Élections fédérales allemandes de 1976

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La Bundeshaus de Bonn, siège du Bundestag.

Les élections fédérales allemandes de 1976 (Bundestagswahl 1976, en allemand) se sont tenues le 3 octobre 1976, afin d'élire les quatre-cent quatre-vingt seize députés de la huitième législature du Bundestag, pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin a été remporté par les Unions chrétiennes, sans la majorité absolue. La coalition entre sociaux-démocrates et libéraux a donc été reconduite au pouvoir.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le chancelier fédéral Helmut Schmidt.

Aux élections fédérales anticipées du 19 novembre 1972, le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), du chancelier fédéral Willy Brandt, avait remporté 45,8 % des suffrages, contre 44,9 % aux Unions chrétiennes CDU/CSU de Rainer Barzel, tandis que le Parti libéral-démocrate (FDP) obtenait 8,4 % des voix. Pour la première fois depuis 1949, le SPD devenait la première force politique au Bundestag.

La coalition sociale-libérale entre le SPD et le FDP étant nettement majoritaire avec plus de 54 % des voix, Brandt s'est maintenu au poste de chancelier en formant son deuxième gouvernement. Toutefois, à la suite des révélations sur son conseiller spécial, Günter Guillaume, en réalité un espion de la Stasi, le chancelier a remis sa démission le 7 mai 1974. Neuf jours plus tard, il est remplacé par son ministre fédéral des Finances, Helmut Schmidt, qui reconduit l'alliance au pouvoir.

Partis et chef de file[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file Score en 1972
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Helmut Schmidt
(Chancelier fédéral)
45,8 % des voix
230 députés
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Helmut Kohl (CDU)
(Ministre-président de Rhénanie-Palatinat)
35,2 % des voix
177 députés
Union chrétienne-sociale en Bavière
Christlich-Soziale Union in Bayern
9,7 % des voix
48 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Hans-Dietrich Genscher
(Ministre fédéral des Affaires étrangères)
8,4 % des voix
41 députés

Résultats[modifier | modifier le code]

Scores fédéraux[modifier | modifier le code]

Parti Suffrages Députés
1re voix  % +/- 2e voix  % +/- MU1 +/- Total +/-
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 16 471 321 43,7 % en diminution 5,2 16 099 019 42,6 % en diminution 3,2 114 en diminution 38 214 en diminution 16
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 14 243 157 38,3 % en augmentation 2,6 14 367 302 38,0 % en augmentation 2,8 94 en augmentation 29 190 en augmentation 13
Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) 4 008 514 10,6 % en augmentation 0,9 4 027 499 10,6 % en augmentation 0,9 40 en augmentation 9 53 en augmentation 5
Parti libéral-démocrate (FDP) 2 417 683 6,4 % en augmentation 1,6 2 995 085 7,9 % en diminution 0,5 0 en stagnation 39 en diminution 2
TOTAL (participation : 90,7 %) 37 140 675 99,0 % N/A 37 488 905 99,1 % N/A 248 N/A 496 en stagnation
Composition politique du 8e Bundestag.

Scores régionaux[modifier | modifier le code]

Land CDU/CSU SPD FDP
 % 2e voix MU1 Total  % 2e voix MU1 Total  % 2e voix MU1 Total
Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg 53,3 % 32 38 36,6 % 4 29 9,1 % 0 7
Flag of Lower Saxony.svg Basse-Saxe 45,7 % 12 28 45,7 % 18 29 7,9 % 0 5
Drapeau de Bavière Bavière 60,0 % 40 53 32,8 % 4 29 6,2 % 0 6
Flag of Bremen.svg Brême 32,5 % 0 2 54,0 % 3 3 11,8 % 0 0
Flag of Hamburg.svg Hambourg 35,9 % 0 5 52,6 % 8 8 10,2 % 0 1
Drapeau du Land de Hesse Hesse 44,8 % 5 21 45,7 % 17 22 8,5 % 0 4
Flag of North Rhine-Westphalia (state).svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie 44,5 % 28 66 46,9 % 45 70 7,8 % 0 12
Flag of Rhineland-Palatinate.svg Rhénanie-Palatinat 49,9 % 10 16 41,7 % 6 13 7,6 % 0 2
Flag of Saarland.svg Sarre 46,2 % 2 4 46,1 % 3 4 6,6 % 0 0
Flag of Schleswig-Holstein.svg Schleswig-Holstein 44,1 % 5 10 46,4 % 6 10 8,8 % 0 2


Analyse[modifier | modifier le code]

En recul par rapport aux élections de 1972, le SPD cède la place de première force politique du pays aux Unions chrétiennes, dont les deux composantes progressent, la CDU enregistrant un fort gain. Les deux formations remportent 48,6 % des voix au niveau fédéral, soit leur meilleur résultat depuis les élections de 1957, où elles avaient emporté la majorité absolue. De leur côté, les libéraux stagnent, leur électorat ne sanctionnant pas sept années de coalition avec les sociaux-démocrates. Ensemble, les quatre partis représentés au Bundestag cumulent toujours 99 % des suffrages exprimés, dans un contexte de très forte participation.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Bien qu'avec 243 députés, les Unions chrétiennes soient tout près de la majorité absolue, elles restent dans l'opposition, la coalition sociale-libérale d'Helmut Schmidt ayant été reconduite dans le cabinet Schmidt II.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]