Gandhâra
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Le Gandhâra (translittération sanskrite : Gandhāra) est le nom antique d'une région située dans le nord-ouest de l'actuel Pakistan et l'est de l'Afghanistan, incluant les vallées de la Swat et de la Kâboul jusqu'à l'Indus. Ses villes principales sont Purushapura — l'actuelle Peshawar — et, sur sa frontière orientale, Taxila, centres commerciaux de premier plan entre l'Inde et l'Occident au début de notre ère.
Sur le plan artistique l'art du Gandhara, le plus connu des arts gréco-bouddhiques, offre l'intégration des formes artistiques la plus flagrante et la plus importante entre l'Asie et l'Europe. Aujourd'hui cet art doit être situé sur une ère précise : le district de Peshawar, de la passe de Khyber à l’Indus et de Kohat au col de Malakand [1]. C'est aussi plus ou moins le centre d'un vaste et fluctuant espace où s'est développé l'art gréco-bouddhique, autrefois considéré comme une extension de l'art du Gandhâra, à cheval sur le Pakistan et l'Afghanistan actuels. Cet art gréco-bouddhique s'est diffusé sur les routes commerciales jusqu'en Asie centrale orientale, dans l'actuel Xinjiang avec des traits stylistiques caractéristiques offrant la synthèse changeante des arts hellénistiques, romains et iraniens, sur des thèmes iconographiques et architecturaux indiens où le bouddhisme a été l'un des motifs essentiels.
C'est en effet dans cette région - ainsi qu'à Mathura - que sont apparues les premières images du Bouddha.
Le royaume de Gandhâra existe du premier millénaire avant notre ère jusqu'au XIe siècle, mais il prend véritablement son essor après les successeurs d’Alexandre le Grand (avec les royaumes indo-grecs) aux Ier ‑ IIIe siècles de notre ère, au temps de l’empire Kouchan. Région stratégique située au carrefour des grandes civilisations indienne, d'Asie centrale, perse et gréco-romaine, cette plaine riche et convoitée est envahie à de nombreuses reprises. Ce royaume est sous l'autorité des souverains indo-grecs jusque vers 30 avant notre ère, puis sous celle des Kouchan au moins jusqu'au IIIe siècle. Après la conquête par Mahmoud de Ghaznî en 1021 le nom de Gandhâra s'applique à une autre région. À l'époque d'Akbar il est situé entre le Cachemire et Attock [2].
Le bouddhisme du Gandhâra et des régions avoisinantes, mélange d'influences indienne, perse et hellénistique, a vu la naissance du mahayana et influencé de manière importante le bouddhisme d'Extrême-Orient ; les premiers missionnaires et traducteurs actifs en Chine, ainsi que la majorité des sûtras, provenaient des régions indo-grecques et kouchanes. L'influence du Gandhara s'exerça aussi sur le bouddhisme tibétain par l'intermédiaire de l'école yogacara, fondée par Asanga et Vasubandhu, deux frères gandhârais. Les manuscrits bouddhistes les plus anciens, qui sont aussi les manuscrits indiens les plus anciens, ont été trouvés au Gandhâra. Ils sont écrits en gāndhārī, langage en usage dans le royaume, dérivant du sanskrit et noté en écriture kharosti.
C'est au Gandhâra qu'est supposé se trouver le lac Dhanakosha, lieu de naissance de Padmasambhava, fondateur du bouddhisme tibétain.
Sommaire |
Nom [modifier]
Le nom du royaume est, dans les langues suivantes :
- sanskrit : गन्धार (Gandḥārā)
- ourdou : گندھارا (Gandḥārā)
- pachto : ګندهارا (Gandhāra)
- panjābī: گندھارا
- persan: ویهیند
Géographie [modifier]
Localisation de la région du Gandhara [modifier]
Les habitants du Gandhâra sont installés depuis l'époque védique sur les rives de la rivière Kaboul, jusqu'à son confluent avec l'Indus.
