Taittiriya Upanishad

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Taittirīya Upaniṣad (Upanishad de la Taittirīya Saṃhitā) ou Taittirīyopaniṣad[1] est l'une des plus anciennes Upaniṣad majeures (composée entre -600 et -500). Celle-ci fait partie du groupe des Upaniṣad principales (Mukhya Upaniṣad) et a été commentée par Ādi Śaṅkara. Le texte qui est rattaché à la partie du Veda appelée Krishna Yajur-Veda (Yajur Veda noir) est divisé en trois sections qui sont: Śikṣā Vallī, Brahmānanda Vallī et Bhṛgu Vallī.

Śikṣā Vallī[modifier | modifier le code]

La Śikṣā Vallī traite de la discipline de Śikṣā (qui est le premier des six membres ou auxiliaires du Veda) relative à l'étude de la phonétique et de la prononciation ou de l'art de réciter correctement les textes sacrés.

Brahmānanda Vallī[modifier | modifier le code]

La Brahmānanda Vallī traite de la relation de l'Ātman avec les cinq enveloppes ou fourreaux propres au Jiva (individu ou individualité humaine) et plus particulièrement à la conception des corps de l'homme dans la philosophie hindoue. Cette section décrit ces enveloppes ou corps en allant du plus grossier au plus subtil pour terminer par l'affirmation que tout ceci se réalise en Brahman[2]. Par ordre dans le texte, nous avons:

  • annamayakośa ou l'enveloppe composée de nourriture équivalente au corps physique;
  • prāṇamayakośa ou l'enveloppe faite de vitalité qui anime le corps physique et concerne l'aspect physiologique;
  • manomayakośa ou l'enveloppe composée de pensées et d'émotions constituant l'aspect psychologique;
  • vijñānamayakośa ou l'enveloppe faite d'intelligence concernant la logique, le raisonnement, la discrimination ou le jugement;
  • ānandamayakośa ou l'enveloppe faite de félicité et de joie qui correspond au kāraṇaśarīra[3]. Selon le Vedānta, cette enveloppe est la cause première de l'ignorance (avidyā).

Bhṛgu Vallī[modifier | modifier le code]

Cette section montre comment Bhṛgu le fil de Varuṇa obtint la connaissance de Brahman. Bhṛgu réalisa que tout ce qui constitue le jiva est de la nature de Brahman et que par conséquent même la nourriture est respectable car elle est d'abord le soutien de la vie physique qui correspond à son enveloppe la plus grossière (annamayakośa).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Taittirīya-upaniṣad avec le commentaire de Śaṃkara, vol. 1-2. Michel Angot. Édition-Diffusion de Boccard, Collège de France, Paris, 2007. (ISBN 2-86803-074-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. Dans le Vedānta, ces enveloppes sont autant de degrés d'asservissement.
  3. Traduit par l'expression « corps causal » dans le Monier-Williams Sanskrit-English Dictionary parce que kāraṇa signifie « cause ». Il ne faut toutefois pas confondre ce concept hindou avec le corps causal des théosophes ou des doctrines ésotériques occidentales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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