour la première fois en 1847[5] puis, après quelques années d'observations et de calculs, son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde au-dessus du niveau de la mer[6]. Cette caractéristique lui vaut d'être baptisé en 1865[5] et, dès les années 1920, de lui attirer l'intérêt des alpinistes qui se lancent à l'assaut de ses pentes[7]. Plusieurs expéditions, en particulier britanniques, se succèdent depuis le nord. Toutefois, les conditions climatiques extrêmes font les premières victimes, parmi lesquelles George Mallory et Andrew Irvine, en 1924, dont on ne saura probablement jamais avec certitude s'ils ont atteint le sommet[8]. En 1950, le Népal autorise l'accès à la montagne depuis le sud offrant des possibilités d'ascension par l'arête Sud-Est, moins périlleuse[9]. Finalement, trois ans plus tard, Edmund Hillary et Tensing Norgay réussissent à vaincre l'Everest[10]. Dès lors, les exploits en tous genres s'enchaînent, alimentant les fantasmes populaires ; mais, en 1996, une série d'accidents mortels vient rappeler la dangerosité de la montagne, portant de nos jours à plus de 200 le nombre de victimes[11]. Pourtant, le tourisme de masse se popularise, fragilisant le milieu malgré la création du parc national de Sagarmatha en 1976[12]. Ainsi, plus de 14 000 alpinistes ont tenté l'ascension depuis 1922[13] et plus de 4 000 l'ont réussie[14], bien aidés pour la majorité par les porteurs sherpas.

Aconcagua[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aconcagua.
L'Aconcagua vu depuis la base de Puente Del Inca.

L'Aconcagua, point culminant de la cordillère des Andes surnommé le « colosse de l'Amérique »[15], est situé en Argentine, à treize kilomètres de la frontière chilienne[16]. Il s'élève à une altitude de 6 962 mètres et domine un vaste parc provincial[15] protégeant des espèces animales typiques de la cordillère, en particulier le condor des Andes et le guanaco, ainsi qu'une végétation rare et fragile[17]. En effet, le climat est aride et la couverture neigeuse ténue, malgré l'existence de quelques glaciers modestes[18]. Son ascension est relativement aisée pour des personnes acclimatées à l'altitude[19], malgré des phénomènes venteux parfois violents[18]. Aussi la montagne semble avoir été occupée très tôt par des populations quechuas[20]. La première ascension officielle est l'œuvre du Suisse Matthias Zurbriggen en 1897 par la face Nord[21].

Mont McKinley[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mont McKinley.
Le mont McKinley vu du nord.

Le mont McKinley ou Denali dans une langue locale athapascane[22] est la plus haute montagne d'Amérique du Nord. Situé au centre de l'Alaska, aux États-Unis, il culmine à 6 194 mètres au-dessus du niveau de la mer[23].

Son altitude, son climat extrême et sa situation géographique arctique en font un des sommets les plus difficiles à escalader au monde[24] et ce n'est qu'en 1913 que la montagne fut pour la première fois vaincue par l'homme[25]. Depuis 1917, la montagne fait partie intégrante de la zone protégée du parc national de Denali[26].

Kilimandjaro[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kilimandjaro.
Vue sur le Kibo, pic principal du Kilimandjaro.

Le Kilimandjaro ou Kilimanjaro est une montagne située au nord-est de la Tanzanie[27] et composée de trois volcans éteints : le Shira à l'ouest culminant à 3 962 mètres d'altitude, le Mawenzi à l'est s'élevant à 5 149 mètres d'altitude et le Kibo, le plus récent géologiquement, situé entre les deux autres[28] et dont le pic Uhuru à 5 891,8 mètres d'altitude constitue le point culminant de l'Afrique[29]. Outre cette caractéristique, le Kilimandjaro est connu pour sa calotte glaciaire sommitale en phase de retrait accéléré depuis le début du XXe siècle[30] et qui devrait disparaître totalement d'ici 2020[31],[32],[33],[34] à 2040[35]. La baisse des précipitations neigeuses qui en est responsable[36],[37] est souvent attribuée au réchauffement climatique[38] mais la déforestation est également un facteur majeur[39]. Ainsi, malgré la création du parc national en 1973[40] et alors même qu'elle joue un rôle essentiel dans la régulation bioclimatique du cycle de l'eau[38], la ceinture forestière continue à se resserrer[41]. En effet, la montagne est notamment le berceau des pasteurs masaï au nord et à l'ouest qui ont besoin de prairies d'altitude pour faire paître leurs troupeaux[42] et des cultivateurs wachagga au sud et à l'est qui cultivent des parcelles toujours plus étendues sur les piémonts[43],[44], malgré une récente prise de conscience[41],[43].