Les frontières du royaume varient suivant les époques, pouvant s'étendre jusqu'à la vallée de la Swat ou inclure des parties du nord-ouest du Pendjab, mais son centre reste situé sur les vallées de Peshawar et Taxila. D'autres cités comme Kapishî — actuelle Begrâm — sont des centres culturels importants.
Situé sur la route commerciale du nord de l'Inde, le Gandhâra est un centre d'activités commerciales internationales et un important nœud de communication entre la Perse et l'Asie centrale.
Localisation de l'art du Gandhara [modifier]
Dans la région appelée dans l'antiquité « Gandhara » l'art a connu un développement florissant. Cependant pour localiser aujourd'hui cette région deux, voire trois solutions ont été retenues.
- Au sens strict, suivant un usage que conseillent les spécialistes (dont Gérard Fussman en 2011), il faut en rester aux frontières fixées sous les Achéménides : le district de Peshawar, de la passe de Khyber à l’Indus et de Kohat au col de Malakand (à quoi il faut adjoindre, selon la thèse d'Alfred Foucher de 1905, des territoires qui ont été rendus accessibles aux étrangers depuis : Taxila à l'Est, les vallées du Nord (du Swat, le district de Buner, du Dir), et Hadda à l'Ouest (à proximité de Jalalabad) ainsi que d'autres régions voisines, encore inaccessibles comme le Bajaour[N 1]. En fonction des inscriptions retrouvées en place, cette ère géographique correspond à la langue Gāndhārī. En conséquence, elle devrait être distinguée de l'ère, bien plus étendue, de l'écriture kharoṣṭhī. Comme, en Occident, l'immense territoire où l'on utilisait l'alphabet latin est dinstinct des territoires plus petits où les langues de l'antiquité employaient cet alphabet latin.
- Mais l'expansion de l'écriture kharoṣṭhī permet par ailleurs, pour certains historiens, de concevoir l'ère d'une « civilisation » correspondant à cette culture/écriture kharoṣṭhī, jusqu'à la Bactriane: le « Grand Gandhara »[3].
- Cette extension très discutable se rapproche de la solution ancienne, aujourd'hui écartée, qui consistait à étendre l'art du Gandhara à toute l'ère gréco-bouddhique de l'Asie centrale. Selon cette convention ce que l'on désignait comme « art du Gandhara » correspondait à une région qui débordait très largement, au cours des siècles, les frontières du district de Peshawar. Le centre ne changeant pas dans le temps, les premières zones concernées étaient situées au Pakistan et sur une partie de l'actuel Afghanistan [4], plus précisément la vallée de la Kaboul et la vallée du Swat[5]. Mais la diffusion de cet art s'étendrait alors aussi sur une zone encore plus large en Afghanistan et au delà. Ainsi en Asie centrale orientale, l'ensemble le plus important de la peinture gandharienne selon Mario Bussagli (1984, traduction fr. 1996) [6], a été retrouvé (et partiellement perdu peu après) à Miran, à l'est du Xinjiang.
Aujourd'hui nous possédons suffisamment de données pour distinguer plusieurs ères (gréco-bouddhiques ou indo-grecques, selon les auteurs[N 2]) aux styles différenciés, bien que leur évolution et leurs interactions soient sensibles et que toutes relèvent en partie de l'art gréco-bouddhique, avec des racines plus anciennes, antérieures aux Kouchans, souvent grecques et iraniennes. Voici les principales[7]:
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- L'ère du Gandhara proprement dit : la région de Peshawar : Ier ‑ IIIe siècle voire début IVe siècle.
- Très proches, stylistiquement, du Gandhara : la vallée du Swat, Butkara (Scytho-Parthe et Kouchan) : Ier ‑ IIIe siècle voire début IVe siècle.
- Hadda : IIIe ‑ Ve siècle, son site ancien Tapa-e-shotor[N 3], chapelle du nagaraja IIe siècle, et chapelles V2 et V3 IIIe ‑ IVe siècle
- Autour de Taxila monuments tardifs d'un style proche de celui de Hadda : avant le Ve siècle, dont les sites de Jaulian, Giri et Dharmarajika stupa.
