Avrillé (Maine-et-Loire)
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| Avrillé | |||
|---|---|---|---|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Pays de la Loire | ||
| Département | Maine-et-Loire | ||
| Arrondissement | Arrondissement d'Angers | ||
| Canton | Canton d'Angers-Nord-Ouest | ||
| Code Insee abr. | 49015 | ||
| Code postal | 49240 | ||
| Maire Mandat en cours |
Marc Laffineur 2008-2014 |
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| Intercommunalité | Angers Loire Métropole | ||
| Site internet | http://www.ville-avrille.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 13 267 hab. (2009) | ||
| Densité | 837 hab./km² | ||
| Gentilé | Avrillaise, Avrillais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 17 m — maxi. 62 m | ||
| Superficie | 15,85 km² | ||
Avrillé est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Avrillé est située dans la périphérie nord-ouest d'Angers à 5km de celle-ci sur un terrain relativement plat, avec un sol originellement boisé et riche en schistes ardoisiers et grès primaires.
Avrillé est desservie par la sortie autoroutière Angers-Nord du contournement nord d'Angers.
Avrillé est à 5 minutes d'Angers, 1 h 30 de Paris par TGV, 90 km de Nantes, 120 km de Rennes, 130 km du Mans et de Tours et 140 km de Poitiers.
Avec plus de 13 000 habitants, Avrillé est la 4e ville de Maine-et-Loire.
[modifier] Histoire
[modifier] La Préhistoire
Des bifaces de type acheuléen (paléolithique) trouvés au bas de la Perrière, une hache-marteau en diorite datant du néolithique découverte parmi d'autres objets de pierre polie au Bois du Roy, des traces enfin d'une industrie métallurgique primitive (-500) en divers endroits de la commune attestent la présence ancienne, temporaire ou durable, des hommes sur la commune. Mais on ne peut encore pas parler vraiment de la naissance d'Avrillé, car aucune trace ne laisse penser que s'y trouvait un quelconque village.
[modifier] L'origine du nom « Avrillé »
Dans l'Antiquité Aprilis était le nom d'un propriétaire romain et, par extension, le nom de ses villas. Ce serait l'origine du nom Avrillé.
Note : Aprilis aurait aussi donné naissance à des noms d'autres villes comme Aurillac ou Orly.
De Aprilis, le nom du site passe à Avrilleium au XIIe siècle, puis Auvrille et Avrilleio au cours du XIIIe siècle, avant de devenir Apvrille aux XVIe siècle et XVIIe siècle. Le nom actuel d'Avrillé ne sera fixé qu'au XVIIIe siècle.
[modifier] Sous l'Ancien Régime
L'histoire d'Avrillé est plus facile à retracer à partir du XIIe siècle, quand la paroisse d'Auvrillé fut crée. Jusque là, le territoire de l'actuelle commune appartenait au comte d'Anjou. En 1129 le comte Foulque le Jeune part en croisade et fait don d'une partie de ses terres à l’abbesse du Ronceray et l'autorise à y créer un bourg. L'église Saint-Gilles est alors construite.
Dès cette époque, et pour la première fois en Anjou, on commence à exploiter les ardoises à Avrillé.
Pendant l'Ancien Régime, Avrillé et ses habitants vivent des ardoisières, de la culture viticole, mais aussi du « nourrissage » (mise en nourrice d'enfants). C'est un petit village rural, assez pauvre. Ses limites territoriales deviennent les mêmes qu'aujourd'hui dès la fin du XVIIe siècle.
Avrillé devient une commune avec un maire et une municipalité en 1791. Entre avril et janvier 1794, durant les guerres de Vendée, près de 2 000 personnes (hommes, femmes, enfants) sont fusillés en un lieu qu'on appellera très vite Champ des Martyrs, lieu de pèlerinage en Anjou. Une chapelle est édifiée au XIXe siècle. Le pape Jean-Paul II a béatifié 99 des 2 000 massacrés, dont Odile Beaugard et Marie-Anne Voillot, deux religieuses de charité dont deux rues de la commune portent le nom.
