Belgacom

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Belgacom

Description de l'image  BGC_corp_logo.png.
Dates clés création en 1930
Forme juridique Société anonyme de droit public
Action Euronext : BELG
Slogan Belgacom, au service de votre tribu
Siège social Drapeau de Belgique Bruxelles (Belgique)
Direction Dominique Leroy (CEO) ; président du conseil d'administration Stefaan De Clerck,
Actionnaires État belge : 53,5 %
Activité opérateur de télécommunications
Produits téléphonie fixe, mobile, internet, télévision, ICT, VoIP
Filiales Telindus, Connectimmo, Belgacom International Carrier Services (57,6 %), Belgacom Mobile, Skynet, Scarlet, Tango, Tunz (40 %)
Effectif 15 699 (2013)
Site web www.belgacom.com
Capitalisation 6,87 milliards d'euros (2013)
Chiffre d’affaires 6,318 milliards d'euros (2013)[1]
- 1,5 %
Résultat net 1,713 milliard d'euros (2013)

Le groupe Belgacom, composé de Belgacom S.A. et de ses filiales (Belgacom Mobile, Belgacom ICS, Telindus, Belgacom Skynet, Scarlet, Tango), est une entreprise belge de télécommunications, la première entreprise de télécommunications en Belgique et fournisseur breveté à la Cour de Sa Majesté le Roi Philippe de Belgique[2].

Historique

Les débuts de la téléphonie en Belgique

Noordstation buurt Belgacom.jpg
Belgacomtv.jpg

En 1879, les services télégraphiques belges installèrent une ligne téléphonique au parlement et, la même année, divers entrepreneurs privés déposèrent des demandes d’exploitation de réseaux téléphoniques dans différentes villes belges.

L’absence d’une législation dans les premières années d’exploitation minimisa les chances de succès du développement du réseau téléphonique. Cette absence força les autorités belges à mettre au point un cadre législatif réglementant l’exploitation de la téléphonie en Belgique.

À partir de 1896, le secteur entier de la téléphonie passa entre les mains d’une société publique.

En 1913, une grande partie de la Belgique était accessible par téléphone. Le nombre d’abonnés restait limité, mais la plupart des gares, bureaux de poste et de télégraphe étaient équipés de cabines téléphoniques publiques.

Après la Première Guerre mondiale : passage à l’entreprise publique autonome

La Première Guerre mondiale représenta un arrêt net et définitif en matière de télécommunication en Belgique.

Un des facteurs explicatifs de cet arrêt s’explique par la dépendance financière de l’entreprise publique. Les dommages causés lors du conflit et le démantèlement partiel des réseaux placèrent l’administration des télégraphes et téléphones devant un besoin d’investissements colossaux.

Le 19 juillet 1930 est créée la Régie des Télégraphes et Téléphones (RTT). L’entreprise publique gagne en autonomie : elle n’est désormais plus tributaire des budgets annuels de l’État et a la compétence requise pour mener une gestion propre.

L’intégration de la RTT dans la politique industrielle de l’État

Avec la création de la RTT, d’énormes sommes sont investies dans le réseau téléphonique belge. Des couches sociales sans cesse plus larges ont désormais accès à la téléphonie.

Parallèlement à cela, un autre phénomène intervient qui va devenir rapidement une charge importante pour l’entreprise. L’État va, dans le cadre de la crise économique des années 1930, utiliser la RTT dans sa politique industrielle et d’emploi. En forçant la réalisation d’une automatisation complète du réseau téléphonique belge, l’État tente de contrer le haut taux de chômage du secteur.

Ce phénomène diminue fortement l’autonomie de la RTT. La loi de 1930 avait en effet très clairement explicité que l’entreprise pouvait concevoir et appliquer de manière indépendante un programme d’investissements. En imposant sa politique d’emploi, l’État allait donc contre le principe premier de la loi. Ce dernier élément deviendra très vite dans la période d’après-guerre un problème structurel de la RTT.

De l’entreprise de pointe à la crise : la RTT dans l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la RTT se voit confrontée à d’importants dommages et à un démantèlement partiel des réseaux. Afin de relancer rapidement la dynamique du secteur, l’état décide d’intervenir financièrement.

Au cours de cette période, la demande en services de télécommunication s’accroît à un rythme élevé. Le nombre d’abonnés augmente très rapidement: d’environ 350 000 en 1946 à 522 000 en 1951 et 1 049 000 en 1965. Cette croissance de la clientèle amène un rythme d’investissements très élevé. Grâce à tout cela, le RTT se situe vers la fin des années 1960 à la pointe du développement technologique et social.