Au-delà de l'art du Gandhara, les autres arts gréco-bouddhiques ou indo-grecs, voire grecs ou gréco-iraniens (en particulier pour la Bactriane[8]) :
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- Au Turkestan chinois, près du Lob Nor, le site de Miran IIIe siècle (?).
- La Bactriane afghane et Surkh Kotal : IIe ‑ IIIe siècle.
- Le Kapisa [Kapiça], avec la région de Kaboul, inspiré de l'hellénisme, IIe ‑ IIIe siècle.
- Le Kapisa [Kapiça], à Shotorak près de Begram et Païtava, près de Charikar, à l'esthétique d'une majesté un peu lourde.
- Au Turkestan chinois (Xinjiang): région de Kashgar : Tumshuq et Toqquz-saraï.
- Au Turkestan chinois : Quca (ou Kucha) et les Grottes de Kizil : IIIe ‑ VIe siècle.
- Bâmiyân et le monastère de la vallée de Kakrak : Ve ‑ VIe siècle (?)
- Très proches, stylistiquement, des peintures de Bâmiyân : La vallée du Ghorband et le monastère de Fondukistan : VIe ‑ VIIe siècle : mouvements, ornements et modelé à la manière indienne.
Histoire [modifier]
Chronologie [modifier]
Datations approchées, sujettes à discussions
- v. 2300 - 1900 avant notre ère : civilisation de la vallée de l'Indus.
- v 1900 - 520 avant notre ère : aucune trace. Migrations (?) aryennes. La légende du Ramayana dit que Bharat, frère de Rama, règne depuis le Gandhâra.
- v. 520 - 326 avant notre ère : sous contrôle direct de l'Empire perse ou sous suzeraineté perse.
- 326 avant notre ère : Alexandre le Grand occupe le Gandhâra avant de conquérir la vallée du Gange.
- v. 305 - 180 avant notre ère : contrôlé par la dynastie Maurya, fondée par Chandragupta.
- Milieu du IIIe siècle avant notre ère : le roi Ashoka (273-232 av. n.è.) se convertit au bouddhisme. Le Gandhara dépend de Taxila[9].
- v. 185 - 97 avant notre ère : sous contrôle du royaume indo-grec, avec quelques incursions des Indo-Scythes vers 100 av. n.è.
- v. 97 - 7 avant notre ère : contrôle saka.
- v. 7 - 75 : invasion parthe et royaume indo-parthe.
- v. 75 – v. 230 [10]: empire kouchan.
- v. 230 – v. 440 : Indo-Sassanides ou kouchano-sassanides
- v. 450 – v. 565 : invasion par les Shvetahûna ou Huns blancs, dont l'origine reste obscure.
- v. 565 – v. 644 : royaume de Nezak, dirigé depuis Kapisa et Udabhandapura.
- v. 650 – v. 870 : Turkshahi, dirigé depuis Kaboul.
- v. 870 – 1021 : Hindushahi, dirigé depuis Udabhandapura.
- v. 1032 – 1350 : conquis par l'empire de Mahmoud de Ghaznî.
Langue [modifier]
Les textes bouddhiques du Gandhâra sont les manuscrits bouddhistes et sud-asiatiques les plus anciens jamais découverts. La plupart sont écrits sur des écorces de bouleau et ont été découverts dans des pots en argiles. Dans sa grammaire du sanskrit Ashtadhyayi, Pāṇini mentionne à la fois la forme védique de la langue et que ce qui semble être une forme du Gandhâra.
La langue du Gandhâra est un dialecte indo-aryen, un prakrit, généralement appelé gāndhārī. Les textes sont écrits de droite à gauche dans l'alphabet kharosthi, adapté de l'alphabet araméen. Le Gandhāra était alors contrôlé par la dynastie achéménides de l'empire perse, qui utilisait ce dernier script pour écrire les langues iraniennes.
Le kharosthi s'éteint vers le IVe siècle. Toutefois, l'hindko et les dialectes archaïques darde et kohistani, dérivés des prakrits locaux, sont toujours parlés, bien que le pachto soit la langue principale de la région.
