Saint-Antoine-sur-Richelieu

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Saint-Antoine-sur-Richelieu
Maison de George-Étienne Cartier, 1912
Maison de George-Étienne Cartier, 1912
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent La Vallée-du-Richelieu
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Denis Campeau
2013 - 2017
Constitution 1982
Démographie
Gentilé Antonien(ne)
Population 1 659 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 15″ N 73° 10′ 00″ O / 45.787637, -73.166542 ()45° 47′ 15″ Nord 73° 10′ 00″ Ouest / 45.787637, -73.166542 ()  
Superficie 6 600 ha = 66 km2
Localisation

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Saint-Antoine-sur-Richelieu

Saint-Antoine-sur-Richelieu est une municipalité du Québec située dans la MRC de La Vallée-du-Richelieu en Montérégie.

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Situation dans la MRC

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Antoine est située sur la rive ouest de la rivière Richelieu, face à Saint-Denis-sur-Richelieu. Elle est traversée par la route 223. Elle est à 45 minutes en voiture de Montréal.

Description[modifier | modifier le code]

Le village qui abrite environ 1 700 personnes s'étend sur 66 km2, la moitié de la population vivant en habitat dispersé, le reste dans le centre villageois. Plus de 98 % de cette superficie est protégée de l'urbanisation et de la périurbanisation et dévolu à des usages agricoles.

Le village a été fondé par des miliciens, des agriculteurs, artisans qui ont trouvé l'endroit idéal.

La caractéristique de ce village est la richesse et la qualité de son patrimoine architectural (certaines demeures sont âgées de 150 ans).

Chaque habitant met un point d'honneur à maintenir en état sa maison, à la fleurir. Moins de bruit, moins de stress, endroit idéal pour le sport tranquille comme le vélo.

Toponyme[modifier | modifier le code]

La Commission de toponymie du Québec écrit à son propos ceci : « Le 30 juin 1890, la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-Padoue, située à environ 25 km au nord de Belœil, en Montérégie, était officiellement créée. Elle reprenait in extenso la dénomination de la paroisse fondée en 1741 et érigée canoniquement en 1889. Par suite d'une fusion intervenue entre cette municipalité et Saint-Antoine-sur-Richelieu (1921), en 1982, on établissait l'actuelle entité municipale de Saint-Antoine-sur-Richelieu. On a d'abord voulu rendre hommage à Antoine Pécaudy de Contrecœur (1596-1688), arrivé en Nouvelle-France en 1665, après avoir commencé sa carrière militaire en France, à 40 ans. Chef de l'une des 24 compagnies du régiment de Carignan-Salière, il recevait la seigneurie qui porte son nom en 1672 et sur le territoire de laquelle se situera la municipalité première[1]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Antoine a été marqué par plusieurs événements de l’histoire politique du pays. Dès 1750, le village naissant comptait 55 miliciens et ce nombre croît avec la population. Ils sont mis à contribution particulièrement pendant la guerre contre les États-Unis.

Les événements de 1837

Saint-Antoine a également participé activement au mouvement des Patriotes. Le jour de la bataille de Saint-Denis, le 23 novembre 1837, le jeune George-Étienne Cartier et son cousin Henri rassemblèrent une centaine d’hommes d'ici et des environs qui traversèrent la rivière dans le bac du passeur Roberge, sous les tirs ennemis, pour aller prêter main-forte aux habitants de Saint-Denis.

On aime bien ici rappeler qu’il s’agit non pas de la victoire de Saint-Denis mais de celle de Saint-Antoine. Quatre Antoniens furent tués ce jour-là. Peu de temps auparavant, le 14 septembre 1837, les femmes de Saint-Antoine avaient organisé un dîner champêtre afin de marquer leur appui à leurs maris, leurs fils ou leurs frères patriotes. Cet événement, dont le récit parut dans le journal La Minerve, regroupait près de 400 personnes.

