Focke-Achgelis Fa 330 Bachstelze

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Focke-Achgelis FA-330
dit Bergeronnette (Bachstelze)
Image illustrative de l'article Focke-Achgelis Fa 330 Bachstelze
Fa330 du Deutsches Museum (Munich)

Rôle Hélicoptère de reconnaissance
Constructeur Focke-Achgelis
Mise en service 1943
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Aucun
Nombre de pales 3
Dimensions
Diamètre du rotor 7,3 m
Masses
À vide 75 kg
Charge utile 85 kg
Performances
Plafond 100 m
Armement
Interne Aucun

La Bergeronnette, Bachstelze en allemand, est un autogire planeur tracté développé par la firme allemande Focke-Achgelis durant la Seconde Guerre mondiale. Il était utilisé pour l'observation militaire. Ce n'est pas un hélicoptère.

Historique[modifier | modifier le code]

Il était embarqué sur les sous-marins (U-Boot) afin de repérer leurs cibles[1]. Il succéda aux hydravions Arado Ar 231 miniaturisés, construits à six exemplaires seulement, et destinés aux mêmes tâches. Développé en quelques mois et testé à partir de 1942 dans la soufflerie de Chalais-Meudon, il ne fut mis en service à partir de 1943 que sur les sous-marins de la classe Monsun de la Kriegsmarine (type IX D 2 de 87,6 m de long, jaugeant 1 804 m³) déployés dans l’océan Indien. La formation des pilotes s'effectuait à Chalais-Meudon à partir d'une plate-forme recouverte de caoutchouc.

La découverte d'un tel appareil par les forces alliées se fit lors de la capture de l'U-boot U-852 au large des côtes somalienne le 3 mai 1944.

Il fut construit à environ 200 exemplaires.

Description technique[modifier | modifier le code]

Il était constitué de deux tiges en acier. L'une reliait le siège du pilote à un empennage conventionnel formé de plans rectangulaires : dérive de direction avec gouverne et plan fixe de profondeur. La deuxième fixée perpendiculairement à la première, légèrement inclinée vers l'avant supportait le rotor principal et le dossier du siège pilote. Le rotor tripale de 7,3 mètres de diamètre était constitué de trois pales reliées entre elles par des câbles de tierçage. Le pilotage s'effectuait par basculement du disque rotor au niveau du moyeu orientable. Deux petits patins servaient de train d'atterrissage.

Le décollage était possible à partir d'un vent relatif de 30 km/h (environ 20 nœuds). Il était tracté par le sous-marin au moyen d'un câble. Il était assemblé à partir de pièces stockées dans deux tubes lance-torpilles, l'un contenant le rotor replié, l'autre le « fuselage ». Sa mise en œuvre ne prenait que sept minutes entre l'ouverture des trappes des tubes lance-torpilles et le lancer du rotor. Sa charge utile n’était que de 85 kg, le poids du pilote-observateur. Celui-ci, relié au sous-marin par téléphone, repérait et signalait les cibles éventuelles à l'équipage. Le démontage s'effectuait en deux minutes.

En cas de danger, le rotor pouvait être largué juste avant l'amerrissage afin de ne pas risquer de blesser le pilote. Un parachute pouvait freiner la chute de l'appareil (40 kg après largage du rotor) et du pilote.

Quelques Fa 330 furent équipés d'un train à deux roues et servirent à l'entraînement sur le site de Geinhausen par tractage à l'aide d'un treuil ou d'un véhicule à moteur. La seconde étape de la formation s'effectuait derrière un bateau à moteur rapide équipé d'une plate-forme de décollage sur la plage arrière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'autogire tracté par un sous-marin - ImageShack [image]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]