Prosélytisme [modifier]
Les missionnaires bouddhistes du Gandhâra sont actifs, avec d'autres moines d'Asie centrale, à partir du IIe siècle dans la capitale chinoise han du Luoyang, et se distinguent par leur travail de traduction. Ils promeuvent les écritures des écoles bouddhistes anciennes, ainsi que celle du bouddhisme mahāyāna. Il est possible de citer :
- Lokaksema (167-186), kouchan, premier à traduire les écritures mahāyāna en chinois
- Zhi Yao (vers 185), moine jouchan, deuxième génération de traducteurs après Lokaksema
- Zhi Qian (220–252), moine chinois dont le grand-père s'installe en Chine entre 168 et 190
- Zhi Yueh (vers 230), moine kouchan travaillant à Nankin
- Dharmarakṣa (265–313), kouchan dont la famille réside depuis plusieurs générations à Dunhuang
- Jnanagupta (561–592), moine et traducteur
- Shikshananda (652–710), moine et traducteur d'Oddiyana
- Prajna (vers 810), moine et traducteur de Kaboul, qui enseigne les textes sanskrits au japonais Kūkai
Art [modifier]
Selon l'acception traditionnelle, l'art du Gandhâra[11], au sens large, sur l'immense territoire de son essor et de sa diffusion, se caractérise par le style spécifique de l'art bouddhique, mais pas seulement, qui s'y est développé sous la forme d'un style évolutif et qui a été qualifié de « gréco-bouddhique » (ou « gréco-romano-bouddhique »). Cette région favorisa la fusion d'influences hellénistiques et romaines, iraniennes et d'Asie Centrale. Son impact se faisant sentir jusqu'en Chine et au Japon[12] sur des thèmes iconographiques et architecturaux indiens, au cours des siècles qui suivirent l'expédition d'Alexandre le Grand en Asie centrale au IVe siècle avant notre ère. Le style du Gandhâra fleurit du Ier siècle, sous la dynastie Kouchan et pendant la période des Indo-Sassanides (ou kouchano-sassanides)[13] jusqu'au Ve siècle mais il ne disparaît pas totalement avec l'invasion des Shvetahûna ou Huns blancs.
Avec des techniques et une sensibilité artistique de type grec en raison de sa situation et de son histoire cet art offre la synthèse, ou l'intégration[14] des multiples cultures qui l'entourent, et pas seulement dans le registre de l'iconographie bouddhique mais aussi en tant qu'art de cour et pour les marchands.
C'est dans cette région, ainsi qu'à Mathura en Inde, qu'est apparue la première image de Bouddha au premier siècle de notre ère. Entre ces deux centres (sur la route commerciale du nord du sous-continent indien qui était aussi l'une des voies les plus empruntées par les bouddhistes, commerçants ou moines) des liens étroits ont favorisé la diffusion de cette image ailleurs au-delà du Gandhara, sur la Route de la soie et en Inde, en Asie centrale et jusqu'en Chine, en Corée et au Japon ainsi qu'en Asie du Sud-Est. Ces premières représentations humaines, dans le bouddhisme ancien, de Buddha parfois assis sur un lotus dans la pose de l'enseignement[15] témoigneraient de thèses mahayaniques bien que les distinctions entre mahayana et hinayana n'aient pas été, à cette époque, aussi tranchées [16].
- Le musée de Peshawar détient, probablement, la plus belle collection d'objets d'art du Gandhâra, avec les musées de Taxila, le Swat Museum et celui de Lahore ainsi que le Musée National du Pakistan à Karachi. Mais le Musée Guimet, le British Museum, le Musée d'art asiatique de Berlin , le Musée National d'Art Oriental de Rome et les Musées Royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles disposent aussi d'importantes collections sur ce sujet. Un splendide bodhisattva kushan se trouve au Musée des arts asiatiques de Nice.
