Grauves

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Grauves
Le village vu depuis les vignes
Le village vu depuis les vignes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Avize
Intercommunalité CC Épernay Pays de Champagne
Maire
Mandat
Jean-Pierre Journé
2014-2020
Code postal 51190
Code commune 51281
Démographie
Gentilé Grauviot
Population
municipale
679 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 28″ N 3° 57′ 56″ E / 48.9744444444, 3.96555555556 ()48° 58′ 28″ Nord 3° 57′ 56″ Est / 48.9744444444, 3.96555555556 ()  
Altitude Min. 122 m – Max. 244 m
Superficie 7,84 km2
Localisation

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Grauves est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Les habitants de Grauves sont des Grauviots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Grauves se situe dans une large vallée de direction sud-est/nord-ouest[1], créée par le Darcy et entourée par les plateaux de l'est du bassin parisien, à dix kilomètres au sud d'Épernay. Grauves se trouve dans la région viticole de la Champagne et est généralement rattachée à la côte des Blancs, bien qu'étant sur les coteaux opposés de la montagne d'Avize. La commune s'étend sur 784 ha selon l'EHESS[2] et 729,57 ha selon le cadastre de 2000[3].

Communes limitrophes de Grauves
Mancy Cuis Cramant
Mancy,
Moslins
Grauves Avize
Moslins Gionges Oger
Carte de la commune.

Relief[modifier | modifier le code]

Si l'altitude moyenne dans le village est de 139 mètres[4], elle varie de 122 à 244 mètres sur l'ensemble du territoire communal[2]. Ainsi, les plateaux encerclant la commune dépassent les 240 mètres et le hameau de Montgrimaux se situe à plus de 175 mètres d'altitude[5]. Les coteaux ceinturant le village sont particulièrement pentus et sont appelés « falaise » quand le roc s'y fait à pic. Au pied de ces falaises ou dans d'anciennes carrières, on retrouve notamment des fossiles de coquillages marins. Les falaises grauviotes sont particulièrement fissurées provoquant parfois, comme en 1937 et 2001, des chutes de blocs de roche[4].

Au nord et à l'est de Grauves, le sommet du plateau calcaire qui surplombe le village est la montagne d'Avize[4]. Elle sépare Grauves d'Avize à l'est, de Cramant au nord-est et de Cuis au nord. Une partie de cette montagne appartient à la commune, il s'agit du bois de Favresse[5]. Si aujourd'hui les plateaux dominants le village sont recouverts de forêts, des prairies, séparées par des bois touffus, occupaient presque tous leurs sommets et ce jusqu'au milieu du XXe siècle[6]. Au sud-ouest, c'est le bois de Grauves qui sépare la vallée du Darcy de celle de Moslins et Morangis tandis qu'au sud-est de la commune c'est le Rouge-Bois qui marque la frontière avec le bois d'Oger[5].

Géologie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol communal se compose de craie et de roc calcaire grossier qui rendent le territoire grauviot humide et saturé d'une eau ruisselante, où l'on trouve plusieurs sources[4]. Le plateau nord-est est constitué d'argiles rouges tandis que celui du sud-ouest est formé d'une terre argilo-siliceuse sparnacienne. La vallée est recouverte d'alluvions dont l'épaisseur varie, étant la plus profonde au pied de la montagne d'Avize en raison de glissements de terrain. En bas des plateaux, le sous-sol est fort sableux[1]. Par ailleurs, dans cette région karstique, la roche est craquelée et creusée de caves souterraines s'effondrant parfois[4].

On ne compte qu'un étang de taille importante dans les limites administratives de la commune, celui de la Noue, entre Grauves et Fulaine-Saint-Quentin. Il s'étendait dans les années 1950 sur 5 ha, mais ne cesse de se réduire, approchant aujourd'hui 1 ha. Approvisionner par les eaux de pluie et du ruissellement, l'étang de la Noue est peu profond[1]. Les autres mares, celles du Darcy, de Montgrimaux et du village, ne dépassent pas les a[3].

