Yucca

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Yucca est un genre de 40-50 espèces de plantes vivaces arbustives[1] remarquables par leurs rosettes de feuilles dures, en forme d'épée, et par les grappes de fleurs blanches ou tirant sur le blanc. Les yuccas se rencontrent dans les régions chaudes et sèches de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale, et des Antilles. Ils sont utilisés comme plantes ornementales.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot yucca vient, via l'espagnol yuca, de la langue des Arawaks d'Haïti[2] qui désigne le manioc depuis le XVIe siècle. Aujourd'hui on utilise ce mot pour désigner ces plantes vivaces.

Comme toponyme[modifier | modifier le code]

Ces plantes étant très répandues dans le sud-ouest des États-Unis, de nombreux lieux portent leur nom :

Le Yucca brevifolia est aussi appelé Joshua Tree. Il en existe une grande concentration au sud de la Californie dans le Joshua Tree National Park.

Climat[modifier | modifier le code]

Il pousse naturellement dans les zones à climat méditerranéen et à climat désertique du globe.

Principales espèces[modifier | modifier le code]

Vertus[modifier | modifier le code]

Le Yucca est une plante dépolluante. Il absorbe principalement le benzène et l'ammoniac[3]. Ses fruits sont souvent comestibles comme ceux de Yucca filifera.

Rumeur[modifier | modifier le code]

La présence d'araignées dans des yuccas est évoquée pour la première fois en Scandinavie et en Grande-Bretagne au début des années 1970. En France, l'histoire fait surface dans un journal lyonnais en 1986. Chaque fois, le récit est presque identique : l'arrosage du yucca provoque un bruissement des feuilles sans cesse plus fort, jusqu'au moment où des araignées émergent de la plante, les pompiers sont alors appelés pour détruire ces animaux[4],[5],[6]. Cette rumeur est infondée : les araignées ne pondent pas dans les arbres ou la végétation ; de toute façon, les araignées qui sortent de ces œufs sont tellement petites qu'elles n'attireraient en rien l'attention de quiconque. Au plus fort de la rumeur, en 1986, l'importation des yuccas a baissé de près de deux tiers[7].

La presse nationale avait fini par s'intéresser à cette rumeur et à s'en faire l'écho, non pour la colporter, mais, au contraire, pour la démystifier et l'analyser. Un sociologue avait très justement noté le caractère récurrent de certaines rumeurs stéréotypées, réapparaissant toutes les trois ou quatre décennies, sous une nouvelle forme : ainsi la rumeur de la « mygale dans le yucca » n'était qu'un nouvel avatar d'une ancienne rumeur selon laquelle on avait trouvé un serpent dissimulé dans un régime de bananes. Une vieille peur irrationnelle des végétaux exotiques importés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce ne sont pas des arbustes ni des arbres véritables.
  2. L. Guyot et P. Gibassier, Les noms des fleurs, PUF - Que sais-je ? , 1968.
  3. Les plantes dépolluantes, Rustica 2007, Ariane Boixière
  4. Légendes urbaines: rumeurs d'aujourd'hui, Payot 1992, p. 283
  5. Peuples méditerranéens: Mediterranean peoples, Numéros 54 à 57 Éditions Anthropos., 1991, p. 223
  6. (de) L’araignée dans le Yucca, récits légendaires d’aujourd’hui, Beck, 1990
  7. Françoise Reumaux, La veuve noire. Message et transmission de la rumeur, Paris, Méridiens Klincksieck, 1996

Liens externes[modifier | modifier le code]

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