Mais cette gestion expansionniste a un côté négatif. À partir de la fin des années 1960, les pertes commencent à s’accumuler, et l’éclosion d’une crise économique mondiale dès 1973 n’arrange rien aux problèmes. La situation financière de l’entreprise ne fait que se dégrader. Cette situation conduira la RTT à mettre en place à partir du milieu des années 1970 d’importants programmes d’assainissement.

Au cours des années 1980 naît la conviction que le secteur des télécommunications sera un des pôles de développements les plus significatifs de cette fin de XXe siècle. Ainsi, à partir de 1981, les dirigeants de la RTT commenceront la restructuration profonde de la RTT afin de résoudre certains problèmes structurels de l’entreprise.

Parallèlement à cela, un autre partenaire fait son entrée en 1987 : La Commission européenne promulgue son Livre Vert pour les télécommunications dont le thème central est la libéralisation.

Les années 1990 : loi Belgacom et évolution du secteur sous influence européenne

Le Livre Vert de 1987 participe en Belgique au fondement de la loi du 21 mars 1991, laquelle crée un nouveau type d’entreprise d’État jouissant d’une plus grande autonomie de gestion. Le secteur des télécommunications belge est donc réorganisé et voit la création de Belgacom, entreprise publique autonome.

Cette loi a pour objectif de créer un environnement propice au développement concurrentiel du marché des télécommunications en Belgique. Désormais, un contrat de gestion définit les prérogatives de l’entreprise et des pouvoirs publics de manière à garantir l’offre d’un certain nombre de services publics d’utilité générale et une autonomie de gestion suffisante et bien plus élargie que ce que la loi de 1930 n’avait prévu.

À partir de 1994 se produit une accélération des processus de convergence européens. La Commission européenne déclare dans un nouveau Livre Vert que l’exploitation des réseaux et la téléphonie doivent également être ouverts à la concurrence. 1994 est également l’année où Belgacom crée Proximus, le premier réseau cellulaire en Belgique. Cette activité ainsi que l'ancien système analogique Mob2 sont transférés le 1er juillet 1994 vers une filiale : Belgacom Mobile dont l’actionnariat est le suivant : 75 % Belgacom – 25 % AirTouch (en), puis Vodafone en 1999.

Parallèlement, Belgacom se prépare à affronter la concurrence en s’alliant à Ameritech (en), Tele Danmark et Singapore Telecom. Diverses institutions financières belges réagissent et s’allient également au consortium, lequel est baptisé ADSB. L’état belge conserve 50,1 % des actions et reste donc l’actionnaire principal.

L’année 2001 voit la mise en place du plan BeST qui vise principalement à restructurer l’entreprise en la divisant en quatre « business units ». Belgacom se défait également de certaines activités comme Belgacom France, Ben, ses activités de sécurité ainsi que les activités françaises d’Infosources.

Le volet humain du plan BeST interviendra dans le courant de l’année 2002. Les objectifs sont multiples dans une société qui, à l’époque, occupait un trop grand nombre de travailleurs : offre de cessation des activités, offre de travail à temps partiel et reconversion sont proposés à une grande partie du personnel.

Dans un marché de plus en plus ouvert et où la concurrence se fait chaque jour plus agressive, Belgacom décide en 2003 de faire un pari sur l’avenir en modifiant radicalement son image. Changement de logo, de couleurs et volonté manifeste d’être plus proche des clients sont les bases sur lesquelles travaille l’ex-RTT.

Ces changements radicaux dans la philosophie de l’entreprise préfigurent la mise en bourse de l’opérateur. En effet, le 22 mars 2004, Belgacom est cotée pour la première fois sur le marché Euronext. L’état belge reste l’actionnaire majoritaire avec 50 % + 1 action tandis que le consortium ADSB se défait de l’ensemble de ses actions.

Cette opération permet à l’opérateur historique belge de dégager d’importants moyens pour financer ses ambitions. En effet, l’heure est à la large bande (broadband) et le financement du projet Broadway (couvrir l’ensemble du territoire national en fibre optique) nécessite de gros investissements.

2004 est aussi l’année où l’opérateur historique réalise ses premiers tests de télévision numérique avec pour ambition de trouver de nouvelles sources de revenus dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Années 2005 – 2009 : consolidation, convergence et premières offres groupées

L’année 2005 est marquée par deux événements majeurs pour Belgacom : le lancement de Belgacom TV et l’offre publique d’achat sur Telindus. Les prémices du lancement de la télévision numérique en Belgique apparaissent pour la première fois dans le courant de l’année 2004 lorsque Belgacom procède à ses premiers tests de télévision numérique auprès de quelques centaines de foyers.