La commune est traversée par le ruisseau du Darcy, d'une longueur[7] de 8,5 km et qui prend sa source sur le territoire d'Oger dans le sol marécageux[1] le bois des Bouleaux, au-dessus du lieu-dit de la Halle aux Vaches, à plus de 230 m d'altitude[5]. En contrebas de Monthelon, le Darcy est rejoint par le ruisseau de Mancy, continuité du ruisseau d'Argensolle et mesurant au total 7,1 km de long[8]. Il se jette finalement dans le Cubry, affluent de la Marne, à Pierry, après avoir arrosé le centre de Grauves ainsi que le hameau moussytier de La Loge Turbanne[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique dégradé. Durant l'été, les températures y sont relativement chaudes et les pluies sont plus rares mais aussi plus fortes. Si en automne le temps est frais et habituellement beau, l'hiver est en général doux et pluvieux. Le printemps y est incertain. Le vent diminue le froid et apporte les pluies. L'insolation moyenne par an se situe entre 1 750 1 780 heures. La pluviométrie est de 654 mm par an, répartis sur environ 170 jours[9].

Relevé météorologique à Épernay entre 1949 et 1999.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,2 2,3 4,6 8,4 11,4 13,1 12,7 9,9 6,4 3 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,2 11,1 14,7 19 22,1 24,5 23,9 20,6 15,6 9,5 6,4 15,9
Précipitations (mm) 60,4 51,2 53,1 45,5 56,6 59,1 51,7 54,6 57,6 61,8 62,9 66,5 681
Nombre de jours avec précipitations 17,5 14,2 14,7 13,1 13,8 12,4 10,7 11,6 12,2 14,5 15,7 16,9 167,3
Source : SOPHY[10]


Environnement[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, la commune comptait 283 logements soit 29 de plus qu'en 1999 et 119 de plus qu'en 1968. Parmi ceux-ci 93 % étaient des résidences principales ; le nombre de résidences secondaires restant stable depuis 1990 au nombre de sept. Grauves étant une petite bourgade rurale, on ne dénombrait que sept appartements contre 276 maisons, représentant quant à elles 97,5 % du nombre total de logements. Du fait du poids écrasant des maisons, 69,5 % des résidences principales comprenaient cinq pièces ou plus et 21,8 % en possédaient quatre. Ainsi, seul 8,8 % des logements étaient pourvus de trois pièces ou moins. Le nombre moyen de pièces par domicile était de 5,2 (5,3 pour les maisons contre 2,9 pour les appartements)[11].

Depuis les années 1960-1970, Grauves connaît un nouveau développement, notamment grâce à l'arrivée de néoruraux, comme viennent en témoigner plusieurs chiffres. D'abord, si environ un quart des résidences principales dataient en 2007 d'avant 1949 et un autre quart des Trente glorieuses, la moitié de du parc résidentiel avait ainsi moins de 32 ans en 2007, dont près de 20 % dataient d'après 1990. D'autre part, 35,5 % des ménages résidant dans le village y étaient arrivés depuis moins de 10 ans. Toujours en 2007, une grande majorité des résidences principales (84,7 %) étaient occupées par leurs propriétaires alors que 9,9 % étaient louées. Par ailleurs, seuls deux domiciles n'avaient ni douche, ni baignoire. Enfin, l'enquête de l'Insee de 2007 indiquait également que de plus en plus de Grauviots préféraient le chauffage individuel « tout électrique » puisque leur pourcentage était passé de 19,4 % en 1999 à 27,1 % en 2007[11].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale route desservant la commune est la route départementale 240, en provenance d’Épernay et Monthelon et en direction de Gionges et Oger. Elle traverse le centre du village par les rues d’Épernay, des Buttes et de Vertus. La route départementale 19 vers Avize, par le bois d'Avize, débute depuis la D 240 au hameau du Darcy. La route pour Cuis prolonge les rues du Buat et des Hurlots vers le Nord. Deux routes vont de Grauves à Mancy : une partant de la D 240 à la limite entre les communes et l'autre passant par Montgrimault et Allancourt[5]. Le ramassage scolaire est assuré par le SIVOM du canton d'Avize[12].

