Basilique Notre-Dame de Montréal

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Basilique Notre-Dame de Montréal
Basilique notre-dame de montreal.png
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame de Montréal
La basilique Notre-Dame de Montréal sud vue de la Place d'Armes
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Basilique (21 avril 1982)
Rattachement Archidiocèse de Montréal
Début de la construction 1824
Fin des travaux 1829
Architecte James O'Donnell
Style dominant Néogothique
Protection Lieu historique national (1989)
Site web www.basiliquenddm.org
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Commune Montréal
Coordonnées 45° 30′ 16″ N 73° 33′ 23″ O / 45.504434, -73.55625445° 30′ 16″ Nord 73° 33′ 23″ Ouest / 45.504434, -73.556254  

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Basilique Notre-Dame de Montréal

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(Voir situation sur carte : Région métropolitaine de Montréal)
Basilique Notre-Dame de Montréal

La basilique Notre-Dame de Montréal, sise dans l'arrondissement de Ville-Marie à Montréal, est l'église-mère de Montréal. Véritable galerie d'art religieux, la richesse de ses ornements n'a pas d'équivalent à Montréal.

L'histoire de la paroisse[modifier | modifier le code]

La basilique Notre-Dame de Montréal est l'un des bâtiments les plus précieux du patrimoine religieux québécois. Sous la gloire des Sulpiciens, alors seigneurs de l'île de Montréal, l'église a connu de nombreuses étapes de construction.

La première église paroissiale de Ville-Marie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première église de Ville-Marie.

Le Supérieur des Sulpiciens de l'époque, François Dollier de Casson, est chargé de faire le plan de la première église paroissiale. Elle était située dans l'axe de la rue Notre-Dame. Sa construction débute en 1672, et celle-ci est agrandie pour la première fois en 1708. Par exemple, un clocher et deux bas côtés (nord et sud) sont ajoutés pour permettre le nombre de paroissiens grandissant d'assister à la messe. Son cimetière fût en fonction entre 1683 et 1796, jusqu'à ce que des travaux de réaménagement sur le domaine public ont rendu nécessaire l’exhumation de sépultures vers un autre lieu.

La première église Notre-Dame a servi brièvement de cathédrale en 1821–22, lors de la nomination de Jean-Jacques Lartigue comme évêque auxiliaire à Montréal. Les Sulpiciens et le nouvel évêque n'ayant pas réussi à s'entendre, le siège épiscopal a dû quitter l'église paroissiale. Cette dispute a motivé la construction de la Cathédrale Saint-Jacques de Montréal en plus de précipiter la mise en œuvre d'une nouvelle église Notre-Dame[1].

La basilique actuelle[modifier | modifier le code]

La basilique et le monument à Maisonneuve

Au sud de cette première église, on construira avec des moyens nouveaux une immense nouvelle église en pierre grise de Montréal. On doit sa conception à l'architecte James O'Donnell, de New York. Elle est de style néogothique. Sa construction débute en 1824 et l'achèvement se fera en 1829, date de l'inauguration officielle.

L'année suivante, on détruira la première église; ce qui dégagera l'espace de la Place d'Armes que l'on connait aujourd'hui avec son monument au fondateur de Montréal, entourée d'immeubles élevés.

Les deux tours, dessinées par l'architecte John Ostell, seront ajoutés entre 1841 et 1843. La hauteur totale est de 69 m. La tour de l'ouest, nommée Persévérance, abrite le gros bourdon, pesant 10 900 kg. La tour de l'est, nommée Tempérance, abrite un carillon de 10 cloches.

Cette église est équipée d’un grand orgue symphonique de Casavant Frères (4 claviers, pédalier et 99 jeux), opus 26, installé en 1891.

Elle a été pendant longtemps le temple le plus vaste en Amérique du Nord, toutes confessions confondues.

En 1910, elle accueille le congrès eucharistique de Montréal.

En 1984, lors de son voyage à Montréal Jean-Paul II élèvera l'église au rang de basilique mineure.

