Bergères-lès-Vertus

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Bergères-lès-Vertus
Le village est dominé par la Côte des blancs.
Le village est dominé par la Côte des blancs.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Vertus
Intercommunalité Région de Vertus
Maire
Mandat
Gervais Perrot
2014-2020
Code postal 51130
Code commune 51049
Démographie
Gentilé Bergeronnet
Population
municipale
574 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 49″ N 4° 00′ 16″ E / 48.8803, 4.004448° 52′ 49″ Nord 4° 00′ 16″ Est / 48.8803, 4.0044  
Altitude Min. 102 m – Max. 238 m
Superficie 18,28 km2
Localisation

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Liens
Site web http://bergereslesvertus.fr/

Bergères-lès-Vertus est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mont Aimé surplombe Bergères-lès-Vertus.

Bergères-lès-Vertus est située à l'extrémité sud de la Côte des blancs, sur la Route touristique du Champagne. La Côte des blancs surplombe le village à l'ouest. Son versant est occupé par le vignoble de Champagne tandis que son sommet est boisé. La Berle prend sa source dans la commune, puis s'écoule vers le nord-est en direction de Voipreux[1].

Au sud de la Bergères, la butte-témoin du Mont Aimé domine le village et la plaine de la Champagne crayeuse qui s'étend à l'est de la commune. Culminant à 240 mètres, le Mont Aimé est recouvert par des bois au sommet et sur son versant ouest, tandis que les autres côtés de la butte sont plantés de vignes. La partie sud du Mont Aimé est rattachée à la commune de Val-des-Marais[1].

Bergères-lès-Vertus est desservie par l'ancienne route nationale 33 (RD933) entre Montmirail et Châlons-en-Champagne.

Communes limitrophes de Bergères-lès-Vertus
Vertus
Étréchy Bergères-lès-Vertus Trécon
Val-des-Marais Pierre-Morains

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de Bergères-lès-Vertus change de nom pour Mont-Aimé[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune est fortement liée à celle du Mont Aimé. Celui-ci est occupé par les hommes dès le Paléolithique. Il a livré plusieurs hypogées du Néolithique. Le lieu est ensuite occupé par les Romains, et à l’époque mérovingienne et carolingienne.

En 1210, la comtesse Blanche de Navarre, veuve de Thibaut III de Champagne et mère de Thibaut IV de Champagne, dit le Chansonnier, fait construire le château du Mont-Aimé. Le vendredi 13 mai 1239, 183 hommes et femmes convaincus de catharisme sont brûlés sur son bûcher, sur ordre de Robert le Bougre. Aux XIVe et XVe siècles, la puissante forteresse se transforme en château-demeure. Au cours de la guerre de Cent Ans, le château subit trois sièges menés par les Anglais, alliés des Bourguignons. La forteresse est démantelée, et sert de carrière de pierres pour la construction des maisons des villages aux alentours. Au début du XIXe siècle une partie du donjon reste encore debout.

En 1815, après la campagne de France et la chute de Napoléon Ier, le tsar Alexandre Ier choisi le Mont Aimé[3] pour une parade militaire, afin de démontrer sa puissance : 300 000 soldats et 85 000 chevaux manœuvrent dans la plaine de Vertus qui s'étend au pied du mont[4].

En 1914 lors de la première bataille de la Marne, le mont Aimé se trouve au centre du dispositif de la bataille des Marais de Saint-Gond.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bergères-lès-Vertus est comprise depuis la Révolution dans le canton de Vertus[2]. Elle fait partie de la communauté de communes de la Région de Vertus[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 en cours Gervais Perrot[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont les Bergeronnets et les Bergeronnettes[5].

En 2011, la commune comptait 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
626 725 708 656 788 732 721 743 717
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
687 653 626 602 582 522 510 489 499
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522 481 457 426 394 407 401 429 421
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
418 517 512 510 536 540 533 538 563
2011 - - - - - - - -
574 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Producteurs de Champagne
  • Hôtel
  • Restaurants
  • Gîte rural

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Memmie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Memmie date de la fin du XIIe siècle[8]. Elle conjugue des éléments de style protogothique (chœur) et gothique flamboyant (clocher et proche). Les fonts baptismaux sont datés du XIIe ou XIVe siècle. L'autel est plus récent, remontant au XIXe siècle[9]. Elle abrite, au niveau de son tympan ajouré, des fragments de vitrail du XVIe siècle représentant le Christ[10].
  • Le Mont Aimé accueille les ruines du château, une grotte, une table d'orientation et un point de vue sur le vignoble de Champagne. Depuis 1966, l'association « Les Amis du Mont Aimé » contribue à la sauvegarde du site et des derniers vestiges du château.
  • La mairie-école a été édifiée par l'architecte Granrut en 1837-1838[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN de Bergères-lès-Vertus sur Géoportail. Consulté le 8 avril 2013.
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice de la commune de Bergères-lès-Vertus », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 avril 2013) .
  3. « Le Mont Aimé » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur site de l'Espoir Sportif Bergères Tennis.
  4. « Mont Aimé, haut-lieu mystérieux... », sur La caverne des mots,‎ 30 septembre 2008 (consulté le 8 avril 2013).
  5. a et b « Bergères-lès-Vertus », sur site de la Communauté de communes de la Région de Vertus (consulté le 8 avril 2013).
  6. « Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « L'église Saint-Memmie à Bergères-les-Vertus », sur site du Diocèse de Châlons-en-Champagne,‎ 31 janvier 2012 (consulté le 8 avril 2013).
  9. [PDF]« Les églises accueillantes dans la Marne », Conseil général de la Marne,‎ juillet-août 2012 (consulté le 8 avril 2013), p. 4.
  10. Bruno Decrock, « Notice no IM51000412 », base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 8 avril 2013.
  11. Notice dans Champagne généalogie, no 123, 2e trimestre 2009.