Grauves est relativement isolée dans sa vallée et la route est donc l'unique moyen pour y accéder. D'une part, le Darcy est clairement trop étroit et trop peu profond pour la navigation. L’aérodrome le plus proche est celui de Plivot, à 10 km de Grauves. La seule gare ferroviaire à proximité est celle d’Épernay, à environ 8 km. Cette situation fait que 92,7 % des ménages grauviots possédaient en 2007 au moins un véhicule et 54,6 % en avaient deux ou plus[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1224, le village apparaît pour la première fois dans un document écrit, sur le cartulaire de Saint-Martin d’Épernay, sous le nom de Grava. En 1233, il est fait mention de Graves puis Grauva en 1252, d'après les Archives nationales. En 1300, on retrouve le nom de Grave puis Grauve en 1308. La première utilisation de l'orthographe actuelle apparaît en 1367 ; en 1515, l'abbaye voisine d'Argensolles fait état de Grauvez. Au cours du XVIe siècle, on trouve différentes orthographes : Grama en 1542, Grosves ou Grove en 1574 puis Graulve l'année suivante. La présence du s s'affirme au cours du siècle suivant avec Groves (1664) et Graulves (1673)[13]. En 1793, elle possède son nom actuel mais le s final disparaît sur des documents de 1801 jusqu'aux années 1930[2],[14]. Le gentilé de Grauves est « grauviot » et « grauviotte ».

Le nom Grava proviendrait du latin et signifierait « petite pierre », « endroit caillouteux ». L'abbé Enart lui trouve cependant le sens de « un bois ». Pour d'autres, l'appellation du village proviendrait de grôma ou grûma qui qualifiait le centre du camp romain où était plantée la groma. Néanmoins, la première explication apparaît comme la plus vraisemblable[14].

Le Darcy est référencé sur les cartes dès 1407, par l'abbaye d'Argensolles, qui fait référence à un moulin et à une rivière (le « ru du Darcy ») descendant de la « Fontaine-de-Darcy ». On y trouvait en 1487 des écluses, et en 1522, le moulin de Darsy. À partir de 1648, on distingue deux moulins : le moulin de Hault et le moulin de Bas[15]. Le lieu-dit Rouge-Maison est quant à lui mentionné dès 1341 par l'abbaye d'Argensolles en tant que « La Rouge-Maison »[16]. Le hameau de Montgrimaux apparaît en 1374 écrit Mont-Graimaut (Abbaye d'Argensolles). Il prendra ensuite l'orthographe Montgrimault en 1430 puis Mont-Grimeau au XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini[17]. En 1574, « Le Buat » apparait dans les archives nationales comme étant une « cense »[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La présence de l'homme à Grauves remonte au moins au Paléolithique. Sa situation dans la montagne d'Avize a permis l'implantation des hommes. En effet, depuis ces hauteurs il était possible de surveiller les vallées et de se réfugier dans les forêts en cas de nécessité[6].

Au début du XXe siècle, plusieurs ateliers préhistoriques furent ainsi découverts sur le versant opposé au village. Ces ateliers ont fonctionné du Paléolithique jusqu'à l'époque gauloise. Le premier d'entre eux se situe à Rouge-Maison, où l'on a retrouvé des grattoirs, des lames et des haches polies campagniennes et robenhasiennes. L'atelier près des écarts de Montgrimaux et Alancourt (Mancy) date presque exclusivement du Néolithique et du Campignien ; on y a découvert des grattoirs, des lames, des percuteurs et des tranchets en grand nombre[19]. Un troisième atelier existe au lieu-dit de Jubercy, qui même s'il se trouve aujourd’hui sur le territoire de Gionges faisait partie de Grauves lors de sa découverte en 1898. On y a recueilli plusieurs milliers de pièces dont 500 objets remarquables, certains sont chelléens et moustériens : des tranchets, de très nombreux grattoirs et scies ainsi que des haches et des pointes très variées[19],[20]. On y a également retrouvé des javelots et des flèches[19]. Le lieu, sur un promontoire entre deux vallées et de nombreuses sources était un lieu propice à l'implantation des hommes[20]. D'autres silex furent trouvés dans les années 1960 aux lieux-dits les Ventes et les Garennes[21].