Décoration intérieure[modifier | modifier le code]

Les premiers éléments de décoration de l'église, celle du milieu du XIXe siècle, montre un aménagement bien différent de ce que l'on retrouve aujourd'hui. Le mur de chevet du sanctuaire, bien plat comme le voulait la tradition des églises gothiques anglaises, présentait alors une grande verrière. Six tableaux, provenant de l'ancienne église, étaient disposés de part et d'autre de cette dernière. Par souci d'économie, on avait placé dans le sanctuaire le maître-autel de l'ancienne église ; cet autel se trouve aujourd'hui dans la chapelle latérale dédiée à sainte Marguerite d'Youville, contre le mur ouest. Les colonnes de la nef étaient peintes en trompe-l'œil imitant le marbre veiné, un travail exécuté par un artiste italien de New York, Angelo Pienovi.

Entre 1870 et 1900, on repense totalement la décoration intérieure de l'église. Cette deuxième phase de décoration sera l'œuvre du curé Victor Rousselot mais surtout de Victor Bourgeau, l'architecte québécois le plus actif de l'époque. Le style et le symbolisme de la Sainte-Chapelle à Paris impressionnent fortement le curé Rousselot, lors de son voyage en France. Il propose donc à l'architecte Bourgeau de s'en inspirer. Ce sont surtout les couleurs choisies, les motifs des feuilles d'or dans la voûte et les colonnes qui nous rappellent la Sainte-Chapelle. Cette décoration polychromique est entièrement composée de sculptures en bois.Les voutes sont soutenues par des petites colonnettes en pierre

Vue panoramique de l'intérieur de la basilique . (cliquez pour agrandir)

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La basilique reçoit chaque année des centaines de milliers de visiteurs, attirés par sa splendeur néogothique, ainsi que ses trésors historiques : bois sculptés, tableaux, vitraux, sculptures, une remarquable collection d'art sacré du XVIIe au XXe siècle.

On y célèbre de nombreux mariages et les funérailles de personnalités importantes; des récitals d'orgue par les meilleurs organistes du monde y ont lieu; l'Orchestre symphonique de Montréal y a souvent donné des concerts, en particulier le Messie de Hændel en décembre de chaque année.

Dans la chapelle du Sacré-Cœur, reconstruite en 1980 après un incendie, il y a un retable en bronze de Charles Daudelin et un orgue mécanique de 25 jeux de la firme Guilbault-Thérien (1982).

On peut visiter la basilique lors de visites d'une vingtaine de minutes, ou de visites conférences de deux heures. On peut alors admirer l'intérieur, la finesse des détails.

La Basilique Notre-Dame a été reconnue comme un lieu historique national du Canada en 1989[2].

L'unité pastorale[modifier | modifier le code]

  • M. Robert Gagné, p.s.s. est le modérateur de l'équipe pastorale de la paroisse.
  • M. Miguel Castellanos, p.s.s. est membre de l'équipe pastorale de la paroisse.
  • M. Marcel Demers, p.s.s. est membre de l'équipe pastorale de la paroisse.
  • M. Réal Lévêque, p.s.s. est membre de l'équipe pastorale de la paroisse.
  • M. Guy Bérubé, est membre de l'équipe pastorale de la paroisse.
  • Sœur Monique Tremblay c.n.d. est membre de l'équipe pastorale de la paroisse
  • M. Daniel Paradis, laïc, est membre de l'équipe pastorale

La vie paroissiale[modifier | modifier le code]

L'eucharistie dominicale est célébrée le samedi à 17:00, le dimanche à 08:00, 09:30, 11:00 et 17:00. Elle est également célébrée du lundi au vendredi en la chapelle du Saint-Sacrement à 07:30 et en la chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur à 12:15.

Évènements « historiques »[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Boileau, « Les difficiles relations entre Mgr Lartigue et les Sulpiciens », Histoire Québec, vol. 10, no 3,‎ février 2005, p. 15–19 (lire en ligne)
  2. Parcs Canada, Montréal, une ville d'histoire, 2004, p.53