En mai 2005, l’opérateur belge surprend le marché en décrochant les droits de diffusion du football belge professionnel (D1 & D2) pour les trois prochaines saisons via sa filiale Skynet iMotions Activities. Cette action préfigure le lancement imminent de Belgacom TV qui voit le jour en juin 2005. Cette offre de télévision numérique via l’ADSL est la première du genre en Belgique et transforme Belgacom en un quadruple player offrant la téléphonie fixe, la téléphonie mobile, l’accès à internet à haut débit ainsi que la télévision. Elle permet en outre à l’entreprise belge de garantir de nouvelles sources de revenus dans la mesure où les marges dégagées par ses activités historiques sont de plus en plus faibles.

2005 est aussi l’année de l’offre publique d’achat sur Telindus, entreprise leader dans le secteur de l’intégration des réseaux. Une première offre, considérée comme hostile par la direction de Telindus, est faite dans le courant du mois de septembre. C’est le début d’une saga boursière qui durera pratiquement quatre mois. Les tensions sont vives entre les deux sociétés et les différents intervenants dans ce dossier se font la guerre par voie de presse. Après une contre-OPA emmenée par France Telecom, c’est finalement Belgacom qui remporte la mise et qui parvient, fin décembre, à un accord conditionnel sur un partenariat.

L’année 2006 est principalement marquée par le rachat au mois d’août des 25 % de Proximus détenus par Vodafone. Cette opération permet à Belgacom de se préparer au mieux à la convergence. En effet, la tendance du marché semble se diriger vers des offres de services groupés. Les fournisseurs de service de télécommunications en Belgique répondent de plus en plus aux besoins des utilisateurs en proposant des solutions allant de services commercialisés séparément à des offres « quadruple play » groupées et complètes. Également en 2006, Telindus et Belgacom étendent leur portefeuille ICT sous la nouvelle marque Telindus/Belgacom ICT.

Le mois d’avril 2007 est marqué par le lancement des « Packs », premières offres groupées de Proximus et Belgacom. Côté télévision, Belgacom continue à développer son offre de télévision numérique. Fin décembre 2007, l’entreprise comptait 305 319 clients Belgacom TV. Le taux de couverture de la télévision numérique est quant à lui de 80 % de la population.

Le début de l’année 2008 est marqué par le rachat de Scarlet et de Tele2 Luxembourg. Belgacom rachète son concurrent direct Scarlet pour une somme 185 millions d’euros ce qui provoque un polémique car le groupe absorbe un concurrent direct. Le dossier se trouve actuellement auprès des autorités chargées de la concurrence. Belgacom achète aussi en juin 2008 les opérations de Tele2 au Luxembourg et au Liechtenstein.

En mars 2009, Belgacom crée Pingping comme moyen de paiement mobile.

En avril 2011, Belgacom achète la section belge de la chaine de magasin de téléphone mobile The Phone House à The Carphone Warehouse Group. En septembre de la même année, l'avenir de Belgacom pourrait passer par une privatisation décidée par l'état[3].

Cession du domaine swing.be

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Swing.be, est le nom de domaine de l'ancien fournisseur d'accès Internet Swing dont les services de messagerie électronique et d'hébergement web ont été repris[Quand ?] par Belgacom et sont toujours assurés par celui-ci.

À la fin de l'année 2013[4], Belgacom annonce que le nom de domaine swing.be a été revendu en 2012 à une société belge néerlandophone Swing, active dans la vente et la location de matériel de musique et invite les utilisateurs du service de messagerie et d'hébergement à migrer vers skynet.be[5].

Le 20 février 2014, une intervention a lieu au Sénat de Belgique concernant la "revente par Belgacom/Skynet du nom de domaine swing.be"[6].

Structure du groupe

Le groupe Belgacom a construit en 2007 une nouvelle structure opérationnelle basée sur quatre piliers auxquels s'ajoutent les services internationaux de carrier :

  • l’entité Consumer Business Unit (CBU) ;
  • l’entité Enterprise Business Unit (EBU) ;
  • l’unité centrale Service Delivery Engine(SDE) ;
  • l’unité « Staff et Support » (S&S).

Consumer Business Unit (CBU)

Une cabine téléphonique

L’entité Consumer Business Unit (CBU) commercialise les produits et les services vocaux, internet et télévision tant sur les réseaux fixes que mobiles à destination des clients particuliers.

Enterprise Business Unit (EBU)

L’entité Enterprise Business Unit (EBU) répond aux besoins ICT des clients professionnels.

Service Delivery Engine (SDE)

Les réseaux et les services informatiques sont regroupés au sein d’une unité centrale : Service Delivery Engine (SDE).

Staff & Support (S&S)

L’unité Staff & Support réunit les services de soutien des différentes filiales du groupe. Elle rassemble l’ensemble des fonctions transversales qui soutiennent l’activité du groupe.