Des vestiges de bas fourneau furent trouvés par M. Jouron au début du XXe siècle, démontrant l'occupation de la vallée de Grauves au Premier âge du fer. Divers objets et notamment des poteries datant de La Tène furent découverts par la suite sur le territoire de la commune. Parmi ceux-ci se trouve le « vase de Grauves », qui est exposé au musée d'Épernay (actuellement fermé)[21]. Avant la conquête romaine, des Rèmes habitaient près des sources d'Arcy et des Grillots, où l'on a retrouvé des vestiges[22]. Toujours aux Grillots, à l'Est de la commune, une canalisation romaine ainsi qu'un bassin de source furent découverts, attestant d'une présence romaine, alors que le lieu se trouve à quelques centaines de mètres d'un ancien camp romain dit du « bois Doër »[N 1],[19]. Suites aux invasions barbares, la Champagne se retrouve sous la domination des peuples germaniques.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du treizième siècle, le territoire de Grauves est divisé en de nombreux domaines, appartenant à divers vassaux des comtes de Champagne tels Gaucher de Bridaine, Jean de Vauchamps ou encore Jean de Thugny[23]. Lors de la fondation de l'abbaye d'Argensolles en 1221, Blanche de Champagne lui attribue des terres et des vignes autour de Grauves et Montgrimaux[24]. La comtesse de Champagne accorde en 1233 la charte dite « d'affouages de Cuis ». Celle-ci permet aux habitants de Cuis et Grauves d'exploiter les bois détenus par l'Abbaye d'Argensolles. Dès lors et jusqu'en 1998, les deux villages puis communes vont se partager la gestion de la forêt d'Argensolles, bien qu'étant sur le territoire de Moslins. Cependant, en 1998, l'Office national des forêts crée une commission syndicale pour gérer légalement les bois, où siègent des représentants de Grauves et Cuis[25].

On trouve alors au lieu-dit de Favresse, sur le plateau, un château. Celui-ci est propriété des frères Bridaine en 1250, puis de Guyot de Champoulain en 1270 et ensuite de la famille Le Cerf qui agrandit l'édifice. Il est entouré d'une muraille, de quatre tours et d'un fossé avec pont-levis. Il est néanmoins peu à peu délaissé puis transformé en ferme[25]. Au XIXe siècle, les tours et les murailles sont en ruines et le domaine est envahi par la forêt. Au siècle suivant, la ferme devient une maison forestière qui est détruite lors de la tempête de 1999[26].

Vers 1230, au décès de Simon de Vauchamps, Guyot de Cuys récupère son territoire grauviot en héritage. Dans les années 1230, l'abbaye Saint-Martin d'Épernay y possède des terres, tout comme Saint-Sauveur de Vertus qui y dispose d'une chapelle, d'un prieuré et perçoit les dîmes. L'abbaye d'Argensolles détient quant à elle des terres, des bois et le village d'Arcy[N 2],[27] ainsi que le domaine de Rouge-Maison[28]. En 1291, Grauves rejoint le domaine de Gaucher de Châtillon[23], avant de le quitter en 1303. Dans les années 1320-1330, Jehan de Grauves ou Jehan de Cuys possède une partie du village. Le Rouge-Bois appartient alors au seigneur de Cramant. L'abbesse Marguerite de Châteauvilain, d'Argensolles, règne sur le village de 1307 à 1351. Il rejoint le comté de Vertus dix ans plus tard[28].

