Heinrich Windelen

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Heinrich Windelen
Heinrich Windelen en 1974
Heinrich Windelen en 1974
Fonctions
Ministre fédéral des Relations intra-allemandes d'Allemagne
Chancelier Helmut Kohl
Prédécesseur Rainer Barzel
Successeur Dorothee Wilms
Vice-président CDU/CSU du Bundestag
Président Richard Stücklen
Législature 9e Bundestag
Prédécesseur Richard von Weizsäcker
Successeur Richard Stücklen
Ministre fédéral des Expulsés, des Réfugiés et des Blessés de guerre
Chancelier Kurt Georg Kiesinger
Prédécesseur Kai-Uwe von Hassel
Successeur Portefeuille supprimé
Biographie
Date de naissance (92 ans)
Lieu de naissance Bolkenhain, Allemagne
Parti politique CDU
Profession Commerçant

Heinrich Windelen
Ministres fédéraux des relations avec l'Allemagne de l'Est d'Allemagne
Ministres fédéraux des Expulsés d'Allemagne

Heinrich Windelen, né le à Bolkenhain, aujourd'hui Bolków, en Pologne, est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Il entre au Bundestag comme suppléant en 1957, et devient douze ans plus tard ministre fédéral des Expulsés dans la grande coalition de Kurt Georg Kiesinger, étant le dernier titulaire de ce poste. Président de la commission parlementaire du Budget de 1977 à 1981, puis vice-président du Bundestag jusqu'en 1983, il est ensuite désigné ministre fédéral des Relations intra-allemandes dans la coalition noire-jaune d'Helmut Kohl.

Il quitte le gouvernement fédéral en 1987, et continue de siéger comme député fédéral jusqu'en 1990. Il s'oppose alors à la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse comme frontière entre l'Allemagne et la Pologne, et vote contre le traité d'unification signé entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est, puis se retire de la vie politique.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son Abitur en 1939, il accomplit pendant un an son Reichsarbeitsdienst (RAD) puis étudie la physique et la chimie à Breslau. Enrôlé dans la Wehrmacht en 1941, il prend part à la Seconde Guerre mondiale qu'il termine avec le grade de sergent.

Il est capturé en 1945, puis rapidement relâché. Sa ville natale faisant désormais partie de la Pologne, il s'installe en Westphalie, faisant désormais partie de la communauté des Heimatvertriebene, les expulsés des territoires désormais polonais et russes. Il entreprend aussitôt un apprentissage commercial qui dure trois ans, puis ouvre un commerce à Warendorf en 1949.

Il est veuf et père de quatre enfants.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Parcours militant[modifier | modifier le code]

En 1946, il adhère à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), dont il devient en 1970 président de la fédération de Westphalie-Lippe, l'une des deux fédérations de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il cède son poste à Kurt Biedenkopf sept ans plus tard, et occupe actuellement celui de président d'honneur de la CDU de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, créée en 1986.

Activité institutionnelle[modifier | modifier le code]

Il entre à l'assemblée de l'arrondissement de Warendorf en 1947, mais la quitte un an plus tard, lorsqu'il est élu au conseil municipal de la ville de Warendorf, où il siège jusqu'à son retour à l'assemblée d'arrondissement, en 1964.

Il intègre le Bundestag le en tant que suppléant d'un député fédéral démissionnaire, puis est nommé ministre fédéral des Expulsés, des Réfugiés et des Blessés de guerre le dans la grande coalition de Kurt Georg Kiesinger en remplacement de Kai-Uwe von Hassel, élu président du Bundestag. Suite à la formation d'une coalition sociale-libérale le , il est contraint de renoncer à son portefeuille, qui est par ailleurs supprimé, et se voit désigné vice-président du groupe parlementaire de la CDU/CSU.

Installé à la présidence de la commission parlementaire du Budget le , il renonce en 1980 à la vice-présidence du groupe CDU/CSU. Le , il est élu vice-président du Bundestag en remplacement de Richard von Weizsäcker, investi maire-gouverneur de Berlin-Ouest, et démissionne alors de la direction de la commission du Budget.

Heinrich Windelen est nommé ministre fédéral des Relations intra-allemandes dans la deuxième coalition noire-jaune d'Helmut Kohl le , et conserve ce poste jusqu'à la fin du mandat du cabinet, le . Il quitte ensuite le gouvernement fédéral. Il continue par la suite de siéger au Bundestag et s'oppose, le , avec plusieurs de ses collègues, à la résolution parlementaire reconnaissant la ligne Oder-Neisse comme frontière germano-polonaise, ce qu'il considère comme une violation du droit à l'autodétermination du peuple allemand. De même, le 20 septembre suivant, il vote contre le traité de réunification de l'Allemagne car pour lui, les droits des expulsés des anciens territoires orientaux ont été abandonnés et que leur sort n'a pas été réglé.

Il ne se représente pas lors des élections fédérales de 1990, et quitte alors la vie politique.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]