La Société historique et culturelle de Saint-Antoine fait revivre cette solidarité et organise chaque année un dîner communautaire au cours duquel on souligne les réalisations de femmes de Saint-Antoine qui ont particulièrement marqué leur milieu.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans une zone de grandes cultures, mais abrite aussi des élevages laitiers (dont certains regroupant une centaine d'animaux et plus). On trouve aussi des bergeries et un élevage de pintades ainsi qu'une production maraîchère[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Tendance de la population [3]:

Recensement Population Variation (%)
2011 1 659 en augmentation4,1 %
2006 1 594 en augmentation4,9 %
2001 1 519 en diminution0,9 %
1996 1 533 en diminution2,7 %
1991 1 576

Personnalités[modifier | modifier le code]

Saint-Antoine-sur-Richelieu est le lieu de naissance de Marie-Rose Durocher et de George-Étienne Cartier.

Patrimoine naturel et Environnement[modifier | modifier le code]

Saint-Antoine-sur-Richelieu est membre de l'Association des plus beaux villages du Québec[2]

Le village peut être visité via un circuit patrimonial, passant par l'église (qu'on peut visiter de la fête de la Saint-Jean-Baptiste à la fête du Travail), la Maison de la culture Eulalie-Durocher (centre d'exposition, concerts, conférences et spectacles). Restaurants et quelques gîtes du passant accueillent les visiteurs[2].

En termes de biogéographie et de réseau écologique, la municipalité est située sur la rivière Richelieu qui se jette dans le Fleuve Saint-Laurent et constitue un corridor écologique important, pour la migration aviaire et pour de nombreux organismes aquatiques, dont en particulier le Chevalier cuivré, un poisson classé espèces menacées[2],[4] et considérée comme à risque d'extinction (« en voie de disparition ») par le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC).

Exploitation gazière

L'ensemble du territoire municipal a été soumis à permis d'exploiter un gaz dit non-conventionnel (gaz de schiste), comme dans toute la zone située au sud du Fleuve entre Montréal et Québec. Les trois compagnies autorisées à forer sont  :

Alors que dans toute l'Amérique du Nord l'industrie pétrolière et gazière inquiète la population et de nombreux élus pour avoir, sans études d'impacts approfondies fortement développé l'usage de la fracturation hydraulique, avec de nombreux additifs chimiques et une consommation massive d'eau, pour exploiter des ressources fossiles (gaz naturel ou pétrole) autrefois inaccessibles, car profondément enfouies ou fortement piégées dans des roches telles que les schistes ou certains charbons « Le peu d’information indépendante sur les risques reliés à l’exploitation du gaz de schistes concernant les impacts environnementaux, en particulier sur les ressources d’eau douce, ont incité la Municipalité de Saint-Antoine-sur-Richelieu à s'opposer à tout projet d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste sur son territoire tant que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) et les autres ministères concernés ne pourront démontrer que l'exploration et l’exploitation du gaz de schiste ne causera aucun risque à l'environnement, à la santé et à la sécurité des citoyens »[2].

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Contrecœur Saint-Roch-de-Richelieu Saint-Ours Rose des vents
N Saint-Denis-sur-Richelieu
O    Saint-Antoine-sur-Richelieu    E
S
Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Charles-sur-Richelieu

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Commission de toponymie du Québec
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Mémoire de la Municipalité de Saint-Antoine-sur-Richelieu, pour le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Commission sur le développement durable de l’industrie des gaz de schiste au Québec, consulté 2011/01/23
  3. Statistique Canada : recensements de 1996, 2001, 2006 et 2011
  4. Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec [R.R.Q., c. E-12.01, r. 0.2.4]
  5. La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a émis un préavis à Junex le 13 septembre 2010 soit plus de deux ans après le début des travaux lui demandant de se conformer à la Loi. Junex et/ou son partenaire Forest Oil Corporation auraient réalisé leurs travaux d’exploration à Saint-Antoine-sur- Richelieu sans avoir préalablement obtenu une autorisation de la Commission Source : Mémoire municipal déjà cité (voir références en bas de cette page)