Vers 1380, les Grauviots se cachent dans les forêts lors de l'arrivée des Anglais qui détruisent le village[29]. Puis entre 1404 et 1500, Grauves est détenue successivement par le Comté de Vertus et la Châtellenie de Châtillon[30]. Le village dépend de la coutume de Vitry depuis 1481 et ce jusqu'à la promulgation du Code civil en 1804[31]. Le domaine du Vert-Bois est créé à Grauves en 1493 et dépend d'Épernay[N 3],[32].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Grauves est une commune qui votre majoritairement à droite à l'exception de certaines élections locales où le poids généralement important de l'extrême-droite permet à la gauche de l'emporter.

À l'élection présidentielle de 2002, c'est le Jean-Marie Le Pen (FN) qui arrive en tête du premier avec 24,3 % des voix devant Jacques Chirac (RPR) et Lionel Jospin (PS) avec respectivement 18 % et 13,1 %. Au second tour, le candidat frontiste réalise un score supérieur de 10 points à la moyenne nationale avec 27,8 % face au président sortant qui obtient 72,2 % des suffrages[33]. En 2007, les candidats de droite et d'extrême droite obtiennent, contrairement aux principaux candidats de gauche et du centre, des résultats de 5 à 7 % supérieurs à la moyenne nationale. Ainsi, Nicolas Sarkozy (UMP) domine largement le premier tour avec 37,4 % des voix, suivi par Jean-Marie Le Pen avec 17,5 %, Ségolène Royal (PS) à 14,9 % et François Bayrou (UDF) à 13,6 %. Le candidat de l'UMP l'emporte au second tour avec 65 % des bulletins exprimés[34], contre 53 % à l'échelle nationale.

Jusqu'en 2012, Grauves fait partie de la cinquième circonscription de la Marne pour l'élection de son député. En 2002, Charles de Courson (UDF) arrive clairement en tête avec 47,4 % des voix, suivi par Jean-Pierre Bouquet (PS) à 22,8 % qui ne distance lui-même que d'une voix le frontiste Pascal Erre. Au niveau de la circonscription, le député sortant est réélu avec 50,9 %[35]. Cinq ans plus tard, Charles de Courson améliore son score avec 54,3 % des suffrages tandis que la socialiste Marie-Claude Yon perd cinq points et qu'aucun autre parti, ni même le FN, n’atteint les 10 % des voix[36].

Pour les élections européennes, pour lesquelles Grauves appartient à la circonscription Est, les résultats suivent plutôt la tendance nationale, victoire du Parti socialiste en 2004 et défaite de celui-ci en 2009, avec toutefois des résultats moins importants pour les grands partis de gouvernement et plus élevés pour les extrêmes. En effet, en 2004, le PS domine l'élection avec 25,1 % des suffrages distançant assez nettement le FN à 14,1 %, l'UMP à 13,1 % et l'UDF à 10,1 %[37]. La situation se renverse donc en 2009 où la liste UMP obtient 26,8 %, loin devant le Front national et le Nouveau parti anticapitaliste, tous deux à 12,4 %, ainsi que le PS à 11,9 %[38].

Au second tour de l'élection cantonale pour le canton d'Avize en 2004, Jean-Paul Angers (PS) arrive en tête avec 42 % des votes grâce aux divisions de la droite[39] alors que Pascal Desautels est élu au niveau du canton avec 41,8 %. En 2011, dans un deuxième tour opposant le conseiller général (Divers droite) et le FN, Pascal Desautels obtient 60,7 % des suffrages[40], soit cinq points de moins qu'à l'échelle cantonale.