Après la surprise engendrée dans le milieu scientifique avec sa découverte contemporaine par Johannes Rebmann en 1848[45], le Kilimandjaro a éveillé l'intérêt des explorateurs comme Hans Meyer et Ludwig Purtscheller qui parviennent au sommet en 1889 accompagnés de leur guide Yohanas Kinyala Lauwo[45],[46]. Par la suite, il a constitué une terre d'évangélisation que se sont disputés catholiques et protestants[45]. Enfin, après plusieurs années de colonisation allemande puis britannique, il a vu l'émergence d'une élite chagga qui a été un pilier dans la naissance d'une identité nationale avec comme point d'orgue l'indépendance du Tanganyika en 1961[45].

Depuis, le Kilimandjaro est devenu une montagne emblématique[47], évoquée ou représentée dans les arts et symbolisée sur de nombreux produits à vocation commerciale[48],[49]. Elle est très prisée par les milliers de randonneurs qui réalisent son ascension[50] tout en profitant de la grande diversité de sa faune et de sa flore[41].

Elbrouz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Elbrouz.
Le mont Elbrouz vu depuis le nord.

L'Elbrouz, situé dans le nord du Caucase, en Russie, est le point culminant de cette chaîne de montagnes ; avec ses 5 642 mètres[51], plus élevé que le mont Blanc, il est donc le plus haut sommet de l'Europe. Il s'agit d'un volcan ayant connu des éruptions jusqu'au début de notre ère[52], et il a fait naître des légendes comme celle voulant que Prométhée ait été enchaîné à ses deux pics principaux pour avoir offert le feu aux hommes[53]. Il est recouvert de nombreux glaciers[54] et, même si l'ascension est techniquement facile et dispose de moyens mécaniques sur l'itinéraire principal[51], il reste difficile d'accès en raison de ses conditions climatiques rigoureuses et changeantes[55]. Ainsi, le point culminant n'est vaincu qu'en 1874 et la montagne, devenue un symbole de conquête[56], a fait de nombreux morts[51]. Malgré des problèmes environnementaux dus à la fréquentation[51], la faune[57] et la flore[58] relativement riches sont protégées par un parc national depuis 1986[59].

Massif Vinson[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massif Vinson.
Image satellite du massif Vinson.

Le massif Vinson, ou mont Vinson pour désigner au sens strict son plus haut sommet, est le point culminant de l'Antarctique avec 4 892 mètres d'altitude[60],[61],[62]. Découvert en 1958 au cours d'un survol aérien[61], il n'a été gravi qu'en 1966 par Nicholas Clinch et trois autres alpinistes[63]. Depuis, environ 1 100 personnes ont atteint son sommet[61] qui doit sa renommée à son inclusion dans la liste des sept sommets qui regroupe les points culminants des sept continents[63].

Puncak Jaya[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Puncak Jaya.
Vue du sommet du Puncak Jaya.

Le Puncak Jaya ou pyramide Carstensz est une montagne d'Indonésie située sur l'île de Nouvelle-Guinée, dans la province de Papouasie[64]. Ses 4 884 mètres d'altitude[65] font de cette montagne le point culminant de l'Indonésie et de l'Océanie[64],[66],[67],[68], ce qui l'inscrit dans la catégorie des sept sommets[63],[69],[70],[68],[71], et place la Nouvelle-Guinée en première position dans le classement des îles par altitude[66],[70]. Découverte par le Néerlandais Jan Carstenszoon en 1623[72], la montagne n'est approchée qu'au début du XXe siècle[73] et n'est gravie qu'en 1962 en raison de sa relative inaccessibilité[70],[74]. La présence du Puncak Jaya dans la liste des sept sommets attire cependant de nombreux alpinistes désireux de gravir les points culminants des sept continents[75]. Le Puncak Jaya et les sommets voisins sont un des rares endroits à présenter des glaciers sous des latitudes équatoriales[64]. Ces quelques glaciers, dont le glacier Carstensz qui s'étend sur la face orientale du Puncak Jaya[65], sont les restes d'une calotte glaciaire beaucoup plus importante qui a commencé à régresser à la fin de la dernière période glaciaire il y a 12 000 ans[76]. Inclus dans le parc national de Lorentz[77], le Puncak Jaya est situé à proximité de la mine de Grasberg, une mine à ciel ouvert constituant un des plus importants gisements d'or et de cuivre au monde[78].

Alpinisme[modifier | modifier le code]

Le défi d'atteindre les sept sommets est traditionnellement basé soit sur la liste de Bass, soit sur la liste de Messner. De nombreux « seven summiters » ont également gravi le sommet du mont Blanc[79].

