Kshatriya

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Le kshatriya (kṣatriya, क्षत्रिय, qui a le pouvoir temporel, aussi - râjanya) ou mudaliar (en tamil) désigne un membre d'une des quatre castes en Inde, une des varnas (varṇa, वर्ण, « couleur »): ici; les rois, les nobles, les guerriers[1]. Dans le sikhisme, le mot khatri est utilisé.

Les kshatriyas sont les différentes castes qui ont dirigé, contrôlé, protégé les terres de l'Inde et sa civilisation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Kshatra, en sanskrit, est une forme dérivée qui signifie "domination, pouvoir, gouvernement" de la racine kshi "régner, gouverner, posséder".

Au début de la civilisation indienne, le guerrier était appelé Rājanya, plutôt que Kshatriya. Ce terme était formé à partir de la forme adjective Rājan signifiant « gouverneur », de la racine Rāj. À comparer avec le latin rex , le français régent, l'italien regina, l'allemand reich et le hindi राजा rājā.

Origine[modifier | modifier le code]

Les origines de cette caste sont aussi mystérieuses que l'histoire de l'Inde. Les Védas et autres ouvrages littéraires (Mahābhārata, Ramayana...) évoquent des lignées mythiques (lignée solaire, lunaire...).

Historiquement, de nombreux règnes sont apparus venant de membres d'autres castes ou de conquérants non-Hindou. De facto, s'ils n'obtenaient un statut de Kshatriya et les avantages inhérents à leur pouvoir réel, ils s'inventaient des histoires familiales et claniques leur permettant de connecter leur histoire à celle des Kshatriyas illustres.

Religions[modifier | modifier le code]

Dans l'hindouisme[modifier | modifier le code]

La notion de Kshatriya s'applique essentiellement à la religion hindoue.

Symbolisme[modifier | modifier le code]

  • Définie dans Manu Smriti, la couleur rouge symbolisant force, passion, valeur, sang et sacrifice.
  • Le Ficus Indica, Figuier des pagodes

Dans le sikhisme[modifier | modifier le code]

Le terme Khatri (ou Khatris) est le nom utilisé dans le sikhisme. Ce mot penjabi désigne la caste dépendant du système hindou des castes (varna). Khatri équivaut au mot sanskrit kshatriya. Cette dénomination, qui veut que les humains naissent en appartenant à tel ou tel rang social, désigne la deuxième caste en partant du haut: celle des guerriers. Néanmoins avec le temps une partie des membres de ce statut sont devenus des commerçants. Ce système de castes ainsi du reste que la littérature religieuse hindoue tels les Védas, et le Mahabharata seraient issus de l'Inde du Nord[2]. Cette caste il y a plusieurs siècles était d'ailleurs censée défendre la religion hindoue et ses préceptes. Les dix Gurus du sikhisme ont appartenu à cette caste. Les sikhs rejettent l'idée même des castes et sont pour l'égalité des humains. Récemment, les Khatris ont été marqués par la création du Pakistan, fait qui a créé une séparation entre les membres de la caste. Les khatris, qui sont sikhs, ont migré dans toute l'Inde même s'ils restent concentrés dans l'est du Penjab et l'Uttar Pradesh. Aujourd'hui de nombreux hommes d'affaires sont originaires de la caste des khatri[3].


Les castes indiennes[modifier | modifier le code]

Les castes Kshatriyas représentent les castes les plus glorieuses du point de vue historique. On peut énumérer les vellalars, Rajputs, Kurus, Panchalas, Kosalas, Matsyas, Magadhas, Chedis, Yadus, Kambojas, Gandhâras, Kekayas, Mauryas, Guptas, Chalukyas, Marathas etc.

Les kashtriyas ont toujours occupé, jusqu'à récemment, la première place dans la civilisation indienne. Les grands textes sacrés hindous ne cessent de les glorifier:

praja arya jyotiragrah'. Rig Veda, VII. 33.17

Les personnes gouvernées par un aryen sont guidées par la grâce divine.

Le prince Rama d'Ayodhya est présenté dans le Ramayana comme l'archétype du parfait aryen.

arya sarva samascaiva sadaiva priyadarsanah

Un aryen qui travaillait pour l'égalité de tous, qui était chéri de tous.

Les statuts de ces castes ont pu changer au cours du temps, mais les castes suivantes sont considérées traditionnellement comme étant Kshatriya.

Suryavanshi et Chandravanshi[modifier | modifier le code]

Certaines communautés se sont partagées entre les deux castes.

  1. 60 clans (Suryavansi)
  2. 36 clans (Chandravansi)

Suryavanshis[modifier | modifier le code]

Chandravanshis[modifier | modifier le code]

Agnivanshi[modifier | modifier le code]

De nombreux Rajputs sont connus pour être des Kshatriyas Agnivanshi. L'agni Purana (sanskrit: agni signifie feu) raconte que les Rajputs sont nés du feu du mont Abu au nord-ouest de l'Inde après la destruction des Kshatriyas épiques.

On suppose alors qu'ils sont les descendants des tribus Sakas Indo-Scythe. La génétique moderne confirmerait l'origine scythe des Rajputs[4]. Néanmoins, le terme « Rajputs » a été adopté après le règne des kshatriyas Guptas au IXe siècle[5].

  1. Gurjara
  2. Solankî
  3. Pratîhâra
  4. Chauhans
  5. Paramara

Nagavanshi[modifier | modifier le code]

Ce sont les kshatriyas du sud de l'Inde, en particulier du Kerala descendants de la dynastie des Serpents nommés Nagavansham.

Adorateur du feu et du Soleil[modifier | modifier le code]

Autres castes[modifier | modifier le code]

Non-Indienne[modifier | modifier le code]

Hindou[modifier | modifier le code]

Kshatriyas de Bali[modifier | modifier le code]

Environ 40 % de la population totale de Bali est Kshatriya. L'hindouisme balinais a un système de castes et est très influencé par les Vedas.

Références[modifier | modifier le code]

  1. The A to Z of Hinduism, par B.M. Sullivan publié par Vision Books, page 114, ISBN 8170945216
  2. A Popular dictionnary of Sikhism de W. Owen Cole et Piara Singh Sambhi, édition Curzon, page 97, ISBN 0700710485
  3. Voir Kathri dans SikhiWiki
  4. (en) Genetic and Historical Evidence of Scythian roots of Rajputs.
  5. The Coins of Western and Central Indian Dynasties
  6. En accord avec Col. James Tod (Annals and Antiquities of Rajasthan), C. T. Metcalfe (The Rajpoot Tribes) et quelques autres ethnologues, les ancêtres desSisodias/Guhilots sont les Guèbres c’est-à-dire perses et sont adorateurs du feu et du Soleil. Il y a de nombreuses preuves pour soutenir cette thèse.
  7. Ancient Indian History and Civilization By Sailendrda Nath Sen pages 205 & 207

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]