Aux élections régionales, le premier tour de 2004 voit la liste UDF de Charles de Courson arriver en tête. Celle-ci fusionne dans une liste UMP-UDF, conduite par Jean-Claude Étienne, qui remporte au niveau de la commune 44,4 % contre 39,3 % à Jean-Paul Bachy (PS), élu au niveau régional, et 16,4 % au FN[41]. En 2010, la triangulaire du second tour permet à Jean-Paul Bachy (devenu divers gauche) de l'emporter avec seulement 42,7 % des voix devant l'UMP Jean-Luc Warsmann (37,8 %) et le FN Bruno Subtil (19,5 %)[42].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Gérard Bauchet    
1989 2008 Michel Thomas-Soret PS[45]  
2008 2014 Chantal Carré    
2014 en cours Jean-Pierre Journé    
Les données manquantes sont à compléter.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Grauves est membre de la communauté de communes des Trois Coteaux jusqu'à la réforme des collectivités territoriales, qui voit l'intercommunalité disparaître, faute d'une population suffisante[46]. Elle rejoint la communauté de communes Épernay Pays de Champagne.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 679 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
467 427 442 475 491 480 473 480 495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
503 531 540 526 522 490 552 575 607
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 573 557 519 503 505 473 429 395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
429 462 490 514 587 639 662 659 673
2011 - - - - - - - -
679 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2004[48].)
Histogramme de l'évolution démographique


Structure de la population[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Entre 1605 et 1792, c'est un maître d'école ou recteur qui enseigne à Grauves, en plus d'être chantre ou sacristain[49].

À partir de 1836, l'école est accolée à la mairie, au carrefour de la rue de l’Église et de la rue du Buat. La maison de l'instituteur est elle-même contiguë au bâtiment et possède un jardin ainsi qu'un fournil[50]. En 1853, la décision est prise de créer une école de filles, cependant elle n'ouvrira qu'en 1865[51]. Une bibliothèque scolaire est ouverte en 1871[52]. Mais l'école, vétuste est vendue avec la mairie en 1884. On entame alors les travaux d'une nouvelle mairie-écoles[53]. À l'époque, on compte 100 écoliers (de 5 à 13 ans) pour un peu plus de 500 habitants[54]. L'école ouvre après de nombreux travaux imprévus vers 1885 avec une école de garçons d'une classe, une école de filles d'une classe également ainsi qu'une classe enfantine (alors que la commune souhaitait une école maternelle pour accueillir les enfants dès deux ans et non à quatre ans)[55].

Santé et sports[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, les vignerons sont encore peu nombreux à Grauves. Ici, les parcelles sont petites et dispersées et les récoltes sont régulièrement détruites par le gel[56]. Les vignes s'étendent alors jusqu'aux plateaux, des deux versant de la vallée du Darcy[57]. Le 10 mai 1893, le phylloxéra touche la commune, détruisant la grande majorité de vignes[56]. Elles sont peu à peu remplacées par des plants américains mais la reconstitution s'arrête à mi-coteau[57].

Au début du XXe siècle, les viticulteurs, pauvres, doivent exercer d’autres activités pour vivre en raison des faibles rendements de leurs vignes. À titre d'exemple, entre 1893 et 1923, la récolte grauviote en hectolitre est en moyenne deux fois moins élevée que celle du village voisin de Monthelon, qui possède pourtant un vignoble d'une superficie équivalente[58]. Alors que dans les années 1950, une grande partie de la population tire ses revenus du vignoble qui occupe 83 ha[57]. À l'époque, le versant nord, « les Roualles », donne un vin « excellent » tandis que « les Essarts » donne un vin « quelconque ». Le coupage des deux rend cependant le cru « assez complet [et] d'une bonne qualité »[57].

Au milieu du XXe siècle, la plupart des exploitations sont toujours de petites parcelles. En effet, même si la taille moyenne des exploitations viticoles de Grauves est de 75 a, la majorité ne dépasse pas les 6 a et seules trois dépassent les 3 ha, dont Moët & Chandon qui y possède 25 ha[59]. En 1948 [60], la coopérative viticole de Grauves, « le Royal Coteau », est créée et est rejointe par une grande partie des vignerons locaux. Ses bâtiments sont construits entre 1951 et 1952 et sont alors parmi les plus modernes, possédant notamment deux pressoirs[61]. Elle regroupe de nos jours 200 viticulteurs pour environ 60 ha de vignes, essentiellement à Grauves[60].