Histoire[modifier | modifier le code]

Richard Bass, homme d'affaires et alpiniste amateur américain, se met au défi d'atteindre le sommet des montagnes les plus hautes de chaque continent, y compris l'Australie. Il embauche David Breashears pour le guider sur l'Everest, le plus difficile des sept, et atteint le sommet de celui-ci le 30 avril 1985. Il publie par la suite le livre Seven Summits, racontant le défi et son déroulement.

Reinhold Messner révise la liste de Bass en substituant le Sahul (du nom du plateau continental formé par l'Australie, la Tasmanie et la Nouvelle-Guinée) à l'Australie. Patrick Morrow sera le premier à accomplir le défi de Messner, atteignant le sommet du Puncak Jaya le 7 mai 1986 ; il sera suivi de Messner lui-même, qui atteindra le sommet du massif Vinson le 3 décembre 1986. Morrow est également la première personne à avoir escaladé les huit sommets des deux listes.

En 1990, Rob Hall et Gary Ball deviennent les premiers à vaincre les sept sommets en sept mois. Utilisant la liste de Bass, ils commencent avec l'Everest le 10 mai 1990 et terminent avec le massif Vinson le 12 décembre 1990, quelques heures avant l'échéance des sept mois. Le record de rapidité est toutefois passé à 172 jours pour la liste de Bass[80] et à 156 jours pour la liste de Messner, détenu par l'alpiniste irlandais Ian McKeever en 2007 ; il bat l'ancien record, du canadien Daniel Griffiths, de 31 jours[81]. Ce record de rapidité a été porté à 136 jours en 2008 par le Danois Henrik Kristiansen qui a gravi dans l'ordre le mont Vinson, l'Aconcagua, le mont Kosciuszko, le Kilimandjaro, le Puncak Jaya, l'Elbrouz, l'Everest et finalement le mont McKinley entre le 21 janvier et le 5 juin. En 2010, Vern Tejas, pour sa neuvième tentative des sept sommets, les a gravi dans le même ordre que Kristiansen mais en 134 jours seulement entre le 18 janvier et le 31 mai.

Le record du monde féminin a été détenu par la Britannique Annabelle Bond, avec 360 jours en 2005[82], puis battu en 2013 par l'Anglo-américaine Vanessa O'Brien en 10 mois.

La première femme à avoir achevé le défi des listes de Bass et Messner est Junko Tabei, finissant le défi le 28 juillet 1992 en atteignant le sommet de l'Elbrouz.

En 2002, Erik Weihenmayer devient le premier aveugle à compléter la liste de Bass. Aidé de son partenaire, il descend l'Elbrouz à ski[83].

La première personne à avoir achevé le défi sans apport d'oxygène est Reinhold Messner[84]. Miroslav Caban est probablement la seule autre personne à avoir fait de même, finissant son défi en 2005 sur le Puncak Jaya[85]. Entre 2002 et 2007, l'alpiniste autrichien Christian Stangl complète les sept sommets de la liste de Messner, seul et sans oxygène, finissant par l'Everest, après une ascension de 58 heures et 45 minutes, un record[86],[87].

En octobre 2006, Kit Deslauriers devient la première personne à avoir skié sur les sept sommets de la liste de Bass[88]. Trois mois plus tard, en janvier 2007, les Suédois Olof Sundström et Martin Letzter skient sur le Puncak Jaya, devenant ainsi les seuls à avoir skié les sommets des deux listes, de Bass et de Messner[89].

Le 17 mai 2007, Samantha Larson, une Américaine de 18 ans, devient la plus jeune personne à avoir escaladé l'Everest et l'intégralité de la liste de Bass. En août 2007, elle arrive au sommet du Puncak Jaya. Le 24 mai 2008, Cheryl Bart et sa fille de 23 ans, Nikki, deviennent la première équipe de mère et fille à avoir vaincu les sept sommets[90].

L'alpiniste le plus âgé à avoir gravi les sept sommets est l'Espagnol Carlos Soria Fontán qui a terminé la liste de Messner en 2010 en gravissant le Kilimandjaro à 71 ans. Il avait commencé en 1968 par l'ascension de l'Elbrouz[91].

Début janvier 2009, 185 alpinistes ont achevé le défi de la liste de Bass et 161 celui de la liste de Messner[92], dont respectivement 26[93] et 19 femmes[94]. 99 d'entre eux, dont 11 femmes, sont arrivés à atteindre les huit sommets des deux listes confondues[95]. Les États-Unis sont en tête des statistiques pour chacune des listes et pour les deux confondues, devant le Royaume-Uni[96].

