Sylvain Charles Valée

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Sylvain Charles Valée
Image illustrative de l'article Sylvain Charles Valée

Naissance
Brienne-le-Château
Décès (à 72 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Grade Maréchal de France
Distinctions Légion d'honneur
(Grand-croix)
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

Sylvain-Charles, comte Valée, né le à Brienne-le-Château (Aube) et mort le à Paris[1], est un militaire français.

Il participa aux guerres de la Révolution française, du Premier Empire, fut gouverneur d'Algérie de 1837 à 1840 et fut fait maréchal de France.

Il est Inhumé dans la crypte de l'Hotel des Invalide, 5e alvéole, crypte des gouverneurs.

Pair de France par ordonnance royale du 11 septembre 1835

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Orphelin dès ses premières années, il fut nommé élève du roi à l’École militaire de Brienne, à l’âge de 8 ans, grâce à l'entremise de la famille Loménie de Brienne, où son séjour se prolongera jusqu'en 1792. Il y fait la connaissance du jeune Napoléon Bonaparte, de quatre ans son aîné, mais il n'y eut aucune suite et aucune influence sur sa carrière. Il avait presque achevé ses études lorsque la suppression de cette École lui fit quitter le lieu de sa naissance. Il entra à l’École d'artillerie de Châlons comme élève sous-lieutenant ; il y trouva comme émules, notamment Haxo, Marmont, Duroc, un frère de Napoléon Bonaparte, Paul-Louis Courier.

L’année 1793 n’était pas expirée que le jeune Valée, nommé lieutenant d’artillerie, se faisait déjà remarquer de ses supérieurs. Dans les campagnes de 1793 et 1794, il part au siège et à la défense du Quesnoy, de Landrecies, de Charleroi, de Valenciennes, de Condé et de Maastricht. Au commencement de 1793, il reçut le grade de capitaine et fut envoyé à l’armée du Rhin que commandait Moreau[2].

Valée passa plusieurs années à l’armée du Rhin, il y commandait l’artillerie du général Decaen. Nommé en 1797, capitaine, commandant la 2e compagnie du 3e régiment d'artillerie à cheval.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

En 1800, il se marie à Françoise-Caroline Von Moëgling[1].

Inconnu personnellement du général Bonaparte devenu premier Consul, il ne parvint qu’en 1802 au grade de chef d'escadron. Chargé en 1802, de la formation des camps de l'artillerie de réserve. Nommé major en 1804, affecté au parc général d'artillerie, il fit plus tard la campagne d'Austerlitz, comme inspecteur général du train d’artillerie, Sous-chef d'état-major du général Songis, commandant en chef l'artillerie de l'armée, le . Colonel, le , il se distingua aux batailles d’Eylau et de Friedland.

Bientôt après, l’Empereur l’envoya en Espagne où il débuta sous les ordres du maréchal Lannes qui assiégeait Saragosse. Après la reddition de cette ville, il eut le commandement de l’artillerie du 3e corps, devenu l’armée d'Aragon. Général de brigade en 1809, il dirigea celle du général Suchet aux sièges de Lérida, de Tortose, de Mequinenza, de Sagonte et de Tarragone. Après la prise de Tarragone, qui avait résisté à cinq assauts, l’Empereur le nomma général de division. Il suivit le maréchal Suchet devant Valence, qu’il obligea, par le feu de son artillerie, à ouvrir ses portes, et mit en état de défense toutes les places qui se trouvaient dans le vaste commandement du duc d'Albufera.

On était en 1813 ; l’étoile de Napoléon Ier avait pâli à Moscou, à Leipzig ; les Français durent évacuer la péninsule, et, malgré les efforts des armées anglo-espagnoles et des populations soulevées, il parvint à conserver et à ramener, en deçà des Pyrénées, l’immense matériel des troupes françaises en Espagne. Napoléon, pour lui en témoigner sa reconnaissance, le créa comte de l'Empire, par un décret daté de Soissons, le (Valée était déjà baron de l'Empire depuis le ).

Restauration française[modifier | modifier le code]

Le château du Pin, résidence secondaire de Valée acquise en 1821

Commissaire extraordinaire pour traiter de la remise des places d'Espagne, le , l'Empereur, après son retour de l’île d'Elbe, le chargea de l’armement de Paris que le général Haxo devait mettre en état de défense. Mais pour la seconde fois, Napoléon avait succombé sous l’effort des peuples et des armées de l’Europe coalisée[3]. Appelé en 1818 par le général Gouvion-Saint-Cyr, ministre de la guerre, à faire partie d’une commission de défense du royaume, il y fit adopter un système général d’armement pour les places fortes et l’immense littoral de l’Ouest et du Sud.

