Moyeu

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Le moyeu est la partie centrale d'une pièce tournante, comme une poulie, un engrenage, un volant, ou une roue. S'il s'agit d'une roue mue par un moteur, il lui transmet la rotation de celui-ci via l'essieu. Plus généralement la transmission se fait par un arbre.

Moyeu débrayable[modifier | modifier le code]

Sur les automobiles, les roues motrices sont équipées de moyeux solidaires avec des arbres de transmission, afin de permettre au moteur d'entraîner les roues. Toutefois certains véhicule tout terrain disposant de la possibilité de passer de deux à quatre roues motrices permettent de désolidariser le différentiel d'un pont du moteur. Dans le cas où le véhicule évolue en deux roues motrices, le moyeu entraîne toujours l'arbre de transmission associé, provoquant une usure inutile du différentiel, ainsi qu'une inertie supérieure et inutile. C'est ici qu'intervient le moyeu débrayable qui permet de désolidariser l'arbre de transmission du moyeu et donc de la roue, limitant ainsi la masse à entraîner et l'usure des éléments. Différents moyens sont utilisés afin commander ce débrayage, tel que la commande manuelle (mécanique) sur le moyeu, la commande électronique depuis l'intérieur du véhicule ou encore la commande automatique qui se réalise mécaniquement.

Liaison avec l'entraînement[modifier | modifier le code]

Plusieurs systèmes de fixations existent pour relier le moyeu à la partie entraînante de la machine tournante. Cela peut se faire au moyen d'une goupille ou d'une clavette. Ces éléments sont dimensionnés de telle sorte à résister à un certain effort et à un certain cisaillement, de telle sorte qu'ils soient le premier élément à céder en cas de surcharge pour éviter d'abîmer le moteur. Dans le cas d'une clavette, elle est caractérisée par sa résistance pratique élastique au glissement Rpg.

Une liaison courante entre le moyeu et l'arbre se fait au moyen d'un enchevêtrement conique. La conicité est définie de la sorte :

C = \frac{D-d}{L} = 2 \cdot tan\frac{\theta}{2}

où D est le grand diamètre du cône, d le petit, L la distance qui les sépare et θ l'angle du cône.

Cette façon de relier présente un inconvénient la position axiale dépend des diamètres du cône et l'erreur d'usinage de la pièce est multipliée par \frac{1}{tan\frac{\theta}{2}}[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Système de liaison arbres/moyeux » [html], sur zpag.net (consulté le 2 mars 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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