Fédération pour une gauche alternative

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La Fédération pour une gauche alternative (FGA) est un rassemblement créé en 1984, sous le gouvernement Mauroy (PS), autour de militants du PSU (Jean-Pierre Lemaire) opposé à la participation au gouvernement et rassemblés autour de la tendance Gauche autogestionnaire, ainsi que quelques observateurs de la LCR (tendance 3). Quelques pablistes (Maurice Najman, [Gilbert Marquis]) et d'autres militants d'extrême gauche (Jacques Archimbaud, ex-PCR, et Patrick Petitjean, ex-OCT) font aussi partie du rassemblement, ainsi que quelques anciens communistes (le sociologue Philippe Zarifian).

Les Rencontres des pratiques alternatives[modifier | modifier le code]

La FGA va travailler avec les militants des Verts, parti constitué la même année, et ainsi participer, malgré sa faible importance numérique, à la recomposition de la gauche suite au « tournant de la rigueur » initié en 1983. La FGA sera ainsi active lors des « rencontres des pratiques Alternatives » en 1985. Des groupes des Comités communistes pour l'autogestion (CCA) vont pratiquement se dissoudre dans la FGA (le groupe de Nantes en 1984, celui de Lyon l'année suivante).

Le tournant de 1986[modifier | modifier le code]

Après les législatives de mars 1986, remportées par la droite (première cohabitation avec Chirac), certains militants de la T3 de la LCR rejoignent la FGA (Frédéric Brun en 1986, Patrick Franjou en 1987). À l'inverse, un groupe du PSU (la Gauche autogestionnaire) investi dans la FGA, autour de René Schulbaum et Jean Fortchantre, s'éloigne de celle-ci, pour s'approche de positions d'ultra-gauche, participant finalement au groupe « A contre-courant » d'Alain Bihr.

C'est également en 1986 que les pablistes des CCA et de l'AMR cessent leur publication pour éditer une revue des FGA, les Nouvelles pratiques pour une gauche alternative; les CCA se dissolvent en 1987.

En 1987, la FGA participe à l'appel pour l'Arc-en-Ciel lancé avec les Verts. Mais opposés à la candidature d'Antoine Waechter (Verts), qui se présente sur un programme « ni droite, ni gauche », lors de la présidentielle de 1988, la plupart des membres de la FGA soutiennent alors celle du candidat communiste dissident, Pierre Juquin, proche du groupe des « rénovateurs communistes », qui est appuyé par le PSU et la LCR.

La Nouvelle Gauche[modifier | modifier le code]

Après novembre 1988, la FGA participe à la fondation de la Nouvelle gauche avec les comités Juquin qui ne sont pas retournés dans leur orbite respective (une partie des militants de la LCR, dont Sylvia Zappi, aujourd'hui journaliste au Monde, participe à ce nouveau mouvement). Aux européennes de 1989, la Nouvelle Gauche soutient les listes des Verts, sans y être présente. À partir de ce moment, une partie importante des militants va rejoindre progressivement les Verts (Frédéric Brun dès 1989, Pierre Juquin beaucoup plus tard). Ceux qui s'y refusent créent l'Alternative rouge et verte (AREV), à la direction de laquelle on retrouve Gilbert Marquis, Patrick Le Tréhondat ou Danielle Riva.

Source[modifier | modifier le code]