George-Étienne Cartier

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Sir George-Étienne Cartier
En 1863
En 1863
Fonctions
9e premier ministre du Canada-Est
26 novembre 18572 août 1858
Prédécesseur Étienne-Paschal Taché
Successeur Antoine-Aimé Dorion
6 août 185824 mai 1862
Prédécesseur Antoine-Aimé Dorion
Successeur Louis-Victor Sicotte
Biographie
Date de naissance 6 septembre 1814
Lieu de naissance Saint-Antoine-sur-Richelieu, Bas-Canada
Date de décès 20 mai 1873 (à 58 ans)
Lieu de décès Londres, Angleterre
Parti politique Parti bleu
Liste des premiers ministres du Canada-Uni

Sir George-Étienne Cartier (6 septembre 1814 - 20 mai 1873) est un homme d'État canadien-français, un réformateur de l'éducation et de la justice et un père de la confédération.

L'orthographe anglaise de son prénom, George, au lieu de Georges, l'orthographe habituelle en français, est expliquée par le fait qu'il fut nommé en l'honneur de George III du Royaume-Uni.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Maison de George-Étienne Cartier, Saint-Antoine-sur-Richelieu

George-Étienne Cartier est né le 6 septembre 1814 dans le village de Saint-Antoine-sur-Richelieu à l'est de Montréal. La famille Cartier, marchands de père en fils, est au Canada depuis 1735.

Il étudia au Collège de Montréal où il fit d'utiles relations.

Dans le but de devenir avocat, il commença, à dix-sept ans, sa cléricature à l'étude juridique d'Édouard-Étienne Rodier à Montréal. Rodier était nationaliste, anticlérical, bon vivant et député à l'Assemblée législative. Il présenta son élève aux patriotes.

En 1834, Cartier écrivit et chanta Ô Canada! mon pays, mes amours. La même année il participa à la fondation de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

En 1837, Cartier se trouvait au nombre des 500 patriotes qui fondèrent la Société des Fils de la Liberté.

Cartier participa à la victoire de la bataille de Saint-Denis en apportant des munitions de Saint-Antoine, village voisin.

Il s'exila aux États-Unis, retrouvant Papineau à Saratoga, puis Ludger Duvernay à Burlington.

Contexte professionnel, familial et social[modifier | modifier le code]

Cartier compte parmi ses clients les Sulpiciens, l'ordre religieux le plus important du Québec.

En 1840, Cartier rejoint l'étude de Louis-Hippolyte La Fontaine et d'Amable Berthelot, un ancien compagnon de collège.

Au début, sa clientèle se fait surtout des paroisses rurales d'où il origine (Contrecœur, Varennes, Terrebonne), d'anciens camarades du collège de Montréal (L.-A. Dessaulles), de patriotes comme Wolfred Nelson.

Petit à petit, la vitalité économique de Montréal et les relations politiques de Cartier lui offrent l'opportunité d'aller chercher de nouveaux clients parmi lesquels le Grand Tronc.

Cartier se marie à Hortense Fabre, fille d'Édouard-Raymond Fabre, le 16 juin 1846 à l'église Notre-Dame de Montréal.

En 1848, George-Étienne achète une maison à l'angle de la rue Notre-Dame et de la rue Berri.

Par ailleurs, Cartier aura une liaison avec Luce Cuvillier (1817-1900), musicienne, fille d'Austin Cuvillier (1779-1849), riche marchand, l'un des fondateurs de la Banque de Montréal et premier président de l'Assemblée législative du Canada-Uni.

Politicien à l'œuvre[modifier | modifier le code]

Avant de présenter sa candidature, Cartier a été organisateur d'élections pour Louis-Hippolyte La Fontaine.

En 1848, lors d'une élection complémentaire, Cartier devient député de Verchères à l'Assemblée législative de la province du Canada. La première session voit l'adoption du principe d'un gouvernement responsable. Cartier représentera ce comté jusqu'en 1863.

En 1849, à Montréal, la session parlementaire est dominée par le tumulte qui entoure le projet de loi sur l'indemnisation des victimes des rébellions de 1837 et de 1838 et qui amènera l'Incendie de l'Hôtel du Parlement par des anglophones mécontents. La session se poursuit à Toronto jusqu'en 1851. On y parle des relations avec les États-Unis. Au mouvement annexionniste, Cartier oppose un simple rapprochement économique qui va se traduire en 1854 par l'abolition des tarifs douaniers sur certains produits.

En 1852, Cartier préside la Commission parlementaire des chemins de fer. Cartier, déjà connu comme promoteur du chemin de fer de Montréal vers l'Atlantique, parle cette-fois de la nécessité de relier Montréal aux Grands Lacs et plus loin vers l'ouest pour rivaliser avec les États-Unis déjà avancés dans cette direction.

En 1854, Cartier prend position pour l'abolition du régime seigneurial. Il recommande, par contre, de verser aux seigneurs, en échange de leurs droits, l'équivalent de deux millions de dollars.

Réforme des institutions[modifier | modifier le code]

Nommé ministre, de 1855 à 1858, Cartier entreprend quelques réformes dans l'éducation et la justice.

Il demande à Joseph-Olivier Chauveau de lui présenter un projet de loi pour améliorer la situation de l'éducation. En 1856, la Loi des écoles publiques est adoptée accordant le droit aux municipalités scolaires de hausser leurs cotisations. Le gouvernement crée trois écoles normales pour la formation des maîtres dont une anglophone reliée à l'Université McGill. À cela s'ajoute un Conseil de l'instruction publique, formé de quinze personnes, ayant pour rôle la surveillance administrative des écoles, la réglementation des examens, l'engagement des enseignants et la sélection des manuels scolaires.

À titre de procureur général, en 1856, Cartier parraine deux réformes importantes sur l'organisation judiciaire du Bas-Canada. La première amène une décentralisation judiciaire créant quinze nouvelles cours de districts, de nouveaux postes de juges et la construction de palais de justice. La deuxième réforme concerne la codification des lois civiles du Bas-Canada. Cartier préside une Commission parlementaire chargée de rédiger le Code civil.

Chronologie[modifier | modifier le code]

En mémoire de George-Étienne Cartier[modifier | modifier le code]

Une statue de George-Étienne Cartier dans un parc de la Ville de Québec.

Phrase célèbre[modifier | modifier le code]

« \mathfrak{{U}}n habitant du Bas-Canada est un Anglais qui parle le français. (George-Étienne Cartier) »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Biographie et portraits / LO David, Montréal, 1876
  • Brian Young, George-Étienne Cartier, bourgeois montréalais, traduit de l'anglais par André D'Allemagne, Éditions du Boréal, 2004, 245 p.
  • Rachel Lamarre, George-Étienne Cartier, Lidec, 1992, 62 p.
  • (en) Alastair Sweeny, George-Etienne Cartier, McClelland and Stewart, Toronto, 1976, 352 p.

Archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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