Adolphe Niel

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Adolphe Niel
Adolphe Niel, maréchal de France (1802-1869)
Adolphe Niel, maréchal de France (1802-1869)

Naissance 4 octobre 1802
Muret
Décès 13 août 1869 (à 66 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Génie
Grade Maréchal de France
Commandement Armée d'Italie
Faits d'armes Sébastopol
Magenta
Solférino
Distinctions
Autres fonctions Ministre de la Guerre
Sénateur de l'Empire
Président du conseil général de la Haute-Garonne
Famille Famille Niel

Adolphe Niel né le 4 octobre 1802 à Muret et mort le 13 août 1869 à Paris 7e, fut maréchal de France et ministre de la Guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolphe Jean Casimir Niel naît le 12 vendémiaire de l'an XI[1] dans une famille bourgeoise dont on trouve l'établissement dans le comté de Comminges depuis le XVIIe siècle.

Son père Joseph Niel est avocat au parlement de Toulouse. Adolphe, brillant élève, fut admis en 1821 à l'École polytechnique puis, en 1823, il intégrera l'école d'application de Metz.

En 1843 il épousera à Paris, à l'église Saint-Laurent la fille d'un receveur des douanes, Clémence Maillères. De cette union naîtront deux enfants : Amélie et Léopold[2].

Sa carrière militaire[modifier | modifier le code]

Nommé en 1827 Lieutenant il est promu en 1835 capitaine. Il s'embarque en 1836 pour l'Afrique, attaché à l'état-major du génie du corps d'expédition contre Constantine. Niel se distingua lors de la prise de Constantine ce qui lui valut les félicitations du ministre de la guerre, après le rapport que fit le Comte Valée en sa qualité de lieutenant-général commandant en chef de l'armée d'expédition le 26 octobre 1837.

« Je citerai encore, M. le Ministre, dans le génie, MM. les chefs d'escadron Vieux et de Villeneuve, les capitaines Niel, Boutault, Hacket(quia été tué), Leblanc, Potier (blessé à mort ), les lieutenants Wolf, et Borel-Vivier. »

Le 11 novembre la réponse du ministre est la suivante:

« MM. Niel, capitaine de première classe; Leblanc, capitaine en premier au 3e régiment ;Néglier,garde de première classe, et Montespan, sergent-major au 1" régiment, n'ayant pu, quant à présent, obtenir, faute d'emplois vacans, l'avancement pour lequel ils étaient proposés, le roi a autorisé le ministre de la guerre à leur annoncer que les premières vacances du grade supérieur à celui dont ils sont pourvus, qui auront lieu dans l'arme du génie, au tour du choix, leur seront accordées[3]. »

Il sera nommé au grade de colonel en 1846. Il participe derrière le général Oudinot à l'expédition italienne de 1849 avec le titre de chef d'état-major du génie pour la campagne de Rome. C'est à lui que reviendra l'honneur de porter les clés de Rome au Pape réfugié à Gaeta.

« Pie IX tient à remercier le messager et lui exprime le désir de lui offrir personnellement un témoignage de reconnaissance. Niel répond qu'il serait heureux d'obtenir un souvenir pour son épouse. Le pape offre son propre chapelet pour madame Niel et confère au général la croix de commandeur de Saint-Grégoire le Grand[4]. »

Il est promu général de brigade quelques mois plus-tard.

Il est général de division en 1853. En 1854, il est commandant en second de l'escadre qui s'empare de la place forte de Bomarsund lors de l'expédition de Baraguey d'Hilliers en mer Baltique. Il sera nommé aide de camp de Napoléon III à son retour en 1855.

Envoyé en Crimée, il dirige l'investissement de Sébastopol[5] (1854-1855). Cette mission lui valut d'être nommé commandant en chef du génie de l'armée d'Orient. À la suite de la prise de Sébastopol, il fut élevé à la dignité de grand-croix de l'ordre national (ou impérial) de la Légion d'honneur.

Adolphe Niel, maréchal de France.

Durant la Campagne d'Italie, pendant laquelle il commande le 4e Corps, il se distingue à la bataille de Magenta en juin 1859 comme à celle de Solférino. En récompense de ses mérites d'homme de guerre et de ses talents de stratège, Napoléon III l'élève à la dignité de Maréchal de France en 1859.

Ministre de la Guerre en 1867, il succède au maréchal Jacques Louis Randon. Il entreprend une réforme de l'armée en vue de la moderniser malgré des oppositions, c'est la Loi Niel, mais il meurt avant de l'avoir achevée. Il institue notamment la Garde mobile, créé par la loi du 1er février 1868[6].