Galerie : Art du Gandhara, au sens strict [modifier]
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Reliquaire (prov. stupa de Bimaran), N-O Gandhara. Dévot de face, figures nimbées comme le Buddha de profil faisant le signe d'hommage (anjali mudrā). Or et grenats. Ier siècle av.n.è. (?)[17]. British Museum.
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Athéna[N 4]. Gandhara, provenance inconnue. Schiste, 82,5 × 33 × 13 cm. Musée de Lahore. Pakistan.
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Bodhisattva. Pakistan site de Shahbaz-Garhi. Empire Kouchan, Ier ‑ IIIe siècle. Schiste. Hauteur : 120 cm. Mission Alfred Foucher[18]. Musée Guimet
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Le bodhisattva de l'avenir, Maitreya debout. Schiste, H. 85 cm. Ier ‑ IIIe siècle. Région du Gandhara. Musée Guimet
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Bouddha debout vêtu d'un manteau semblable au pallium. Région du Gandhara, Ie ‑ IIIe siècle schiste, Musée Guimet MA6284
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Deux femmes de l'aristocratie. Illustration d'une jātaka. Gandhâra, Empire Kouchan IIe siècle. Schiste[19]. Los Angeles County Museum of Art
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La mort de Bouddha (parinirvana). Gandhara. Empire Kouchan, Ier ‑ IIIe siècle. Schiste. Victoria and Albert Museum
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Quatre scènes de la vie de Bouddha. Grand stupa de pierre, Gandhara. Empire Kouchan, Ier ‑ IIIe siècle. Smithsonian Institution, Sackler Gallery.
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Panneaux narratifs : Vies de Buddha. Schiste gris. IIe siècle. Walters Art Museum.
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Bouddha ascète. Gandhâra, Empire Kouchan, Ier ‑ IIIe siècle. Schiste. Musée de Lahore
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Buddha assis en méditation. Vallée du Swat, Gandhara, Pakistan. Fin IIIe - début IVe siècle. Schiste gris bleu, H. 38 cm. Musée Georges-Labit, Toulouse
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Frise de style hellénistique aux donateurs. District de Buner, Vallée du Swat près de Peshawar, Pakistan. Ier ‑ IIIe siècle. Schiste. Victoria and Albert Museum
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Le couple protecteur Pancika et Hariti (à la corne d'abondance): réminiscence classique (méditerranéenne antique) IIe ‑ IIIe siècle. Schiste. British Museum (provenance Takht-i-Bahi).
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Le mariage du prince Siddhartha. IIIe ‑ IVe siècle. Schiste. Museum Rietberg, Zurich.
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Bodhisattva Avalokitesvara. IIIe ‑ IVe siècle (voire plutôt IVe ‑ Ve siècle). Bronze, incrustations d'argent, H. 37cm. Musée Guimet [20]
Galerie : Autres arts gréco-bouddhiques [modifier]
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Bodhisattva. Région du Kâpîssâ, monastère du Karratcha. Afghanistan. Schiste, IIe ‑ IIIe siècle. Musée Guimet
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Le Buddha au Grand Miracle. Afghanistan, région du Kâpîssâ, monastère de Paitava, IIIe siècle. Schiste avec traces de dorures. H 81 cm. [1]: Page du Musée Guimet
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Chapiteau composite au bouddha, Hadda, monastère de Tapa-Kalan, Afghanistan, IIIe ‑ IVe siècle. Musée Guimet
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Le Génie aux fleurs. Afghanistan, Hadda, monastère de Tapa-Kalan. IVe ‑ Ve siècle. Stuc, H : 55 cm [2] Page du Musée Guimet
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Tête de Buddha ou d'un bodhisattva. Ve ou VIe siècle. Afghanistan (probablement Hadda). Argile et inclusion de grenats (yeux). H 31,1 × L 22,5 × P 18,4 cm. [3]: Page du Metropolitan Museum of Art
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Buddha. Site de Jaulian. Taxila Ve siècle.
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Fragment d'une tête féminine. Peinture murale, grotte G Bamiyan. VIe ‑ VIIe siècle.