Aujourd'hui, les 205 hectares du vignoble grauviot sont largement dominés par le cépage chardonnay, représentant 61 % de la surface utilisée contre 21 % au pinot meunier et 18 % au pinot noir. D'après l'Union des Maisons de Champagne, Grauves compte actuellement 179 viticulteurs exploitants[62]. Du fait de la prédominance du raison blanc sur son territoire, le village appartient au vignoble de la côte des blancs, presque exclusivement planté de chardonnay. Cependant, du fait d'un taux de cépages noirs supérieur au reste de la côte des blancs et de sa situation de l'autre côté de la montagne d'Avize, la commune est parfois rattachée au vignoble des coteaux sud d’Épernay. La municipalité a d'ailleurs rejoint l'« association des Coteaux Sud d’Épernay » en 1996[63].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Photographie de l'église de Grauves.
L'église Notre-Dame

L'église Notre-Dame de Grauves, qui surplombe aujourd'hui le village, fut bâtie au XIIe siècle, dont il reste la nef, comprenant des collatéraux. L'abside pentagonale et le transept datent du XVIe siècle[64]. Des statues en bois de 1656, réalisées par des artisans-menuisiers de Montgrimaux, ornent l'édifice : celles de saint Claude et saint Jean-Baptiste, ainsi que celle de la Vierge dont la légende dit qu'elle « a fait plus de tours que de miracles » puisqu'elle aurait été façonnée dans la vis d'un pressoir[65]. Il y existe également une statuette de saint Geogres datant de 1865[64].

L'intérieur de église est richement sculpté : on retrouve des culs-de-lampes aux clés de voûte, des personnages au bas de la majorité des croisées d'ogives sur les chapiteaux ainsi que plusieurs bas-reliefs symbolisant la passion[64]. L'église comprend deux chapelles : la chapelle Saint Vincent, saint patron des vignerons, et la chapelle Saint Sébastien. Une peinture à l'huile sur toile de 1,8 m sur 1,25 m représentant la « Nativité de la Sainte-Vierge » est commandée lors de grands travaux de restauration de l'église en 1824, elle est depuis placée au-dessus du maître autel[64]. En 1973, de nouveaux travaux permettent le remplacement du carrelage de la nef ainsi que des vitres cassées. Des peintures et des fresques murales sont alors restaurées. Cette rénovation est effectuée grâce au financement de la mairie et de dons, mais aussi en grande partie grâce à des bénévoles[64].

