Gionges

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Gionges
L'église Saint-Ferjeux de Gionges.
L'église Saint-Ferjeux de Gionges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Avize
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Vertus
Maire
Mandat
Michel Anquet
2014-2020
Code postal 51130
Code commune 51271
Démographie
Population
municipale
183 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 10″ N 3° 58′ 51″ E / 48.9361, 3.980848° 56′ 10″ Nord 3° 58′ 51″ Est / 48.9361, 3.9808  
Superficie 10,75 km2
Localisation

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Gionges est une commune française située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gionges
Moslins Grauves Oger
Villers-aux-Bois Gionges Le Mesnil-sur-Oger
Vertus
Carte de la commune.

Située à 207 mètres d'altitude, la commune de Gionges possède deux sites principaux : le village de Gionges autour l'église des Saints Ferréol et Ferjeux et le hameau de Fulaine Saint-Quentin où se trouvait l'église du même nom, aujourd'hui désaffectée[1]. Il comprend aussi plusieurs lieux-dits comme La Crolière, Commercy ou encore Sourriettes[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Voici la toponymie qui est rapportée dans le Dictionnaire topographique du département de la Marne en 1891[3] :

Giu[n]giœ, 1107 (chapelle de Saint-Étienne de Châlon, armoire 1, liasse 1). – Giunge, Gionge, Gionges vers 1222 (livre des vases de Champagne). – Gyongiœ, Giongiœ, vers 1355 (archives nationales J 193, 51). – Gyonges, 1508 (archives nationales P 207, 12). – Guurges (sic), 1542 (taxe du diocèse de Châlon p. 214). – Gionges, présentement dit Saint-Fergeul; Saint-Fergeul, 1673 (archives nationales Q1 681). – Gionge ou Saint-Quentin, 1720 (Saugrain[4], tome I, p. 411). – Gionge, 1741 (évêché de Châlon, carton 3). – Gionge-Saint-Ferjeu, 1767 (Toussaints[5], carton 8).

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la communauté de Gionges était formée d'une paroisse qui comportait deux villages, chacun avec son église : Fulaine Saint Quentin et Gionges Saint Ferjeux. Cette paroisse était appelée dans les registres paroissiaux « paroisse de Gionges et Fulaine » ou encore « paroisse de Saint Ferjeux, Gionges et Fulaine »[6]. La carte de Cassini, en 1757, indique « Gionges St Ferjeu » et « Fulaines St Quentin succursale »[7].

L'église paroissiale de Gionges était consacrée à Saint Ferréol et à Saint Ferjeux et faisait partie du diocèse de Châlons et de la doyenné de Vertus[3]. À Fulaine l'église paroissiale était consacrée à Saint Quentin[8]. L'abbé de Saint-Sauveur de Vertus « présentait à la cure »[3],[8].

Saint Ferréol et Saint Ferjeux étaient deux frères prêtres évangélistes qui furent envoyés par l'évêque Saint Irénée de Lyon, vers la fin du IIe siècle, fonder l'église catholique de Besançon. Ils furent tous les deux décapités le 10 juin 212 sur ordre du gouverneur romain qui voyait dans leur action une source de trouble public. Ces deux martyrs sont les saints patrons de Besançon et sont fêtés le 16 juin[9].

En 1789, Gionges était compris dans l'élection de Châlons et suivait la coutume de Vitry[3].

Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune, alors nommée Gionges-Saint-Ferjeux, prend le nom de Gionges. Après la Révolution, la commune reprend son ancien nom puis celui de Gionges tout court[10].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1914, arrivée du 19e BCP qui cantonne deux jours et repart le 6 pour combattre au château de Chapton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours Michel Anquet[11]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution[modifier | modifier le code]

Gionges et Fulaines, qui ne formaient qu'une seule paroisse (de même qu'ils ne forment aujourd'hui qu'une seule commune), étaient toujours dénombrés ensemble. Cependant en 1709, dans son Dénombrement du royaume par généralités, élections, paroisses et feux, Claude-Marin Saugrain[4] notait, à la place de Gionges « Fulaines et dépendances » avec 41 feux. En 1720, M. Saugrain[4] notait : « St Etienne au Temple, St Ferjeux, ou Fulaine, Gionges ou St Quentin, annexe, et la ferme de la Neuville lès St Ferjeux, autrement appelée Commercy » avec 61 feux (la commune de Saint-Étienne-au-Temple est pourtant distante d'une quarantaine de kilomètres et le chiffre correspond manifestement en fait à la paroisse de cette commune).

