Edmond Le Bœuf

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Edmond Le Bœuf
Image illustrative de l'article Edmond Le Bœuf

Naissance 5 décembre 1809
Paris, Drapeau de la France France
Décès 7 juin 1888 (à 79 ans)
Château du Moncel, Drapeau de la France France
Origine Drapeau de la France France
Dignité d'État Maréchal de France
Années de service 18311870
Conflits Conquête de l’Algérie
Guerre de Crimée
Campagne d'Italie
Guerre franco-prussienne de 1870
Commandement artillerie du Ier corps français (1854), artillerie du corps expéditionnaire d'Italie (1859), IIIe corps de l'armée du Rhin (1870)
Faits d'armes Siège de Sébastopol, Bataille de Solférino
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur[1]
Autres fonctions Aide de camp de Napoléon III
Ministre de la Guerre
Sénateur du Second Empire

Edmond Le Bœuf né à Paris le 5 décembre 1809, mort château du Moncel à Trun le 7 juin 1888, est un militaire et homme politique français. Nommé Ministre de la Guerre le 21 août 1869 par Napoléon III, il a été fait maréchal de France et nommé sénateur du Second Empire le 24 mars 1870.

Ministre de la Guerre durant la Guerre franco-prussienne de 1870, il avait alors affirmé : « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Claude Le Bœuf, maître des requêtes au Conseil d'État et directeur de la comptabilité de la grande chancelerie de la Légion d'honneur, il étudia à l’École polytechnique puis à l'École d'application de l'artillerie et du génie de Metz. Au cours de la conquête de l’Algérie, il fut un remarquable officier d'artillerie et fut promu colonel en 1852. Il commanda l’artillerie du 1er corps au siège de Sébastopol (1854), fut élevé la même année au rang de général de brigade, puis en 1857 promu général de division.

Lors de la campagne d'Italie de 1859, il commandait l’artillerie du corps expéditionnaire français, et son action lors de la bataille de Solférino contribua de façon décisive à la victoire. En septembre 1866, devenu aide de camp de Napoléon III, on l'envoya en Vénétie pour remettre la province au roi Victor Emmanuel. Nommé ministre de la Guerre à la mort du maréchal Niel (1869), sa réorganisation du cabinet de la Guerre et de l'État-Major reçut tous les suffrages. Au printemps 1870, il reçut enfin le bâton de maréchal.

Au début de la guerre franco-allemande de 1870, il prit part à la campagne de Lorraine, d'abord en tant que chef d’État-major de l'Armée du Rhin, puis, lorsque la direction des opérations passa à Bazaine, prit le commandement du IIIe Corps, qu'il dirigea dans les combats autour de Metz. Il s'y distingua par sa bravoure et un bon sens tactique. Enfermé dans Metz avec les troupes de Bazaine, il fut emmené en Prusse comme prisonnier de guerre.

Il rentra en France après l'armistice ; devant la commission d'enquête gouvernementale, il rendit Bazaine seul responsable de la reddition de l'armée du Rhin. Il se retira ensuite dans son château du Moncel près d’Argentan.

Il est enterré à Bailleul (Orne) dans sa chapelle personnelle.

Il est le beau-père du général Arsène d'Aubigny.

Source[modifier | modifier le code]

(en) « Edmond Le Bœuf », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]