En 1821, il acquiert le château du Pin situé à Mérinville dans le Loiret[1].

En 1822, le gouvernement créa pour lui le titre et les fonctions d’inspecteur du service central de l’artillerie. En 1827, il mit au jour un vaste système qui embrassait toutes les branches du service, et donnait à la France un nouveau matériel de campagne, de siège et de place[4].

De 1822 à 1830, Valée se consacra sans relâche à l’exécution du vaste plan qu’il avait conçu. Pour la défense des places et des côtes[5].

Le gouvernement, pour récompenser les services du général Valée, rétablit pour lui l’emploi et la dignité de premier inspecteur général, et le roi Charles X le nomma Pair héréditaire du royaume, par une ordonnance du .

Conquête de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Quand l’expédition d’Alger fut résolue, une commission, composée des officiers les plus expérimentés des armées de terre et de mer, fut chargée d’examiner les difficultés de l’expédition et de préparer le plan de campagne[6].

À la Révolution de 1830, l’emploi de premier inspecteur général de l’artillerie fut supprimé, Valée se retira dans le Loiret et s’y livra à l’agriculture ; mais on ne pouvait tarder à l’enlever à sa retraite. Il fut conseiller d’État en 1834, membre de la Commission chargée dés questions relatives à la fabrication de la poudre et au commerce du salpêtre, puis enfin rappelé à la Pairie.

En 1837, lors des préparatifs pour la seconde expédition de Constantine, le cabinet obtint du roi que l’artillerie et le génie fussent dirigés par le général Valée. Mais au moment de donner l’assaut à Constantine, un boulet des assiégés vint frapper à côté du duc de Nemours le général en chef Damrémont ; Valée le remplaça, et, le 15, l'antique cité du roi Jugurtha vit flotter le drapeau français[7]. La province de Constantine, en moins de deux années fut soumise, organisée, administrée de telle manière qu’un impôt régulier s’y percevait sans la moindre résistance, et qu’un voyageur pouvait la parcourir sans escorte. Jugeant inévitable et prochaine la reprise des hostilités avec Abd el-Kader, et sentant la nécessité de fortifier les places françaises dans les provinces d’Oran et d’Alger, Valée proposa au gouvernement d’occuper les villes de Koléa et de Blida.

L’Émir, à cette nouvelle, invoqua le traité de Tafna ; mais le maréchal passa outre, et, en mai 1838, occupa sans obstacle Blidah et Koléah, porta sur la Chiffa la frontière française de l’Ouest, et forma à l’Est des camps au Fondouck et sur les bords de l’Ouad-Kaddura. Il employa l’automne et l’hiver 1838 à organiser la province de Bône. Au commencement de 1839, le cabinet du 15 avril s’étant retiré, le maréchal Valée, qui se sentait peu connu des nouveaux ministres, envoya sa démission ; mais le roi et le duc de Dalmatie le décidèrent à la reprendre. À l’entrée de l’automne de cette année, Valée mit à exécution le projet qu’il avait conçu d’occuper définitivement le plateau de Sétif, et d’obtenir la soumission des tribus que les agents d’Abd-el-Kader travaillaient à soulever.

C’est le 27 octobre que l'armée française franchit le passage si redouté des Portes de Fer en pays Kabyle. C'est précisément cette "excursion" sur un territoire placé sous l'administration de l'émir Abd el-Kader, qui devait mettre le feu aux poudres. Un choix qui a été, à juste titre, considéré par l'émir comme une violation du traité de la Tafna. Pressé par les tribus de réparer l'affront, Abd-el-Kader, n'avait plus d'autres possibilités que d'avertir les autorités militaires françaises de la reprise des hostilités[8].

Le vieux maréchal voulait faire à l’Émir une guerre patiente et opiniâtre, anéantir ses principaux établissements, placer les troupes et les autorités françaises dans des centres militaires et commerciaux, sur une ligne parallèle de Constantine à Tlemcen, rassembler dans chacun de ces centres une garnison assez forte pour en tirer une colonne de 3 à 4 000 hommes, destinée à combattre ou à châtier les tribus selon le besoin[9].La première division devait être commandée par le duc d'Orléans ; à la fin de février, le maréchal fit occuper Cherchell (antique Césarée). Abd-el-Kader avait choisi la position inexpugnable du col de Mouzaïa qu’il faisait encore fortifier. Mais le ministère du 1er mars remplaça celui du 12 mai ; le nouveau cabinet prescrivit au gouverneur général d’envoyer, dans la province d'Oran, une partie des troupes qu’il tenait réunies dans celle d’Alger [10]. Cette campagne fut glorieuse ; le prince royal et le duc d’Aumale y rivalisèrent d’intelligence et de bravoure. Après le départ de ces jeunes princes, le 27 mai, le maréchal continua l’offensive, et quand il rentra à Alger le 5 juillet, il avait repoussé l’Émir au delà de l’Atlas, anéanti ses meilleures troupes, occupé définitivement Cherchell, Médéah, Milianah, et châtié, dans leurs propres foyers, les tribus turbulentes qui entourent la Mitidja. Il fit alors trois essais nouveaux de colonisation qui réussirent, à Blidah, Cherchell et Coléah.