En décembre 2011, après avoir gravi le massif Vinson, Jordan Romero devient le plus jeune alpiniste à avoir gravi les sept sommets, à l'âge de 15 ans, 5 mois et 12 jours, battant ainsi le record de George Atkinson[97].

Au 24 décembre 2011, 118 grimpeurs seulement avaient escaladé les huit sommets (les 7 de la liste de Bass et les 7 de la liste de Messner). 232 grimpeurs ont escaladé la liste de Messner et 234 ont escaladé la liste de Bass. 348 ont escaladé soit la liste de Bass, soit celle de Messner.

Critiques[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'alpinistes espèrent un jour terminer l'une ou l'autre des listes ou les deux, mais divers facteurs les en empêchent : leurs moyens financiers, leur condition physique, les dangers de l'alpinisme sur ces hauts sommets. Le défi est parfois critiqué parce qu'il encouragerait les personnes sans expérience de l'alpinisme à payer de fortes sommes à des guides pour atteindre les sept sommets[98],[99].

L'auteur et alpiniste Jon Krakauer écrit dans Into Thin Air que c'est un plus grand défi d'essayer d'escalader les deuxièmes plus hauts monts de chaque continent, ce qu'on nomme les sept seconds sommets. C'est particulièrement vrai dans le cas de l'Asie, où le K2 (8 611 m) est plus ardu que l'Everest tout en ayant les mêmes facteurs liés au manque d'oxygène, les forts vents et les basses températures[100]. Le sommet du mont Kenya (5 199 m) est une escalade sur roche, tandis que le Kilimandjaro (5 895 m) ne requiert pas d'expérience particulière, ne présentant pas de difficulté technique. En Amérique du Nord, le mont Logan est généralement considéré comme plus difficile que le mont McKinley. En Amérique du Sud, atteindre le sommet de l'Ojos del Salado implique de grimper pendant une courte période de temps, tandis que l'Aconcagua ne demande qu'une longue marche[101]. En Europe, le Dykh-Tau est beaucoup plus difficile que l'Elbrouz[102]. En Australie le mont Townsend est considéré comme plus difficile à escalader que le mont Kosciuszko, quoique les deux restent assez faciles[103].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dick Bass, Frank Wells, Rick Ridgeway, Seven Summits, Warner Brooks, 1986, (ISBN 0446513121)
  • (en) Steve Bell et al., Seven Summits, Mitchell Beazley, 2000, (ISBN 9024606063)
  • (en) Geoffrey S. Hope, James A. Peterson, Ian Allison et Uwe Radok (dir.), The Equatorial Glaciers of New Guinea : Results of the 1971-1973 Australian Universities' Expeditions to Irian Jaya: survey, glaciology, meteorology, biology and palaeoenvironments, Rotterdam, A.A. Balkema,‎ 1976, 245 p. (ISBN 90-6191-012-9, lire en ligne)
  • (en) Patrick Morrow, Beyond Everest: Quest for the Seven Summits, Camden House, 1986, (ISBN 0920656463)
  • (en) Jon Krakauer, Tragédie à l'Everest, Presses de la Cité, 1997 (ISBN 2258048621)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Seven Summits » (voir la liste des auteurs)