Il avait doté les fantassins de l'excellent fusil Chassepot.

Le maréchal Niel était surnommé le Poliorcète[7].

Il meurt à Paris, en août 1869, des suites d'une intervention chirurgicale rendue nécessaire par l’aggravation de la maladie de la pierre dont il était atteint tout comme l'était l'Empereur qu'il avait si bien servi. Les funérailles ont lieu à l'église des Invalides, le char funèbre attelé de six chevaux conduits par six palfreniers en grande livrée traverse Paris pour se rendre du Ministère de la Guerre aux Invalides. Il repose avec d'autres membres de sa famille au cimetière de Muret.

Autres éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Détail du portrait de Charles-Philippe Larivière (1798–1876), 1860.
Grand-croix de la Légion d'honneur Médaille militaire Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859) Chevalier commandeur de l'ordre du Bain
Médaille de la Baltique Médaille commémorative de Crimée Chevalier de l'Ordre Suprême de la Très Sainte Annonciade (Savoie) Chevalier de la Grand'croix de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Georges de la Réunion Commandeur-Grand'croix de l'ordre de l'Épée Chevalier de la grand'croix de l'ordre de Frédéric Grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Chevalier de 2e classe de l'ordre du Médjidié

Décorations étrangères[modifier | modifier le code]

La principale source utilisée pour l'établissement des décorations obtenues par le maréchal Niel provient d'une annexe intitulée : Essai de biographie phaléristique du maréchal Niel de la thèse Adolphe Niel (1802-1869). Maréchal de France et Ministre de la Guerre : « Contre l’illusion d’une France qui gagne », Stéphane Faudais, citée en bibliographie. Ces décorations sont visibles sur les clichés de Disderi et Crémière.

Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni 
Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume de Sardaigne puis Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie 
Flag of the Kingdom of the Two Sicilies (1860).svg Royaume des Deux-Siciles 
Union Jack of Sweden and Norway (1844-1905).svg Royaume-Uni de Suède et de Norvège 
Flagge Königreich Württemberg.svg Royaume de Wurtemberg 
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche 
États pontificaux 
Drapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman 
Drapeau du Portugal Portugal 

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Blasonnement
Blason Adolphe Niel.svg Armes de la famille Niel

D'azur, à un L d'or, surmonté d'un nid renfermant trois oiseaux d'argent.[11]

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Nid+L = Niel.).

Citation[modifier | modifier le code]

  • Dans l'armée pour réussir il faut deux de ces trois choses: du savoir, du savoir-faire, du savoir-vivre[12].

Hommage[modifier | modifier le code]

Rose Maréchal Niel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tables décennales, Archives départementales de Haute-Garonne, cote 2EIM3972.
  2. Léopold sera général de cavalerie et comte romain, titre autorisé en France, pour lui-même et sa mère, par décret du Président de la République en 1877.
  3. Recueil de documents sur l'expédition et la prise de Constantine, p. 45, p.57; ed. J. Corréard, 1838.
  4. extrait du Dictionnaire de R.Zins, en sources.
  5. Siége de Sébastopol: Journal des opérations du génie, publié avec l'autorisation du ministre de la guerre, Adolphe Niel, ed. J. Dumaine, 1858.
  6. Organisation de la garde nationale mobile: Rapport à l'Empereur, Adolphe Niel, Paris, ed. J.-P. Risler, 1868.
  7. Hippolyte Castille, Les chefs de corps de l'armée d'Italie. Les maréchaux Vaillant, Baraguey-d'Hilliers, Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, de Mac-Mahon, Niel, avec portraits et autographes. Portraits historiques au XIXe siècle, 2e série (11). Nouveau dictionnaire François (1836): Poliorcète s. m. Surnom qu'on donnait autrefois à un général qui avait la réputation de bien posséder l'art de l'attaque, et qui avait pris beaucoup de villes.
  8. Léonore LH/1990/49.
  9. Cf. Annexe intitulée : Essai de biographie phaléristique du maréchal Niel de la thèse Adolphe Niel (1802-1869). Maréchal de France et Ministre de la Guerre : « Contre l’illusion d’une France qui gagne », Stéphane Faudais, citée en bibliographie.
  10. Ordre établi le 1er janvier 1819, par Ferdinand Ier, Roi des Deux-Siciles, pour couronner la valeur et le mérite militaire.
  11. Rietstap 1884.
  12. Citation de Niel relevé p. 71 dans le Magasin Pittoresque, 1901.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]