Mais le traité de Londres du 15 juillet avait changé en Europe la position de la France[11].

Le 18 janvier 1841, Valée quitta pour toujours cette Algérie. Il présida la commission pour l’armement de Paris.

Il est mort à Paris le 15 août 1846, âgé de 72 ans. Ses restes furent déposés à l'Hôtel des Invalides, et le roi ordonna que sa statue serait placée à Versailles.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason à dessiner.svg
baron Valée et de l'Empire (13 février 1811)

D'azur, à une tour d'or à dextre, sommée de trois tourelles du même, ouverte et ajourée de gueules, maçonnée de sable, senestrée d'un lion d'or, tenant un foudre du même, et surmontée d'une branche de grenadier d'or, fruitée du même, et posée en fasce ; franc-quartier des barons militaires brochant.[12]

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Blason Sylvain Charles Valée (Monarchie de Juillet).svg
Armes du comte Valée, pair de France (Monarchie de Juillet)

D’azur au pal d’argent accosté de 2 aigles affrontées d’or.[13]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Léonce de Brotonne, Les Sénateurs du Consulat et de l'Empire, Slatkine,‎ 1974, 327 p. (lire en ligne), p. 225
  2. Déjà à Wurtzbourg, le général en chef avait été témoin de la bravoure et de l’intelligence que montrait, à la tête de sa compagnie, le jeune capitaine d’artillerie. Mais à Engen, Moreau le vit, après un long combat où il avait épuisé tous ses projectiles, bravant encore le feu de l’ennemi, en tirant à poudre pendant que l'infanterie française se déployait et prenait position autour de lui. Frappé de tant de présence d’esprit et de courage, Moreau le nomma sur-le-champ commandant en premier de la batterie. Le ministre de la guerre ayant refusé de ratifier cette promotion, Moreau, pour toute réponse, réunit plusieurs batteries sous la direction du jeune Valée et écrivit à Paris : « Je suis responsable de tous les services de mon armée, à condition d’y distribuer moi-même les emplois. » in Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  3. Pour la seconde fois, la branche aînée des Bourbons était montée sur le trône, elle essaya d’employer, pour les services publics, les hommes les plus éprouvés dans les luttes et les plus connus du pays. Redoutant les grandes influences et les hautes positions, la Restauration supprima en 1818 la place de premier inspecteur général qu’elle avait donnée au général Sorbier en 1814 ; elle en remit les attributions aux mains d’un Comité qui devait diriger cette arme, dont le système des grandes armées avait accru l’importance ; le général Valée fut appelé à siéger dans ce Comité, et, pendant cinq ans, ses collègues le choisirent pour rapporteur. Il avait, alors 42 ans. in Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  4. Il rendit l’artillerie plus mobile et simplifia son système de construction : par exemple, il réduisit dans le matériel de campagne, les pièces de 6, de 8, de 12, aux calibres de 8 et de 12, et toutes les pièces furent montées sur quatre roues de même modèle et de la même grandeur. Pour faciliter la marche et le transport des pièces, par une nouvelle forme donnée à l’affût, les deux trains devinrent indépendants l’un de l’autre ; les pièces purent passer dans les chemins les plus étroits, tourner court et presque sur elles-mêmes ; toutes reçurent un coffret qui, placé sur l’avant-train, en était inséparable et suffisait aux premières nécessités du combat. Enfin le coffret lui-même eut une forme qui permettait aux artilleurs de s’y asseoir, et l’on vit, au moment du combat ou pendant l’action, les batteries accourir, changer de place avec les hommes nécessaires pour les servir ; les canonniers, les munitions, la pièce, formaient en tout une unité formidable que des chevaux entraînaient au galop à la voix de celui qui livrait la bataille. Le général Valée étendit bientôt les mêmes idées à l’artillerie de siège et au matériel destiné à la guerre de montagne. Les batteries du plus fort calibre purent arriver sous les murs d’une place en même temps que l’armée assiégeante. Dans les montagnes les plus abruptes, nos colonnes se firent suivre de pièces si légères, que deux mulets suffisaient à les porter, et qu’au besoin même les canonniers les auraient traînées partout où le pas de l’homme pouvait pénétrer.