[modifier] Depuis le XIXe siècle
Au XIXe siècle, Avrillé est une petite commune rurale et ouvrière de la banlieue d'Angers. Les carrières à ciel ouvert d'ardoises sont exploitées de façon industrielles. Le village se développe très lentement.
Pendant l'entre deux guerres, quelques travaux d'aménagement relativement important sont mis en œuvre : en 1925 on défriche le Bois du Roy pour construire un lotissement, l'électricité arrive en 1926 et on commence en 1929 les constructions au Parc de la Haye. En 1939, l'architecte Ernest Bricard construit pour la Compagnie Française d'Aviation, l'école d'aviation d'Angers-Avrillé, le long de la route nationale 162.
Les nazis utilisent ce site comme base de la Kriegsmarine et pour entreposer leurs chasseurs bombardiers. Avrillé devient alors une cible militaire pour l'aviation alliée qui la bombarde en été 1944.
Jusque dans les années 1950, Avrillé est une petite banlieue d'Angers, pauvre, à la fois rurale et ouvrière (respectivement 20% et 60% des habitants actifs). Seule la route principale est pavée, les autres rues sont toujours en terre.
Dans les années 1950 et 1960, sous l'impulsions de deux maires successifs (Emile Savigner de 1947 à 1959, puis Yves Besnier, de 1959 à 1977) la ville d'Avrillé se développe et se transforme pour devenir peu à peu ce qu'elle est aujourd'hui. Des logements modernes sont construits, les rues sont goudronnées, la population triple à cette époque (en 1947 les Avrillais sont 1 604, en 1999 ils sont 13 267). Les CSP Plus s'installent dans la commune qui voit les origines sociales de sa population se diversifier.
La ville fait l'objet d'une attention particulière en raison de séquelles particulières de guerre ; l'Armée y ayant jeté environ 7 000 tonnes de munitions non explosées[1] (provenant à 90 % de la période 1914-1918, dont 4 millions de grenades à main) dans le lac situé dans la commune, près de la déchèterie et à proximité des habitations.
Aujourd'hui, Avrillé est la 4e ville de Maine-et-Loire, c'est une banlieue pavillonnaire relativement aisée, très verte qui est récompensée par 3 fleurs
au concours des villes et villages fleuris (5 parcs et plus de 11 000 arbres selon la mairie) et assez dynamique (projet du parc végétal Terra Botanica, tramway Arc-en-ciel, le contournement Nord de l'autoroute A11 ainsi que le quartier du Plateau de la Mayenne).
[modifier] Armoiries
Le blason de la commune fut créé en 1981, à l'occasion du jumelage avec la ville allemande Schwalbach. Créé par Jacques Thomé, Adjoint de Guy Pasquier Maire de l’époque.
Le blason représente les éléments de la vie d'autrefois :
Ecartelé, Au premier d’azur, à trois fleurs de lis d’or Au deuxième de gueules, au maillet & burin d’argent Mis en pal ; Au troisième de gueules, au moulin à vent d’argent ; Au quatrième d’azur, à la grappe de raisin d’or.
- Les fleurs de lys sont celles des armes de l’Anjou,
- les outils des fendeurs d’ardoises évoquent les carrières exploitées jusqu’à la fin du XIXe siècle,
- le moulin symbolise les caviers dont deux subsistent de nos jours,
- la grappe de raisin rappelle que la vigne fut cultivée sur les coteaux de la Mayenne jusqu’à la fin du siècle dernier.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1791 | 1800 | François-René Coué | ||
| 1800 | 1804 | Gastines | ||
| 1804 | 1813 | Camille Boguay de la Boissière | ||
| 1813 | 1830 | |||
| 1830 | mars 1848 | Victorin La Reveillère | ||
| mars 1848 | août 1848 | Alexandre Chiron | ||
| août 1848 | 1852 | Victorin La Reveillère | ||
| 1852 | 1860 | Hector Boguay de la Boissière | ||
| 1860 | 1871 | Richou-Durand | ||
| 1871 | 1904 | Edmond Raffray | ||
| 1904 | 1942 | Joseph Boguay de la Boissière | ||
| 1942 | 1945 | Émile Savigner | ||
| 1945 | 1947 | Auguste Blot | ||
| 1947 | 1959 | Émile Savigner | ||
| 1959 | 1977 | Yves Besnier | ||
| 1977 | 1983 | Guy Pasquier | député | |
| 1983 | Marc Laffineur (réélu en 1989, 1995, 2001 et 2008[2] | UMP | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie

[modifier] Economie
Zone d'activité des Landes :
- Bibliothèque départementale de prêt de Maine et Loire
- Armor lux
Commerces :
- Un centre commercial en centre-ville regroupant un supermarché Champion et une dizaine de boutiques.