Le clocher et la façade de l'église se sont écroulés en 1746. Le nouveau clocher a probablement été reconstruit, faute de moyens, de manière économique, ce qui expliquerait notamment sa situation en retrait de la façade ainsi que sa faible hauteur[64]. Les cloches s'y trouvant datent de 1888. Cette année-là, le conseil municipal passe commande auprès des fonderies Paintendre Frères de Vitry-le-François pour 1 755 francs. Les nouvelles cloches sont faites avec les anciennes refondues. La plus lourde se nomme Léonie Jeanne Eugénie, pèse 1 250 kg et sonne la note ré. La seconde cloche est appelée Frédérine Appoline, pèse 1 050 kg et sonne le fa. Elles sont toutes deux bénites en 1889 et sont toujours accessible par un petit escalier de pierre. Le coq du clocher actuel date de 1975[66].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Probable déformation d'Oger.
  2. Aujourd'hui le Darcy.
  3. Il relèvera d'Épernay jusqu'en 1728.
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bauchet 1951, p. 195
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale de Grauves », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 18 avril 2011)
  3. a et b Bardout 2003, p. 182
  4. a, b, c, d et e Bardout 2003, p. 5
  5. a, b, c, d, e et f « Carte topographique au 1/16 000 de Grauves », sur Géoportail - Le portail des territoires et des citoyens (site de l'IGN) (consulté le 5 septembre 2010)
  6. a et b Bardout 2003, p. 7
  7. SANDRE, « Le Darcy » (consulté le 11 mai 2011)
  8. SANDRE, « Ruisseau d'Argensolle » (consulté le 11 mai 2011)
  9. [PDF]Office de Tourisme d’Epernay et sa région, « Dossier de presse 2009 : Épernay et sa région » (consulté le 9 septembre 2010)
  10. SOPHY - Banque de données botaniques et écologiques, « Épernay, Données climatologiques moyennes, Période 1948-1999 » (consulté le 9 septembre 2010)
  11. a, b et c Insee, « Résultats du recensement de la population de 2007 à Grauves : Logement » (consulté le 5 juin 2011)
  12. [PDF]« Examen de la gestion de la Communauté de communes d’Épernay Pays de Champagne : Rapport d'observations définitives », sur Cour des comptes,‎ 2005 (consulté le 5 juin 2011), p. 8
  13. Longnon 1891, p. 123
  14. a et b Bardout 2003, p. 16
  15. Longnon 1891, p. 88
  16. Longnon 1891, p. 231
  17. Longnon 1891, p. 174
  18. Longnon 1891, p. 40
  19. a, b, c et d Bardout 2003, p. 8-9
  20. a et b A. Rollain, « Station de l'âge de la pierre à Jubercy (Marne) », dans Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, t. 9,‎ 1898 (lien DOI?, lire en ligne), p. 69-73
  21. a et b Bardout 2003, p. 10
  22. Bardout 2003, p. 12
  23. a et b Bardout 2003, p. 23
  24. Bardout 2003, p. 24
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  27. Bardout 2003, p. 26
  28. a et b Bardout 2003, p. 30
  29. Bardout 2003, p. 31
  30. Bardout 2003, p. 32
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  32. Bardout 2003, p. 33
  33. « Résultats de l'élection présidentielle de 2002 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  34. « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
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  37. « Résultats des élections européennes de 2004 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  38. « Résultats des élections européennes de 2009 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  39. « Résultats de l'élection cantonale de 2004 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  40. « Résultats de l'élection cantonale de 2011 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  41. « Résultats de l'élection régionale de 2004 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  42. « Résultats de l'élection régionale de 2004 à Grauves », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 juin 2011)
  43. Bardout 2003, p. 109
  44. Bardout 2003, p. 178
  45. Annuaire des mairies de la Marne, EIP/ Les Editions Céline, coll. « Annuaire des mairies de France »,‎ 2006-2007 (ISBN 9782352581512), p. 94
  46. Julienne Guihard-Augendre et Marion Dardard, « La CC des Trois Coteaux elle aussi confrontée à la refonte de l'intercommunalité : Un choix, quoi qu'il en coûte », L'Union,‎ 22 janvier 2011 (lire en ligne)
  47. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  49. Bardout 2003, p. 82
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  60. a et b « Présentation », sur Champagne Le Royal Coteau (consulté le 2 juin 2011)
  61. Bauchet 1951, p. 199
  62. « Grauves », sur Union des maisons de champagne (consulté le 2 juin 2011)
  63. « Présentation », sur Coteaux Sud d’Épernay (consulté le 2 juin 2011)
  64. a, b, c, d, e et f Bardout 2003, p. 166
  65. « Grauves », sur Coteaux Sud d’Épernay (consulté le 12 mai 2011)
  66. Bardout 2003, p. 167

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bardout, Grauves en pays de Champagne : L'histoire et la légende d'un village oublié, Châlons-en-Champagne, Imprimerie Paquez & Fils,‎ mai 2003
  • Raphaël Bauchet, « Seconde monographie de Grauvres : Aux alentours de 1951 », dans Geogres Bardout, Grauves en pays de Champagne : L'histoire et la légende d'un village oublié, Châlons-en-Champagne, Imprimerie Paquez & Fils,‎ mai 2003, p. 195-201
  • Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale,‎ 1891 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]