  5. Il fit adopter un affût dont la simplicité, la légèreté, jointes à la solidité en ont fait une invention précieuse. Les manufactures d’armes françaises si mal placées près de la frontière, furent, sur sa proposition, transportées dans l’intérieur : Saint-Étienne, Châtellerault s’élevèrent. Dans la fabrication de la poudre, des meules remplacèrent l’ancien mode de trituration si vicieux. Le corps dit du train d’artillerie fut supprimé. On sait que sa tâche, comme celle des chevaux qu’il conduisait, consistait à mener les pièces sur le terrain, où il demeurait immobile au milieu des balles et des boulets : on demandait à ce corps le courage le plus impassible et on lui refusait l’honneur de combattre ; Valée, frappé des inconvénients de la division de l’artillerie en trois corps, conçut la pensée de donner au personnel, comme au matériel, l’unité qui leur avait toujours manqué. La batterie devint un tout complet, où les conducteurs et les canonniers, placés dans les mêmes conditions, obéissaient au même officier. Chaque régiment d’artillerie eut le même nombre de batteries à pied et de batteries à cheval ; les batteries à pied reçurent des chevaux d’attelage. Officiers et soldats furent tenus de compléter pendant la paix leur instruction de guerre. in Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
  6. Valée y soutint avec chaleur que l’entreprise était susceptible d’un plein succès ; il indiqua la part de tous les services, et employa son activité à organiser celui de l’artillerie. On connaît le succès de l’expédition.
  7. Aussitôt que le canon des Invalides eut annoncé à Paris cette nouvelle, le roi nomma Valée gouverneur de l'Algérie, et, peu de jours après, lui envoya le bâton de maréchal de France
  8. Le prince royal faisait partie de l’expédition et accompagnait le maréchal en novembre. Il franchit, le 24, la Chiffa sans déclaration préalable. L’effectif de l'armée française était alors de 43 000 hommes, dont 35 seulement sous les drapeaux. L’Émir avait réuni toute son infanterie et sa cavalerie régulière, de nombreux contingents de Kabyles, les goums de la province de Tittery et d’une partie de celle d’Alger. Le maréchal se disposa à l’attaquer avec un corps de 3 000 hommes. L’infanterie arabe était défendue par des escarpements d’un difficile accès. Le 31 décembre, le maréchal attire les Arabes dans la plaine en avant de Bouffarik, non loin du cours de la Chiffa, s’élance sur eux à la baïonnette sans laisser tirer un seul coup de fusil, et obtient bientôt la victoire la plus complète. Les bataillons réguliers de l’Émir furent détruits ; ses drapeaux, son artillerie tout entière tombèrent aux mains des français. L’Émir, lui-même en fuite, repassa l’Atlas, et Valée, obéissant à l’hiver, suspendit les opérations et rentra à Alger. in Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition].
  9. Tel est le plan du gouverneur général auquel le gouvernement donna, en mai 1840, une entière approbation ; l’effectif de l’armée venait d’être porté à 57 000 hommes.
  10. Le plan de campagne allait être totalement changé. Les avis se partagèrent dans le Conseil, et les projets de Valée, un instant repoussés, furent de nouveau adoptés. — Le duc d’Orléans partit pour se rendre à son poste, son frère d’Aumale l’accompagnait.
  11. En présence des éventualités que présentait l’avenir, le maréchal dut renoncer à tous projets d’agrandissement en Afrique pour s’occuper de conserver les possessions acquises. Il fit rédiger le projet d’une nouvelle enceinte pour Alger et d’une série de forts détachés destinés à en défendre les approches. Il chargea une commission d’examiner le système de digues présenté par les ingénieurs maritimes, et indiqua lui-même les travaux à exécuter pour la défense de la rade d'Alger et la formation d’une batterie formidable qui empêcherait les flottes ennemies d’approcher des bâtiments mouillés dans le port. Dans l’hypothèse d’un débarquement à Sidi-Ferruch et du blocus de la capitale, le maréchal voulait faire de Médéah la capitale militaire de l’Algérie. C’est sur ce point qu’il avait réuni ses forces pour prendre à revers l’armée envahissante et faire lever le siège d’Alger. Il avait fait étudier le système à adopter pour les fortifications de Médéah et la défense de l’Atlas, au delà duquel il voulait porter la capitale, en cas de guerre européenne, lorsqu’une dépêche ministérielle lui apprit qu’il n’était plus gouverneur de nos possessions en Afrique. Pour la troisième fois en deux ans, le ministère était changé en France.
  12. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  13. Armoiries visibles sur la rosace sud de l'église de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (vitraux du XIXe siècle). Source : aeco-44.over-blog.com, ecobois.free.fr

Source[modifier | modifier le code]

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