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Tête de bodhisattva. Tumshuq, Toqquz-Saraï, grand temple B. Xinjiang. Terre séchée, VIe - début VIIe siècle. Musée Guimet
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Illustration du Visvamtara jataka extrait des vies antérieures de Buddha. Tumshuq, Toqquz-Saraï, grand temple B. Xinjiang. Terre séchée, VIe - début VIIe siècle. Musée Guimet
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Devata (ou bodhisattva) assis dans la pose de délassement. VIIe ‑ VIIIe siècle. Fondukistan (N-E Kaboul), Gandhâra. Terre séchée polychrome, H. 72, L. 24 cm. Musée Guimet
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Terre pure de Buddha. Fragment de peinture murale. VIIIe siècle. Kucha, Xinjiang. Musée Guimet
Notes [modifier]
- : Gérard Fussman, cours 8 mars 2011, sur : [4]
- Par le terme « indo-grec » on ouvre cet ensemble aux réalisations indépendantes du bouddhisme
- Ce site a été totalement détruit. De bonne reproductions dans Béguin 2009, p. 216 et surtout Cambon 2010. Aussi photographies de Gérard Fussman dans Grousset 2007, Premier groupe de photographies.
- Vue prise à l'exposition: Pakistan : Terre de rencontre : Ier - VIe siècle. 2010. Musée national des arts asiatiques - Guimet, Paris. Catalogue : n° 48, page 119.
Références [modifier]
- Gérard Fussman : cours au Collège de France 2010-2011, Le Gandhāra, terre de passage, d’échanges et de création cours 2010-2011 et résumés sur : [5]
- Bussagli 1996, p. 112
- Richard Salomon (traducteur des textes en Gandhari trouvés à Hadda) propose l'appellation « Grand Gandhara » pour toutes les régions où l'on a trouvé des traces de la langue Gandhari (rédigée d'ailleurs en écriture Kharoṣṭhī). : ce que conteste Gérard Fussman : cours 2010-2011, Le Gandhāra, terre de passage, d’échanges et de création (cours du 8 mars 2011, 28.13 et suivantes) : [6]
- Bussagli 1996, p. 29
- Musée Guimet : [7]
- Bussagli 1996, p. 43
- Ce découpage correspond aux informations recueillies dans les ouvrages suivants : Ouvrage collectif par les conservateurs du musée Guimet 2012, p. 55-70, Cambon 2010, Béguin 2009
- Gérard Fussman, cours 8 mars 2011, 48:30 sq. sur : [8]
- Fussman cours Collège de France du 29 mars 2011 (27 mn…)
- Sur la question des dates révisées en 2010, se référer à l'article Kanishka et à Jacques Giès 2010, p. 25
- Bussagli 1996, p. 29 sq.
- Bussagli 1996, p. 442
- Avec le déplacement du règne de Kanishka au IIe siècle « la période d'apogée du style du Gandhara serait peut-être associée à la période kouchano-sassanide, si du moins l'on admet ma référence kouchane comme seule option possible. » : Jacques Giès 2010, p. 25.
- Bussagli 1996, p. 37
- [9] : Apothéose bouddhique, site de Mohammed Nari, Pakistan. Schiste, H 119 cm. Musée de Lahore : image Paris Match : Exposition Musée Guimet 2010 : Pakistan : Terre de rencontre : Ier - VIe siècle. Catalogue : pp. 45 et cat. n° 75.
- Gérard Fussman, cours Collège de France du 10 mai 2011 (dès les premières minutes) : [10]
- Page du [11] British Museum.
- [12] Page du Musée Guimet
- [13]: Page du Los Angeles County Museum of Art.
- Ouvrage collectif par les conservateurs du musée Guimet 2006, p. 40.