- Un centre commercial de proximité, dans le quartier du Bois du Roy
- Un hypermarché Intermarché, à l'entrée nord de la ville, comprenant une galerie marchande, quelques moyennes surfaces (Vêti, Bricomarché, Roady) et l'un des cinq restaurants Mc Donald's d'Angers.
- Un magasin de hard discount à l'enseigne Netto.
[modifier] Culture
V.M.H-Anjou (Véhicules Militaires Historiques), association de restaurations de véhicules militaires.
[modifier] Lieux et monuments
- Centre culturel Georges Brassens
[modifier] Éducation
- Collège Clément Janequin
- Lycée professionnel Paul-Émile Victor
[modifier] Sport
Mi-2009, Avrillé compte plusieurs associations sportives regroupées au sein de la fédération des associations sportives d'Avrille (ASA)[4] :
- Arts martiaux (judo, karaté, kung fu,...)
- Athlétisme
- Badminton
- Basket-ball
- BMX
- Cyclisme
- Équitation
- Escalade
- Football
- Golf
- Gymnastique
- Hand-ball
- Natation
- Tennis
- Tennis de table
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Charles de Gondi : Seigneur d’Avrillé de 1520 à 1540, descendant d’une famille de banquiers florentins, il avait pour fief le domaine des Raffoux. Il a été le protecteur de Clément Janequin et ce dernier fut parrain de ses enfants baptisés dans l'église d'Avrillé.
- Charles Goddes de Varennes : gentilhomme de la fauconnerie du roi, se rend acquéreur en 1606 du château de la Perrière. Son fils François, né en 1593, fut Conseiller d’État, gentilhomme ordinaire de la Chambre en 1648, devint ambassadeur extraordinaire des rois Louis XIII et Louis XIV. Il fut chargé, à ce titre, de nombreuses missions qui le conduisirent, entre autres, à Constantinople. Il est mort le 13 juillet 1680.
- Clément Janequin : né à Châtellerault vers 1485. Après des études religieuses et musicales à Bordeaux, il rejoint son frère Simon à Angers en 1531 et y devient chapelain, puis maistre de la psalette à la cathédrale Saint-Maurice. Nommé curé d'Avrillé en 1532, il laissa la charge de sa paroisse à son vicaire Jehan Garande afin de se consacrer à ses compositions musicales. Protégé de François de Gondi, seigneur d'Avrillé. En 1540, il s’installa définitivement à Paris où, en 1549, il obtient le titre de « compositeur ordinaire du Roi ». Il décède en 1558 ou 1559. Aujourd'hui, un collège d'Avrillé porte son nom.
- René Gasnier (1874-1913) : fut l’un des principaux promoteurs de l’aviation en France. En 1908, il réussit son premier vol sur une distance d’environ 1 kilomètre à une altitude... de 6 à 7 mètres ! Participa activement à la naissance de l’aérodrome d’Angers-Avrillé et y organisa en 1910 la première course d’aéroplanes « Angers-Saumur ».
- Éric Tabarly (1931-1998) : capitaine de Vaisseau de la Marine Nationale, célèbre navigateur, décédé accidentellement en Mer d'Irlande. Sa famille demeurait au manoir de la Chalouère à Avrillé. Une salle de sport porte son nom.
[modifier] Notes et références
- ↑ CRA 1ère Séance du mardi 5 juin 2001
- ↑ (fr) Résultats officiels des élections municipales de mars 2008 à Avrillé (Maine-et-Loire) sur le site officiel du ministère de l'intérieur
- ↑ notices communales
- ↑ (fr) « Associations sportives » sur le site officiel de la mairie d'Avrillé, consulté le 1er juin 2009

