Robert Flacelière

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Robert Flacelière, né à Paris le 29 mai 1904 et mort à Montpellier le 23 mai 1982[1], est un philologue et helléniste français, professeur à la Sorbonne et directeur de l'École normale supérieure (Paris).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après de brillantes études au lycée Henri-IV, il entre en 1922 à l'École normale supérieure puis obtient l'agrégation de grammaire. En 1925, il entre à l'École française d'Athènes, où il s'intéresse notamment à l'épigraphie. Sa thèse de doctorat, obtenue en 1935 et publiée en 1937, s'intitule Les Aitoliens à Delphes : contributions à l'histoire de la Grèce centrale au IIIe siècle av. J.-C.. Il enseigne la langue et la littérature à la Faculté des lettres de Lyon de 1932 à 1948, puis à la Faculté des lettres de Paris. En 1967, il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Il dirige l'École normale supérieure de 1963 à 1971. Le président Georges Pompidou, lui-même ancien élève de cet établissement, met un terme à ses fonctions après l'occupation de l'école par des groupuscules maoïstes lors de la « Nuit de la Commune ». Il prend ensuite la direction de la Fondation Thiers, de 1975 à 1980.

De retour d'une croisière en Méditerranée, faisant étape à Montpellier chez l'un de ses enfants, il décède le 23 mai 1982[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il a traduit l’Iliade, Médée d'Euripide, les Homélies I à V de Sur l’incompréhensibilité divine Jean Chrysostome pour la collection des Sources chrétiennes et Sur les oracles de la Pythie de Plutarque. Il a également dirigé l'édition et la traduction de plusieurs ouvrages de cet auteur pour la Collection des Universités de France : les Vies parallèles, en collaboration avec Émile Chambry, et plusieurs volumes des Moralia.

Normale en péril (1971) est le récit de la « Nuit de la Commune » du printemps 1971. Ce pamphlet écrit sur le vif des événements est un aussi un témoignage sur l'ENS au tournant des années 1960 et 1970, l'inadaptation et la contestation de son modèle académique, le début de ce que Jean Bousquet appellera les « années grises ».

Il est également l'auteur de :

  • L'Amour en Grèce (1960)
  • Histoire littéraire de la Grèce (1962)
  • Sagesse de Plutarque (1964)
  • La Vie quotidienne en Grèce au temps de Périclès (1969)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]