Services internationaux de carrier (ICS)

Au sein du groupe Belgacom, ces activités sont assurées par la filiale Belgacom ICS, une société initialement détenue à 72 % par Belgacom S.A. et à 28 % par Swisscom Fixnet. L'entrée d'un 3e actionnaire[7] est cependant en cours de finalisation.

L’entreprise fournit des services de capacité et de connectivité de voix et de données aux opérateurs de télécommunications dans le monde entier.

Elle est aujourd’hui le cinquième plus grand opérateur au monde en termes de volume de trafic vocal et le leader mondial en termes de services de signalisation pour les opérateurs mobiles.

Belgacom a annoncé l'entrée de MTN dans le capital de BICS à hauteur de 20 %. Après cette transaction, Belgacom détient 57,6 % de BICS et Swisscom 22,4 %[8].

Marques et sociétés du groupe

Belgacom NV/SA

La marque Belgacom voit le jour en 1992, suite à la disparition de la RTT. Si l'entreprise change plusieurs fois de statut afin de respecter les dispositions légales nationales et européennes, son logo évolue également. Des flèches orange inversées du début, le logo évolue graphiquement pour laisser une place plus grande à l'humain[réf. nécessaire].

Proximus (Belgacom Mobile)

La marque Proximus voit le jour en 1994, suite au lancement du premier réseau mobile éponyme. En 2005, l'étude Interbrand consacre Proximus comme deuxième marque en Belgique. Proximus offre une large gamme de produits et services de télécommunications mobiles à ses clients résidentiels en professionnels dont la plus large couverture HSDPA de Belgique.

Telindus (Belgacom ICT)

La marque Telindus Belgacom ICT a été créée en juin 2006 suite à l'alignement entre Belgacom et Telindus. Depuis cette date, les activités ICT du groupe Belgacom sont proposées sous la marque Telindus qui, à cette occasion, a transformé son logo et son style pour devenir Telindus-Belgacom ICT.

La mention Belgacom ICT souligne le fait que Telindus est membre à part entière du groupe Belgacom. La nouvelle marque Telindus est inspirée par l'évolution qu'a suivie Telindus depuis sa fondation : de fournisseur de technologie, Telindus est devenu partenaire de solution et de sourcing en passant par l'intégration. La nouvelle marque de Telindus, qui remplace une marque vieille de 37 ans, met l'accent sur l'aspect entrepreneur et dynamique de la société.

Scarlet

La marque Scarlet voit le jour en 1992 aux Pays-Bas. La marque a pour objectif d'offrir à ses clients des produits basiques et économiques en téléphonie fixe, mobile et internet. Scarlet existe en tant que marque complémentaire à celles existantes au sein du groupe.

Skynet (Belgacom Skynet)

La marque Skynet a été créée en 1995 en même temps que la société éponyme. Elle constituait à l'époque la marque du premier fournisseur d'accès à internet belge, pour les particuliers et sociétés privées[réf. nécessaire].

À partir de l'année 2005, et suite à la reprise par Belgacom des activités internet du groupe, la marque a continué à exister mais a été dorénavant associée aux activités de contenu web du groupe Belgacom.

Tango

Tango constitue la marque sous laquelle le groupe Belgacom commercialise ses offres au Luxembourg. Lancée en 1998, la marque a remporté un franc succès en devenant le deuxième opérateur mobile sur le marché luxembourgeois.

Autres sociétés et activités du groupe

PingPing

PingPing est la marque neutre et indépendante de Mobile-for, rassemblant les activités de micropaiements mobiles.

Euremis

La marque Euremis représente le pôle d'expertise en solutions CRM mobiles de Proximus. Créée en 2002 et rachetée en septembre 2006 par Proximus, Euremis propose des solutions mobiles de gestion de clientèle dédiées aux forces de vente dans les secteurs FMCG (Fast Moving Consumer Goods) et pharmaceutique.

Belgacom TV

Belgacom TV est la marque de l'offre de télévision numérique en Belgique lancée durant l'été 2005 par Belgacom. Il s'agit de la première offre du genre à avoir été lancée dans le pays. La marque Belgacom TV table sur des valeurs d'innovation, de flexibilité et de qualité d'image et de son.

The Phone House

Chaîne de 114 magasins de vente de téléphones mobiles.

Structure de l’actionnariat

Situation au 30 juin 2013  :

Actionnaire  % de participation
État belge 53,51 %
Belgacom 5,74 %
Actionnariat flottant 40,75 %

Données financières

Données financières en millions d’euros.

Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Revenus totaux 5 540 5 458 6 100 6 065 5 978 5 990 6 603 6 417 6 462
Bénéfice net 922 959 973 958 800 904 1 266 756 711

Capitalisation boursière en février 2011 : 9,2 milliards d'euros.

Notes et références

Voir aussi

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Liens externes