Évolution de la population de Gionges de 1664 à 1774
1664 1690 1709 1713 1725 1726 1773 1774
35 feux 38 feux 41 feux 26 feux 29 feux 30 feux 26 feux 29 feux
(Sources : H. Boucher, Paroisses et communes de France, vol. Marne[12] ; Saugrain[4])


Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 183 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Gionges[13]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1].


           Évolution de la population de Gionges depuis 1793  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
172 197 154 179 204 193 176 187 204
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
175 168 175 157 150 148 180 167 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167 128 125 118 114 106 95 101 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
85 81 86 103 126 129 148 183 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1856, le départ des familles et la baisse des naissances sont les deux causes de la dépopulation mentionnées dans la liste nominative[15].

Gionges est la commune de Champagne-Ardenne qui présentait le plus fort taux de population comptée à part en 2006 selon l'Insee : 37,6%, avec 89 personnes pour une population totale de 237 habitants (population municipale + population comptée à part)[16]. Ce taux s'explique par la présence d'une maison familiale rurale.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint Ferréol et Saint Ferjeux, souvent appelée simplement Saint Ferjeux, dépend aujourd'hui de la paroisse Saint Leu du Mont Aimé (commune de Voipreux) et du diocèse de Châlon-sur-Marne[17].

La fête patronale du village est le dimanche suivant le 16 juin, fête de Saint Ferjeux et de Saint Ferréol[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Village fleuri avec balade
  • Église Saint-Ferjeux (nef du XIIe siècle et transept du XVIe siècle). La statue de saint Ferjeux date du XVe siècle. Une tour extérieure en brique rouge renfermant un escalier en colimaçon donne accès au clocher. Courant février 2003, une horloge a été installée dans le clocher.
  • Douves du Château de la Crolière (domaine privé)
  • Lavoirs
  • Ferme-auberge

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Désaffectée en 1927 d'après L'église de Fulaine-Saint-Quentin sur le site de la commune de Gionges.
  2. carte IGN de Gionges sur le site Géoportail.
  3. a, b, c et d Voir Dictionnaire topographique du département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, par Auguste Longnon, Paris, 1891, article « Gionges » p. 116
  4. a, b, c et d Claude-Marin Saugrain (1679-1750) (notice biographique sur le site de la BnF), imprimeur notamment du Dénombrement du royaume par généralités, élections, paroisses et feux, Paris, 1709 (voir Fulaine p. 105) et du Nouveau dénombrement du royaume, par generalitez, élections, paroisses et feux, Paris, 1720 (voir Gionges p. 411).
  5. Abbaye Toussaints de Châlons
  6. Archives départementales de la Marne, registre Baptêmes, mariages, sépultures 1655-1792 de la paroisse de Gionges, réf. 2 E 305/1.
  7. Gionges sur la carte de Cassini sur le site Géoportail. La carte de Cassini de Châlon sur Marne fut puis éditée en 1757 d'après la fiche de cette carte sur le site Gallica. Elle fut levée sur place quelques mois plus tôt, en 1754 et vers 1757 (voir le paragraphe Levés de la carte le l'article Carte de Cassini).
  8. a et b Voir Dictionnaire topographique du département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, par Auguste Longnon, Paris, 1891, p. 113
  9. a et b « Gionges, nos origines », sur site de la commune de Gionges (consulté le 21 janvier 2013)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  12. Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. Marne, par Hélène Boucher, sous la direction de Claude Motte et Jean-Pierre Bardet, CNRS Editions, Paris, 1984, article « Gionges » p. 368 (liens GoogleBooks: 1 2), reproduit en première page du Cahier des tables décennales aux Archives départementales de la Marne. À noter que cet ouvrage indique de manière erronée que la communauté de Gionges était constituée de deux paroisses et que Saint Ferjeux était une succursale de Gionges. Cependant les chiffres donnés pour les dénombrements sont exacts ainsi qu'on peut par exemple le vérifier dans l'ouvrage de M. Saugrain pour 1709.
  13. Date du prochain recensement à Gionges, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Archives départementales de la Marne, liste nominative des habitants de la commune de Gionges pour 1856, réf. 122 M 98 vue 6/6 : « la diminution de la population de Gionges provient du départ de plusieurs familles et du peu de naissances ».
  16. Population de Gionges en 2006 sur le site de l'Insee
  17. Église de Gionges sur le site église-info.