  1. Certaines cartes et sites web indiquent 5 030 m, mais ce chiffre n'est acceptée ni par l'Indonésie ni par les alpinistes en général et n'est pas étayée par les relevés modernes. Les images en haute résolution de l'Interferometric synthetic aperture radar du site web Intermap ne montre aucune élévation de plus de 4 863 m. Voir aussi la section 2, page 4 de l'expédition des universités australiennes.
  2. (en)[PDF] Statistical Yearbook of Croatia, 2007
  3. a, b et c (en) The Seven Summits, 8000ers.com
  4. (en) Walt Unsworth, Everest - The Mountaineering History, 3e édition, Bâton Wicks, 2000 (ISBN 978-1898573401), page 584
  5. a et b (en) Peter Gillman, Everest - The Best Writing and Pictures from Seventy Years of Human Endeavour, Little, Brown and Company, 1993, (ISBN 0-316-90489-9) pages 10–13
  6. (en) The man who 'discovered' Everest, BBC News, 20 octobre 2003
  7. (en) Walt Unsworth, Everest - The Mountaineering History, 3e éd., 2000, Bâton Wicks (ISBN 978-1898573401)
  8. (de) David Breashears, Audrey Salkeld, Mallorys Geheimnis. Was geschah am Mount Everest?, Steiger, 2000 (ISBN 3-89652-220-5)
  9. (en) Time Line, EverestHistory.com
  10. (en) John Hunt, The Ascent of Everest, Hodder & Stoughton, 1953
  11. (en) Everest fatalities
  12. (en) [PDF] IUCN Review - World Heritage Nomination
  13. (en) P.G. Firth, Hui Zheng, J.S. Windsor, A.I. Sutherland, C.H. Imray, G.W.K. Moore, J.L. Semple, R.C. Roach, R.A. Salisbury, Mortality on Mount Everest, 1921-2006: descriptive study, BMJ, 2008
  14. (en) Everest daily stats, 8000ers.com
  15. a et b « Aconcagua - Parc de l'Aconcagua - Introduction », sur aconcaguaexpeditions.com
  16. (es) « Cordillera de los Andes - Aconcagua », sur andesargentinos.com.ar
  17. (en) Jim Ryan, Aconcagua: Highest Trek in the World : Practical Information, Preparation and Trekking Routes in the Southern Andes, Cicerone Press, coll. « Mountain Walkin »,‎ 2004 (ISBN 1852844558), p. 27-29
  18. a et b (en) R. J. Secor et Ralph Lee Hopkins, Aconcagua: A Climbing Guide, Mountaineers Books,‎ 1999 (ISBN 0898866693), p. 41-42
  19. « Aconcagua - Routes - Les 33 routes du "Colosse" », sur aconcaguaexpeditions.com
  20. Secor 1999, p. 15
  21. Secor 1999, p. 16-17
  22. (en) To provide for the retention of the name of Mount McKinley - 110th Congress, 1st Session, H. R. 198
  23. (en) Elevations and distances - Elevations of Named Summits Over 14,000 Feet Above Sea Level
  24. (en) Denali, the summit of North America - The seven summits, the highest peaks of the seven continents
  25. (en) Colby Coombs, Bradford Washburn, Denali's West Buttress: A Climber's Guide to Mount McKinley's Classic Route
  26. (en) Denali National Park and Preserve - History and culture
  27. (en) Kilimanjaro Map and Guide, cartes aux 1:20 000, 1:30 000, 1:75 000 et 1:682 000e, EWP Map Guides, 4e édition, 1998 (ISBN 0-906227-66-6)
  28. (en) Global Volcanism program - Présentation du Kilimandjaro
  29. (pt) Filomena Naves, Portugueses 'tiraram' 3,2 metros ao Quilimanjaro, Diário de Notícias, 17 janvier 2009
  30. (en) Stefan Hastenrath, Recession of equatorial glaciers: a photo documentation, Sundog Publishing, juillet 2008 (ISBN 978-0-9729033-3-2)
  31. (en) Snow and Ice on Kilimanjaro, NASA
  32. (en) Earle Holland, African ice core analysis reveals catastrophic droughts, shrinking ice fields and civilization shifts, Research, 3 octobre 2002
  33. (en) Kevin Krajick, Ice Man: Lonnie Thompson Scales the Peaks for Science, Science, vol. 298. no 5593, 18 octobre 2002, pages 518-522
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  35. (en) Jonathan Amos, Kilimanjaro's ice set to linger, BBC News, Vienne, 17 avril 2007
  36. (fr) Kaser et Mote, « Les glaces du Kilimandjaro : Pourquoi elles ont régressé », Pour la science, no 362, décembre 2007, pages 72-78
  37. (en) Carolyn Gramling, No more “snows of Kilimanjaro”?, Geotimes
  38. a et b (fr) Shardul Agrawala, Contre vents et marées : les politiques de développement face au changement climatique, Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Publishing, 2005 (ISBN 9264013784), pages 104-111
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  41. a, b et c (fr) Jacques Blot, Kilimandjaro : montagne, mémoire, modernité, op. cit., pages 67-79
  42. (fr) Marie-Laure Montlahuc, Gérard Philippson, Kilimandjaro : montagne, mémoire, modernité, op. cit., pages 81-93
  43. a et b (fr) François Devenne, François Bart, Kilimandjaro : montagne, mémoire, modernité, op. cit., pages 123-138
  44. (en) Chagga origins - The beginnings of the Chagga
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  47. (fr) Pascal Mazurier, Hélène Saule-Sorbé, Annie Lenoble-Bart, Claude Menges, Kilimandjaro : montagne, mémoire, modernité, op. cit., pages 95-106
  48. (fr) Pascal Mazurier, Hélène Saule-Sorbé, Annie Lenoble-Bart, Claude Menges, Kilimandjaro : montagne, mémoire, modernité, op. cit., pages 106-122
  49. (fr) Pascal Mazurier, Les montagnes tropicales: identités, mutations, développement, op. cit., pages 271-288
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