- Cambon 2010, p. 84-85
Voir aussi [modifier]
Sources numériques et bibliographie [modifier]
- Ouvrage collectif par les conservateurs du musée Guimet, Musée des arts asiatiques Guimet : le guide des collections, Paris, Musée des arts asiatiques Guimet, 2012, 139 p. (ISBN 978-2-85495-511-8)
- Ouvrage collectif par les conservateurs du musée Guimet, De l'Inde au Japon : 10 ans d'acquisitions au Musée Guimet. 1996-2006, Paris, Réunion des musées nationaux et Musée des arts asiatiques Guimet, 2006, 222 p. (ISBN 978-2-7118-5369-4)
- Pierre Cambon, Pakistan : Terre de rencontre Ier-VIe siècle : les arts du Gandhara : exposition, Paris, Musée Guimet, 21 avril-16 août 2010, Paris, Réunion des musées nationaux, 2010, 159 p. (ISBN 978-2-7118-5731-9).
Œuvres conservées au Pakistan. Textes de Pierre Cambon.
- Pierre Cambon, Afghanistan : une histoire millénaire : exposition, Barcelone, Centre culturel de la Fundacion « la Caixa » 2001, Musée Guimet, 2002, France, Espagne, Réunion des musées nationaux, 2002, 205 p. (ISBN 2-7118-4413-7).
Nombreux articles, entre autres sur L'art Kouchan, Hadda, Bamiyan, L'Afghanistan et le Turkestan chinois (Xinjiang).
- Gilles Béguin, L'art bouddhique, Paris, CNRS éditions, 2009, 415 p. (ISBN 978-2-271-06812-5).
Le Gandhara et l'Asie Centrale occidentale font l'objet d'une partie, une vue d'ensemble actualisée bien documentée, p. 205-225.
- Mario Bussagli, L'Art du Gandhara, LGF - Livre de Poche, coll. « La Pochothèque », 1996 (ISBN 2-25313-055-9)
- Emmanuel Choisnel, Les Parthes et la route de la soie, Paris, L'Harmattan, 2004, 277 p. (ISBN 2-7475-7037-1).
L'ouvrage aborde aussi l'histoire des voisins, dont l'empire Kouchan.
- Gérard Fussman et Anna Maria Quagliotti, L'iconographie ancienne d'Avalokitesvara = The early iconography of Avalokitesvara, Institut de civilisation indienne, 2012, 152 p. (ISBN 978-2-86803-080-1).
Ouvrage essentiel qui actualise les connaissances et répond à la question de la première image de Bouddha.
- Gérard Fussman : cours au Collège de France 2010-2011, Le Gandhāra, terre de passage, d’échanges et de création cours 2010-2011 sur : [14].
- Bérénice Geoffroy-Schneiter, Gandhara : La rencontre d'Apollon et de Bouddha, Assouline, coll. « Mémoires », 2001, 79 p. (ISBN 2-84323-243-0).
L'histoire des premières découvertes.
- Jacques Giès, Pakistan: Terre de rencontre : Ier - VIe siècle : Les arts du Gandhara : Exposition. Paris, Musée national des arts asiatiques - Guimet. 21 avril- 16 août 2010, Réunion des musées nationaux, 2010, 160 p. (ISBN 978-2-7118-5731-9)
- René Grousset, Sur les traces du Bouddha, L'Asiathèque, 2007, 382 p. (ISBN 978-2-91-525556-0).
Édition enrichie d'une préface et d'une biographie de René Grousset, avec une carte détachée (50x80cm) et deux groupes de photos. Première édition : Plon, 1929. René Grousset raconte et commente les récits de pèlerinage de Xuanzang et Yi Xing au VIIe siècle.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) Les Arts du Gandhara, Musée Guimet
- (en) Gandara, Livius
- (en) The Buddhist Manuscript project, University of Washington
- (en) The Coin Galleries: Gandhara Janapada, The Virtual Museum of Indian Coins
- (en) Sites archéologiques du Pakistan, PakGateway
- (fr) Gérard Fussman : cours 2010-2011, Le Gandhāra, terre de passage, d’échanges et de création, Collège de France
- (fr) Présentation du livre L’iconographie ancienne d’Avalokiteśvara,, Collège de France
- (en) Collections d'art du Gandhara, LACMA, Los Angeles